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Si̊r Daryā

(2,136 words)

Author(s): Barthold, W. | Bosworth, C. E. | Poujol, Catherine
, forme courante Syr Darya, le plus grand fleuve d’Asie Centrale. L’élément turc sir est pratiquement inconnu jusqu’au Xe/XVIe siècle. Au siècle suivant, le prince et historien de Ḵh̲īwa Abū l-G̲h̲āzī Bahādur Ḵh̲ān [ q.v.] appelle la mer d’Aral [ q.v.] «mer de Sir» (Si̊r Teñizi). 1. Aux époques ancienne et médiévale. Le Si̊r Daryā, entre ses origines sur les versants Nord-ouest des monts Tien Chan et son débouché dans la mer d’Aral, traverse les actuelles républiques de Kirghizie, d’Uzbekistan, du Tadjikistan et du Kazakhstan. Il est formé par la réunion dans sa partie orientale ¶ de la v…

Gardīzī

(336 words)

Author(s): Barthold, W.
, Abu Saʿīd ‘Abd al-Ḥayy b. al-ḍaḥḥāk b. Maḥmūd, historien persan qui vivait au milieu du Ve/XIe s. On ne sait rien de sa vie, mais sa nisba indique qu’il était originaire de Gardi̊z [ q.v.]; comme il déclare avoir reçu d’al-Bīrūnī [ q.v.] des renseignements sur des fêtes indiennes, il est possible qu’il ait été son élève. Son ouvrage, intitulé Zayn al-ak̲h̲bār, fut écrit sous le règne du sultan g̲h̲aznawide ʿAbd al-Ras̲h̲īd (440-3/1049-52); il contient une histoire des rois préislamiques de Perse, de Muḥammad et des califes jusqu’en 423/1032, ainsi qu’une…

Mazār-i S̲h̲arīf

(590 words)

Author(s): Barthold, W. | Bosworth, C.E.
, ville du Nord de l’Afg̲h̲ānistān (36° 42’ N, 67° 06’ E.; ait. 380 m), au pied des contreforts septentrionaux de l’Hindū-Kus̲h̲ [ q.v.]. Balk̲h̲ [ q.v.], une grande ville de l’époque classique et du Moyen Âge islamique (aujourd’hui Wazīrābād), qui s’élève à une vingtaine de km à l’Ouest de Mazār-i S̲h̲arif. fut, jusqu’à la période tīmūride, le centre urbain le plus important de la région. Auparavant, le site du futur Mazār-i S̲h̲arīf était marqué par le village de Ḵh̲ayr, appelé par la suite Ḵh̲ōd̲j̲a Ḵh̲ayrān. En deux circonstances, au VIe/XIIe siècle, après 530/1135-6, sous le sul…

Būs̲h̲and̲j̲

(510 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
, appelée aussi Fūs̲h̲and̲j̲, en moyen persan probablement Pūs̲h̲ang, ancienne ville ¶ d’Iran, au Sud de la rivière Harīrūd, et à 10 parasanges (= une journée de voyage) à l’O.-S.-O. de Harāt (Yāḳūt, I, 758) qui se trouve au Nord de la rivière. La ville existait déjà à l’époque préislamique, et, selon la légende, aurait été fondée soit (à cause de son nom) par le héros Pas̲h̲ang (fils d’Afrāsiyāb, mais que la poésie épique considère comme son père), soit par le souverain sāsānide S̲h̲āpūr 1er (242-271) (J. Marquart, Ērānšahr, 49). La ville est mentionnée en l’an 588 comme le siège …

K̲h̲oḳand

(2,772 words)

Author(s): Barthold, W. | Bosworth, C. E.
, écrit en arabe Ḵh̲waḳand, puis Ḵh̲ūḳand (de là l’étymologie populaire k̲h̲ūḳ-kand, ville du sanglier), ville du Farg̲h̲āna où fut fondé, au XIIe/XVIIIe siècle, un royaume özbeg indépendant [voir Farg̲h̲āna]. L’avènement du premier prince de cette dynastie des Miñ, S̲h̲āhruk̲h̲, fut marqué par la construction d’une citadelle; son fils, ʿAbd al-Karīm (m. 1746) fit construire une autre citadelle appelée plus tard Eski Urda. ʿAbd al-Karīm, ainsi que son neveu et successeur Īrdānā Bī, sont mentionnés plus d’une fois dans l’histoire de l’Ataliḳ Muḥammad Raḥīm qui devait devenir k̲h̲ān…

K̲h̲ems̲h̲in

(198 words)

Author(s): Barthold, W. | Wixman, R.
(également: Ḵh̲ems̲h̲ili), petit groupe d’Arméniens musulmans (sunnites) qui se convertirent au début du XVIIIe siècle. Leur dialecte (comme ceux d’Erzurum, de Cilicie et d’Istanbul) fait partie du groupe des dialectes orientaux de la langue arménienne. L’économie traditionnelle des Ḵh̲ems̲h̲in est fondée sur l’élevage des moutons et des chèvres et sur les activités qui en découlent. En Turquie, ils résident en groupes compacts sur les rives du Firtini et du Karadere (Bas̲h̲ Ḵh̲ems̲h̲in) ainsi que dans la région montagneuse proche de Hope (Ḵh̲ems̲h̲…

Alp-takīn

(425 words)

Author(s): Barthold, W. | Cahen, Cl.
(Tigin), fondateur de la puissance des G̲h̲aznawides. Ainsi que la plupart des prétoriens de son temps, c’était un esclave turc acheté et enrôlé dans la garde du corps des Sāmānides, qui, peu à peu, s’éleva jusqu’à la dignité de «Ḥād̲j̲ib des Ḥād̲j̲ibs» (commandant en chef de la garde). En cette qualité, il exerça le pouvoir effectif sous le règne du jeune ʿAbd al-Malik Ier [ q.v.]; le vizir Abū ¶ ʿAlī al-Balʿamī lui dut sa nomination et n’osa rien entreprendre «sans la connaissance et le conseil» d’Alp-Takīn. Pour l’éloigner de la capitale, le souverain dut l’ap…

Bādg̲h̲īs

(406 words)

Author(s): Barthold, W. | Allchin, F.R.
ou Bād̲h̲g̲h̲īs, district situé dans la partie Nord-ouest de l’Āfg̲h̲ānistān moderne, dans la province de Harāt; on explique son nom comme étant dérivé du persan bādk̲h̲īz (endroit où le vent se lève), du fait que les vents forts y dominent. Pour les géographes du IVe/Xe siècle, seule la région au Nord-ouest de Harāt, entre cette ville et Sarak̲h̲s, est appelée Bādg̲h̲īs. L’auteur des Ḥudūd al-ʿālam, écrivant vraisemblablement grâce à ses connaissances personnelles, la décrit comme un endroit prospère et agréable, groupant 300 villages. Plus tard, le nom fut…

Ḳaraḳorum

(509 words)

Author(s): Barthold, W. | Boyle, J.A.
, ville de l’ aimak d’Övör Khangay, en Mongolie centrale, aujourd’hui en ruine; au VIIe/XIIIe siècle, elle fut, pour une courte période, la capitale de l’empire mondial mongol. L’exposé le plus complet sur cette ville est donné par le voyageur européen Guillaume de Rubrouck et par l’historien persan al-Ḏj̲uwaynī [ q.v.]. C’est N. M. Yadrent̲s̲ev qui, en 1889, fut le premier à en découvrir les ruines et celles-ci furent, en 1891, visitées et décrites par les membres d’une expédition russe dirigée par Radlov. En 1948-9, une expédition conjointe, …

al-Ṣug̲h̲d

(1,186 words)

Author(s): Barthold, W. | Bosworth, C. E.
, al-Sug̲h̲d, dans les sources géographiques et historiques islamiques anciennes, nom de la Sogdiane des auteurs grecs classiques, région d’Asie Centrale au-delà de l’Oxus s’étendant dans son acception la plus large sur les actuelles républiques d’Uzbekistan, du Tadjikistan et de la Kirghizie. Ce même nom (vieux-persan suguda, néo-avestique sug̲h̲δα, grec sogdioi ou sogdianoi, nom de pays : Sogdiane) désignait dans l’antiquité un peuple d’origine iranienne soumis aux Perses (au moins depuis Darius Ier, 522-486), dont le territoire, d’après des relations grecques, s’…

Baydu

(274 words)

Author(s): Barthold, W. | Boyle, J.A.
, cinquième des Il-Ḵh̲āns mongols de Perse dans l’ordre de succession et petit-fils deHülegü, fondateur de la dynastie. Il ne régna que quelques mois puisque Gayk̲h̲atu, son prédécesseur, fut étranglé le jeudi 4 d̲j̲umādā II 694/21 avril 1295, etil fut’lui-même mis à mort le mercredi 23 d̲h̲ū l-ḳaʿda/4 oct. de la même année. Injurié par Gayk̲h̲atu, ce jeune prince en apparence peu important avait été entraîné dans une conspiration des amīrs mongols contre l’Il-Ḵh̲ān, laquelle aboutit à la déposition et à l’exécution de ce dernier; les conspirateurs avaientalors en…

Dūg̲h̲lāt

(1,044 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
, parfois Dūḳlāt, tribu mongole dont Abū l-G̲h̲āzī (éd. Desmaisons, St Pétersbourg 1871, I, 65) fait dériver le nom du pluriel du terme mongol dog̲h̲olong (- lang) «boîteux». La tribu semble n’avoir joué aucun rôle pendant la première période de l’empire mongol, bien qu’on puisse supposer qu’elle a constamment soutenu Čingiz Ḵh̲ān (Ras̲h̲īd al-dīn, éd. Berezin dans Trudi̊ vost. otd. Imp. Russk. Ark̲h̲eol. obs̲h̲čestva, VII 275, XlII/texte 47, 52; trad. L. A. Ḵh̲etaguro v, Moscou-Leningrad 1952, I/1, 193). Il semble qu’à cette époque la tribu presque tout en…

Balāsāg̲h̲ūn

(650 words)

Author(s): Barthold, W. | Boyle, J. A.
ou Balāsakūn, ville située dans la vallée du Ču, dans ce qui est actuellement la Kirghizie. Les géographes médiévaux ne donnent que de vagues indications sur sa position; Barthold, Otčet o poyezdke v Sradniya Aziyu, St Pétersbourg 1897. 39, suggère son identité avec Aḳ-Pes̲h̲in dans la région de Frunze; A. N. Bernchtam, Čuyskaya dolina, dans Materialϊ i issledovaniya arkheologii S.S.S.R., n° 14 (1950), 47-55, s’accorde avec Barthold et donne une description du site. La ville était une fondation soghdienne, et à l’époque de Kās̲h̲g̲h̲arī, c’est-à-dire dans la seconde moitié du Ve/XIe …

Bāmiyān

(1,293 words)

Author(s): Barthold, W. | Allchin, F.R.
(souvent sous la forme al-Bāmiyān dans les sources arabes), ville de l’Hindū-Kus̲h̲, au Nord de la chaîne principale, dans une vallée de montagne située à 2584 m. au-dessus du niveau de la mer, et à travers laquelle passe l’une des plus importantes routes reliant les bassins de l’Oxus et de l’Indus; la ville a donc de l’importance comme centre commercial; au moyen âge, s’y ajoutait son rôle de forteresse. Bien que la vallée, où coule la rivière Kunduz, appartienne en réalité au bassin de l’Oxus, et …

Ḳurama

(790 words)

Author(s): Barthold, W.
, d’après Radloff ( Versuch eines Wörterbuches der Tüirk-Dialecte, II, St. Pétersbourg 1899, 924) «race de Turcs du Turkestan»; dans son ouvrage, le mot kirghiz (c’est-à-dire ḳazaḳ) ḳurama (de ḳura = coudre ensemble des morceaux d’étoffe) est aussi cité avec le sens de «couverture faite de morceaux d’étoffe cousus ensemble». Dans un autre ouvrage ( Aus Sibirien 2, Leipzig 1893,1, 225), Radloff lui-même dit que les Ḳurama sont un peuple formé par «un mélange d’Özbeks et de Kirghiz» et que leur nom vientt d’après ce que disent les Kirghiz eux-mêmes, du fai) qu’ils sont formés ( kura = coudre…

Ḳarapapak̲h̲

(319 words)

Author(s): Barthold, W. | Wixman, R.
(du turc «chapeau noir») peuple turc dont la langue appartient à la catégorie de l’og̲h̲uz occidental et ne diffère guère de l’azéri et du turc. En URSS, elle est souvent considérée comme étant de l’azéri et, en Turquie même, elle n’est plus parlée, ayant été remplacée par le turc. En 1828, les Ḳarapapak̲h̲ émigrèrent de la région qui longe le Debeda ou Borcala en Arménie septentrionale (près de la frontière de la Géorgie) pour se rendre les uns dans la région de Kars, les autres dans celle de Sulduz, en Perse, au Sud du lac Rezayeh. Dans le d…

K̲h̲ānbali̇ḳ

(471 words)

Author(s): Barthold, W.
(écrit ordinairement Ḵh̲ān Bālīḳ) «ville du k̲h̲ān», mot turc oriental adopté plus tard par le reste du monde musulman et même par l’Europe occidentale ( Cambaluc et var., dans Hallberg, l’Extrême Orient dans la littérature et la cartographie de l’Occident, Göteborg 1906, 105-6), pour désigner Pékin, résidence de l’empereur mongol depuis 1264. Selon Ras̲h̲īd al-din (éd. Berezin, Trudi̊ Vost. Otd. Ark̲h̲. Obs̲h̲č.. XV, texte persan, 34), Pékin (chin. d’alors Čūngdū, c’est-à-dire «capitale du milieu» était nommé auparavant Ḵh̲ānbali̊ḳ par les Mongols et con…

Turkistān

(3,060 words)

Author(s): Barthold, W. | Bosworth, C. E. | Poujol, Catherine
, Turkestan, mot persan signifiant «territoire des Turcs». 1. Pour désigner les terres d’Asie Centrale situées au nord de la Perse moderne et de l’Afg̲h̲ānistān. Cela correspond plus ou moins à l’ancienne Transoxiane ou Mā warāʾ al-Nahr [ q.v.] et aux territoires steppiques s’étendant vers le Nord, bien qu’à partir de l’époque mongole (depuis le XIIIe siècle), ceux-ci furent souvent désignés comme Mog̲h̲olistān [ q.v.]. Pour les Persans, naturellement, seule comptait la frontière sud du territoire des Turcs, la frontière face à l’Īrān, et son tracé variait s…

Ḳubilay

(362 words)

Author(s): Barthold, W. | Boyle, J. A.
, grand - k̲h̲ān mongol de 1260 à 1294, qui était le frère de Möngke [ q.v.] à qui il succéda. Né en 1215, il fut chargé par son frère, en 1251, de l’administration de la Chine septentrionale et prit part à la guerre engagée par Möngke contre les Sung qui régnaient dans le Sud. La conquête de leur royaume ne fut achevée que sous son propre règne (en 1279), et toute la Chine fut alors placée sous l’autorité d’un seul souverain, pour la première fois depuis le Xe siècle. Dès 1260, il avait transféré la capitale de l’empire de Ḳaraḳorum [ q.v.] à Pékin (en mongol: Ḵh̲ān-Balig̲h̲ [ q.v.] = la ville du ḳhān) et,…

Aḳ Masd̲j̲id

(177 words)

Author(s): Barthold, W.
, «Mosquée blanche», nom de deux villes: 1 — Ville de Crimée (prononciation locale: Ak Mecet), fondée au XVIe siècle par les Ḵh̲āns de Crimée pour protéger leur capitale, Bāg̲h̲če Sarāy, des incursions des nomades. Elle fut la résidence du prince héritier ( Kalg̲h̲ay sulṭān) dont le palais se trouvait en dehors de la ville, d’après Ewliyā Čelebi, VII, 638-41. La cité fut détruite par les Russes en 1736, et rebâtie en 1784 sous le nom de Simferopol (mais la population locale continue d’employer le nom turc). 2 — Forteresse sur le Siʾr Daryā, faisant partie du k̲h̲ānat de Ḵh̲ūḳand. …

Ḳazaḳ

(575 words)

Author(s): Barthold, W. | Hazai, G.
, attesté pour la première fois dans les langues turques au VIIIe/XIVe siècle avec le sens d’«indépendant, vagabond», est également conservé, ainsi que d’autres acceptions voisines telles que «homme libre et indépendant, vagabond, aventurier, etc.», dans ces langues à l’époque moderne. Durant les troubles de la période tīmūride, ce terme désignait, par opposition aux souverains réels, les prétendants, et leurs partisans, qui menaient une vie d’aventuriers ou de voleurs à la tête de leurs hommes. A la même époque, ḳazaḳ commença aussi à s’appliquer aux groupes nomades qui s…

Atek

(164 words)

Author(s): Barthold, W.
, district du Turkmenistan soviétique occupant le versant septentrional de la chaînefrontière du Ḵh̲urāsān (Kopet Dag̲h̲), entre les stations de chemin de fer actuelles de Gjaurs et de Dus̲h̲ak. Le nom est en réalité le turc Etek «bord, lisière» (de la chaîne de montagnes), traduction du nom persan de la même région Dāman-i Kūh «pied de la montagne»; cependant les Persans écrivent toujours ce mot Ātak. Il ne semble pas qu’au moyen âge on eût l’habitude de désigner ce territoire par un nom spécial. L’Atek, en qualité de district de la ville d’Abīward [ q.v.], dépendait du Ḵh̲urāsān. Aux Xe/XVI…

B’adak̲h̲s̲h̲an

(3,737 words)

Author(s): Barthold, W. | Bennigsen, A. | Carrère-d'Encausse, H.
, écrit aussi fréquemment Bad̲h̲ak̲h̲s̲h̲ān et parfois dans la langue littéraire (avec la désinence arabe du pluriel) Badak̲h̲s̲h̲ānāt, pays montagneux situé sur la rive gauche du cours supérieur de l’Āmū-Daryā ou plus exactement du Pand̲j̲, source de ce grand fleuve; le qualificatif tiré de ce substantif est Badak̲h̲s̲h̲ānī ou Badak̲h̲s̲h̲ī. J. Marquart ( Ērāns̲h̲ahr, 279) donne à ce nom la signification de «pays du Bad̲h̲ak̲h̲s̲h̲ ou Balak̲h̲s̲h̲, espèce de rubis, qui ne se rencontre, dit-on, que dans le Bad̲h̲ak̲h̲sh̲ān, sur le Kokča». Il est p…

Hūlāgū

(695 words)

Author(s): Barthold, W. | Boyle, J. A.
(Hülegü ou plutôt Hüleʾü, le g intervocalique étant purement graphique), conquérant mongol et fondateur de la dynastie des Īl-k̲h̲āns [ q.v.] de Perse. Né vers 614/1217, il était le petit-fils de Čingiz-Ḵh̲ān [ q.v.] par son plus jeune fils, Toluy [ q.v.]. Envoyé par son frère, le Grand Ḵh̲ān Möngke, à la tête d’une armée contre les Ismā-ʿīliens et le calife, il quitta la Mongolie dans l’automne de 651/1253, avança par petites étapes sur un itinéraire soigneusement préparé, les routes ayant été spécialement dégagées et nivelées et des …

Bāysong̲h̲or

(36 words)

Author(s): Barthold, W.
, nom d’un autre prince, de la dynastie Aḳ-Ḳoyunlū en Perse, fils et successeur du sultan Yaʿḳūb; il ne régna que peu de temps (896-97/1490-92) et fut dépossédé par son cousin Rustam. (W. Barthold)

Kur

(301 words)

Author(s): Barthold, W. | Savory, R.M.
, le Kour, est le plus grand fleuve du Caucase (1050 km; 200 farsak̲h̲s = près de 1300 km pour Ḥamd Allāh Mustawfī Ḳazwīnī); il était appelé Cyrus par les Grecs et nahr al-Kurr par les Arabes; les Russes le nomment Kura (qui dériverait de a-kuara «fleuve» en langue abk̲h̲āze) et les Géorgiens Mtkvari (qui viendrait de mdinaré «fleuve» dans le dialecte de Kartalie). Il prend sa source en Géorgie, au Sud d’Ardahani (à l’Ouest de Ḳarṣ, dans le district de Poso), et coule vers le Nord jusqu’à Akhaltziké, où il tourne vers l’Est (voir la carte dans V. Minorsky, History of Sharvān, Cambridge 1958, 174…

Ḳumuḳ

(2,530 words)

Author(s): Barthold, W. | Kermani, David K.
(variante: Ḳumi̊ḳ, groupe ethnique appartenant à la subdivision des Turcs ḳipčaḳ des peuples altai̊ques comme les Nog̲h̲ay, les Ḳaračay et les Balkar; ils vivent au Nord de la chaîne principale du Grand Caucase, sur les pentes Nord, Nord-est et Est du Caucase dāg̲h̲istānais, entre les hauteurs et la mer Caspienne, de Derbend à Adz̲h̲i-Su (près du cours inférieur du Terek); ils ne disposent que d’une étroite bande de terre au Sud, mais leur territoire s’élargit au Nord, près du Terek. Les Ḳumuḳ ont pour voisines les Nog̲h̲ay au Nord, les Avares [ q.v.] et les Darg̲h̲ins [ q.v.] à l’Ouest, le…

Baraba

(763 words)

Author(s): Barthold, W. | Bennigsen, A.
, steppe de la Sibérie occidentale, située dans l’ oblastʾ de Novosibirsk de la R.S.S. Fédérative Russe, entre 54 et 57° de lat. Nord, et limitée à l’Est et à l’Ouest par les chaînes de collines qui bordent les rives de l’Irti̊sh et de l’Obʾ. Cette steppe, qui s’étend sur 117 000 km2, compte de nombreux lacs, salés pour la plupart; le plus grand est le lac Čani̊. Le sol, partiellement marécageux, comporte aussi des zones fertiles, mais c’est essentiellement une région d’élevage de bovins. Son climat est continental froid. La population (plus de 500 000 habitants en 1940) est inégalem…

Alān

(628 words)

Author(s): Barthold, W. | Minorsky, V.
(en arabe généralement orthographié al-Lān), peuple iranien (Alan < Aryan) du Caucase septentrional, autrefois signalé aussi à l’Est de la Mer Caspienne (voir Bīrūnī, Taḥdīd al-amākin, éd. A. Z. Validi, dans Bīrūnīs Picture of the world, 57), confirmé par la toponymie. Les Alāns sont mentionnés dans l’histoire à partir du Ier siècle de J.-C. En 371, ils furent battus par les Huns. Une partie des Alāns émigra avec les Vandales vers l’Ouest en traversant la France et l’Espagne, et finalement prit part à la création du royaume vandale d’Afrique d…

Bāliḳ

(117 words)

Author(s): Barthold, W.
, mot turco-mongol signifiant ville (écrit aussi Bālīḳ et Bālig̲h̲), se rencontre souvent dans des noms composés de villes, comme Bīs̲h̲bāliḳ («Cinq villes», aujourd’hui ruines près de Gučen dans le Turkestan chinois), Ḵh̲ānbāliḳ («ville du Khān», nom turco-mongol de Pékin, employé également par beaucoup de voyageurs européens du moyen âge), Ilibāliḳ (sur le fleuve Ili, aujourd’hui Ilijsk), etc. La ville de Bīs̲h̲bāliḳ se trouvant déjà mentionnée dans les inscriptions de l’Orkhon (VIIIe siècle de notre ère), il s’ensuit que Bāliḳ au sens de «ville» est du nombre de…

ʿAbd Allāh b. Iskandar

(843 words)

Author(s): Barthold, W.
, le plus grand prince de la dynastie s̲h̲aybānide, né en 940/1533-4 (l’année du dragon 1532-3 est vraisemblablement donnée comme année solaire) à Āfarīnkent de Miyānkāl (île située entre les deux bras du Zarafs̲h̲ān). Le père (Iskandar Ḵh̲ân), le grandpère (Ḏj̲ānī Beg) et l’arrière grand-père [Ḵh̲wād̲j̲a Muḥammad, fils d’Abū l-Ḵh̲ayr — q.v.] de ce souverain de génie ont tous été dépeints comme des gens très ordinaires, presque stupides. Ḏj̲ānī Beg (m. en ¶ 935/1528) avait recu en partage Karmīna et Miyānkāl lors de la distribution de 918/1512-3; Iskandar était, au …

Bāyḳarā

(366 words)

Author(s): Barthold, W.
, prince de la maison des Tīmūrides, petit-fils de Tīmūr. A la mort de son grand-père, en S̲h̲aʿbān 807/févr. 1405, il aurait eu 12 ans, ce qui permet de placer sa naissance vers 795/I392-93. Son père, ʿUmar S̲h̲ayk̲h̲, était mort avant Tīmūr. Dawlat S̲h̲āh (éd. Browne, 374) fait de Bāyḳarā, pour sa beauté, un second Joseph et, pour sa bravoure, un second Rustam; il aurait été pendant un certain temps prince de Balk̲h̲. En 817/1414, S̲h̲āhruk̲h̲ lui donna en fief le Lūristān, Hamadān, Nihāwand et Burūd̲j̲ird; l’année suivante, il se rév…

Ḳi̊zi̊l-ḳum

(384 words)

Author(s): Barthold, W. | Bosworth, C. E.
(turc «sable rouge»), désert qui s’étend entre le Si̊r-Daryā et l’Āmu-Daryā [ q.v].; voir aussi Ḳarā-Ḳum] et fait aujourd’hui partie des RSS de l’Uzbekistan et du Kazakhstan. Ce terrain est moins uniforme, surtout dans sa partie centrale, que dans le Ḳarā-Ḳum, et le désert de sable, coupé par plusieurs chaînes de collines, est rocheux en certains endroits. Au fur et à mesure que l’on descend vers le Sud, le Ḳi̊zi̊l-Ḳum est de plus en plus inhospitalier. Le territoire appelé Adam-Ḳi̊ri̊lg̲h̲an («où l’homme péri…

Tirmid̲h̲

(1,998 words)

Author(s): Barthold, W.
, ville sur la rive nord de l’Āmū Darya [ q.v.] ou Oxus, près du confluent de son affluent, le Surkhān, (37° 15’ N., 67° 15’ E.); aujourd’hui, c’est la ville de Termez à l’extrême sud de l’Ouzbékistan. ¶ Comme Samʿānī, Kitāb al-ansāb, d’al-Ḥaydarābād, III, 41 qui y a passé 12 jours, en témoigne, le nom était dans la ville même, prononcé Tarmīd̲h̲ ( GMS, XX, fol. 105b), fait confirmé par le chinois Ta-mi (cf. Hüan-Tsang, trad. St. Julien, Mémoires sur les contrées occidentales, I, 25); des officiers russes ont également en 1889 entendu la prononciation Termiz ou Tarmi̊z ( Sbornik materialov po …

Almali̊g̲h̲

(696 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B. | Pritsak, O.
, capitale d’un royaume musulman de la haute vallée de l’Ili [ q.v.] fondée au VIIe/XIIIe siècle par Ūzār (Ḏj̲uwaynī, I, 57) ou ¶ Būzār (Ḏj̲amāl Ḳars̲h̲ī, dans W. Barthold, Turkestan, éd. russe, I, 135 sq.), dont on dit qu’il commença par être brigand et voleur de chevaux. Selon Ḏj̲amāl, il prit pour régner le titre de Tog̲h̲rul Ḵh̲ān. Almali̊g̲h̲ est d’abord citée comme capitale de ce royaume, et, plus tard, comme uni grande et riche ville de commerce. Nous devons nos informations sur son site principalement aux Chinois (Bretschneider, Med. Researches, I, 69 sq., II, 33 sqq. et index…

Abū l-K̲̲h̲ayr

(701 words)

Author(s): Barthold, W.
, souverain des Özbegs (voir Uzbeks) et artisan de la puissance de cette nation, descendant de S̲h̲aybān, le plus jeune fils de Ḏj̲uči (voir S̲h̲aybānides), né en l’année du dragon (1412; l’année de l’hégire 816/1413-4 est donnée par erreur). On dit qu’il fut d’abord au service d’un ¶ autre descendant de S̲h̲aybān, Ḏj̲amaduḳ Ḵh̲ān. Ce dernier trouva la mort au cours d’une révolte; Abū l-Ḵh̲ayr fut fait prisonnier, mais fut relâché et peu après, proclamé k̲h̲ān du territoire de Tura (Sibérie) à l’âge de 17 ans (année du singe, 1428; on donne …

Īssi̊k-kul

(1,662 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
(en turc «lac chaud»), le plus important lac de montagne du Turkestaii et l’un des plus grands lacs d’eau douce du monde; il est situé entre 42°n’ et 42°59’ de latitude Nord et entre 76° 15’ et 78°3o’ de longitude Est, à 1 605 mètres au-dessus du niveau de la mer; sa longueur totale est de 185 kilomètres environ, sa largeur de 60 km., sa plus grande profondeur de 702 mètres et sa superficie totale de 6 205 kilomètres carrés. Des deux chaînes du Tʿien-S̲h̲an, le Kungey-Alatau, au Nord, et du Ters…

al-Barāmika

(3,480 words)

Author(s): Barthold, W. | Sourdel, D.
ou Āl Barmak (Barmakides), famille iranienne de secrétaires et vizirs des premiers califes ʿabbāsides. 1. Origines. Le nom Barmak, porté traditionnellement par l’ancêtre de la famille, n’était pas, au dire de certains auteurs arabes, un nom propre, mais un mot désignant la dignité héréditaire de grand-prêtre du temple de Nawbahār, près de Balk̲h̲. Cette interprétation se trouve confirmée par l’étymologie actuellement reçue qui fait dériver le terme du sanscrit parmak «supérieur, chef». Quant au terme Nawbahār, provenant lui aussi du sanscrit ( nōva vihāra «nouveau couvent»), i…

Farg̲h̲āna

(2,972 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
, Ferg̲h̲ānā, vallée du moyen Iaxartes (Si̊r-Daryā), d’environ 300 km. de long sur 70 de large, entourée par une partie des montagnes du Tian-s̲h̲an: la chaîne de Čatkal (arabe Ḏj̲adg̲h̲al, jusqu’à 3000 m.) au Nord, les montagnes de Ferg̲h̲āna (jusqu’à 4000 m.) à l’Est, et les monts Alai (jusqu’à 6000 m.) au Sud. Le seul passage (7 km. de large) praticable en toute saison est à l’Ouest, au point où le Iaxartes quitte la vallée et où la route commerciale (et, depuis 1899, le chemin de fer de Samarḳand Ōs̲h̲) y pénètre; la vallée de Farg̲h̲āna a une superficie d’environ 23 000 km2; les terres irri…

Ḳaraḳum

(248 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
(en turc «sable noir»), désert du Turkestan russe, entre l’Arnù Daryā, l’Üst Yurt et la chaîne des hauteurs de la Caspienne, par opposition au Ḳi̊zi̊lḳum «sable rouge», désert situé entre le Si̊r Daryā et l’Āmū Daryā. Le Ḳaraḳum, d’une superficie de 300 000 km2 environ, est d’une désolation encore plus triste que le Ḳi̊zi̊lḳum et possède bien moins de zones cultivables. Les bandes sablonneuses qui s’étendent au Nord du Si̊r jusqu’au lac Čalkar sont appelées «petit Ḳaraḳum» (cf. F. Machatschek, Landeskunde von Russisch-Turkestan, Stuttgart 1921, 15 sq., 285 et index). Une bonn…

Mangū-tīmūr

(919 words)

Author(s): Barthold, W. | Bregel, Yu.
(ainsi sur ses monnaies; mongol: Möngke-Temür, parfois écrit aussi Mūngkā, comme par ex. par Ras̲h̲īd al-dīn, éd. Blochet, 109; dans les annales russes: Mengutimer et Mengutemer, appelé aussi Külük «glorieux, célèbre») k̲h̲ān de la ¶ Horde d’Or (665-79/1267-80), qui était le petit-fils du k̲h̲ān Bātū [ q.v.], et le fils de Toḳūḳān (< Tog̲h̲on). Son prédécesseur Berke [ q.v.] mourut, d’après al-Ḏh̲ahabī, en rabīʿ II 665/janvier 1267 (voir Tiesenhausen, 201-2; d’autres sources égyptiennes n’indiquent que l’année). En ṣafar 666/octobre-novembre 1267, une …

Alti S̲h̲ahr

(140 words)

Author(s): Barthold, W.
ou Alta S̲h̲ahr (le nombre «six» est toujours écrit alta au Turkestan chinois), «six villes», désigne la partie du Turkestan chinois (Sin Kiang) qui comprend les villes de Kuča, Aḳ Su, Uč Turfān (ou Us̲h̲ Turfān), Kās̲h̲g̲h̲ar, Yārkand et Ḵh̲otan. Cette dénomination semble avoir été employée pour la première fois au XVIIIe siècle (cf. M. Hartmann, Der islamische Orient, I, 226, 278). Une septième ville, Yangi Hisār (entre Kās̲h̲g̲h̲ar et Yārkand) est quelquefois ajoutée, bien qu’elle soit fréquemment comptée au nombre des six, auquel cas on supprime so…

Balk̲h̲ān

(216 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
, deux chaînes de montagnes à l’Est de la mer Caspienne, qui enserrent le lit à sec de l’Özboi [cf. Amū Dāryā]. Au Nord de ce fleuve s’élève le grand Balk̲h̲ān, haut plateau calcaire, difficile d’accès, aux pentes abruptes; le plus haut sommet est le Düines̲h̲ Ḳalʿe, qui s’élève à environ 1880 mètres. Le petit Balk̲h̲ān, au Sud de l’Özboi, est entaillé par un grand nombre de ravins, et n’atteint pas (à l’Ouest) une hauteur de plus de 800 mètres. Ces montagnes, où, d’après al-Muḳaddasī ¶ (285, I.14 sq.), vivaient des chevaux et du bétail à l’état sauvage, furent explorées par les…

Atsi̊zb. Muḥammad b.Anūs̲h̲tigin

(622 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
, Ḵh̲wārizms̲h̲āh [ q.v.] de 521-2/1127-8 à 551/1156, né vers 1098; il succéda à son père comme vassal du sultan sald̲j̲ūḳide Sand̲j̲ar en 521/1127 ou 522/1128. Le désir de toute sa vie fut de se rendre indépendant de ce souverain, de maintenir aussi sa position en tenant compte de la puissance récemment fondée des Ḳara Ḵh̲iṭāy, et d’annexer les districts du Nord qui, aux siècles précédents, avaient été temporairement rattachés à l’État du Ḵh̲wārizm, afin de compléter ainsi son extension. En fait, il arriva (selon Ḏj̲uwaynī, en partie pendant la vie de son père) à so…

Gand̲j̲a

(980 words)

Author(s): Barthold, W. | Boyle, J. A.
, ar. Ḏj̲anza, autrefois Elizavetpol, actuellement Kirovabad, deuxième ville de la R.S.S. d’Azerbaijan. Fondée sous la domination arabe, en 245/859, selon le Ta’rīk̲h̲ Bāb al-Abwāb (V. Minorsky, A History of S̲h̲arvān and Darband, Cambridge 1958, 25. 57)i elle n’est pas mentionnée par les plus anciens géographes arabes comme Ibn Ḵh̲urradādhbih et al-Yaʿkūbī; elle paraît avoir tiré son nom de celui de la capitale anté-islamique de l’Ād̲h̲arbayd̲j̲ān (les ruines actuelles de Tak̲h̲t-i Sulaymān). Al-Iṣtak̲h̲rī (187, 193) ne cite …

Manṣūr b. Nūḥ

(513 words)

Author(s): Barthold, W.
, nom de deux amīrs de la dynastie sāmānide de Transoxiane et du Ḵh̲urāsān. 1. Manṣūr b. Nūḥ Ier (Abū Ṣāliḥ), amīr du Ḵh̲urāsān et de Transoxiane (350-65/961-76), successeur de son frère ʿAbd al-Malik b. Nūḥ Ier. On trouve des renseignements sur la situation intérieure du royaume sāmānide sous Manṣūr chez Ibn Ḥawḳal, qui en fut le témoin oculaire (voir en particulier BGA, II, 341: fī waḳtinā hād̲h̲ā; 344, sur la personnalité de Manṣūr: «le roi le plus juste de notre époque, malgré la faiblesse de son corps et la maigreur de sa personne). Sur le vizir Abū ʿAlī Muḥammad Balʿamī, voir l’art. Balʿamī…

Aḥmad b. Sahl

(230 words)

Author(s): Barthold, W.
b. Hās̲h̲im, gouverneur du Ḵh̲urāsān. Il appartenait à la famille notable des Dihḳāns Kāmkāriyān (établis près de Merw) qui prétendaient descendre des Sāsānides. Pour venger la mort de ses frères tombés dans une lutte qui eut lieu entre Persans et Arabes (à Merw), Aḥmad provoqua un soulèvement populaire sous ʿAmr b. al-Layt̲h̲. Il fut amené prisonnier dans le Sīstān, s’évada d’une manière aventureuse et après une nouvelle tentative de révolte à Merw, il réussit à se réfugier à Buk̲h̲ārā chez le S…

Bābā Beg

(73 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
, chef özbeg de la famille des. Keneges, qui fut, jusqu’en 1870, prince de S̲h̲ahrisabz. Cette ville ayant été conquise par les Russes, il s’enfuit avec un petit groupe de ses fidèles. Finalement, il fut pris à Ferg̲h̲āna et obligé à résider à Tachkent. En 1875, il prit du service dans l’armée russe et participa à la campagne contre Ḵh̲oḳand. Il mourut vers 1898 à Tachkent. (W. Barthold- [B. Spuler])

Ḳaraḳalpaḳ

(686 words)

Author(s): Barthold, W. | Wixman, R.
(du turc «chapeau noir»), peuple turc d’Asie centrale. Dans les annales russes, un peuple de ce nom (Černi̊ye Klobut̲s̲i) est mentionné dès le XIIe siècle, mais on ne peut affirmer catégoriquement que ces «Chapeaux Noirs» soient identiques aux Ḳaraḳalpaḳ actuels. Ce n’est qu’à la fin du XVIIe siècle qu’on trouve mention des Ḳaraḳalpaḳ en Asie centrale. D’après la relation d’ambassade de Skibin et Tros̲h̲in (1694), ils habitaient alors sur le Si̊r Daryā, à dix jours de marche en aval de la ville de Turkestān. Ils y sont encore mentionnés au ¶ XVIIIe siècle en tant que voisins du pays des k̲h̲ān…

Awliyā Ata

(403 words)

Author(s): Barthold, W. | Spuler, B.
(en turc «Saint père») est le nom qu’a porté dans l’histoire la ville moderne de Ḏj̲ambul (qui s’appelle ainsi depuis 1938, à cause du poète ḳazak̲h̲ Džambul Džabaev, 1846-1945); elle est située sur la rive gauche de la rivière Talas dans la RSS ḳazak̲h̲e. Jusqu’en 1917, c’était la capitale du district du Si̊r Daryā au Turkestan russe, et son nom lui venait de la tombe d’un saint homme Ḳara Ḵh̲ān (connu dès le XVIIe siècle; voir Baḥr al-asrār de Maḥmūd b. Walī, ms. de l’India Office, n° 545, fol. 119 r°). Son mausolée date du XIXe siècle et ne porte aucune inscription. Mais d’autre part, …
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