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Ibn Ḥayyūs

(231 words)

Author(s): Réd.
, Abū l-Fityān Muḥammad b. Sulṭān b. Muḥammad b. Ḥayyūs al-G̲h̲anawī, poète syrien du Ve/XIe siècle. Né à Damas en çafar 394/décembre 1003, il semble s’être d’abord attaché aux Banū ʿAmmār [voir ʿAmmār] de Tripoli de Syrie, quoique sa présence à Alep soit déjà signalée en 429/1037-8; ses sympathies pour les Fāṭimides d’Égypte lui aliénèrent la faveur des Banū ʿAmmār devenus indépendants et, en 464/1072, il fut appelé à Alep par le Mirdāside [ q.v.] Maḥmūd b. Naṣr (457-67/1065-75) dont il se mit à chanter les louanges; à la mort de, son protecteur, il composa une mart̲h̲iya dans laquelle il…

Adīb Aḥmad Yuknakī

(221 words)

Author(s): RÉd.
(la nisba provient peut-être du village de Yūg̲h̲nāk, au Sud de Tās̲h̲kent), un des plus anciens poètes turcs, du XIIe siècle, auteur du poème didactique en quatrains ʿ Aybat al-ḥaḳāʾiḳ, dédié à un certain Dād Sipāhsālār Beg. Son sujet est parent de celui du poème de Yūsuf Ḵh̲āṣṣ Ḥād̲j̲ib [ q.v.] Kutad̲h̲g̲h̲u Bilig; sa langue se rapproche aussi de celle du Kutad̲h̲g̲h̲u Bilig sans être identique. Le contenu en est, cependant, plus musulman d’esprit, et on y trouve davantage de mots arabes et persans. Il a été édité par Ned̲j̲īb ʿAṣīm, sous le titre Hibet al-Ḥaḳāʾiḳ, Istanbul 1334. (Réd.) Bib…

Ibn ʿUnayn

(437 words)

Author(s): RÉd.
, Abū l-Maḥāsin S̲h̲araf al-dīn Muḥ. b. Naṣr b. ʿAlī b. Muḥ. b. G̲h̲ālib al-Anṣārī, poète satirique né à Damas le 9 s̲h̲aʿbān 549/19 octobre 1154, mort dans la même ville le 20 rabīʿ I 630/4 janvier 1233. Après des études traditionnelles auprès des principaux maîtres de Damas et un séjour au ʿIrāḳ, Ibn ʿUnayn exerça de bonne heure sa verve satirique contre toutes sortes de personnages; il n’épargna même pas Ṣalāḥ al-dīn (Saladin) qui venait de se rendre maître de la ville (570/1174) et en fut bientôt exilé. I…

ʿAdī b. Arṭāt

(257 words)

Author(s): Réd.
al-Fazārī, Abū Wāt̲h̲ila, officier au service des Umayyades qui, de Baṣra, gouverna le ʿIrāḳ de 99 à 101/718-20. Nommé à cette fonction par ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAzīz qui venait de révoquer Yazīd b. al-Muhallab, il reçut l’ordre d’appréhender tous les fils d’al-Muhallab, et réussit à s’emparer d’al-Mufaḍḍal, de Ḥabīb, de Marwān et de Yazīd, mais ce dernier s’évada et revint à la charge. ʿAdī leva alors les troupes baṣriennes et fit ¶ creuser un fossé autour de la ville pour empêcher le rebelle d’y pénétrer, mais ces mesures n’eurent aucun effet. Yazīd s’empara en effet…

Rōh

(84 words)

Author(s): Réd.
, nom générique employé par les Pand̲j̲ābīs et les Balūč occidentaux de la région pour désigner la portion de l’Inde du Nord-ouest s’étendant au Sud de Swāt et de Bad̲j̲awr et jusqu’aux Monts Sulaymān à l’Ouest. Son importance dans l’histoire à la fin du IXe/XVe et au début du Xe/XVIe siècles tient à ce que cette région fournit aux sultans lōdīs [ q.v.] beaucoup de leurs partisans afg̲h̲āns. (Réd.) Bibliography Sir Olaf Caroe, The Pathans 550 B.C.-A.D. 1957, Londres 1958, index. Voir aussi Rohilk̲h̲and.

Sayyidi/Sīdī Muḥammad [iii] b. ʿAbd Allāh

(1,504 words)

Author(s): Réd.
, souverain (1171-1204/1757-90) de la dynastie marocaine des ʿAlawides [voir ʿAlawis] et l’un des plus remarquables. Né en 1134/1722, il reçut à la cour l’instruction traditionnelle et, en 1159/1746, son père, Mawlāy ʿAbd Allāh b. Ismāʿīl [ q.v.], le nomma vice-roi ( k̲h̲alīfa) à Marrakech, où il devait laisser la marque d’un grand constructeur et dont il allait pratiquement faire sa capitale, sans pour autant négliger les autres cités du Maroc. Chassé par des tribus hostiles avant d’avoir été en mesure de consolider son pouvoir et d’im…

al-Mayūrḳī

(186 words)

Author(s): Réd.
nisba de plusieurs personnages qui sont originaires de Mayorque (Mayūrḳa [ q.v.]) ou y ont résidé. Dans son Muʿd̲j̲am al-buldān (IV, 720-3), s.v. Mayūrḳa), Yāḳūt en cite un certain nombre. Indépendamment d’al-Ḥumaydī [ q.v.], qui est plus connu sous cette dernière nisba, on retiendra le nom d’Abū l-Ḥasan ʿAlī b. Aḥmad b. ʿAbd al-ʿAzīz b. ṭunayz, qui paraît avoir mené une existence assez mouvementée. A en croire Yāḳūt (IV, 722-3), c’était un bon grammairien (cf. al-Suyūṭī, Bug̲h̲ya, 327) qui s’occupait aussi de lectures ḳurʾāniques; il recueillit naturellement des ḥadīt̲h̲s à Damas,…

Ibn Sanāʾ al-Mulk

(365 words)

Author(s): Réd.
, Abū l-Ḳāsim Hibat Allāh b. Abī l-Faḍl Ḏj̲aʿfar b. al-Muʿtamid, surnommé al-Ḳāḍī al-Saʿīd, poète arabe de l’époque ayyūbide surtout célèbre par le traité, Dār al-ṭirāz, qu’il consacra au genre du muwas̲h̲s̲h̲aḥ [ q.v.]. Né au Caire vers 550/1155, mort dans la même ville en 608/1211, il se forma sous la direction de maîtres égyptiens et, comme son père al-Ḳāḍī al-Ras̲h̲īd, entra dans la magistrature et fut placé sous les ordres d’al-Ḳāḍī al-Fāḍil qu’il rejoignit à Damas et à qui il consacra quelques pièces de poésie, de même qu’il adressa ses louanges à Ṣalāḥ al-dīn (Saladin). Ibn Sanāʾ al…

Ṭop

(124 words)

Author(s): Réd.
(t.), mot utilisé dans la terminologie militaire turque ottomane pour canon, qui donne ṭopd̲j̲u pour le nom d’un membre du corps des artilleurs et Ṭopk̲h̲āne pour le nom de l’arsenal central d’Istanbul. La Porte Ṭopk̲h̲āne qui se trouve à proximité donna son nom dans la langue populaire au palais impérial adjacent; voir Ṭopḳapi̊ Sarāyi̊. Le mot tob/top, à l’origine signifiait balle, en turc, d’où boulet de canon; on le trouve dans presque toutes les langues turques et il est passé dans l’usage dans les langues de Perse, du Caucase, et des Balkans etc. Voir Doerfer, Türkische Elemente im N…

Muḥammara

(145 words)

Author(s): Réd.
, ancien nom (jusqu’en 1937) de la ville et du port iraniens situés sur le canal Ḥaffār ad̲j̲acent au Kārūn [ q.v.] inférieur et appelés aujourd’hui Ḵh̲urrams̲h̲ahr. Sur l’histoire de Muḥammara, voir Ḵh̲urrams̲h̲āhr et Ḵh̲azʿal Ḵh̲ān, Aux références données dans ces articles, il convient d’ajouter: H.G. Rawlinson, Notes on Mohamrah and the Chaʿab Arabs, dans Proc. Royal Geog. Soc., I, 351 sqq.; Naval Intelligence Division, Geographical Handbooks, Persia, Londres 1945, index, s.v. Khurramshahr, M.ʿA. al-Nad̲j̲d̲j̲ār, al-Taʾrīk̲h̲ al-siyāsī li-imārat ʿArabistān al-ʿarabi…

Maḥlūl

(69 words)

Author(s): Réd.
, terme employé dans le jargon administratif ottoman dans le sens de «vacant». Il figure dans les registres à propos d’une concession ( tīmār [ q.v.]) ou d’un poste libéré par le précédent titulaire pour cause de décès, de révocation ou de mutation et pas encore pourvu à nouveau. Ce terme est également employé plus généralement pour une terre et d’autres biens tombés en déshérence [voir aussi Muk̲h̲allāft] (Réd.)

al-Mug̲h̲ammas

(147 words)

Author(s): Réd.
, nom d’une vallée proche de La Mekke, à peu de distance de la route d’al-Ṭāʾif, qui est citée, en particulier dans des vers anciens, parce que la tradition y situait la tombe d’Abū Rig̲h̲āl [ q.v.]. La lecture de ce toponyme n’est d’ailleurs pas sûre, puisque l’on hésite entre al-Mag̲h̲ammas, al-Mug̲h̲ammis et al-Mug̲h̲ammas. ¶ Cette dernière forme paraît la plus plausible, car elle désigne un endroit couvert de broussailles ou d’arbustes où l’on peut se dissimuler, et, d’après une tradition, c’est là que le Prophète se rendait pour faire ses beso…

Mufaṣṣal

(116 words)

Author(s): Réd.
(a., littéralement «séparé, écarté») en prononciation indo-musulmane mufaṣṣil, d’où la forme anglo-indienne conventionnelle Mofussil, terme informel d’usage administratif anglo-indien, dont l’emploi par les Britanniques est attesté à partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, mais qui remonte probablement au temps des Moghols. Le terme indiquait provinces, districts et stations rurales par opposition aux quartiers généraux administratifs d’une Présidence, d’un district ou d’une région, le ṣadr (dans l’usage anglo-indien de la Présidence de Bengale, le Sudder). Ains…

Ibn ʿĀmir

(216 words)

Author(s): Réd.
, Abū ʿUmar ʿAbd Allāh b. ʿĀmīr al-Yaḥṣubī, «lecteur» du Ḳurʾān dont la ḳirāʾa [ q.v.] est comptée au nombre des sept «lectures» canoniques. D’origine sud-arabique, il appartient à la première classe des Tābiʿūn [ q.v.] et a pour garants ʿUt̲h̲mān b. ʿAffān, Abū l-Dardāʾ [ q.v.] et d’autres Compagnons moins célèbres. Établi à Damas, il fut chargé des fonctions de ḳāḍī par al-Walīd b. ʿAbd al-Malik et de chef de la police par Yazīd b. al-Walīd et Ibrāhīm b. al-Walīd; sa «lecture» fut adoptée par les Damascains. Il mourut en 118/736, après avoir eu pour dis…

Ṣadaḳa

(45 words)

Author(s): Réd.
, Banū, nom parfois donné dans les sources arabes médiévales aux princes mazyadides, ou Banū Mazyad [ q.v.] du ʿIrāḳ central. Ce nom dérive du plus célèbre des membres de la lignée, Ṣadaḳa (I) b. Manṣūr (479-501/1086-1108 [ q.v.]). (Réd.) Bibliography Voir celle de Mazyad, Banū.

Ibn

(873 words)

Author(s): Réd.
(a.), fils. Les grammairiens et lexicographes arabes, qui tendent à ramener tous les vocables à trois éléments radicaux, rattachent généralement ibn à un radical * b.n.w. et estiment qu’il provient d’un hypothétique * banawun par chute de la 3e radicale sonante, mais d’autres affirment que le radical est b.n.y. et que le mot ibn vient du verbe banā / yabnī ʿalā «dresser [une tente] sur» et, par extension, «épouser». Il s’agit en réalité d’un vieux bilitère sémitique qui est cependant trilitéralisé dans l’adj. relatif banawī et dans l’abstrait bunuwwa. Le fém. bint, pourvu de l’indice - t d…

Hakkārī

(349 words)

Author(s): Réd.
. nom d’une tribu kurde qui, depuis les temps anciens, a habité les districts montagneux pratiquement inaccessibles au Sud et à l’Est du lac de Van, région appelée par les géographes et historiens arabes Hakkāriyya, du nom de la tribu [voir Kurd] et, de là, nom d’un vilâyet de l’extrême Sud-est de la République Turque moderne (nom actuel: Hakkâri): population (en 1960), 67 766 âmes (région de Turquie dont la population est la plus clairsemée avec une densité de sept habitants seulement au km2); la ville principale est Čölemerik [ q.v.]. Cité par Yāḳūt [s.v.] comme désignant une ville…

ʿAlī-ilāhī

(54 words)

Author(s): Réd.
(«déificateurs de ʿAlī»), appellation vague et populaire de sectes en rapport avec les S̲h̲īʿites extrémistes ( g̲h̲ulāt. [ q.v.]), et en dérivant. En Perse et au Kurdistān, elle s’applique surtout aux Ahl-i Ḥaḳḳ [ q.v.] et aux Ḳi̊zi̊l-bas̲h̲ [ q.v.], mais peut à l’occasion désigner des communautés de moindre importance comme Sarli, S̲h̲abbak [ q.vv.] etc. (Réd.)

al-K̲h̲arāʾiṭī

(165 words)

Author(s): Réd.
, Abū Bakr Muḥammad b. Ḏj̲aʿfar b. Muḥammad b. Sahl al-Sāmarrī, traditionniste et homme de lettres originaire de Surra man raʾā (Sāmarrā; Ziriklī, Aʿlām, VI, 297, le déclare natif de Samarie/Sāmira), qui fut notamment l’élève de ʿUmar b. S̲h̲abba [ q.v.]; en 325/937, il se rendit à Damas où il enseigna le ḥadīt̲h̲ et mourut en 327/939 à ʿAsḳalān (à Jaffa d’après Ziriklī), âgé de près de 90 ans. Il a laissé plusieurs ouvrages d’éthique et de belles-lettres dont l’un a été imprimé au Caire en 1350, le Kitāb Makārim al-akhlāḳ wa-maʿālīhā; d’autres sont conservés en ms. (voir Brockelmann,…

al-Muḥillūn

(139 words)

Author(s): Réd.
(a., de la IVe forme aḥalla), littéralement «ceux qui rendent licite [ce qui est illicite]», expression figurant dans les textes historiques anciens pour désigner les gens qui avaient versé le sang d’al-Ḥusayn b. ʿAlī [ q.v.]; elle fut donc spécialement employée par les hommes qui cherchaient à tirer ¶ vengeance, contre les Umayyades, de l’affaire de Karbalāʾ [ q. v.) et par les partisans des Ahl al-Bayt, les proto-S̲h̲īʿites. Et surtout, elle fut employée par al-Muk̲h̲tār b. Abī ʿUbayd [ q.v.] lors de sa révolte à Kūfa (66-7/685-7) et particulièrement quand il arracha à se…
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