Encyclopédie de l’Islam

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Mat̲h̲al

(14,333 words)

Author(s): Sellheim, R. | Wickens, G.M. | Boratav, P.N. | Haywood, J.A. | Knappert, J.
(a., pl. amt̲h̲āl), proverbe, dicton populaire dérivé — de même que l’aram. mat̲h̲lā, l’hébreu mās̲h̲āl et l’éthiopien mesl, mesālē — de la racine du sémitique commun signifiant «similitude, égalité, ressemblance, équivalence» (cf. accad. mas̲h̲ālum «égalité», mis̲h̲lum «moitié»). «Créer un proverbe» se dit: fa-arsala(t)hā, ou d̲j̲aʿala(t)hu mat̲h̲alan, faḍaraba(t) bihi l-mat̲h̲ala et «devenir proverbial»: ḍuriba bihilbihā l-mat̲h̲alu, mat̲h̲alun yuḍrabu, fa-d̲h̲ahaba(t) ou d̲j̲arā/ d̲j̲arat mat̲h̲alan ou simplement fa-ṣāra mat̲h̲alan. I. En Arabe. I. Définition II…

Ḥabba K̲h̲ātūn

(449 words)

Author(s): Hasan, Mohibbul
, chanteuse et poétesse du Kas̲h̲mīr, appelée Zūn (« Lune ») avant son mariage, est un personnage semi-légendaire de la vallée du Kas̲h̲mīr; fille d’un paysan du village de Čandahār, près de Pāmpūr, à une douzaine de kilomètres au Sud-est de Srīnagar, elle était malheureuse auprès de son mari qui la maltraitait, et elle le quitta. Bīrbal Kāčrū, dans ses Wāḳiʿāt-i Kas̲h̲mīr, qu’il composa au milieu du XIXe siècle, rapporte que, grâce à son talent de chanteuse et à sa voix mélodieuse, elle captiva le cœur de Yūsuf S̲h̲āh Čak (986-94/1578-86) qui l’épousa; mais ce…

Uḳṣūṣa

(3,534 words)

Author(s): Allen, R.M.A.
(a.), terme de critique littéraire arabe moderne et son emploi. 1. Terminologie Dans le contexte encore variable des termes techniques définissant les genres romanesques dans le monde arabe — conséquence normale, pourrait-on dire, des multiples sources de ses influences culturelles — uḳṣūṣa est l’un des équivalents du genre littéraire connu en français par «nouvelle, conte, histoire», (en anglais «short story» et en allemand «Erzählung» et — traduction évidente de l’anglais — «Kurzgeschichte»), Alors que certains critiques arabes connus préfèrent le terme uḳṣūṣa qui a l’avan…

Pant̲h̲ay

(2,660 words)

Author(s): Lin, Chang-Kuan
, terme appliqué aux Musulmans chinois du Yunnan et à leur révolte au XIXe siècle. Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, les Musulmans chinois de la province du Yunnan (dans la Chine du Sud-ouest, limitrophe de la Birmanie, de la Thaïlande et du Vietnam) étaient appelés par les Européens Pant̲h̲ay, terme qui n’avait jamais été employé nulle part ailleurs en Chine. Les Musulmans du Yunnan avaient été qualifiés de Huei- Huei jusqu’en 1949, époque à laquelle le nouveau gouvernement communiste les appela Huei- Min ou Huei- Tsu. Il y a désaccord sur l’étymologie du mot Pant̲h̲ay. S’il dériv…

ʿIlmiyye

(2,222 words)

Author(s): Heyd, U. | Kuran, E.
, corps des hauts fonctionnaires musulmans de caractère religieux ( ʿulamāʾ [ q.v.]) de l’empire ottoman, notamment de ceux qui administraient la justice et enseignaient dans les collèges religieux [voir Madrasa]. A la tête de leur hiérarchie compliquée et sans précédent dans l’Islam, se trouvait le muftī [ q.v.] d’Istanbul, qui portait le titre de s̲h̲ayk̲h̲ al-Islām [q.v.]. L’organisation des ḳāḍīs, qui constituait l’ordre le plus élevé des ʿulamaʾ ottomans, se modifia au cours des siècles par suite de l’expansion et des retraites de l’empire ottoman, ainsi qu…

al-Ḳuds

(27,127 words)

Author(s): Goitein, S.D. | Grabar, O.
, appellation arabe la plus courante pour désigner Jérusalem. A. — Histoire. 1. L’histoire de la Jérusalem musulmane se divise nettement en trois périodes. Durant les six premiers siècles de l’hégire, la Chrétienté et l’Islam, puis de nombreux princes et factions islamiques, se sont disputé la possession de la ville. Après que celle-ci fut tombée, sans effusion de sang et sans que l’histoire en fît un événement considérable, entre les mains d’un chef de tribu peu connu, la période fut solennellement inauguré…

Posta

(9,159 words)

Author(s): Réd. | Roswit̲h̲a Badry
(ital. posta, emprunté par le turc ottoman et l’arabe au XIXe siècle sous la forme p/bōsta, p/bōsṭa ¶ pour désigner la nouvelle conception des services postaux de style européen au Proche Orient. A une époque plus récente, le mot a été remplacé au niveau académique par barīd [ q.v.], résurgence du terme médiéval s’appliquant au courrier d’Etat et aux services de renseignements. Toutefois, būsta/būsṭa et būstad̲j̲ī «postier, facteur» reste en usage au Mag̲h̲rib et au Levant arabes au niveau populaire, et posta demeure le terme standard en turc moderne. En persan moderne, on connaît aussi p…

Uganda

(4,099 words)

Author(s): Sicard, S. von
, Les Musulmans en Ouganda. 1. La période antérieure à la colonisation A l’origine, l’Islam est arrivé en Ouganda en provenance de trois directions différentes, à savoir de l’Est et du Sud, le long des chemins caravaniers traditionnels de ce qui est aujourd’hui la Tanzanie et le Kenya [ q.vv.], et du Nord, le long du Nil, à travers le Soudan actuel [voir Sūdān]. Par la suite, arrivèrent en Ouganda des Musulmans indiens. Au début, les contacts se firent presque exclusivement, avec le royaume de Buganda autour de la pointe Nord-ouest du Lac Victoria. Les marchands musulmans, qui s’étaient …

al-Mahdiyya

(6,086 words)

Author(s): Holt, P. M.
, mouvement lancé en 1881 au Soudan égyptien, par Muḥammad Aḥmad b. ʿAbd Allāh (Muḥammad al-Mahdī) et visant à réformer l’Islam. Il eut dès le début un caractère politique et révolutionnaire, car il était dirigé contre le régime turco-égyptien ( al-Turkiyya) qu’il renversa en créant un État territorial. Sous le successeur du Mahdī, le k̲h̲alīfa ʿAbd Allāh [voir ʿAbd Allāh b. Muḥammad al-Taʿāʾishi et Ḵh̲alīfa IV], celui-ci devint essentiellement une monarchie islamique traditionnelle à laquelle mit fin la reconquête anglo-égyptienne (1896-8). 1. — Antécédents mahdistes. Seul un p…

al-S̲h̲āriḳa

(979 words)

Author(s): Nonneman, G.
, cheikhat du Golfe Persique, appelé ainsi d’après sa capitale, depuis 1971 un des sept Emirats Arabes Unis, le troisième en importance et en richesse après Abū Ẓabī et Dubayy [ q.vv.]. La capitale est située à 14 km au Nord de la ville de Dubayy, sur le côté Ouest de la péninsule de Musandam, dans la partie inférieure du Golfe. La ville, appelée communément S̲h̲arjah, en arabe local aussi al-S̲h̲ārd̲j̲a, est mentionnée déjà au XVe siècle. Le recensement de 1985 comptait 268 723 habitants, dont 75% vivaient dans la capitale. Avec une surface totale de 2 590 km2, le cheikhat a le territoire l…

Laʿib

(2,086 words)

Author(s): Rosenthal, F.
(Liʿb, Laʿb), terme arabe signifiant jeu (employé également de diverses manières en persan, alors que le terme turc est oyun), et qui, dans le monde musulman tout autant que dans d’autres civilisations, constitue un concept fondamental aux vastes implications sociologiques et psychologiques; il n’est possible d’en exposer brièvement ici qu’un petit nombre d’aspects. Nous n’examinerons donc pas le jeu comme caractéristique d’un grand nombre d’activités humaines telles que la danse, le théâtre, la musique, etc., ni …

al-Ruhā

(5,442 words)

Author(s): Honigmann, E. | Bosworth, C.E. | Faroqhi, Suraiya
ou al-Ruhāʾ, appellation arabe d’une ville située au début de l’Islam dans la province de Diyār Muḍar [ q.v.] mais connue dans les sources occidentales sous le nom d’Edesse (classiquement Osrhoëne, Orrhoëne, Osdroëne; en syriaque Orhāy; en arménien Uṛhay). Elle se trouve actuellement dans la province de Diyarbakir, au Sud-est de la Turquie moderne, et porte le nom d’Urfa, qui n’est guère attesté avant l’arrivée des Turcs en Anatolie orientale. ¶ 1. Aux temps préislamiques. La ville est probablement ancienne, bien qu’il soit difficile de l’identifier avec l’Erech/Uruk b…

Muḥammad Bayram al-K̲h̲āmis

(2,172 words)

Author(s): Krieken, G.S. van
, réformateur et littérateur tunisien, né à Tunis en muḥarram 1256/mars 1840. Il appartenait à la famille des Bayram, dont l’ancêtre éponyme, à la tête d’un contingent de soldats ottomans, avait prit part à la prise de Tunis par Sinān Pas̲h̲a en 981/1573. Par la suite, les Bayram préférèrent une carrière religieuse. En 1140/1727 Muḥammad Bayram Ier (m. 1800) devint bās̲h̲-muftī des Hanafites, poste qu’occupèrent également Muḥammad Bayram II (m. 1831), Muḥammad Bayram III (m. 1843) et Muḥammad Bayram IV (m. 1861). Ce dernier fut le premier à porter le titre de s̲h̲ayk̲h̲ al-Islām. Les Ba…

al-Maʿarrī

(7,797 words)

Author(s): Smoor, P.
, Abū l-ʿAlāʾ Aḥmad b. ʿAbd Allāh b. Sulaymān, célèbre poéte et prosateur arabe de l’époque ʿabbāside, qui naquit en 363/973, à Maʿarrat al-Nuʿmān [ q.v.] et mourut dans sa ville natale en 449/1058. Il appartenait à une famille notable de ʿulamāʾ s̲h̲āfiʿites, les Banū Sulaymān, qui, après le grand-pére d’Abū l-ʿAlāʾ, occupérent le poste de ḳāḍī de Maʿarra et parmi lesquels on compte plusieurs poétes assez éminents (voir ʿImād al-dīn al-Iṣfahānī, Ḵh̲arīdat al-ḳaṣr, II (Syrie), II, 49, éd. S̲h̲ukrī Fayṣal, Damas 1959, avec une table généalogique dans l’Introd. de l’éd…

ʿAbd al-ʿAzīz b. al-Ḥasan

(573 words)

Author(s): Tourneau, R. le
, sultan du Maroc de 1894 à 1908. Ce prince naquit le 24 février 1878 selon Weisgerber, le 18 rabīʿ I 1298/18 février 1881 selon Doutté et Saint-René Taillandier, du sultan Mawlāy al-Ḥasan et de Lālla Ruḳayya, d’origine circassienne. Lorsque son père mourut en expédition le 9 juin 1894, ʿAbd al-ʿAzīz fut proclamé sultan à Rabat grâce au ḥād̲j̲īb Aḥmad b. Mūsā, dit Bā Aḥmad, qui avait été chargé de son éducation et reçut en récompense le titre de grand vizir. ʿAbd al-ʿAzīz lui laissa la direction des affaires jusqu’à sa mort, le 13 mai 1900. Pendant ce …

Ibn al-Ḏj̲awzī

(1,600 words)

Author(s): Laoust, H.
, ʿAbd al-Raḥmān b. ʿAlī b. Muḥammad, Abū l-Farad̲j̲ ibn al-Ḏj̲awzī. à la fois jurisconsulte, traditionniste, historien et sermonnaire, est un des Ḥanbalites les plus célèbres de Bag̲h̲dād, où il naquit en 510/1116 et où il mourut en 597/1200, après une vie d’une grande fécondité intellectuelle et d’une grande activité religieuse et politique. Il appartenait à une famille d’une certaine aisance et reçut une éducation fort soignée. On peut retenir, parmi ses principaux maîtres (cf. Ḏh̲ayl. I, 401), quelques-uns des ʿulamāʾ les plus connus de son temps. Ibn al-Zāg̲h̲ūnī (m. 5…

al-T̲h̲aʿlabī

(306 words)

Author(s): Rippin, A.
, Aḥmad b. Muḥammad b. Ibrāhīm Abū Isḥāḳ al-Nīsābūrī, exégète du Ḳurʾān et collecteur d’histoires, m. pendant le mois de muḥarram 427/novembre 1035. De nos jours, al-T̲h̲aʿlabī est célèbre pour deux œuvres. Son volumineux tafsīr, al-Kas̲h̲f wa l-bayān ʿan tafsīr al-Ḳurʾān, demeure non-publié si ce n’est l’introduction bibliographique (éd. I. Goldfeld, Quranic commentary in the Eastern Islamic tradition of the first four centuries of the hijra: an annotated edition of the preface to al-Thaʿlabī’s "Kitāb al-kashf wa ’l-bayān ʿan Tafsīr al-Qurʾān", Acre 1984). Dans le passé, o…

Malawi

(3,755 words)

Author(s): von Sicard, S.
Arrière-plan historique L’Islam n’est pas un phénomène récent dans l’État du Malawi (ancien Protectorat Britannique du Nyasaland) à l’intérieur de l’Afrique de l’Est, car des négociants venus d’Arabie, du Golfe Persique, de l’Inde et d’Indonésie avaient des relations commerciales avec la Côte de l’Afrique de l’Est depuis des temps immémoriaux et l’Islam fut importé dans l’arrière-pays par ce type de marchands. Le nom Malawi fut d’abord utilisé par les Portugais pour désigner divers groupes ethniqu…

Čamlİ̊bel

(663 words)

Author(s): İz, Fahır
, Fārūḳ Nāfid̲h̲ (turc moderne: Faruk Nafiz Çamlibel), poète et dramaturge turc (1898-1973). Fils de Süleymān Nāfid̲h̲ qui était fonctionnaire au ministère des Forêts et Mines ( Orman wa Maʿādin Neẓāretī), il naquit à Istanbul et, après ses études secondaires, commença sa médecine, mais il ne tarda pas à l’abandonner pour se tourner vers le journalisme et l’enseignement. Il enseigna la littérature turque à Kayseri (1922-4), Ankara (1924-32) et Istanbul, dans des Lycées et au Robert Collège américain (1932-46). Elu député du …

Ḳafes

(1,905 words)

Author(s): Veinstein, G.
, «la cage», désignation populaire du quartier du harem du palais de Topkapi̊ dans lequel furent reclus les princes du sang ( S̲h̲eh Zāde) . ottomans, à partir du début du XVIIe siècle. Abstraitement, les historiens désignent par ce même terme l’institution déterminant le sort des ayants-droit au trône ottoman, par opposition à la «loi du fratricide» à laquelle elle se substitue progressivement à; cette époque. Dans les sources, le terme n’est cité que tardivement (d’Ohsson emploie le mot au pluriel; Tableau de l’Empire ottoman, VII, 101; ʿĀṣi̊m, Tārīk̲h̲, Istanbul s.d., II, 32). P…
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