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Ḥiṣār

(16,289 words)

Author(s): Cahen, Cl. | Colin, G. S. | Bosworth, C. E. | Ayalon, D. | Parry, V. J. | Et al.
, siège. Les articles suivants traitent de la guerre de siège. Sur les fortificatiops, voir Burd̲j̲, Ḥiṣn, Ḳalʿa et sūr. I. –– Généralités. La guerre de siège était une des formes essentielles de la guerre, lorsqu’il s’agissait de conquête et non de simples razzias, dans des pays où, depuis l’antiquité, la plupart des grandes villes s’abritaient derrière des murailles et où, de plus en plus, au cours du moyen âge, le plat-pays fut tenu à partir de forteresses [voir Ḥiṣn et Ḳalʿa]. Bien que les effectifs fussent rarement suffisants pour assurer un investissement parfait, ils …

Ḥisāb al-Ḏj̲ummal

(606 words)

Author(s): Colin, G. S.
, procédé de datation par chronogrammes. Il consiste à grouper, en un mot (significatif et caractéristique) ou en un court membre de phrase, l’ensemble des lettres dont les valeurs numériques totalisées fournissent la date d’un événement, passé ou futur. Un tel chronogramme constitue un ramz; c’est le tārīk̲h̲ des Turcs. Une variété, plus complexe, est dite mud̲h̲ayyal; le chronogramme principal y est complété par un chronogramme adventice ( d̲h̲ayl): c’est la somme des deux qui fournit la date. Naturellement, pour l’interprétation correcte de ¶ ces chronogrammes, il faut teni…

Garsīf

(617 words)

Author(s): Colin, G. S.
(on trouve, au moins aussi souvent, à l’époque marīnide, A garsīf, dont leg occlusif berbère est transcrit, en caractères arabes, tantôt par un d̲j̲im, tantôt par un kāf, différenciés l’un ou l’autre par trois points diacritiques), le Guercif des cartes françaises, petite localité du Maroc Oriental, à 60 km. à l’Est de Taza, au milieu de la vaste steppe de Tāfrāṭa. Elle est située à l’intérieur du bec formé par le confluent du Mulullū avec la Moulouya, d’où son nom (berbère gsr «entre» et asif «rivière»). Marmol a voulu identifier Guercif avec le Galapha de Ptolémée; mais cela est peu v…

Māssa

(617 words)

Author(s): Colin, G.S.
(en berbère: Masst), nom d’une petite tribu berbère du Sūs marocain d’où provient celui de la localité dans laquelle elle est établie, à environ 45 km au Sud d’Agadir, à l’embouchure de l’Oued ( wādī) Māssa; celui-ci correspond vraisemblablement au flumen Masatat que Pline l’Ancien (V,9) indique au Nord du flumen Darat (actuel Oued Darʿa), de même que les Masata du même géographe doivent correspondre aux actuels Ahl Māssa. Le nom de Māssa est mêlé au souvenir de la première conquête arabe du Maroc; selon la légende, c’est sur sa plage qu’après avoir conquis le Sūs, ʿUḳba b. Nāfī ʿ [ q.v.] aurai…

al-Butr

(445 words)

Author(s): Colin, G. S.
, nom donné à l’un des deux groupes de peuplades qui constituent l’ensemble des ¶ Berbères [ q.v.], l’autre étant celui d’al-Barānis [ q.v.]. Les principaux peuples qui le composaient étaient les Lawāta, les Nafūsa, les Nafzāwa, les Banū Fātin et les Miknāsa. Leur habitat le plus ancien est la zone de steppes et de plateaux qui s’étend du Nil à la Tunisie méridionale: ce sont donc, à l’origine, des Berbères libyens. Mais, très tôt, plusieurs de ces peuples (Miknāsa, Banū Fātin, une partie des Lawāta) s’étaient transpor…

Ḥarṭānī

(490 words)

Author(s): Colin, G.S.
(plur. Ḥarātīn), nom donné, dans l’Afrique du Nord-ouest, à certains éléments de la population des oasis de la zone saharienne. Au point de vue racial, il semble s’agir du résultat d’un métissage, peut-être très ancien, entre des envahisseurs blancs et des autochtones négroїdes (penser aux énigmatiques Bāfūr de Mauritanie). Mais le type ethnique des Ḥarāṭīn est nettement différent de celui des Nègres; ceux du Sud du Maroc ont parfois même un type mongoloїde. Plutôt qu’une race distincte, ils cons…

Bārūd

(16,027 words)

Author(s): Colin, G. S. | Ayalon, D. | Parry, V. J. | Savory, R. M. | Khan, Yar Muhammad
I. — Généralités. En arabe, le mot nafṭ (persan naft) s’applique à la forme la plus pure ( ṣafwa) du bitume de Mésopotamie ( ḳīr – ou ḳārbābilī). Il est naturellement ¶ blanc. On en rencontre parfois du noir que l’on peut blanchir en le sublimant. Le nafṭ est efficace contre la cataracte et le leucome; il a la propriété d’attirer le feu à distance, sans contact immédiat. Mélangé à d’autres produits (graisses, huile, soufre, etc.) qui le rendent plus comburant et plus adhésif, il constituera l’élément essentiel du «feu grégeois», composition incendiaire liquide …

Ḥinnāʾ

(809 words)

Author(s): Colin, G. S.
, le henné (pour les botanistes, c’est Lawsonia alba de Lamarck, appellation préférable à celle de L. inarmis de Linné qui ne correspond qu’à la forme jeune de la plante, la forme adulte étant spinosa), arbrisseau dont les feuilles possèdent des vertus médicinales et des propriétés tinctoriales. En arabe, le mot ḥinnāʾ est de beaucoup le plus courant; mais la langue ancienne en connaît d’autres qui, d’ailleurs, s’appliquent également à d’autres plantes tinctoriales: safran ( zaʿfarān), carthame ( ḳurṭumʿuṣfur) et curcuma ( kurkum); ce sont: yarannāʾ et raḳūn, riḳān, irḳān; ces trois…

Baḳḳāl

(490 words)

Author(s): Colin, G. S.
, étymologiquement «revendeur de légumes», mais ce mot est devenu l’équivalent du français actuel «épicier» pris au sens le plus large. C’est avec cette dernière valeur qu’il est passé en persan et en turc; puis, de ce dernier, dans les langues balkaniques. Avec sa valeur étymologique, le mot était connu de l’arabe hispanique de Valence du XIIIe s., glosé par olerum venditor. Mais dans le dialecte de Grenade (fin XVe s.), il correspond au castillan, gaton (= regrattier) «revendeur de comestibles en général» qui est aussi rendu par k̲h̲aḍḍār. Au début du XXe s., le baḳḳāl des villes du Mar…

Diplomatique

(17,392 words)

Author(s): Björkman, W. | Colin, G. S. | Busse, H. | Reychmann, J. | Zajaczkowski, A.
I. — Arabe classique. 1. Tandis que la diplomatique a depuis longtemps acquis en Occident le statut de science indépendante dont les résultats sont consignés dans de bons manuels (p. ex. Harry Bresslau, Handbuch der Urkundenlehre für Deutschland und Italien, 2e éd. 1931), les documents arabes n’ont été soumis que parcimonieusement à une investigation scientifique; cela découle du fait que les matériaux sont trop dispersés et insuffisamment étudiés pour permettre des recherches détaillées. Pourtant, les documents arabes ont depuis long…

Abd̲j̲ad

(855 words)

Author(s): Colin, G.S.
(ou Abad̲j̲ad ou Abu-Ḏj̲ad), le premier des huit termes mnémotechniques entre lesquels les vingt-huit consonnes de l’alphabet arabe sont réparties. En Orient, la série complète de ces voces memoriales est ordonnée et — généralement — vocalisée comme suit: ʾ abd̲j̲ad hawwaz ḥuṭṭiy kalaman samʿfaṣ ḳaras̲h̲at t̲h̲ak̲h̲ad̲h̲ ḍaẓag̲h̲. En Occident (Afrique du Nord et Péninsule ibérique), les groupes n°B 5,6 et 8 ont une composition différente; la liste complète y est la suivante : ʾ abad̲j̲id hawazin ḥuṭiyin kalamnin ṣa ʿ faḍin ḳurisat t̲h̲ak̲h̲ud̲h̲ ẓag̲h̲s̲h̲in. Dans les six prem…

Filāḥa

(13,320 words)

Author(s): Shihabi, Mustafa al- | Colin, G.S. | Lambton, A.K.S. | İnalcık, Halil | Habib, Irfan
, agriculture. Falḥ, action de fendre et de couper, s’appliquant à la terre, a le sens de «fendre pour cultiver», soit «labourer». Fallāḥ «laboureur», filāḥa, «labourage». Mais depuis l’époque préislamique, le mot filāḥa a prit un sens plus étendu pour désigner le métier de la culture du sol, l’agriculture. Dans ce sens il est synonyme de zirāʿa, auquel les anciens préféraient filāḥa (tous les anciens auteurs appelaient leurs ouvrages d’agriculture Kitāb al-Filāḥa). Actuellement ce dernier mot est très usité, en Afrique du Nord, dans le langage officiel comme dans …

Čāy

(450 words)

Author(s): Colin, G.S.
Le thé paraît être mentionné pour la première fois dans un texte arabe par l’auteur des Ak̲h̲bār al-Ṣīn wa-l-Hind (éd.-trad. J. Sauvaget, 18), sous la forme sāk̲h̲, tandis qu’al-Bīrūnī, Nubad̲h̲ fī ak̲h̲bār al-Ṣīn, éd. Krenkow, dans M M I A, XIII. (1955), 388, l’appelle plus correctement d̲j̲aʾ. Il fut introduit en Europe, vers le milieu du XVIe siècle, par la Compagnie hollandaise des Indes; mais ce n’est qu’au milieu du XVIIe que son usage se répandit, surtout en Angleterre. Pour le Maroc, la première mention du thé remonte à 1700. Ce fut un négociant français, en relati…

Ḳāʾid

(712 words)

Author(s): Colin, G.S.
(A.), terme à valeur peu précise, mais qui désigne toujours un chef militaire dont le grade peut varier de celui de capitaine à celui de général. Sémantiquement, c’est l’équivalent du latin dux. Chez les historiens, le pluriel le plus courant est ḳuwwād. Pour l’armée de terre, en Espagne musulmane, ce titre correspond à «général» et même à «généralissime». Dans la marine de guerre, ḳāʾid al-usṭūl (=ḳ.ʿalā l-uṣtūl) ou ḳāʾid al-baḥr (= ḳ. ʿalā l-baḥr, ḳ. fī l-baḥr) équivaut à «amiral». Mais Ibn K̲h̲aldūn indique ¶ qu’à son époque le terme usuel chez les marins était al-miland (prononcé avec…

Spartel

(111 words)

Author(s): Colin, G. S.
, cap formant l’extrémité Nordouest du Maroc et de l’Afrique, à une dizaine de kilomètres à l’Ouest de Tanger, l’antique AmpelusiaPromontorium. Al-Idrīsī ne le nomme pas; al-Bakrī le connaît comme une montagne s’avançant dans la mer, à 30 milles d’Arzila [voir Aṣīla] et à 4 de Tanger, et qui, avec des sources d’eau douce, porte une mosquée servant de ribāṭ. En face, sur les côtes d’al-Andalus, est la montagne d’al-Ag̲h̲arr ( Ṭarf al-Ag̲h̲arr > Trafalgar). Le nom d’ Is̲h̲bartāl — probablement apparenté au latin spartaria, «lieux abondants en sparte» — que lui donne al-Bakrī n’e…

al-Bādisī

(233 words)

Author(s): Colin, G.S.
, adjectif ethnique se rapportant à la ville de Bādis [ q.v.]. Il a été porté notamment par trois personnages marocains: 1. Abū Yaʿḳūb Yūsuf al-Zuhaylī al-Bādisī, saint et savant du VIIIe/XIVe s., enterré à l’extérieur de la ville. L’auteur du Maḳṣad (cf. infra n° 2) lui a consacré une notice (cf. traduction, 146 et 218). Ibn Ḵh̲aldūn le tenait pour le dernier des grands saints du Maroc (cf. Prolégomènes, trad., II, 199; Histoire des Berbères, I, 230). Léon l’Africain (éd. Schefer, II, 273; trad. Épaulard, Paris 1956, 274) parle de son sanctuaire qui est encore très vénéré: Sīdi Bū Yaʿḳūb. 2. ʿA…

Gudāla

(459 words)

Author(s): Colin, G.S.
, peuplade berbère appartenant à la grande ethnie des Ṣanhād̲j̲a du désert (le phonème berbère g est généralement noté en écriture arabe par un d̲j̲īm; mais Ibn Ḵh̲aldūn, selon son système de transcription, le rend par un kāf qui, dans le manuscrit original, devait être diacrité d’un point placé au-dessus ou au-dessous). Ils habitaient dans la partie méridionale de l’actuelle Mauritanie, au Nord du fleuve Sénégal et au contact de l’Océan. Au Sud, leur territoire confinait au pays des Nègres; au Nord, dans l’actuel Ādrār mauritanien…

Melilla

(1,197 words)

Author(s): Colin, G.S.
(en arabe actuel: Mlīlya, berbère Tamlilt «la blanche», chez les géographes arabes: Maīlla), ville maritime du Maroc oriental, située sur un promontoire de la côte Est de la presqu’île des Gelʿiyya que termine le cap Tres Forcas ou des Trois Fourches ( rās Hurk des géographes arabes, actuellement rās Werk). Melilla correspond vraisemblablement au Rusadir des Anciens; cf. Rhyssadir oppidum et portus (Pline, V, 18), Russadir colonia de l’Antonini itinerarium. Léon l’Africain prétend qu’elle aurait appartenu aux Goths durant quelque temps et que c’est sur ces dernie…

Baraka

(316 words)

Author(s): Colin, G. S.
, bénédiction. Dans le Ḳurʾān, ce mot n’est employé qu’au pluriel: les barakāt sont envoyées par Dieu aux hommes, comme la raḥma et le salām. On peut le traduire par «force bénéfique, d’origine divine, qui provoque la surabondance dans le domaine physique, la prospérité et la félicité dans l’ordre psychique». Le texte du Ḳurʾān ( kalāmullāh) est, naturellement, chargé de baraka. Dieu peut en déposer une émanation dans la personne de Ses prophètes et de Ses saints: Muḥammad et ses descendants en sont spécialement doués. A leur tour, ces personnages sacrés…

Dawār

(357 words)

Author(s): Marçais, W. | Colin], G. S.
, campement d’arabes bédouins, où les tentes sont rangées en cercle ou en ellipse, formant une sorte d’enceinte autour de l’espace libre du milieu ( murāḥ) où le bétail passe la nuit; cette disposition très ancienne des campements se retrouve chez les Bédouins d’Orient (Syrie du Nord, Mésopotamie) et chez tous les nomades ou seminomades de l’Afrique du Nord; et le nom de dawār qui lui est donné, apparaît déjà chez certains voyageurs et géographes du moyen âge. En Orient, la forme exacte du mot est dawār ou dwār, dans le Mag̲h̲rib c’est dūwār ou dowwār (pl. dwāwīr). Le nombre des tentes qui …
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