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ʿAllawayh/ʿallūya al-Aʿsar

(250 words)

Author(s): Neubauer, E.
, Abū l-Ḥasan ʿAlī b. ʿAbd Allāh b. Sayf, musicien et chanteur de la cour à l’époque des premiers ʿAbbāsides (m. en 235/850 ou peu après). D’origine sogdienne, il était mawlā (al-ʿitḳ) des Umayyades et mawlā (al-k̲h̲idma) des ʿAbbāsides. Ibrāhīm et Isḥāḳ al-Mawṣilī lui enseignèrent la musique ḥid̲j̲āzienne «classique», mais il préférait le style «romantique» d’Ibrāhīm ibn al-Mahdī et il introduisit des «mélodies persanes» ( nag̲h̲am fārisī) dans la musique arabe. En tant que musicien de cour, il débuta dans la 3e classe ( ṭabaḳa) sous Hārūn al-Ras̲h̲īd et continua à servir les …

Maʿbad b. Wahb

(694 words)

Author(s): Farmer, H. G. | Neubauer, E
, Abū ʿAbbād, l’un des plus grands chanteurs et compositeurs de l’époque umayyade, naquit à Médine et mourut à Damas en 125 ou 126/743-4. Fils d’un esclave noir, il devint mawlā d’une famille des Banū Mak̲h̲zūm dont il gardait les troupeaux. Comme bien d’autres musiciens orientaux, il aurait été amené à la musique par un rêve. Il prit des leçons auprés de Sāʾib Ḵh̲āthir et de Nas̲h̲īṭ et ne tarda pas à se faire un nom à Médine. Invité à chanter à La Mekke, où Ibn Surayd̲j̲ donnait le ton, il y gagna un concours de chant orga…

S̲h̲āriya

(328 words)

Author(s): Neubauer, E.
, une des chanteuses renommées à la cour ʿabbāside, naquit vers 200/815 à Baṣra comme muwallada, d’un père arabe et d’une mère nonarabe. Elle mourut après 256/870, probablement à Sāmarrā. Encore jeune fille, elle fut acquise par Ibrāhīm b. al-Mahdī [ q.v.], qui affina son éducation musicale et fit d’elle une transmetteuse compétente de ses propres compositions. Après la mort de son maître en 224/839, elle servit d’abord le calife al-Muʿtaṣim [ q.v.], et arriva à l’apogée de sa carrière sous le calife et musicien al-Wāt̲h̲iḳ. Sous al-Mutawakkil [ q.v.], une compétition ouverte éclata…

Yaḥyā al-Makkī

(366 words)

Author(s): Neubauer, E.
, Abū ʿUt̲h̲mān Yaḥyā b. Marzūḳ, musicien de cour respecté du début de l’époque ʿabbāside et chef d’une famille de chanteurs de la cour. Il naquit à La Mecque comme mawlā des Banū Umayya, mais il se rendit à Bag̲h̲dād au début du règne d’al-Mahdī (158/775), et jouait encore sous al-Maʿmūn (198-218/813-33). On dit qu’il est mort à l’âge de 120 ans. Il était considéré comme un excellent compositeur et un expert du style de musique ḥid̲j̲āzī. Ibn Ḏj̲āmiʿ [ q.v.], mais aussi Ibrāhīn et Isḥāḳ al-Mawṣilī [ q.v.] furent parmi ses disciples. Il composa également un «livre de chansons» ( Kitāb al-Ag̲h̲ā…

Faḍl al-S̲h̲āʿira

(156 words)

Author(s): Neubauer, E.
, al-Yamāmiyya al-ʿAbdiyya, mawlāt al-Mutawakkil, poétesse arabe (m. 257/871 ou 260/874). Probablement muwallada née et élevée à Baṣra, elle fut offerte à al-Mutawakkil qui l’affranchit ensuite. Elle est considérée par Ibn al-Sāʿī comme «la poétesse la plus douée de son ¶ temps». Bonne chanteuse et joueuse de luth, elle tenait à Bag̲h̲dād un célèbre salon. Parmi ses admirateurs, figurent le poète Saʿīd b. Ḥumayd et le musicien Bunān b. ʿAmr. Ibn al-Ḏj̲arrāḥ (cité par Ibn al-Nadīm) connaissait un petit recueil de ses vers qui furent mi…

Taḳsīm

(764 words)

Author(s): Neubauer, E.
(a.) ( taksim dans l’orthographe du turc moderne), «division», «segmentation», employé également dans sa forme du pluriel taḳāsīm, terme de musique classique citadine, dans les pays arabes orientaux et en Turquie. Il se réfère à une improvisation présentant un maḳām [ q.v.], jouée sur un instrument mélodique. Le genre correspondant en Afrique du Nord s’appelle istik̲h̲bār. Le taḳsīm sert généralement d’introduction dans un morceau instrumental ou vocal ryt̲h̲mique, mais il s’est aussi développé en un morceau pour solo indépendant. L’interprétation d’un taḳsīm a un caractère …

Barṣawma al-Zāmir

(177 words)

Author(s): Neubauer, E.
, Isḥāḳ, célèbre flûtiste des débuts de l’époque ʿabbāside (m. après 188/804). C’était un muwallad foncé de peau et d’humble origine, fils d’une femme « nabatéenne » de Kūfa. Ibrāhīm al-Mawṣilī l’emmena à Bag̲h̲dād, lui enseigna la « musique arabe » ( al-g̲h̲ināʾ al-ʿarabī) et le présenta à Hārun al-Ras̲h̲īd. Il accompagnait les chanteurs et les chanteuses dans les concerts donnés à la cour; d’abord placé dans la deuxième classe ( ṭabaḳa) des musiciens du palais, il fut ensuite promu à la première classe par le calife. Isḥāḳ al-Mawṣilī ne connaissait « personne de …

S̲h̲ewḳī Beg

(332 words)

Author(s): Neubauer, E.
(forme turque actuelle : Şevki Bey), compositeur turc d’une grande popularité, né en 1277/1860, fils d’un fabricant de peignes du quartier Fātiḥ d’Istanbul. Le jeune homme, exceptionnellement doué, fut admis à l’école de musique du sultan ( Mūzīḳa-i hümāyūn mektebi), sous l’égide de Callisto Guatelli (1868-99), et y étudia sous la direction du compositeur célèbre Ḥād̲j̲d̲j̲ī ʿĀrif Beg (Haci Ârif Bey, m. 1302/1885). Fortement adonné à l’alcool et incapable de mener une carrière normale, il vécut la variante derviche ( rindī) de l’existence d’un artiste romantique. A 31 ans, …

S̲h̲as̲h̲maḳom

(389 words)

Author(s): Neubauer, E.
(«six modes»), forme tad̲j̲ik d’un mot composé du nombre persan s̲h̲as̲h̲ et du terme arabe maḳām [ q.v.], désignant le concept modal et formel de la musique d’art jouée dans les centres urbains d’Uzbekistan. Le concept se développa à Buk̲h̲ārā à partir d’éléments de la tradition locale du maḳām et de la «suite» ( nawba [ q.v.]) de la musique de cour tīmūride et s̲h̲aybānide. On dit que les collections les plus anciennes de textes de chansons qu’on connaisse remontent au milieu du XVIIIe siècle. Jusqu’au début du XXe siècle, le s̲h̲as̲h̲maḳom fleurissait dans l’émirat de Buk̲h̲ārā et …

Īḳāʿ

(565 words)

Author(s): Neubauer, E.
(a.), maṣdar de la IV forme de waḳaʿa, signifie littéralement « fait de laisser tomber » [la baguette ( ḳaḍīb) pour marquer le rythme du chant] et désigne la mesure musicale ou le rythme, c’est-à dire la mesure de la quantité des notes. L’ īḳāʿ islamique primitif peut être considéré comme un précurseur de la mensura de l’Europe médiévale; fondé sur des pratiques orientales héritées par les Arabes, il révèle des éléments du rythmos grec et des similitudes avec le tāla indien. D’après Ṣafī al-dīn al-Urmawī, les racines de l’ īḳāʿ remontent à l’Iran sāsānide où la présence de la musique…

Ramal

(1,012 words)

Author(s): Stoetzer, W. | Neubauer, E.
(a.)1. En tant que mètre poétique. C’est le nom du huitième mètre de la prosodie arabe [voir ʿArūḍ], basé sur le pied fāʿilātun, dans lequel la première syllabe peut être longue ou brève Des deux types courants, l’un possède trois pieds par hémistiche et 22 syllabes par vers: ¶ L’autre, appelé mad̲j̲zūʿ al-ramal ( ramal amputé d’un pied, ou d̲j̲uzʾ), présente 16 syllabes par vers: La dernière syllabe du vers est normalement longue, mais on trouve sporadiquement des poèmes dotés d’une syllabe surlongue en finale. Ce que l’on appelle «poésie libre» ( al-s̲h̲iʿr al-ḥurr) en ramal est constru…

Laḥn

(488 words)

Author(s): Neubauer, E.
(a.). En musique. C’est l’un des termes fondamentaux de la musique profane à l’ère islamique, en usage en arabe et en persan [voir Mūsīḳī]. Laḥn (pi. luḥūn, rarement alḥān) désignait dans son primitif sens un mode musical, comparable aux termes nag̲h̲ma (pi. ang̲h̲ām) et maḳām [ q.v.] utilisés plus tard. C’est un emprunt du concept grec byzantin d’ échos, adopté probablement en Syrie umayyade. Un Kitāb al-Luḥūn al-t̲h̲amāniya («Livre sur le système modal appelé oktōēchos»), attribué à tort à Ptolémée, était connu d’Ibn al-Kalbī [ q.v.], d’après une citation dans al-ʿIḳd al-farīd d’Ibn…

ʿUlayya

(340 words)

Author(s): Neubauer, E.
bint al-Mahdī, fille de ce calife, née en 160/777, morte en 210/825, fut une musicienne douée et une poétesse. Sa mère, Maknuna avait été d̲j̲āriya et une chanteuse professionnelle au service des Marwānides à Médine, avant d’être vendue au prince ʿabbāside à Bag̲h̲dād. Ibrāhīm b. al-Mahdī et le futur calife Hārūn al-Ras̲h̲īd étaient les demi-frères de ʿUlayya. Dans sa jeunesse, elle fut mariée à un parent ʿabbāside, Mūsā b. ʿĪsā, qui avait été gouverneur dans différents postes avant de venir s’installer à Bag̲h̲dād où …

al-Ṣaydāwī

(459 words)

Author(s): Neubauer, E.
, S̲h̲ams al-dīn Muḥammad al-Dimas̲h̲ḳī, éminent musicien et théoricien de la musique syrien de la seconde moitié du IXe/XVe siècle. Né à Ṣaydā à une date inconnue, il vécut ensuite à Damas où il mourut le 16 d̲h̲ū l-ḳaʿda 911/10 avril 1506. Al-Ṣaydāwī composa une volumineuse urd̲j̲ūza didactique de près de 250 vers sur les modes musicaux ( ang̲h̲ām) de tradition syrienne, intitulée K. al-Inʿām (ou Anʿām) fī maʿrifat al-ang̲h̲ām. En plus des douze modes principaux (quatre étant qualifiés de aṣl et huit de farʿ) et des six modes dits āwāz, il décrit une autre ¶ série de sept modes secondai…

Sallāma al-Zarḳāʾ

(384 words)

Author(s): Neubauer, E.
(Sallāma «la bleue») avait la vedette chez les esclaves-chanteuses ( ḳayna [ q.v.]) de Kūfa dans les dernières années de la dynastie umayyade, et sous le califat d’al-Saffāḥ. Elle appartenait au «maître des chanteuses» local ( ṣāḥib ḳiyān, muḳayyin) Ibn Rāmīn, un mawlā des Marwānides qui dirigeait un établissement voué aux plaisirs de la musique et du vin. Sa maison était fréquentée surtout par les ẓurafāʾ (sing. ẓarīf) de Kūfa. De leur ¶ nombre étaient les poètes Ismāʿīl b. ʿAmmār et Muḥammad b. al-As̲h̲ʿat̲h̲ al-Zuhrī, qui glorifièrent Sallāma dans leurs vers, Muṭ…

Bad̲h̲l al-Kubrā

(214 words)

Author(s): Neubauer, E.
, chanteuse et rāwiya des débuts de l’époque ʿabbāside (m. avant 227/842, probablement en 224/839). Muwallada de Médine, elle fut élevée à Baṣra, devint la propriété d’un fils d’al-Mahdī, Ḏj̲aʿfar et, après 193/809, d̲j̲āriya favorite d’al-Amīn à qui elle donna un fils. Elève d’Ibn Ḏj̲āmiʿ, de Fulayḥ et d’Ibrāhīm al-Mawṣilī, elle conserva le style ḥid̲j̲āzī classique de la musique arabe et donna la préférence, pour ses propres compositions, à des vers de poètes ḥid̲j̲āziens. Elle chantait bien, était une bonne joueuse de luth ( ḍāriba) et une ẓarīfa qui passe pour avoir possédé un…

Ṣafī al-Dīn al-Urmawī

(2,390 words)

Author(s): Neubauer, E.
ʿAbd al-Muʾmin b. Yūsuf b. Fak̲h̲ir al-Urmawī al-Bag̲h̲dādī (Ṣūfī al-dīn dans quelques sources ottomanes), célèbre musicien et écrivain sur la théorie musicale, est né vers 613/1216, probablement à Urmiya. Il est mort à Bag̲h̲dād le 28 ṣafar 693/28 janvier 1294, à l’âge d’environ 80 ans (Ibn al-Fuwaṭī, al-Hawādit̲h̲ al-d̲j̲amiʿa, 480). Les sources sont muettes concernant l’origine ethnique de sa famille. Il était peut-être d’origine persane (Ḳutb al-dīn S̲h̲īrazī [ q.v] le dit afḍal-i Īrān). Dans sa jeunesse, Ṣafī al-dīn se rendit à Bag̲h̲dād. Ayant reçu une bonne éd…

al-Dalāl

(194 words)

Author(s): Neubauer, E.
, Abū Zayd Nāḳid, musicien et ẓarīf de Médine; mawlā de la tribu des Fahm, il naquit vers 70/690 et mourut vers 145/762. Comme son maître Ṭuways (m. 92/710), c’était un muk̲h̲annat̲h̲ — d’où le proverbe: « plus efféminé qu’al-Dalāl » — et il fut, dit-on, châtré sur l’ordre d’un calife, Sulaymān ou His̲h̲ām [voir cependant Ḵh̲aṣī] . Il utilisa ses dons musicaux à divertir les femmes de Ḳurays̲h̲ et chanter dans les noces en s’accompagnant sur un tambourin ( duff). Il composa des mélodies très artistiques ( kat̲h̲īr al-ʿamal) dans un style dit g̲h̲ināʾ muḍʿaf pour la plupart sur des vers de…

Ṭaḳṭūḳa

(390 words)

Author(s): Neubauer, E.
(pl. ṭaḳāṭīḳ), forme de chanson à strophes en arabe dialectal égyptien. L’histoire sémantique de ce terme est floue. Au XIe et XIIe siècles ap. J. C. une certaine façon de chanter, accompagnée d’une baguette ( ḳaḍīb), s’appelait ṭaḳṭaḳa, est attestée chez Ibn al-Ḳaysarānī ( Kitāb al-Samāʿ, Caire 1970, 63) et Abū l-Ṣalṭ Umayya b. ʿAbd al-ʿAzīz (voir al-Mawsūʿa al-Taymūriyya, Caire 1961, 168). De même, un chant traditionnel bédouin d’Egypte appelé ṭagg est accompagné «par deux baguettes frappant une surface dure» (voir J. R. Smart, dans JSS, XII [1967], 248). Cependant, il n’y a p…

Zurna

(435 words)

Author(s): Neubauer, E.
, instrument musical à vent faisant partie des bois, de la famille des hautbois, au son puissant, joué en plein air. Zurna (zūrnā) est l’orthographe de l’ottoman tardif et du turc moderne pour le terme persan et l’ancien ottoman surnā (surnāy), ṣūrnā ou ṣurnā (ṣurnāy). Le nom s’est répandu dans tous les pays ayant fait partie de l’Empire Ottoman, où on l’utilise encore en bien des endroits. En Egypte, l’instrument a conservé son nom arabe traditionnel de mizmār [ q.v.]; en Libye et au Maroc on l’appelle g̲h̲ayṭa [ q.v.]. La zurna est jouée avec une anche double en roseau. Comme l’anch…