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Your search for 'dc_creator:( "Fahd, T." ) OR dc_contributor:( "Fahd, T." )' returned 79 results. Modify search

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Istik̲h̲āra

(1,108 words)

Author(s): Fahd, T.
(A.), terme dérivé d’une racine k̲h̲ y r qui exprime l’idée d’option, de choix, et désignant le fait de confier à Dieu le choix entre deux ou plusieurs options possibles, soit par piété et soumission à Sa volonté, soit par incapacité de décider soi-même, par ignorance du parti le plus avantageux. Apartiennent à la première catégorie les ak̲h̲yār ou «élus», qui règlent leur vie sur le modèle inspiré par Dieu dans le Ḳurʾān et la Loi; appartiennent à la seconde les mustak̲h̲īrūn, ceux qui cherchent à sortir de l’indécision grâce à l’inspiration divine. La voix divine se fait e…

Nubuwwa

(4,393 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.) «prophétie», héb. ( nabūʾa), substantif dérivé de nabī, «prophète», héb. ( nabī[ʾ]), terme désignant au premier degré la préconnaissance ¶ que la divinité (Yahwé, le Baʿl, Allah) donne au prophète et la prédiction faite par celui-ci des futurs contingents. Au second degré, nubuwwa s’identifie à waḥy «révélation», qui comprend tout à la fois dogmes, prescriptions culturelles, enseignement moral, préceptes d’ordre social et politique. En effet, pour les premiers Musulmans, la prophétie se présentait comme étant la source de toute connais…

Ṣadā

(464 words)

Author(s): Fahd, T.
Terme à multiples acceptions dont: soif, voix, écho, chouette au sens de hāma qui désigne un oiseau censé se former dans le cerveau d’un individu assassiné, etc. (voir les dictionnaires). C’est ce dernier sens qui nous intéresse ici. En effet, les Arabes préislamiques croyaient qu’après la mort, surtout une mort violente, du sang du cerveau ( hāma) et des parties du corps surgit un oiseau appelé hāma (ou hām, le hibou mâle: cf. Yākūt, Muʿd̲j̲am: III, 376), qui retourne sur la tombe jusqu’à ce que vengeance soit faite. L’idée n’était pas propre aux Arabes; en effet, selon F. Cumont ( Lux Perpet…

Malḥama

(941 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.) désigne de nos jours une épopée [voir Ḥamāsa] et correspond ainsi à un usage déjà attesté dans l’Ancien Testament, où milḥamōt s’applique aux guerres de Yahvéh (I Sam., XVIII, 17, XXV, 28), mais au moyen âge ce terme concernait un écrit de caractère divinatoire, la Malḥamat Dāniyāl [cf. Dāniyāl], Il s’agit d’un recueil de signes météorologiques avec leurs significations divinatoires, tirés du jour de la semaine où tombe le premier janvier (du samedi au vendredi), des éclipses de la lune, selon le même ordre, des éclairs, du tonnerre, de l…

K̲h̲awāṣṣ al-Ḳurʾān

(498 words)

Author(s): Fahd, T.
, art de tirer des pronostics des versets ḳurʾāniques auxquels on attribue des vertus salutaires. L’utilisation du livre sacré est faite dans le même esprit que dans la ¶ rhapsodomancie ( ʿilm al-ḳurʿa) et l’onomatomancie [voir Ḏj̲afr et Ḥurūf]. Mais l’on vise plus particulièrement ici les «propriétés naturelles» (φυσικά) que peuvent avoir certaines recettes de caractère magique et superstitieux, basées sur des versets ḳurʾāniques appropriés, des lettres tirées de ces versets, des mots, des noms angéliques, prophétiques ou divins, d…

Tamīma

(763 words)

Author(s): Fahd, T.
, Tamāʾim (= ʿūd̲h̲at, taʿwīd̲h̲), amulette, talisman. Ce terme désigne, à l’origine, une pierre mouchetée de points blancs sur fond noir ou vice versa, enfilée sur une lanière, portée autour du cou, pour se prémunir de tout danger. Les Arabes munissaient leurs enfants de ces pierres, croyant, ainsi, les protéger contre le mauvais œil, le mauvais sort, la maladie, la mort, recourant par-là à un autre que Dieu, Lui seul capable d’empêcher le mal et de fixer le destin des créatures. L’Islam condamne cette croyance, dans…

al-Uḳayṣir

(1,012 words)

Author(s): Fahd, T.
, idole des tribus de Ḳuḍāʿa, Lak̲h̲m, Ḏj̲ud̲h̲ām, ʿĀmila et G̲h̲aṭafān. adorée au Nord de l’Arabie, aux abords du désert syrien, où évoluaient ces tribus (Ibn al-Kalbī, 24, 30). On se rendait auprès d’elle en pèlerinage et l’on se rasait la tête; avec toute mèche de cheveux, on lui offrait une poignée de farine. Le tout était jeté dans un large fossé ou un puits desséché ( ḥafr). Les Hawāzin, tribu voisine des Ḳuḍāʿa, venaient recueillir la farine, soit au moment de l’offrande, soit après qu’elle avait été mêlée aux cheveux. La divinité semble avoir été représentée par plusieurs béty…

Sud̲j̲d̲j̲a

(269 words)

Author(s): Fahd, T.
Dans une addition marginale au K. al-aṣnām d’Ibn al-Kalbī (éd. Klinke-Rosenberger, 2), on lit le ḥadīt̲h̲ suivant: «Acquittez-vous de vos aumônes légales; car Allāh vous a débarrassés d’al-Sud̲j̲d̲j̲a et d’al-Bad̲j̲d̲j̲a» (absent de la Concordance). Le commentateur dit qu’al-Sud̲j̲d̲j̲a était une idole; quant à al-Bad̲j̲d̲j̲a, c’est le sang tiré par incision ( faṣīd) de la veine du chameau; les Arabes s’en nourrissaient en temps de disette. Mais, selon TA, 11,6, Bad̲j̲d̲j̲a était aussi une idole. Dans ce cas, la seconde ¶ phrase du ḥadīt̲h̲ prendra la signification suivante: …

al-Kaff

(1,071 words)

Author(s): Fahd, T.
(ʿilm), procédé de divination qui appartient à la physiognomonie [voir Firāsa] et désigne plus particulièrement la chirognomie ou l’art de connaître le caractère des personnes d’après la forme et l’aspect de leurs mains, alors que la chiromancie à proprement parler est désignée par ʿilm al-asārīr (lignes de la main) ou k̲h̲uṭūṭ al-yad. On parle aussi de naẓar fī l-yad, firāsat al-kaff, ʿalāmāt asārīr al-kaff (cf. T. Fahd, Divination arabe, 393 sqq.). Mais le nom de ʿilm al-kaff a prévalu dans l’usage et survécu aux autres dénominations. Il désigne à la fois la chirognom…

S̲h̲iʿār

(621 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.). La racine s̲h̲-ʿ-r est riche de significations; elle indique, entre autres : connaître quelque chose, s’apercevoir de quelque chose; être poète; être velu; avertir de quelque chose; marquer etc. S̲h̲ʿār relève de la dernière zone sémantique. Il désigne : — a) le signal de ralliement à la guerre comme au voyage, le cri de guerre, l’étendard, la marque indiquant le lieu de stationnement ( wuḳūf) des soldats à la guerre et des pèlerins au Pèlerinage (ʿArafa : «reconnaître» cette marque). Le cri de guerre des Compagnons du Prophète était: Amit amit! «O victorieux! Va de l’avant! Va …

Munad̲j̲d̲j̲im

(915 words)

Author(s): Fahd, T.
, (a.), participe actif de la IIe forme, nad̲j̲d̲j̲ama «observer les étoiles et en déduire l’état du monde». Le munad̲j̲d̲j̲im prétend connaître le sort des humains et leur destin à partir des positions des astres. C’est l’astrologue. Pendant longtemps, ce nom désigna à la fois l’astrologue et l’astronome, si proches étaient les fonctions de l’un et de l’autre. Souvent l’astrologue de la cour observait scientifiquement les étoiles et en interprétait les mouvements pour le compte de son maître. Cela tient au fait que, selon Ḏj̲ābir b. Ḥayyān, «l’astrologue doit être mathematicien ( riyā…

S̲h̲araf

(682 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.). La racine s̲h̲-r-f indique l’élévation, la noblesse, la prééminence au sens physique et moral. D’où le sharīf [ q.v.] est une personne qui se situe au-dessus des personnes de son entourage de par son origine noble illustre. En Arabie préislamique et dans l’Islam primitif, le s̲h̲araf et le mad̲j̲d désignent tous les deux l’«illustration de par la naissance», alors que ḥasab, «valeur individuelle, mérite» (opposé à nasab) et karam désignent l’«illustration acquise par soi-même» ( LA, s.vv.). Qui, parmi les Arabes, pouvait prétendre à cette gloire innée, à cette noble…

Munās̲h̲ada

(597 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.), nom verbal de IIIe forme de nas̲h̲ada «rechercher» (surtout une chamelle égarée), qui désigne une formule de serment, au début d’une prière de demande, comportant parfois une menace ou une contrainte à l’égard de Dieu. Un certain Abū Sammāl des Banū Asad partit une fois à la recherche de sa chamelle; après une longue et vaine recherche, il se tourna vers Allah, Le conjurant en ces termes: aymunuka laʾin lam taruddahā ilayya lā aʿbudka «je jure que si Tu ne me la rends pas, je ne T’adorerai plus»; et il la retrouva. L’homme n’était pas un saint pour attribuer sa …

Ṣanam

(902 words)

Author(s): Fahd, T.
, nom issu du sémitique commun ṣ-l-m (cf. acc. ṣalmu, aram. ṣalmā, hébr. ṣēlēm) par échange du l en n (cf. Ges.-Buhl, 684), dont la principale acception est: image, représentation, particulièrement des idoles (cf., entre autres. Nombres, XXXIII, 52; II Rois XI, 18; Ezéchiel, VII, 20 Amos, V, 26). C’est dans ce sens qu’il est utilisé dans le Ḳurʾān, où le pluriel ¶ aṣnām est cité cinq fois (VI, 74; VII, 138; XIV, 35; XXI, 57; XXVI, 71). Le ṣanam s’est progressivement substitué au nuṣub (plur. anṣāb, hébr. maṣṣebōt: Genèse, XXXV, 14), terme désignant «les pierres dressées sur lesquell…

Siḥr

(4,531 words)

Author(s): Fahd, T.
Ce terme s’applique (1) à ce qui fascine le regard et agit sur le psychisme de l’individu, lui faisant croire que ce qu’il voit est réel, alors qu’il ne l’est pas. On appelle cela al-uk̲h̲d̲h̲a, «charme, incantation» [voir Ruḳya], «artifice, stratagème» [voir Nīrand̲j̲, Sīmiyā], en somme, tout ce qu’on appelle «magie blanche» ou «naturelle». Il s’applique également (2) à ce dont l’appréhension( ma’k̲h̲ad̲h̲) est fine et subtile; c’est, par exemple, le cas d’une certaine poésie et d’une certaine éloquence,celle du Ḳurʾān en particulier. On fait dire au Prophète: Inna min al-bayān,1 la-…

Isāf wa-Nāʾila

(638 words)

Author(s): Fahd, T.
, couple divin adoré à La Mekke avant l’Islam. Plusieurs orientalistes du siècle dernier, tels Rudolph Krehl et François Lenormant, y voyaient, non sans raison, des répliques du Baʿl et de la Baʿla. En effet, Isāf et Nāʾila présentent les caractéristiques essentielles qui distinguent ce couple divin à travers les multiples avatars qu’il connut dans les diverses religions sémitiques, à savoir la représentation matérielle par deux pierres sacrées, dressées à proximité l’une de l’autre, ou par deux…

Ḏj̲afr

(2,464 words)

Author(s): Fahd, T.
La vénération particulière dont jouissent, auprès des S̲h̲īʿites, les membres de la famille du Prophète est à la base de la croyance que les descendants de Fāṭima ont hérité certains privilèges inhérents à la prophétie; la prédiction de l’avenir et des destinées des nations et des dynasties est l’un de ces privilèges. La conception s̲h̲īʿite de la prophétie, étroitement apparentée à celle de l’ancienne gnose (cf. Tor Andrae, Die Person Muhammeds in Lehre und Glauben seiner Gemeinde, Stockholm 1918, ch. VI), fait passer l’influx prophétique d’Adam à Mahomet et de Mahomet…

Ḏh̲ū l-K̲h̲alaṣa

(453 words)

Author(s): Fahd, T.
(ou Ḵh̲ulaṣa), pierre sacrée (et lieu saint qui la renferme), qui était une idole des tribus de Daws, de Ḵh̲at̲h̲ʿam, de Bad̲j̲īla, des Azd des monts Sarāt et des Arabes de Tabāla. «C’était une roche quartzifère blanche; on y voyait sculpté quelque chose comme une couronne. Elle se trouvait dans Tabāla, à l’endroit nommé al-ʿAblāʾ [= Rocher blanc ( TA, VIII, 3)], entre la Mekke et le Yémen, à sept nuits de marche de la première (= 192 km. environ). Les gardiens du sanctuaire étaient les Banū Umāma des Bāhila b. Aʿṣur» (Ibn al-Kalbī, Aṣnām, 22 sq.). Comme centre de ralliement d’un grand n…

Sakīna

(1,599 words)

Author(s): Fahd, T.
, hébr. s̲h̲ek̲h̲īnā, aram. et syr. s̲h̲khīntā, de la racine s̲h̲/s k̲h̲/k n, signifiant au premier degré, «descendre, reposer, habiter», avec de multiples composés et dérivés, dont maskan, «tente, tabernacle», (voir l’hébr. ham-mis̲h̲kan, mis̲h̲kan Yahwé: Ges.-Buhl, s.vv., le syr. mas̲h̲kan zabnō = l’ar. qubbat al-zamān: Kardāḥī, Lubāb, Beyrouth 1887, II, 546-7), maskūn, «possédé par un esprit, le démon, Iblis» (cf. le syr. ¶ s̲h̲eknō, plur. s̲h̲eknē, «démon présent dans l’homme»), miskīn, «pauvre» (comp. l’ace, mes̲h̲kenū, désignant la classe pauvre, non-possédante,…

Ibn Sīrīn

(850 words)

Author(s): Fahd, T.
, Abū Bakr Muḥammad, ancêtre de l’onirocritique musulmane, fut aussi, selon Ibn Saʿd (VII/1, 140), un traditionniste «de bonne foi, inspirant confiance, grand et digne, versé en jurisprudence. C’était un imām d’une grande science et d’une grande piété». Né deux ans avant la fin du califat de ʿUt̲h̲mān, c’est-à-dire en 34/654, il fut le contemporain et l’ami d’al-Ḥasan al-Baṣrī [ q.v.], décédé la même année que lui, en 110/728. Son père, un chaudronnier de Ḏj̲ard̲j̲arāyā, avait été fait captif au ʿIrāḳ (à Maysān ou à ʿAyn al-Tamr) par Ḵh̲ālid b. al-Walīd;…
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