Encyclopédie de l’Islam

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al-Marṣafī

(767 words)

Author(s): Delanoue, G.
, al-Ḥusayn, professeur égyptien (1815-90) d’une famille originaire du village de Marsafa, près de Banha; son père était professeur à la mosquée al-Azhar. Al-Ḥusayn devint aveugle à l’âge de trois ans; il parcourut cependant le cycle des études ordinaires des garçons destinés au professorat à al-Azhar et passa au rang de maître dans les années 1840-5. Il se fit remarquer par l’intérêt qu’il portait dans ses cours aux belles-lettres, ce qui était rare chez les maîtres à cette époque en Égypte. En 1872, ʿAlī Pas̲h̲a Mubārak [ q.v.], ministre de 1 ‘ Instruction publique, le nomma professeur de disciplines de la langue arabe au Dār al-ʿulūm [ q.v.], l’école de maîtres, à orientation plus moderne qu’al-Azhar, qu’il venait de fonder. Al-Marṣafī y enseigna jusqu’en 1888. Son importance en tant que professeur et auteur tient au fait qu’il est considéré comme le premier à avoir formulé ce que devait être l’effort de renouveau ( nahḍa) en matière de littérature. Ses cours furent publiés d’abord dans la revue

al-Zarnūd̲j̲ī

(582 words)

Author(s): , M. Plessner-[J.P. Berkey]
Burhān al-dīn, érudit musulman et traditionniste, probablement originaire de Perse orientale, qui rédigea à la fin du VIe/XIIe s. ou au début du VIIe/XIIIe s. un traité populaire sur les convenances et l’éthique dans l’enseignement. On a très peu de certitudes à son sujet; on ne connaît même pas son ism, et on ne peut indiquer son époque qu’approximativement. W. Ahlwardt estimait, dans le Catalogue de Berlin sous le n° 111, qu’il vécut vers 620/1223, mais la date exacte pourrait être légèrement antérieure. Les différentes autorités citées par al-Zarnūd̲j̲ī dans son traité Taʿlīm al-mut…

Sierra Leone

(688 words)

Author(s): Fyfe, C.
, pays de la côte africaine de l’Ouest, république indépendante en 1961, situé dans la zone forestière de cette région, et séparé géographiquement du cœur de la région islamique de l’Afrique occidentale par une chaîne de montagnes intérieure et protégé de ce fait dans le passé de l’invasion musulmane. Cependant, des Musulmans, commerçants ou hommes pieux s’y rendirent régulièrement, au moins à partir du XVe siècle et s’y in…

Āzād

(911 words)

Author(s): Guimbretière, A.
, Abū l-Kalām, rénovateur de la pensée musulmane en Inde et homme politique influent de la première moitié du XXe siècle. Né en 1888 à La Mekke, il reçut à Calcutta, où sa famille était revenue s’installer en 1898, une éducation sévère et rigoureusement orthodoxe. D’une grande précocité, il débuta dans le monde des lettres à l’âge de quatorze ans par un article publié dans la revue de langue ourdoue Mak̲h̲zan

Res̲h̲ād Nūrī

(923 words)

Author(s): Balim, Çİğdem
(Reşad Nuri Güntekin), auteur ottoman tardif et turc moderne né en 1889 à Istanbul, mort en 1956 à Londres. Il était le fils d’un médecin militaire et de Luffiyye, fille de Yawer Pas̲h̲a, gouverneur d’Erzurum. Il fréquenta le Lycée de Galata Saray à Istanbul, puis l’Ecole Supérieure des Frères d’Izmir. Après avoir acquis ses diplômes à la Faculté des Lettres de l’Université d’Istanbul en 1912, il enseigna le français, la littérature turque et la philosophie à Bursa et dans plusieurs Lycées d’Istan…

Yoruba

(819 words)

Author(s): Reichmuth, S.
, peuple de l’Afrique de l’Ouest. Cet article traite du rôle de l’Islam chez les Yoruba. La plus ancienne trace de l’Islam dans la population de l’actuelle Nigeria semblerait remonter à l’empire Ancien Ọyọ du XVIe s. Le rôle des commerçants musulmans parlant songhay, au début de l’expansion de l’Islam, se reflète dans un certain nombre de mots d’emprunt songhay en yoruba. Le terme le plus ancien pour désigner les Musulmans, imalé «Gens du Mali», se réfère probablement à ces marchands. L’Islam semble ¶ s’être implanté avant tout chez les commerçants, les artisans (sutout les ti…

Institut Des Hautes Études De Tunis

(664 words)

Author(s): Marthelot, P.
, établissement d’enseignement supérieur fondé en 1945, par la réunion du « Centre d’études juridiques » dépendant de l’Université d’Alger, et de l’« Ecole supérieure de langue et littérature arabes ». Cet Institut a bénéficié dès l’origine du régime d’un établissement mis sous le patronage de l’Université de Paris et rattaché à la direction de l’Instruction publique de la Tunisie sous protectorat, puis du ministère ou secrétariat d’État à l’Éducation nationale du gouvernement tunisien. Ce régime n’a pas été modifié par la Convention culturelle francotunisienne du 1er septembre 1…

S̲h̲en-si

(810 words)

Author(s): Lin, Chang-Kuan
, Shaanxi province de la Chine du Nord-ouest, bordée au Nord par la province du Sui-yüan, au Sud par les provinces du Ssu-ch’uan et du Hu-pei, à l’Ouest par les provinces du Kan-su et du Ning-hsia, et à l’Est par les provinces du Shan-si et du Hênan. Le Shen-si a eu une certaine importance géographique et politique, beaucoup de dynasties (des Cho au XIIe siècle avant notre ère aux Tang, au Xe siècle de J.-C.) ayant installé leur régime dans cette région, appelée jadis Kuan-chung. La capitale du Shen-si est Hsi-an (ex-Ch’ang-an), qui fut dans le passé une cité cosmo…

Ibn Dārust

(637 words)

Author(s): Bosworth, C. E.
, Tād̲j̲ al-Mulk Abū l-G̲h̲anāʾim Marzubān b. Ḵh̲usraw-Fīrūz S̲h̲īrāzī (438-86/1046-93), haut fonctionnaire dans l’administration des Grands Sald̲j̲ūḳides sous le sultan Malik S̲h̲āh [ q.v.], et dernier vizir de ce souverain. Né au Fārs dans une famille de secrétaires, il commença sa carrière administrative au service de l’officier esclave…

Taḳīzāda

(735 words)

Author(s): Afshar, Iradj
, Sayyid Ḥasan (né à Tabrīz, 27 Septembre 1878, m. à Téhéran, 28 Janvier 1970), homme politique persan et universitaire dans le domaine des études iraniennes. ¶ 1. Sa vie. Fils de Sayyid Taḳī Urdūbādī, il reçut à la fois une éducation traditionnelle islamique et une éducation moderne, notamment en sciences naturelles et en langue française et, dans une certaine mesure, en anglais. A Tabrīz, il fonda, avec trois amis proches par l’esprit, une revue éphémère, Grand̲j̲inayi funūn (1903-4), et puis il partit en voyage pendant une année, dans le Caucase, à Istanbul, à Beyrouth et en Egypte, d’où il revint avec des idées et des sympathies modernistes occidentales. Il se rendit à Téhéran à l’époque du Mouvement Constitutionnel [voir Dustūr. IV], où sa réputation comme l’un des activistes les plus radicaux, et même révolutionnaires, lui valut d’être élu au premier Mad̲j̲lis comme député de l’Ād̲h̲arbayd̲j̲ān. provoq…

Ṣag̲h̲īr

(7,716 words)

Author(s): Giladi, A.
(a.), nouveau-né, enfant, mineur (opp. bālig̲h̲ [ q.v.]), quelqu’un qui n’a pas atteint la puberté (opp. kabīr). La minorité prend fin au commencement de la maturité physique et de la capacité de contrôler les propres affaires (voir al-Wans̲h̲arīsī, II, 269). En l’absence de signes de la maturité physique, l’âge de quinze ans était en général considéré c…

Dayṣāniyya

(912 words)

Author(s): Abel, A.
, daysanites ou disanites, disciples de Bar Dīṣān, Bardesane, Ibn Dayṣān, le réputé hérésiarque syncrétiste d’Edesse (154 ou 134-201 de J.-C.), condisciple et contemporain d’Abgar le Grand. Les auteurs arabes, traitant des dualistes, lui font une place parmi les faux prophètes, entre Zoroastre (Zarādus̲h̲t) et Marcion (Marḳiyūn), après Manès (Mānī). L’image qu’ils en donnent est très schématique et peu sûre. On peut se demander s’ils ont connu des Disanites autrement que par un chapitre emprunté…

Jamia Millia Islamia

(934 words)

Author(s): Hasan, Mushirul
(al-Ḏj̲āmiʿa al-Milliyya al-Islāmiyya), Université Musulmane, anciennement en Inde Britannique, et actuellement dans l’Union indienne. En septembre 1920, le Congrès National Indien adopta, contre le gouvernement britannique, la résolution de non coopération. La Jamia Millia Islamia (Université Nationale Musulmane) était le «vigoureux enfant de l’époque de la non coopération», selon Jawaharlal Nehru, premier Premier ministre (1947-64) de l’Inde indépendante. Mawlānā Maḥmūd Ḥasan (1851-1920), ʿ ālim du Dār-al-ʿ ulūm de Deoband, procéda à la cérémonie d’ouverture le 29 octobre 1920. Les principaux maîtres d’oeuvre de la Jamia furent Mawlānā Muḥammad ʿAlī (…

Tanzanie

(4,009 words)

Author(s): Sicard, S. von
, Musulmans en 1. Période pré-coloniale. Les restes archéologiques ainsi que les plus anciens textes écrits conservés ont montré que les Musulmans sont arrivés et se sont établis, au premier siècle de l’Hégire, sur les îles : au large de la côte et sur le littoral de ce qui s’appelle aujourd’hui la Tanzanie [voir Dar es Salaam; Kilwa; Pemba; Swahili; Zanzibar]. La plus ancienne source africaine existante sur l’histoire de la Tanzanie est la Kilwa Chronicle datée d’environ 1530. Les Musulmans habitèrent exclusivement sur la ¶ côte pendant de nombreux siècles, en partie parce qu’ils étaient tournés vers la mer et qu’ils étaient liés aux terres de l’Islam par l’utilisation de la mousson. Des facteurs écologiques, économiques, politiques, et logistiques de l’arrière-pay…

Ḳābādū

(1,502 words)

Author(s): Ferjani, M.Ch.
, Maḥmūd b. Muḥammad b. Muḥammad b. ʿUmar, (1230-88/1815-71), poète, homme de lettres et de religion, un des précurseurs du réformisme en Tunisie. Après avoir appris le Ḳurʿān, la langue arabe et des rudiments fiḳh, il quitta le kuttāb (école coranique de base) pour se plonger dans des lectures solitaires d’écrits mystiques, en particulier ceux d’Ibn ʿArabī. Influencé par ses lectures, il mena, tout jeune, une vie de derviche. A dix huit ans, son errance l’amena jusqu’en Libye où il rencontra à Musrāṭa, un maître ṣūfī renommé, le s̲h̲ayk̲h̲ Muḥammad Ẓāfir al-Madanī (m. 1854). Il retrouva auprès de ce s̲h̲ayk̲h̲ l’équilibre et le goût des études. Il le quitta, trois ans plus tard, avec la licence ( id̲j̲āza) de dispenser son enseignement. De retour à Tunis vers 1836 il fréquenta l’enseignement de plusieurs s̲h̲ayk̲h̲s, de la Zaytūna dont Muḥammad Bayram al-T̲h̲ālit̲h̲, Aḥmad b. Ṭāhir al-Luṭayyif, Muḥammad b. Mulūka. Parallèlement, il enseigna aux étudiants de la Zaytūna les abrégés de grammaire, de …

Tewfīḳ Fikret

(1,272 words)

Author(s): Balim, Çiǧdem
(préalablement nommé Meḥmed Tewfīḳ, Fikret étant le nom de plume qu’il adopta), poète turc de la fin de l’ère ottomane, né en 1867, mort en 1915 à Istanbul. Il était le fils et second enfant de Ḥüseyin Efendi, issu d’une famille de notables Čerkes originaires de Çankiri, et gouverneur de ʿAkkā et de Ḵh̲adīd̲j̲e Refīʿa sur l’île de Chios. Son éducation élémentaire débuta dans le Rüs̲h̲diyyesi Wālide Maḥmūdiyye d’Aksaray puis il alla au Lycée de Galatasaray à l’âge de neuf ans. Sa mère mourut en 1…

al-Sanhūrī

(390 words)

Author(s): Fierro, Maribel
, Abū l-Ḥasan ʿAlī b. ʿAbd Allāh b. ʿAlī al-Nuṭūbisī al-Ḳāhirī al-Azharī al-Ḍarīr al-Mālikī Nūr al-dīn, faḳīh uṣūlī et grammairien (vers 814/1411-889/1484), naquit à Nu(ūbis, résida ensuite à Sanhūr, où il apprit le Ḳurʾān, et s’établit finalement au Caire, où il résida à al-Azhar. Il eut pour maîtres les faḳīh les les plus éminents de son époque, et il étudia avec eux, entre autres œuvres, la ʿAḳīla et le Ḥirz al-maʿānī d’al-S̲h̲āṭibī [ q.v.], l’ Alfiyya d’Ibn Mālik [ q.v.] et les deux Muk̲h̲taṣars d’Abū ʿAmr b. al-Ḥād̲j̲ib [ q.v.]. Il suivit également des enseignements de mathémat…

Ṭuʿma, Ilyās

(402 words)

Author(s): Nijland, C.
, Abū Faḍl al-Walīd, poète arabe mineur du Mahd̲j̲ar [ q.v.] et du Liban, né en 1889 à Ḳurnat al-Ḥamrāʾ, Liban, m. 1941. Fils de parents aisés, il reçut une excellente éducation à l’école de ʿAyn Ṭura/Antoura (1899-1903) et à la Madrasat al-Ḥikma de Beyrouth en 1905. Son penchant pour la poésie se manifesta dès ses années d’école à ʿAyn Ṭura, où il composa des poèmes dans un arabe impeccable mais aussi en français. Il émigra en Argentine en 1908 et de là au Brésil en 1910. Il se convertit à l’Islam en 1916 et prit le nom d’Abū Faḍl al-Walīd. En 1920, il rentra au Liban, où il vécut jusqu’à sa mort en 1941. L…

Abū Riyās̲h̲ al-Ḳaysī

(443 words)

Author(s): Pellat, Ch.
, Aḥmad b. Ibrāhīm al-S̲h̲aybānī, rāwī, philologue et poète originaire de la Yamāma qui, établi à Baṣra, était célèbre au début du IVe/Xe siècle pour sa connaissance exceptionnelle de la langue arabe, des généalogies et de la poésie archaïque. Ancien militaire devenu fonctionnaire et chargé de la perception des droits sur les navires à ʿAbbādān, il manquait totalement d’éducation et de propreté, mais son savoir faisait excuser et oublier ses défauts. Doué d’une voix puissanté, il s’exprimait à la manière des Bédouins en respectant l’ iʿrāb, à une époque où ce dernier était norma…

al-Kānemī

(495 words)

Author(s): Smith, Abdullahi
, al-Ḥād̲j̲d̲j̲ Muḥammad al-Amīn b. Muḥammad Ninkāh (1189-1253/1775-1837), savant d’origine kanembou, qui fonda la dynastie des S̲h̲ehus du Bornū [ q.v.]; élevé à Murzuk (Fazzān) où son père avait des biens, il reçut son éducation en arabe, voyagea en Egypte et au Ḥid̲j̲āz et s’établit enfin dans le Bornū oriental. Là, son savoir et les partisans qu’il parvint à rassembler au sein des tribus arabes et kanembou lui permirent de jouer un rôle décisif dans la politique du Bornū à l’époque de la révolte des Peuls. Il f…
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