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Ḏj̲azūla

(541 words)

Author(s): Colin, G. S.
, nom arabe d’une ancienne peuplade berbère du Sud-ouest du Maroc, sans doute apparentée au groupe Ṣanhād̲j̲a [ q.v.]. Au contact des Lamṭa [ q.v.], leurs frères, ils nomadisaient au Sud de l’Anti-Atlas. Mais, assez tôt, certains d’entre eux ¶ se sédentarisèrent dans la partie occidentale de cette montagne (Ḏj̲abal Hankīsa); leur établissement principal y était Tāg̲h̲d̲j̲īzat. l’actuelle Tāg̲h̲jījt, à 80 kil. S.-S.-E. de Tīznīt. C’est d’eux qu’était originaire ʿAbd Allāh b. Yā-Sīn, le promoteur du mouvement religieux et poli- tique des Murābiṭūn [ q.v.]. Les Ḏj̲azūla y prirent …

Kammūn

(986 words)

Author(s): Colin, G.S.
, cumin ( Cuminum/Cyminum), ombellifère qui semble originaire de l’Iran oriental, d’où elle serait passée très tôt au Proche-Orient (Syrie, Palestine, haute vallée du Nil), pour se répandre ensuite dans le bassin de la Méditerranée (hébreu: kammōn; grec: kùminon; latin: cuminum). Spontané ou cultivé, ses graines aromatiques étaient recherchées. Les médecins utilisaient leurs multiples vertus: carminatives, emménagogues, sudorifiques, etc. en potions et en électuaires ( maʿād̲j̲īn). Les diététistes les préconisaient comme stimulant de la digestion. On en connaissait mai…

Bimāristān

(3,755 words)

Author(s): Dunlop, D.M. | Colin, G.S. | Şehsuvaroǧlu, Bedi N.
(souvent abrégé en māristān) hôpital, du persan bīmār «malade» + le suffixe istān qui désigne le lieu. Dans l’usage moderne, bīmāristān est surtout appliqué à un asile d’aliénés. I. — Période ancienne et Orient musulman. Selon les Arabes eux-mêmes (cf. al-Maḳrīzī, Ḵh̲iṭaṭ, II, 405), le premier hôpital fut fondé soit par Manāḳyūs, roi mythique d’Égypte, soit par Hippocrate; ce dernier aurait créé pour les malades, dans un jardin près de sa maison, un xenodokeion, littéralement «logement pour étrangers». Pour cette affirmation, Ibn Abī Uṣaybiʿa ( ʿUyūn, éd. Müller, I, 26-7) donne …

Ibn Ḳuzmān

(4,231 words)

Author(s): Colin, G.S.
, nom gentilice d’une famille de Cor doue dont cinq membres, à des titres divers, méritent d’être signalés. On en trouvera l’arbre généalogique apud Ibn al-Abbār, n° 1517. I. Abū l-Aṣbag̲h̲ ʿĪsā b. ʿAbd al-Malik Ibn Ḳuzmān, lettré et poète du IVe/Xe siècle. Le chambellan al-Manṣūr Ibn Abī ʿAmir le choisit comme l’un des précepteurs du jeune calife His̲h̲ām II al-Muʾayyad, proclamé en 366/976, à l’âge de onze ans. Contrairement à ce qu’a supposé Lévi-Provençal ( Du nouveau ..., 13), il ne saurait donc s’agir du père du fameux zad̲j̲aliste, qui porta le même nom. Cette pré…

Iṣṭabl

(6,679 words)

Author(s): Viré, F. | Colin, G.S. | Bosworth, C.E. | Digby, S.
et isṭabl (A.; pl. iṣṭablāt et rarement aṣābil selon LA, s.v.) étymologiquement «étable» au sens d’écurie, c’est-à-dire le bâtiment où l’on garde à ¶ l’attache montures et bêtes de somme (équidés et camélidés) et, par métonymie, le cheptel lui-même de ces bêtes appartenant à un seul propriétaire. Iṣṭabl est l’arabisation du bas-grec στάβλον/σταβλíον/σταυλíον (v. Du Cange, Glossarium ad scriptores mediae et infime graecitatis, Lyon 1688, s.v.) venant lui-même du latin stabulum. C’est là l’un des termes dits «de civilisation» qui ont eu le plus de rayonnement puisqu…

Bādis

(621 words)

Author(s): Colin, G. S.
, localité (aujourd’hui ruinée) pourvue d’un mouillage, sur la côte méditerranéenne du Maroc. Elle est à 110 km. S.-E. de Tétouan, entre le pays des G̲h̲umāra [ q.v.] et le Rīf [ q.v.] proprement ¶ dit. Elle s’élevait sur le territoire des Banū Yaṭṭūfat ( vulgo Bni Yiṭṭōft), près de l’embouchure d’un torrent qui porte son nom: Tālā n-Bādis ( vulgo: Tālembādes). On a voulu y retrouver la Parietina de l’Itinéraire d’Antonin; mais ce toponyme antique pourrait aussi bien correspondre à l’anse — mieux abritée — de Yallīs̲h̲ (= Iris de nos cartes) qui n’est qu’à 7 km. au S.-O. La ville de Bādis et s…

Maṣmūda

(3,807 words)

Author(s): Colin, G.S.
(on rencontre aussi le pluriel brisé Maṣāmida), l’une des principales familles ethniques berbères constituant la branche des Barānis. Si l’on met à part les éléments maṣmūdiens qu’al-Bakrī signale aux environs de Bône, les Maṣmūda post-islamiques paraissent avoir habité exclusivement l’extrémité occidentale du Mag̲h̲rib et, aussi loin que l’on remonte dans l’histoire du Maroc «intérieur», on les voit constituer avec les Ṣanhād̲j̲a [ q.v.], autres Berbères Barānis, le fond du peuplement berbère de ce pays. En effet, depuis la première conquête arabe du Ier/VIIe siècle jusqu’à …

al-Ḏj̲adīda

(1,252 words)

Author(s): Colin, G.S. | Cenival, P. de
, nom arabe et appellation officielle de l’ancienne Mazagan (nom arabe ancien: al-Burayd̲j̲a «la petite forteresse»), ville maritime du Maroc, située sur l’Océan atlantique, à onze kilomètres au S.-O. de l’embouchure du wādī Umm Rabīʿ. Sa population comptait, en 1954, 40 318 habitants, dont 1704 Français, 120 étrangers et 3 328 Juifs. Certains auteurs pensent que Mazagan s’élèverait sur le site de ʿPουσιβìΣ λιμήν de Ptolémée, ou ¶ Portus Rutubis de Pline. Les textes ne disent pas d’ailleurs qu’il y ait jamais eu là une ville, mais seulement un mouillage fréquenté…

al-Mag̲h̲rib

(28,308 words)

Author(s): Yver, G. | Lévi-Provençal, E. | Colin, G. S.
, al-Mamlaka al-Mag̲h̲ribiyya, royaume de l’Afrique du Nord dont le nom, dans les langues européennes (français: Maroc; anglais: Morocco; espagnol: Marruecos) est une déformation de celui de la métropole du Sud, Marrākus̲h̲ [ q.v.]. I. — Géographie. Le Maroc occupe la partie occidentale de la Berbérie; il correspond au Mag̲h̲rib al-Aḳṣā des géographes arabes [voir Mag̲h̲rib], Compris entre 5° et 15° de long. Ouest (Greenwich) d’une part, 36° et 28° de lat. Nord, d’autre part, il couvre une superficie approximative de 500 à 550 000 km2. Il a pour limite au Nord, la Méditerranée, …

Dīwān

(15,700 words)

Author(s): Duri, A. A. | Gottschalk, H. L. | Colin, G. S. | Lambton, A. K. S. | Bazmee Ansari, A. S.
, recueil de poésie ou de prose [voir ʿArabiyya, Īrān (litt.), Turk (litt.), Urdū (litt.), S̲h̲iʿr], registre ou bureau. Les sources ne sont pas d’accord sur l’étymologie du terme: les unes lui attribuent une origine persane, dēv «fou» ou «diable» appliqué aux secrétaires, d’autres le font ¶ venir de l’arabe dawwana «recueillir» ou «enregistrer», de là «collection de pièces ou de feuilles» (voir al-Ḳal-ḳas̲h̲andī, ṣubḥ, I, 90; LA, XVII, 23-4; al-Ṣūlī, Kuttāb, 187; al-Māwardī, al- Aḥkām al- sulṭāniyya, 175; al-Ḏj̲ahs̲h̲iyārī, Wuzarāʾ, 16-17; cf. al-Balād̲h̲urī, Futūḥ, 449). Cepe…

Banīḳa

(331 words)

Author(s): Colin, G. S.
(plur. banāʾiḳ), mot arabe qui a connu une importante évolution sémantique. En arabe ancien, sa valeur est controversée par les lexicographes (cf. Ibn Sīda, Muk̲h̲aṣṣaṣ, IV, 84-85; TA, s.v.). Le sens primitif semble avoir été celui de «toute pièce rapportée ( ruḳʿa) pour élargir une tunique ( ḳamīṣ) ou un seau de cuir ( dalw)». Dans le cas du ḳamīṣ, selon certains, les banāʾiḳ auraient été des «pointes» de tissu, en forme de triangle très allongé, insérées verticalement, en bas des emmanchures, le long des fentes latérales du vêtement, pour lui donner de l’…

Ḳāʾid

(712 words)

Author(s): Colin, G.S.
(A.), terme à valeur peu précise, mais qui désigne toujours un chef militaire dont le grade peut varier de celui de capitaine à celui de général. Sémantiquement, c’est l’équivalent du latin dux. Chez les historiens, le pluriel le plus courant est ḳuwwād. Pour l’armée de terre, en Espagne musulmane, ce titre correspond à «général» et même à «généralissime». Dans la marine de guerre, ḳāʾid al-usṭūl (=ḳ.ʿalā l-uṣtūl) ou ḳāʾid al-baḥr (= ḳ. ʿalā l-baḥr, ḳ. fī l-baḥr) équivaut à «amiral». Mais Ibn K̲h̲aldūn indique ¶ qu’à son époque le terme usuel chez les marins était al-miland (prononcé avec…

Spartel

(111 words)

Author(s): Colin, G. S.
, cap formant l’extrémité Nordouest du Maroc et de l’Afrique, à une dizaine de kilomètres à l’Ouest de Tanger, l’antique AmpelusiaPromontorium. Al-Idrīsī ne le nomme pas; al-Bakrī le connaît comme une montagne s’avançant dans la mer, à 30 milles d’Arzila [voir Aṣīla] et à 4 de Tanger, et qui, avec des sources d’eau douce, porte une mosquée servant de ribāṭ. En face, sur les côtes d’al-Andalus, est la montagne d’al-Ag̲h̲arr ( Ṭarf al-Ag̲h̲arr > Trafalgar). Le nom d’ Is̲h̲bartāl — probablement apparenté au latin spartaria, «lieux abondants en sparte» — que lui donne al-Bakrī n’e…

al-Bādisī

(233 words)

Author(s): Colin, G.S.
, adjectif ethnique se rapportant à la ville de Bādis [ q.v.]. Il a été porté notamment par trois personnages marocains: 1. Abū Yaʿḳūb Yūsuf al-Zuhaylī al-Bādisī, saint et savant du VIIIe/XIVe s., enterré à l’extérieur de la ville. L’auteur du Maḳṣad (cf. infra n° 2) lui a consacré une notice (cf. traduction, 146 et 218). Ibn Ḵh̲aldūn le tenait pour le dernier des grands saints du Maroc (cf. Prolégomènes, trad., II, 199; Histoire des Berbères, I, 230). Léon l’Africain (éd. Schefer, II, 273; trad. Épaulard, Paris 1956, 274) parle de son sanctuaire qui est encore très vénéré: Sīdi Bū Yaʿḳūb. 2. ʿA…

Ḥarṭānī

(490 words)

Author(s): Colin, G.S.
(plur. Ḥarātīn), nom donné, dans l’Afrique du Nord-ouest, à certains éléments de la population des oasis de la zone saharienne. Au point de vue racial, il semble s’agir du résultat d’un métissage, peut-être très ancien, entre des envahisseurs blancs et des autochtones négroїdes (penser aux énigmatiques Bāfūr de Mauritanie). Mais le type ethnique des Ḥarāṭīn est nettement différent de celui des Nègres; ceux du Sud du Maroc ont parfois même un type mongoloїde. Plutôt qu’une race distincte, ils cons…

Bārūd

(16,027 words)

Author(s): Colin, G. S. | Ayalon, D. | Parry, V. J. | Savory, R. M. | Khan, Yar Muhammad
I. — Généralités. En arabe, le mot nafṭ (persan naft) s’applique à la forme la plus pure ( ṣafwa) du bitume de Mésopotamie ( ḳīr – ou ḳārbābilī). Il est naturellement ¶ blanc. On en rencontre parfois du noir que l’on peut blanchir en le sublimant. Le nafṭ est efficace contre la cataracte et le leucome; il a la propriété d’attirer le feu à distance, sans contact immédiat. Mélangé à d’autres produits (graisses, huile, soufre, etc.) qui le rendent plus comburant et plus adhésif, il constituera l’élément essentiel du «feu grégeois», composition incendiaire liquide …

Ḥinnāʾ

(809 words)

Author(s): Colin, G. S.
, le henné (pour les botanistes, c’est Lawsonia alba de Lamarck, appellation préférable à celle de L. inarmis de Linné qui ne correspond qu’à la forme jeune de la plante, la forme adulte étant spinosa), arbrisseau dont les feuilles possèdent des vertus médicinales et des propriétés tinctoriales. En arabe, le mot ḥinnāʾ est de beaucoup le plus courant; mais la langue ancienne en connaît d’autres qui, d’ailleurs, s’appliquent également à d’autres plantes tinctoriales: safran ( zaʿfarān), carthame ( ḳurṭumʿuṣfur) et curcuma ( kurkum); ce sont: yarannāʾ et raḳūn, riḳān, irḳān; ces trois…

Baḳḳāl

(490 words)

Author(s): Colin, G. S.
, étymologiquement «revendeur de légumes», mais ce mot est devenu l’équivalent du français actuel «épicier» pris au sens le plus large. C’est avec cette dernière valeur qu’il est passé en persan et en turc; puis, de ce dernier, dans les langues balkaniques. Avec sa valeur étymologique, le mot était connu de l’arabe hispanique de Valence du XIIIe s., glosé par olerum venditor. Mais dans le dialecte de Grenade (fin XVe s.), il correspond au castillan, gaton (= regrattier) «revendeur de comestibles en général» qui est aussi rendu par k̲h̲aḍḍār. Au début du XXe s., le baḳḳāl des villes du Mar…

Gudāla

(459 words)

Author(s): Colin, G.S.
, peuplade berbère appartenant à la grande ethnie des Ṣanhād̲j̲a du désert (le phonème berbère g est généralement noté en écriture arabe par un d̲j̲īm; mais Ibn Ḵh̲aldūn, selon son système de transcription, le rend par un kāf qui, dans le manuscrit original, devait être diacrité d’un point placé au-dessus ou au-dessous). Ils habitaient dans la partie méridionale de l’actuelle Mauritanie, au Nord du fleuve Sénégal et au contact de l’Océan. Au Sud, leur territoire confinait au pays des Nègres; au Nord, dans l’actuel Ādrār mauritanien…

Melilla

(1,197 words)

Author(s): Colin, G.S.
(en arabe actuel: Mlīlya, berbère Tamlilt «la blanche», chez les géographes arabes: Maīlla), ville maritime du Maroc oriental, située sur un promontoire de la côte Est de la presqu’île des Gelʿiyya que termine le cap Tres Forcas ou des Trois Fourches ( rās Hurk des géographes arabes, actuellement rās Werk). Melilla correspond vraisemblablement au Rusadir des Anciens; cf. Rhyssadir oppidum et portus (Pline, V, 18), Russadir colonia de l’Antonini itinerarium. Léon l’Africain prétend qu’elle aurait appartenu aux Goths durant quelque temps et que c’est sur ces dernie…
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