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Your search for 'dc_creator:( Lewis, AND B. ) OR dc_contributor:( Lewis, AND B. )' returned 175 results. Modify search

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Ibn al-ʿAdīm

(655 words)

Author(s): Lewis, B.
, Kamāl al-dīn Abū l-Ḳāsim ʿUmar b. Aḥmad b. Hibat Allāh, historien d’Alep, né dans cette ville en 588/1192, mort au Caire en 660/1262. Les Banū l-ʿAdīm, famille riche et éminente d’origine arabe au ʿIrāḳ, acquirent des propriétés dans la ville et les environs d’Alep, et certains d’entre eux occupèrent une situation ou des fonctions importantes sous les dynasties qui se succédèrent dans le gouvernement de cette ville. Pendant cinq générations, ils occupèrent la fonction de ḳāḍī; le père de l’historien fut ḳāḍī principal sous les Zangides et les Ayyūbides. Lui-même, après des …

ʿĀs̲h̲iḳ

(289 words)

Author(s): Lewis, B.
, mot arabe signifiant amoureux, amant, fréquemment employé dans un sens mystique. Chez les Turcs d’Anatolie et d’Ād̲h̲arbayd̲j̲ān, depuis la fin du IXe/XVesiècle ou le début du Xe/XVIe, il est usité par une classe de poètes-musiciens errants qui chantaient et déclamaient à des réunions publiques. Leur répertoire comprenait des chants religieux et erotiques, des élégies et des récits héroïques. Au début, ils suivaient la prosodie syllabique des poètes populaires, mais ils furent soumis par la suite à l’influence persane, …

Abū l-K̲̲h̲aṭṭāb Muḥammad b. Abī Zaynab Miḳlaṣ al-Ad̲j̲daʿ al-Asadī

(482 words)

Author(s): Lewis, B.
, hérésiarque musulman. Selon Kas̲h̲s̲h̲ī, son père était Miḳlas b. Abī l-Ḵh̲attāb, et il s’appliquait à lui-même les kunyas d’Abū Ismāʿīl et d’Abū l-Ẓubyān, Il était originaire de Kūfa, et mawlā de la tribu des Asad. Dans les écrits nuṣayrīs, il est encore appelé al-Kāhilī. Il était l’un des principaux dāʿīs de l’imām Ḏj̲aʿfar al-Sādik, mais il sombra dans l’erreur et enseigna des doctrines pernicieuses, si bien qu’il fut renié par l’imām. Soixante-dix de ses partisans, rassemblés dans la mosquée de Kūfa, furent attaqués par ordre du gouverneu…

Bazi̊rgan

(116 words)

Author(s): Lewis, B.
, Bezirgan, formes turques du mot persan bāzargān, marchand. Dans l’usage turc ottoman, le terme bazi̊rgan était appliqué aux marchands chrétiens et, plus spécialement, aux marchands juifs. Certains d’entre eux détenaient des charges officielles au palais ou dans les forces armées des Ottomans; tels étaient le bazi̊rgan bas̲h̲i̊, principal fournisseur de textiles de la Maison Impériale (d’Ohsson, Tableau général, VII, Paris 1824, 22; Gibb-Bowen, I/1, 359), et les od̲j̲aḳ bazi̊rgani̊, les intendants, généralement grecs ou juifs, qui étaient chargés de la paie et d…

Bayt al-Māl

(7,944 words)

Author(s): Coulson, N.J. | Cahen, Cl. | Lewis, B. | [R. Le Tourneau]
, litt. «la Maison du Trésor», de là, le fisc de l’État musulman. I. — Aspect juridique. Doctrine juridique. Bilāl et ses compagnons demandèrent à ʿUmar b. al-Ḵh̲aṭṭāb de partager le butin conquis en ʿIrāḳ et en Syrie. «Partage les terres entre ceux qui les ont conquises, dirent-ils, comme on le fait pour les dépouilles de l’armée». Mais ʿUmar refusa de faire droit à leur requête, disant: «Allāh a donné un droit sur ces terres à ceux qui viendront après vous!» ( Kitāb al-Ḵh̲arād̲j̲. 24, Le livre de lImpôt foncier, 37). Dans cette prétendue décision de ʿUmar, se trouve en germe la n…

ʿAbbāsides

(8,542 words)

Author(s): Lewis, B.
(Banū l-ʿAbbās), dynastie califienne de 132/750 à 656/1258. La dynastie tire son nom de son ancêtre, l’oncle du Prophète, al-ʿAbbās b. ʿAbd al-Muṭṭalib b. Hās̲h̲im [ q.v.]. L’histoire des origines ainsi que la nature du mouvement qui renversa le califat umayyade et fonda la dynastie ʿabbāside demeurèrent longtemps connues par la version très retouchée qui fut publiée lorsque la dynastie eut pris le pouvoir et fut devenue un objet de respect. Une version plus critique a été proposée par G. van Vloten ( De opkomst der Abbasiden in Chorasan, Leide 1890, et Recherches sur la domination ara…

Ḏj̲emʿiyyet-iʿilmiyye-iʿot̲h̲māniyye

(390 words)

Author(s): Lewis, B.
, la Société Scientifique ottomane, fondée à Istanbul en 1861 par Munīf Pas̲h̲a [ q.v.]. Conçue sur le modèle de la Royal Society d’Angleterre et peut-être inspirée par la réouverture de l’ Institut d’Égypte [ q.v.] à Alexandrie, en 1859, elle comprenait un groupe de fonctionnaires, dignitaires et savants turcs dont quelques-uns avaient été formés en Europe. C’était la troisième société savante de ce genre qui prenait naissance dans la Turquie du XIXe siècle, les deux autres étant l’ End̲j̲ümen-i Dānis̲h̲, fondé en 1881 [voir And̲j̲uman] et la «Société savante de Bes̲h̲iktas̲h̲»…

ʿAyn Ḏj̲ālūt

(977 words)

Author(s): Lewis, B.
«source de Goliath» est mentionné par les géographes du moyen âge comme étant un village situé entre Baysān et Nābulus, dans le Ḏj̲und de Filasṭīn. Il se trouvait à la source du wādī Ḏj̲ālūt, et il aurait dû son nom à une tradition d’après laquelle David avait tué Goliath près de là (cf. A. S. Marmadji, Textes géographiques arabes sur la Palestine, Paris 1951, 152; G. Le Strange, Palestine, 384, 461). Dans les chroniques des Croisés, cette région est appelée Tubania ou Tubanie. On cite pour la première fois le village en d̲j̲um. II 579/sept. 1183, quand les armé…

Čas̲h̲nagīr-bas̲h̲i̊

(234 words)

Author(s): Lewis, B.
, chef dé gustateur, haut fonctionnaire de la Cour ottomane. Déjà sous les Sald̲j̲ūḳides et d’autres dynasties anatoliennes, le ¶ čas̲h̲nagīr, amīr čas̲h̲nagīr ou amīr-i d̲h̲awwāḳ apparaît parmi les officiers du sultan les plus importants. Ibn Bībī ( al-Awāmir al-ʿalāʾiyya, éd. Necati Lugal et Adnan Sadik Erzi, Ankara 1957, 164) mentionne le čas̲h̲nagīr avec le mīr āk̲h̲ūr et l’ amīr mad̲j̲lis. Dans le Ḳānūnnāme de Meḥemmed II ( TOEM, suppl. 1330/1911, 11-12), le čas̲h̲nagīr-bas̲h̲i̊ apparaît comme l’un des ag̲h̲as de l’étrier, dans le groupe commandé par l’ ag̲h̲a des Janissaires…

Čes̲h̲mizāde

(200 words)

Author(s): Lewis, B.
, Muṣṭafā Ras̲h̲īd, historien et poète ottoman, membre d’une famille de ʿulamāʾ fondée par le ḳāḍī ʿasker de Roumélie Čes̲h̲mī Meḥmed efendi. Petit-fils du s̲h̲ayk̲h̲ al-Islām Meḥmed Ṣāliḥ efendi, fils d’un ḳāḍī du Ḥid̲j̲āz, il embrassa la carrière de la ʿilmiyye et occupa divers ¶ postes dans la magistrature et l’enseignement. Après la démission de l’historiographe impérial Meḥmeḍ Ḥākim efendi [ q.v.], il fut nommé à cet emploi qu’il occupa pendant un an et demi. Il retourna ensuite à sa carrière d’enseignement qui le conduisit aux hautes fonctions de müderris à la Dār al-ḥadīt̲h̲ …

Ḥas̲h̲īs̲h̲iyya

(1,067 words)

Author(s): Lewis, B.
, nom donné au moyen âge aux adeptes de la branche nizārite de la secte des Ismāʿīliens en Syrie. Ce nom fut apporté de Syrie en Europe par les Croisés, et on le trouve sous des formes variées dans la littérature occidentale des Croisades aussi bien que dans des textes grecs et hébreux. Sous la forme «Assassin», il a définitivement trouvé sa place en français et en anglais, avec des formes correspondantes en italien, espagnol et autres langues. A l’origine, le mot semble avoir été employé au sens de «dévot» ou «zélateur» correspondant à fidāʾī [ q.v.]. Dès le XIIe siècle, des poètes provençau…

Beratli̊

(314 words)

Author(s): Lewis, B
, c’est-à-dire titulaire d’un berāt, nom donné à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe à certains sujets non-musulmans de l’empire ottoman qui détenaient des berāts leur accordant d’importants privilèges commerciaux et fiscaux. Ces berāts étaient distribués par les missions diplomatiques européennes par suite d’une extension abusive de leurs droits sous les Capitulations. Destinés à l’origine à des fonctionnaires et agents consulaires recrutés sur place, ils furent vendus ou octroyés à un nombre croissant de marchands locaux,…

al-Ḥaramayn

(787 words)

Author(s): Lewis, B.
«les deux Lieux Saints»,expression désignant habituellement la Mekke et Médine, et parfois dans l’usage mamlūk et ottoman, Jérusalem et Hébron [voir al-Ḥaram al-S̲h̲arīf, al-K̲h̲alīl, al-Ḳuds, al-Madīna, Makka. Sur le titre «Serviteur (ou Protecteur) des deux lieux saints», voir K̲h̲ādīm al-Ḥaramay]. L’article suivant traite de l’administration des waḳfs ottomans au profit des Lieux Saints. Ces waḳfs furent constitués très tôt par les sultans ottomans et par des membres de leur maison et de leur cour et, dès le IXe/XVe siècle, ils furent administrés par des services spéc…

Duyūn-iʿ UmȖmiyye

(727 words)

Author(s): Lewis, B.
, la dette publique ottomane, plus particulièrement l’administration de la dette créée en 1881. Le gouvernement ottoman avait fait ses premières tentatives en vue de redresser la monnaie au moyen d’emprunts intérieurs à la fin du XVIIIe et au début du XIXe s. ¶ [voir Ashām et Ḳāʾime], mais les besoins et les occasions de la guerre de Crimée amenèrent un nouveau type d’emprunt lancé sur les marchés monétaires d’Europe. Le premier emprunt de ce genre fut émis à Londres en 1854, le second l’année suivante; ils se montaient respectivement à troi…

Daryā-begi

(243 words)

Author(s): Lewis, B.
, Derya-Beyi, seigneur de la mer, titre donné dans l’empire ottoman à quelques officiers de la flotte. Au IXe/XVe siècle, le nom de deryā-beyi ou deñiz-beyi est parfois employé pour désigner le commandant de Gallipoli [voir Gelibolu], qui avait le rang de sand̲j̲aḳ-beyi, et qui fut le commandant en chef de la flotte jusqu’à l’apparition du Kapudan Pas̲h̲a [ q.v.]. Au Xe/XVIe siècle, le Kapudan Pas̲h̲a devint, en même temps qu’amiral, gouverneur d’un eyālet, formé de la réunion de plusieurs ports et îles [voir Ḏj̲azāʾir-i Baḥr-i Safīd]. Cette province, comme les autres, était divisée en sa…

Deved̲j̲i̇

(200 words)

Author(s): Lewis, B.
mot turc signifiant chamelier et appliqué à certains régiments du corps de janissaires [voir Yeni čeri] faisant partie de la d̲j̲emāʿat et chargés d’escorter les colonnes de ravitaillement. Ils étaient également désignés par le mot persan s̲h̲uturbān. A l’origine, les Deved̲j̲is formaient les cinq premiers ortas de la d̲j̲emāʿat (quatre d’après d’Ohsson), mais ils furent par la suite augmentés et en comprirent beaucoup d’autres. Ils portaient des plumes de héron sur leur cimier [voir Sorguč]; en service au dīwān, ils portaient du velours garni de fourrure de zibeline et d…

Ḏj̲umhūriyya

(1,632 words)

Author(s): Lewis, B.
(en turc d̲j̲ümhūriyyet, cümhuriyet), république et aussi républicanisme, terme forgé en Turquie à la fin du XVIIIe s., sur l’arabe d̲j̲umhūr «foule, masse ou généralité du peuple», et employé d’abord en relation avec la première République Française. En arabe classique, comme par exemple dans les traductions et les discussions d’écrits politiques grecs, l’équivalent usuel du grec πολιτεια ou du latin res publica, c’est-à-dire constitution politique ou chose publique, était madīna; ainsi, la «politique démocratique» de la classification de Platon est appelée, par…

Dindān

(478 words)

Author(s): Lewis, B.
, laḳab d’Abū Ḏj̲aʿfar Aḥmad b. Ḥusayn, traditionniste s̲h̲īʿite du IIIe/IXe s. Son père, originaire de Kūfa, mais qui habita pendant un certain temps al-Ahwāz, où Dindān naquit, était une autorité digne de foi qui transmit des traditions de ʿAlī al-Riḍā, Muḥammad al-Ḏj̲awād et ʿAlī al-Hādī; Dindān transmit également des traditions sur l’autorité des maîtres de son père, mais il fut considéré comme un g̲h̲ālī, un extrémiste, et sa crédibilité en tant que transmetteur fut contestée. Il écrivit plusieurs ouvrages, notamment Kitāb al-Iḥtid̲j̲ād̲j̲, K. al-Anbiyāʾ, K. al-Mat̲h̲ālib et K…

Dīwān-ī Humāyūn

(2,243 words)

Author(s): Lewis, B.
, nom donné au conseil impérial ottoman qui fut, jusqu’au milieu du XIe/XVIIe s., l’organisme central du gouvernement de l’empire; on n’a guère de preuves de l’existence du dīwān sous les premiers sultans. D’après ʿĀs̲h̲i̊ḳpas̲h̲azāde (ch. xxxi, éd. N. Atsiz, Osmanli Tarihleri, Istanbul 1949, 118; trad. ail. R. Kreutel, Vom Hirtenzeit zur hohen Pforte, Gratz 1959, 66), l’usage de porter un turban roulé ( burma dülbend) pour ¶ assister au dīwān fut introduit sous le règne d’Ork̲h̲ān, mais il s’agit probablement d’une sorte d’audience publique. Le médecin égyptien S…

Emīn

(603 words)

Author(s): Lewis, B.
, de l’arabe amīn [ q.v.], fidèle, digne de confiance, titre administratif ottoman qu’on traduit généralement par intendant ou commis. La fonction ou le poste portait le nom d’ emānet. Le sens primitif d’ emīn, dans l’usage officiel ottoman, s’appliquait à un fonctionnaire salarié nommé par le sultan ou en son nom, en général par berāt, pour administrer, surveiller ou diriger un service, une charge ou une source de revenus. Il y eut ainsi des emīns chargés de toutes sortes de magasins et d’approvisionnements, de frappes de monnaie, mines, bureaux de douanes et autres s…
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