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Silsila

(171 words)

Author(s): Réd.
(a.), littéralement «chaīne», est employé dans la terminologie du Ṣūfisme et des confréries ṣufies ( ṭuruḳ) pour désigner une chaīne continue d’ascendance spirituelle, sorte d’ isnād [ q.v.] mystique. Elle relie le chef d’une confrérie, le s̲h̲ayk̲h̲, ou pīr, à un personnage considéré comme le fondateur de l’ordre, voire au Prophète. Ces personnages peuvent appartenir à l’Islam primitif, comme le Yéménite contemporain du Prophète Uways al-Ḳaranī, ou les Califes orthodoxes, notamment Abū Bakr, ʿUmar et ʿAlī .Que ces revendications d’…

Ibn al-Sāʾig̲h̲

(170 words)

Author(s): Réd.
al-ʿArūḍī, Abū ʿAbd Allāh S̲h̲ams al-dīn Muḥammad b. al-Ḥasan b. Sibāʿ al-Ḏjud̲h̲amī, connu également sous le nom d’Ibn S̲h̲ayk̲h̲ al-Salāmiya, poète, grammairien et lexicographe né à Damas en 645/1247, m. dans la même ville vers 722/1322. Ibn al-Ṣāʾig̲h̲, qui enseignait la grammaire, la métrique et les belleslettres dans une boutique du quartier des bijoutiers, est l’auteur d’un certain nombre de gloses et d’abrégés d’ouvrages célèbres (com. de la Maḳṣūra d’Ibn Durayd, abrégé du Ṣaḥāḥ d’al-Ḏj̲awharī, abrégé du com. d’Ibn Ḵh̲arūf et d’al-Sirāfi sur le Kitāb de Sībawayh [ms. à l…

Maḥalle

(506 words)

Author(s): Réd.
, terme couramment usité dans le langage administratif des Ottomans, pour désigner un quartier de ville. Telles qu’elles sont énumérées dans les registres ottomans [voir Daftar-i Ḵh̲āḳānī]. les maḥalles, sont de diverses sortes, mais, d’une façon caractéristique, elles étaient constituées par une communauté religieuse groupée autour de sa mosquée (de son église ou de sa synagogue) et conduite par son chef religieux. En plus de son lieu de culte, la maḥalle possédait normalement son propre marché, son école et sa fontaine, le tout entretenu par des legs pieux. Dans…

al-Suwaynī

(76 words)

Author(s): Réd.
, Saʿd b. ʿĀlī Bā Mad̲h̲ḥid̲j̲ (m. 857/1453), sayyid ʿalide du Ḥaḍramawt. Il fut l’étudiant de ʿAbd al-Raḥmān Bā ʿAlawī de Tarīm, de la branche Saḳḳāf des sayyids [voir Bā ʿAlawī], et devint à son tour le s̲h̲ayk̲h̲ d’Abū Bakr b. ʿAbd Allāh al-ʿAydarūs, le saint patron d’Aden [voir ʿAdan], m. 914/1508 [voir ʿAydarūs]. C’était ce dernier qui allait composer les manāḳib d’al-Suwaynī. (Réd.) Bibliography Voir R. B. Serjeant, The Saiyids of Hadramawt. Londres 1957.

Sidhpūr

(91 words)

Author(s): Réd.
, localité dans la région Nord-est de la province indienne médiévale du Gud̲j̲arāt [ q.v.], à l’Est de l’actuel Patan. Elle est citée ¶ dans l’histoire des sultans musulmans du Gud̲j̲arāt comme lieu de pèlerinage très vénéré des Hindūs de l’endroit, mais mis au pillage vers 816/1414 par le sultan Aḥmad I b. Tātār Ḵh̲ān, qui y détruisit les temples et imposa la capitation ( ad̲j̲izya) à ses habitants. (Réd.) Bibliography M. Habib et K. A. Nizami (éd.), A comprehensive history of India. V. The Delhi Sultanate (A.D. 1206-1526), Delhi etc. 1970, 853-4.

Muḳaṭṭaʿāt

(116 words)

Author(s): Réd.
(a.) est l’un des noms donnés aux lettres mystérieuses qui sont placées au début de 26 sourates. Sur cette question, voir al-Ḳurʾān, D d. Sous ḳiṭʿa, on a renvoyé à Muḳaṭṭaʿa en songeant aux fragments ou aux extraits d’une œuvre en prose ou en vers effectués par un compilateur ou un anthologue, mais le lecteur trouvera sur ce sujet un ¶ développement très circonstancié sous la rubrique Muk̲h̲tārāt. Enfin, on n’a pas jugé utile de reprendre l’article Ḳiṭʿa de l’ EI1 , parce qu’il concerne essentiellement l’emploi de ce terme dans les sciences mathématiques. A cet égard, le le…

Nad̲j̲ībābād

(164 words)

Author(s): Réd.
, ville de la partie occidentale de la région du Rohilk̲h̲and qui fait partie de l’Etat indien actuel d’Uttar Pradesh; elle est le chef-lieu (29° 37ʹ N., 78° 19ʹ E.) d’un taḥṣīl du même nom dans le district de Bijnor. La ville a été fondée par le général et wazīr afg̲h̲ān des empereurs mug̲h̲als, Nad̲j̲īb al-dawla [ q.v.], qui construisit, en 1168/1755, un fort, Patthagaŕh, à 1 km ½ à l’Est. Mise à sac par les Marāt́hās [ q.v.] en 1186/1772, elle passa deux ans plus tard aux nawwābs d’Awadh [ q.v.] (Oudh). L’arrière petit-fils de Nad̲j̲īb al-dawla, Maḥmūd, participa à la grande révolt…

al-Marwazī

(96 words)

Author(s): Réd.
, Abū l-Faḍl Aḥmad b. Muḥammad al-Sukkarī, poète de Marw qui écrivait en arabe à la fin du IVe/Xe siècle ou au début du Ve/XIe. Al-T̲h̲aʿālibī cite des spécimens de sa poésie allègre et spirituelle, ainsi que d’une intéressante muzdawad̲j̲a dans laquelle des proverbes persans sont rendus en distiques arabes, procédé qui aurait été une de ses activités favorites. (Réd.) Bibliography T̲h̲aʿālibī. Yatīma, Damas 1304/1886-7, IV, 22-5 Caire 1375-7/1956-8, IV, 87-90 C. Barbier de Meynard, Tableau littéraire du Khorassan et de la Transoxiane au IVe siècle de l’hégire, dans JA, 5e série, I (…

Ibn Kīrān

(302 words)

Author(s): Réd.
, Abū ʿAbd Allāh Muḥammad al-Ṭayyib b. ʿAbd al-Mad̲j̲īd b. ʿAbd al-Salām b. Kīrān (1172-1227/1758-1812), faḳīh et lettré de Fās qui reçut une éducation traditionnelle auprès des savants de la ville et enseigna notamment la rhétorique à de nombreux élèves parmi lesquels figurent Ibn al-Ḥād̲j̲d̲j̲ [ q.v.], (Ḥamdūn), Ibn ʿAd̲j̲ība, al-Kūhin [ q.vv] et le sultan Mawlāy Sulaymān (1205-38/17921823) qui ne cessa de lui marquer son estime en le consultant et en le chargeant, avec d’autres fuḳahāʾ, d’appliquer ses prescriptions. Son œuvre, en grande partie conservée, consiste en…

Tutak

(48 words)

Author(s): Rēd.
, plaine d’Anatolie orientale où coule le Murad Su, le plus méridional des deux bras supérieurs de l’Euphrate, sur une partie de son cours entre Malazgird et Mu§, aujourd’hui dans l’ il ou province de Mu§, de la Turquie moderne; pour plus ample information, voir al-Furāt. (Rēd.)

Léon L’africain

(958 words)

Author(s): Réd.
(Leo Africanus), nom sous lequel est généralement désigné l’auteur de la Descrittione dell’Africa, qui s’appelait à l’origine al-Ḥasan b. Muḥammad al-Wazzān al-Zayyātī (ou al-Fāsī). Né à Grenade entre 894 et 901/1489-95, dans une famille qui dut émigrer au Maroc après la chute de la ville [voir G̲h̲arnāṭa], il fut élevé à Fās, où il reçut une bonne instruction et entra de bonne heure au service du gouvernement. Encore étudiant, il fut employé pendant deux ans à l’hôpital des fous qu’il décrit en détail ( Description, trad. Épaulard, I, 188 [voir Bīmāristān, II]), puis il accompagna à…

Nas̲h̲īṭ

(111 words)

Author(s): Réd.
, chanteur d’origine persane, acquis comme esclave par ʿAbd Allah b. Ḏj̲aʿfar b. Abī Ṭālib [ q. v. ] et actif à Médine dans la deuxième moitié du Ier siècle de l’hégire. Son style persan y eut un grand succès et poussa d’autres chanteurs à l’imiter. Nas̲h̲īṭ lui-même, d’autre part, devait se familiariser avec le style et avec les chansons arabes afin d’élargir son répertoire. Il fut un des maîtres de la ḳayna [ q.v.] ʿAzza al-Maylāʾ et du chanteur renommé Maʿbad b. Wahb [ q.v.]. (Réd.) Bibliography Ag̲h̲ānī 1, IV, 61, 63 VII, 188 XVI, 13 H. G. Farmer, A hislory of Arabian music to the XIIIth century, …

al-G̲h̲azzāl

(372 words)

Author(s): Réd.
, Abu l-ʿAbbās Aḥmad b. al-Mahdī al-G̲h̲azzāl al-Andalusī al-Mālaḳī, secrétaire du sultan du Maroc Sīdī Muḥammad b. ʿAbd Allāh (1171-1204/1757-89) qui lui confia des missions diplomatiques. En 1179/1766, il dirigea en effet une ambassade chargée de négocier avec Charles III d’Espagne un échange de captifs; reçu en grande pompe à Madrid, il put rentrer au Maroc avec une mission espagnole qui conclut avec le sultan un traité de paix et un accord sur l’échange souhaité. En 1182/1768, il fut envoyé à Alger …

Demi̊rbas̲h̲

(108 words)

Author(s): Réd.
, littéralement «tête-de-fer», mot turc désignant les biens meubles et l’équipement appartenant à un bureau, une boutique, une ferme, etc. Dans l’usage ottoman, ce terme était communément appliqué aux articles appartenant à l’État et, plus spécialement, aux meubles, à l’équipement et aux installations des bureaux du gouvernement faisant partie de leur établissement permanent. Le mot demirbas̲h̲ signifie aussi opiniâtre ou entêté, et l’on suppose habituellement que c’était avec ce sens qu’il fut donné par les Turcs au roi Charles XII de Suède. Il est…

Ibn Ḥamādu

(325 words)

Author(s): Réd.
(Ibn ḥammād), Abū ʿAbd Allāh Muḥammad b. ʿAlī b. Ḥammād b. ʿĪsā b. ʿAbī Bakr al-Ṣanhīād̲j̲ī, ḳāḍī et historien berbère apparenté aux Banū Ḥammād [ q.v.] et originaire d’une bourgade proche de leur Ḳalʿa [ q.v.]. Après avoir fait ses études à la Ḳalʿa et à Bougie, il fut ḳāḍī d’Algeciras et de Salé; sauf confusion de la part de l’auteur des Mafāk̲h̲ir al-Barbar (65) qui lui donne la kunya d’Abū l-Ḥasan, il fut aussi ḳāḍī d’Azammūr en 616/ 1219, et mourut en 628/1231. Son Kitāb al-Nubad̲h̲ al-muḥtād̲j̲a fī ak̲h̲bār mulūk Ṣanhād̲j̲a bi-lfrīḳiya wa-Bid̲j̲āya, qui a été utilisé par plusieurs…

Telingāna

(157 words)

Author(s): Réd.
ou Tilang, région du Deccan médiéval, au sud de l’Inde. Le nom provient de telingā, trilingā, faisant référence aux trois lingams de Sīva, région qui fut remarquable pour trois célèbres temples dédiés aux Dieux dans l’Inde ancienne. Cette région s’étend dans la partie Nord-est de ce qui sera plus tard l’État d’Ḥaydarābād et la partie adjacente de Madras, allant jusqu’aux ports de la baie du Bengale et étant limitée au Nord-ouest par le fleuve Godivari au-delà duquel s’étendaient les autres royaumes hindous de Kalinga et d’Orissa. Telingāna est fréquemment cité dans les récits des…

Tahlīl

(111 words)

Author(s): Réd.
(a.), nom d’action de hallala, seconde forme verbale dénominative, avec deux étymologies et deux acceptions très différentes. 1. De hilāl, la nouvelle lune, «la jubilation ¶ exprimée à la vue de la nouvelle lune» [voir Hilāl. I; Talbiya]. 2. De la formule lā ilāha illā llāh, élément premier et principal de la profession de foi islamique ( s̲h̲āhāda [ q.v.]). La forme verbale est ici obtenue par le procédé dit du naḥt («découpage»). Le tahlīl désigne alors renonciation à haute et intelligible voix de la formule en question, qui implique la reconnaissance formelle et ba…

al-Muʾallafa Ḳulūbuhum

(201 words)

Author(s): Réd.
(a), litt. «ceux dont on a gagné les cœurs», expression appliquée aux anciens adversaires du Prophète qui auraient été ralliés à la cause de l’Islam par des dons de 100 ou 50 chameaux pris sur la part revenant à Muḥammad (le cinquième ou k̲h̲ums [ q.v. au Suppl.]) du butin fait à la bataille de Ḥunayn [ q.v.] après la victoire des Musulmans sur la confédération des Hawāzin [ q.v.] et réparti à al-Ḏj̲iʿrāna/al-Ḏj̲aʿirrāna. La liste (donnée par Ibn His̲h̲ām, 880-1, trad. Guillaume, 594-5; al-Wāḳidī, éd. J. M. B. Jones, 939 sqq., trad. Wellhausen, 373 sqq.; cf. al-Ṭ…

Fatā

(211 words)

Author(s): Réd.

Ṣād

(913 words)

Author(s): Réd.
, 14e lettre de l’alphabet arabe, transcrit / /; valeur numérique 90, selon l’ordre oriental [voir Abd̲j̲ad]. Définition: dans l’articulation, c’est une sifflante dentale, sourde, vélaire («emphatique»). Comme phonème, le / / est défini par les oppositions / ṣ-s/, / ṣ-ṭ/; ainsi, il est vélarisé et sifflant. Dans la récitation du ḳurʾān, et en général dans une récitation de style élevé, le / / qui se trouve à la fin d’un mot est assimilé au / z/ initial du mot suivant ( -ṣ z > ẓ ẓ), mais la vélarisation peut être retenue ( -ṣ z > -ẓ ẓ-). A l’intérieur d’un mot, le / / est assimilé partiellement à / z/…

Yamīn

(238 words)

Author(s): Réd,
(a.), plur. aymān, aymun, signifie «la main droite», fréquemment utilisé en arabe au sens dérivé de «serment». Dans la vie et les activités des hommes,…

Zamzama

(128 words)

Author(s): Réd,
(a.) en arabe ancien, «le bruit confus d’un tonnerre lointain ou d’un essaim de mouches» (Kazimirski, I, 1011; Lane 1249b), largement utilisé dans l’histoire des premiers temps de l’Islam pour décrire la récitation par les mages des prières et des écrits zoroastriens et leur intonation, produisant aux oreilles des Arabes un ronronnement indistinct et incompréhensible. Ainsi, dans Ṭabarī, I, on trouve mentionné en 1042 le

Ismāʿīl Ḥaḳḳī b. Ibrāhīm b. ʿAbd al-Wahhāb, Manāsti̊rli̊

(356 words)

Author(s): Réd.
(1846-1912), prédicateur et savant religieux ottoman. Né et élevé à Manāsti̊r dans l’actuelle Macédoine, il vint tout jeune homme à Istanbul, suivit des cours en medrese et enseigna à la Mosquée Fatih. En 1874, il devint prédicateur ( wāʿiẓ) à la Mosquée Dolmabahçe, puis à Aya Sofia, où il attirait les foules. Il commença sa carrière d’enseignant comme professeur d’arabe au ʿAskerī Rüs̲h̲diyye à Eyüb, puis en 1884, il devint professeur de jurisprudence au Ḥüḳūk Mektebi; il y demeura jusqu’au moment où il devint sénateur [ aʿyān aʿḍāsi̊) après la révolution de 1908. Il donna des co…

al-Muʿawwid̲h̲atani

(181 words)

Author(s): Réd.
«les deux préservatrices», nom donné aux deux dernières (CXIII et CXIV) sourates du Ḳurʾān, parce qu’elles commencent toutes deux par ḳul: aʿūd̲h̲u bi rabbi [...] min [...] «Dis: Je me réfugie auprès du Seigneur de [... ] contre [...]» et sont prononcées comme des prières destinées à conjurer les maux qu’engendrent le démon, les mauvais esprits, la pratique de la magie, etc. Le pluriel, al-muʿawwid̲h̲āt, q…

al-T̲h̲aʾlabiyya

(188 words)

Author(s): Réd.
étape sur la route du Pèlerinage de Kūfa à la Mecque, appelée Darb Zubayda [ q.v. in Suppl.]. Elle est située dans le Nad̲j̲d, dans ce qui est aujourd’hui le coin nord-est de l’Arabie Saʾūdite, du côté de la frontière avec l’ʿIrāḳ, à environ 28° 50΄ de latitude Nord et 43° 20΄ de ‘longitude Est, à quelques 180 km/112 miles au nord-nord-est de Fayd [

Baḥr

(172 words)

Author(s): Réd.
(a.) mer et aussi grand fleulve pérenne. — Les articles suivants sont consacrés aux principales mers connues des Arabes, mais il convient de signaler que dans la cosmologie islamique, d’après une conception généralement rapportée sous l’autorité de ¶ Kaʿb al-Aḥbār [ q. v.], la montagne Ḳāf [ q.v.] qui en…

K̲h̲amsa

(484 words)

Author(s): Réd.
(a.), «cinq», possède encore dans nombre de pays musulmans, comme chez les peuples antiques, une valeur magique en rapport avec l’emploi des doigts de la main comme organes de défense contre la jettature [voir ʿAyn]. Un moyen efficace de se protéger du mauvais œil, en Afrique du Nord spécialement, mais aussi dans certaines régions du Proche-Orient, consiste en effet à étendre la main droite, les cinq doigts écartés, vers la personne dont le regard pourrait nuire, et à prononcer une formule dans laquelle entre le mot

al-Ṣaliḥiyya

(181 words)

Author(s): Réd.
, nom de divers lieux au Proche Orient, notamment. 1. Un établissement du Diyār Muḍar en Ḏj̲azira, situé par Yāḳūt dans le district d’al-Ruhā [ q.v.] ou Edesse, et réputé avoir été mis en valeur par le gouverneur ʿabbāside de Syrie ʿAbd al-Malik b. Ṣāliḥ. L’auteur tire aussi d’une histoire de Mawṣil par les Ḵh̲ālidiyyān [ q.v.] — maintenant perdue — que le calife al-Mahdī y entreprit des travaux de fortification. Bibliography Yāḳūt, Buldān, éd. Beyrouth, III, 389-90. 2.Un établissement au Nord de la …

Hās̲h̲im b. ʿUtba

(84 words)

Author(s): Réd.
b. Abī Waḳḳās al-Zuhrī. Abū ʿUmar, Compagnon du Prophète et neveu du célèbre Saʿd b. Abī Waḳḳās [ q.v.]. Converti à l’Islam le jour de la prise de la Mekke, il se distingua à la bataille du Yarmūk, où il perdit un œil. Il exerça d’importants commandements sous les ordres de son oncle à Ḳādisiyya et à Ḏj̲alūl…

Ibn Nāṣir

(721 words)

Author(s): Réd.
, appellatif, aujourd’hui remplacé par al-Nāṣirī, d’une famille marocaine qui ¶ fonda la branche des S̲h̲ād̲h̲iliyya [ q.v.] connue sous le nom de Nāṣiriyya et en établit le siège à la zāwiya de Tamgrūt [ q.v.], dans le Sud du Maroc. Les nombreuses sources biographiques publiées ou inédites, ainsi qu’une monographie de la famille, la Ṭalʿat al-mus̲h̲tarī (Fās 1309) d’Aḥmad al-Nāṣirī al-Salāwī, permettent d’en retracer aisément l’histoire et d’en dresser l’arbre généalogique; le lecteur trouvera ces renseignements dans l’art. al-Nāṣiriyya, et l’on se bornera ici à quelques …

Rad̲j̲ʿiyya

(49 words)

Author(s): Réd.
(a.), également Irtid̲j̲āʿ, néologisme de l’arabe moderne pour «réaction» au sens politique (de r-d̲j̲-ʿ, «revenir»), A la même extrémité de l’éventail politique apparaissent aussi les mots muḥāfiẓ «conservateur» et muḥāfaẓa « conservatisme»; cf. A. Ayalon, Language and change in the Arab Middle East, New York-Oxford 1987, 125. (Réd.)

Ḳaml

(1,049 words)

Author(s): RÉd.
(A.), poux (nom d’unité ḳamla; pour certains, ḳaml serait réservé aux femelles, et ṣuʾāb, pl. siʾbān, aux mâles, bien que ce dernier terme désigne plutôt les lentes). Cet insecte hémiptère de la famille des pédicules comprend de nombreuses espèces qui, en arabe, ne semblent pas avoir été distinguées puisque même le pou de la tête ( pediculus capitis) et le pou du corps ( p. vestimenti) ne sont pas traités séparément. Bien que l’existence des lentes, qui se collent à la peau, soit connue, le pou est considéré comme naissant spontanément de la sueur et de la crasse d…

Berberi

(47 words)

Author(s): Réd.

Bā Ḥmād

(346 words)

Author(s): Réd.
, grand-vizir marocain dont le nom réel était Aḥmad b. Mūsā b. Aḥmad al-Buk̲h̲ārī. Son grand-père était un esclave noir appartenant au sultan Mawlāy Sulaymān (1206-38/1792-1823) dont il était devenu le ḥād̲j̲ib; son père, également ḥād̲j̲ib de Sayyidī Muḥammad b. ʿAbd al-Raḥmān (1276-90/1859-73), avait accédé aux fonctions de grand-vizir sous le règne de Mawlāy al-Ḥasan (1290-1311/1873-94); il jouissait d’une piètre réputation, mais son immense fortune lui permit, en particulier, d’attacher son nom au palais de la Bāhiya de Marra…

al-Anbārī, Abū Muḥammad

(94 words)

Author(s): Réd.
al-Ḳāsim b. Muh. b. Bas̲h̲s̲h̲ār, traditionniste et philologue arabe, m. en 304/916 ou 305/917. Il écrivit un commentaire des Mufaḍḍaliyyāt qui fut revu par son fils Muḥammad: The Mufaḍḍalīyāt ... according to the recension and with the commentary of Abū M. al-Q. b.M. al-Anbārī

Sadrāta

(114 words)

Author(s): Réd.

Hāmarz

(98 words)

Author(s): Réd.
, officier persan qui, à la bataille de Ḏh̲u Ḳār [ q.v.], commandait les troupes persanes repoussées par les Bakr b. Wāʾil [ q.v.] et périt en combattant. Al-Masʿūdī ( Murūd̲j̲, II, 228 = éd. Pellat, I…

Īsāg̲h̲ūd̲j̲ī

(122 words)

Author(s): Réd.
, l’Isagogue de Porphyre [voir Furfūriyūs]. D’après Ṣāʿid al-Andalusī ( Ṭabaḳāt al-umam, éd. Cheikho, Beyrouth 1912,49; trad. Blachère, Paris 1935, 101), Ibn al-Muḳaffaʿ [ q.v.] serait le premier traducteur en arabe de cette introduction à la logique, alors que le Fihrist (I, 244) cite Ayyūb b. al-Ḳāsim al-Raḳḳī qui se serait fondé sur une traduction en syriaque. Parmi les adaptations en arabe de l’ Isagogue, nous possédons celle d’Abū l-Ḥasan Ibrāhīm b. ʿUmar al-Biḳāʿī al-S̲h̲āfiʿī (v. Brockelmann, S II, 177) avec un commentaire d’al-Sanūsī (ms. Alger n° 1362) et celle d’al-Abbarī qui est la plus connue et la plus …

Ḳalam

(47 words)

Author(s): Réd.

Gümüs̲h̲tegin

(29 words)

Author(s): Réd.
, nom de nombreux chefs turcs, en particulier du prince dānis̲h̲mendide connu également sous le nom d’Amīr G̲h̲āzī [voir Dānis̲h̲mendides] et de l’ atabeg d’Alep [voir Zangides]. (Réd.)

Mīrg̲h̲aniyya

(1,053 words)

Author(s): Réd.
ou Ḵh̲atmiyya, confrérie de derviches ( ṭarīḳa) fondée par Muḥammad ʿUt̲h̲mān al-Mīrg̲h̲ānī et plus communément appelée Ḵh̲atmiyya ¶ en raison de la prétention de son fondateur à être le sceau ( k̲h̲atm) de toutes les ṭarīḳas. La nisba du fondateur n’apparaît pas dans des ouvrages comme le Kitāb al-Ansāb d’al-Samʿānī ou le Lubb al-albāb d’al-Suyūṭī, mais il pourrait dériver du nom de lieu Marg̲h̲an, dans le G̲h̲ūr, car les traditions…

Yazdad̲j̲ird Iii

(101 words)

Author(s): Réd.
, en persan Yazdagird, fils de S̲h̲āhriyār, fils de Ḵh̲usraw Aparwīz, le dernier empereur sāsānide; il régna de la fin de 632, ou début 633, jusqu’à sa mise à mort à Marw en 31/651. Ce fut au début de son règne que les Arabes commencèrent à lancer des expéditions en ʿIrāḳ, défaisant l’armée sāsānide à al-Ḳādisiyya [

Penče

(136 words)

Author(s): Réd.

al-Ḳummī

(157 words)

Author(s): Réd.
, Ḥasan b. Muḥammad b. Ḥasan, auteur au IVe/Xe s. d’une histoire locale de la ville de Ḳum [ q.v.]. en Perse septentrionale. On dit qu’il avait d’abord composé en arabe les éléments de son histoire à l’instigation de son frère Abū l-Ḳāsim ʿAlī, gouverneur de Ḳum pour les Būyides. Il voulait rassembler et consigner toutes le…

Abū l-Ḥasan al-Battī

(294 words)

Author(s): Réd.
, Aḥmad b. ʿAlī, poète et lettré originaire d’al-Batt, au ʿIrāḳ ¶ (Yāḳūt, I, 488), qui fit partie du personnel de la chancellerie d’al-Ḳādir (381-422/992-1031). Lorsque ce futur calife dut prendre la fuite pour échapper à al-Ṭāʾiʿ (381/991), al-Battī avait déjà été à son service, et c’est chez lui qu’il trouva refuge; aussi, dès son avènement, le nomma-t-il à son dīwān, où il fut chargé de la poste et du renseignement. Muʿtazilite en théologie et ḥanafite en fiḳh, il s’était auparavant spécialisé dans l’étude du Ḳurʾān et du ḥadīt̲h̲, mais, avec ses nouvelles fonctions, il ne tarda…

Tindūf

(134 words)

Author(s): Réd.
, forme usuelle Tindouf, petite ville de la partie Sud-ouest de l’Algérie moderne, dans le gouvernorat ( wilāya) de Saoura et à l’extrémité Sud-ouest de la Hamada du Dra près de l’endroit où se rejoignent les frontières actuelles de l’Algérie, du Maroc, de l’ex-Sahara espagnol et de la Mauritanie (27° 42’ de lat. N, 80° 10’ de long. O.). Elle se trouve actuellement sur la route reliant l’Algérie occidentale à la Mauritanie, avec un terrain d’atterrissage; elle a acquis récemment une importance économique et poli…

Sarāparda

(91 words)

Author(s): Réd.
(p., litt. «rideau de palais»), terme appliqué dans les sources relatives aux Grands Sald̲j̲ūḳs et aux Sald̲j̲ūḳs de Rūm à la grande tente emportée par les sultans, considérée avec le čatr ou miẓalla [ q.v.] comme un des emblèmes de la souveraineté. Des sources comme Rāwandī, Ras̲h̲īd al-dīn et Ibn Bībī la disent rouge — la coul…

Palamāw

(102 words)

Author(s): Réd.
(«lieu de refuge»), nom de ce qui est maintenant un district de l’Etat de Bihār, dans ¶ l’Union Indienne, à cheval sur le plateau de Čhota Nāgpur. C’était aussi le nom de deux forteresses construites par les rād̲j̲ās Rād̲j̲pūts Čero de Palamāw qui ont été attaquées au milieu du XIe/XVIIe siècle par l…

Ahl al-Naẓar

(79 words)

Author(s): Réd
, «ceux qui appliquent le raisonnement». Cette expression désigne à l’origine les Muʿtazilites [ q.v.], et il est probable qu’ils en sont eux-mêmes les inventeurs. On la trouve chez Ibn Ḳutayba, Taʾwīl muk̲h̲talif al-ḥadīt̲h̲, passim; Masʿūdī parle des ahl al-baḥt̲h̲ wa-l-naẓar; on trouve …

al-K̲h̲ūrī

(541 words)

Author(s): Réd.
, Fāris (1875?-1962) homme politique syrien de confession chrétienne qui joua un rôle très important pendant près d’un demi-siècle. Né dans un village libanais situé sur les pentes de l’Hermon, il poursuivit ses études à Ṣaydā puis à l’école de Beyrouth qui devait devenir l’Université Américaine, non sans exercer entre-temps des fonctions d’instituteur. Des affaires familiales l’ayant conduit à Damas en 1899, il s’établit dans la capitale syrienne, apprit le turc et le français et fut notamment e…

Sonḳor

(130 words)

Author(s): Réd.
, Sunḳur (t.), l’un des nombreux mots désignant en turc les oiseaux de proie. Dans les langues turques modernes, et probablement à toutes les époques, il désigne le gerfaut, hierofalco, falco gyrfalco (Sir Gérard Clauson, An etymological dict. of pre-thirteenth century Turkish, Oxford 1972, 838a). Maḥmūd al-Kās̲h̲g̲h̲arī déclare qu’il s’agit d’un rapace plus petit que le ṭog̲h̲ri̊l ( Dīwān lug̲h̲āt al-Turk, trad. Atalay, III, 381). Le mot a souvent été employé comme nom propre au moyen âge islamique, soit seul,…

Meḥmed Pas̲h̲a, Lālā

(30 words)

Author(s): Réd.
, Melek-Nihād, grand-vizir ottoman au service du sultan Meḥemmed III [ q.v.] pendant dix jours seulement avant de mourir le 19 rabīʿ I 1004/22 novembre 1595. (Réd.)

al-Iskāfī

(193 words)

Author(s): Réd.
, Abū l-Faḍl Ḏjaʿfar b. Maḥmūd, fonctionnaire de l’administration ʿabbāside qui fut le premier vizir d’al-Muʿtazz (251/866); il ne conserva ses fonctions que peu de temps, mais le calife dut céder à la pression des Turcs et lui rendre, en 255/869, son poste, qu’il conserva au début du califat d’al-Muhtadī; cependant, le pouvoir réel était entre les mains de Ṣāʿid b. Mak̲h̲lad [

Muḥammad b. Zayd

(484 words)

Author(s): Réd.
b. Muḥammad b. Ismāʿīl... b. ʿAlī b. Abī Ṭālib, Zaydite qui régna sur le Ṭabaristān [ q.v.] et le Ḏj̲urd̲j̲ān [voir Gurgān] pendant quelques années dans la seconde moitié du IIIe/IXe siècle. Frère d’al-Ḥasan b. Zayd [ q.v.], al-dāʿī al-kabīr, il lui succéda en 270/884 et reçut le titre d’ al-dāʿī al-ṣag̲h̲īr et le laḳab honorifique d’al-Ḳāʾim bi-l-ḥaḳḳ. C’est surtout à partir de ce moment-là qu’on entend parler de lui, car, avant son arrivée au pouvoir, il paraît avoir vécu dans l’ombre de so…

ʿArabistān

(86 words)

Author(s): Réd.
, «le pays des Arabes», terme très employé jusqu’à une époque récente pour désigner la province persane de Ḵh̲ūzistān: ce dernier nom fut remisn usage pendant le règne de Riḍā S̲h̲āh Pahlawī. Pour Plus de détails voir Ḵh̲ūzistān. Suivant l’usage persan, ʿArabistān désigne parfois la péninsule arabique. Dans l’usage ottoman, le…

Liwāṭ

(3,705 words)

Author(s): Réd.,
(a.), sodomie. Il existe bien en arabe un verbe lāṭa signifiant «s’attacher, se joindre à», mais liwāṭ paraît être plutôt un maṣdar de lāta ou lāwaṭa, dénominatif de Lût [ q.v.], Loth; en arabe moderne, on rencontre également liwāṭa, mulāwaṭa, talawwuṭ, etc., à côté d’une foule d’euphémismes et de termes dialectaux ou argotiques. L’homosexuel est dit lūṭī ou lāʾiṭ (pi. lāṭa), ou encore mulāwiṭ, quand il est principalement actif, bien que la distinction soit souvent difficile à établir; le passif est maʾbūn, et sa déviance, une ubna; parmi les équivalents, le plus courant est muk̲h̲annat̲…

al-Ṣiddīḳī

(41 words)

Author(s): Réd.
, nisba portée par les membres de la célèbre famille égyptienne de s̲h̲ayk̲h̲s de l’ordre ṣūfī des Bakriyya [voir al-Bakri b. Abi l-Surūr et Bakriyya]; elle renvoie à leur prétendue descendance du premier calife, Abū Bakr al-Ṣiddīḳ [ q.v] (Réd.)

Murīd

(258 words)

Author(s): Réd.
(a.), litt. «celui qui veut, qui cherche», désigne, dans le langage mystique, le novice, le postulant ou celui qui recherche des lumières spirituelles en parcourant ( sulūk) la voie ṣūfie dans l’obéissance due à un directeur spirituel ( murs̲h̲id, pīr, s̲h̲ayk̲h̲ [ q.vv.]). L’équivalent persan est s̲h̲āgird, litt. «élève, apprenti». Les étapes de l’initiation spirituelle du novice sont détaillées dans de nombreux manuels ṣūfis ou des ouvrages touchant au Ṣūfisme, comme l’

Rābig̲h̲

(374 words)

Author(s): Réd.
(Bandar Rābig̲h̲, Rāug̲h̲), port dans la province du Ḥid̲j̲āz en Arabie Saoudite, lat. 22° 48’ N, long. 39° 1’ E., à mi-chemin entre Ḏj̲udda [ q.v.] et Yanbuʿ. Il est peut-être identique à l” Αργα χώμη de Ptolémée (Sprenger, Die alte Geographie, n° 38). Au Nord de Rābig̲h̲ se trouve al-Abwāʾ [ q.v.], où est inhumée Āmina [ q.v.], la mère du Prophète. Dans le passé, le port ne disposait pas d’un mouillage propre. Les bateaux s’ancraient à S̲h̲arm Rābig̲h̲, une crique d’environ 3 km de longueur, qui offrait un excellent mouillage (Hogarth, Hejaz, 29). De là, les cargaisons étaient transfé…

Ibdāl

(838 words)

Author(s): Réd.
(a.), «remplacement, mutation», terme technique de la grammaire arabe désignant d’une part des faits morphologiques entraînant une mutation de caractère phonétique, l’ ibdāl grammatical ( naḥwī), comme dans ittaṣala < *iwtaṣala [voir Hamza, Naḥw, Taṣrīf, etc.] et, d’autre part, sur le plan lexicographique, les doublets ( badal, muḍāraʿa, muʿāḳaba, naẓīr

Ḳōzān-og̲h̲ullari̊

(333 words)

Author(s): Réd.
, famille de derebeys [ q.v.] du Sud de l’Anatolie ottomane qui avaient leur centre, au XIX…

Malāḥim

(404 words)

Author(s): Réd.
(a.), pl. de malḥama [ q.v,], qui doit faire l’objet d’une notice principalement consacrée à la Malḥamat Dāniyāl et à ses diverses recensions aboutissant ¶ à un courant apocalyptique d’abord en relation avec l’annonce de l’avènement du Mahdī [ q.v.], puis tourné vers les prédictions concernant la destinée de différentes dynasties. Ces oracles ont donné lieu à l’élaboration d’ouvrages dits de malāḥim (ou de ḥidt̲h̲ān) dont on a déjà parlé dans l’article Ḏj̲afr, et l’on n’y revient ici que pour noter l’emploi du terme en question dans le sens de prédictions de caractè…

Malang

(266 words)

Author(s): Réd.
(étymologie incertaine; n’est pas pand̲j̲ābī, mais peut-être persan; en ourdou, malangi, au masc. == saunier, au fém. = femme dissolue, impudique), terme usité dans l’Inde musulmane, y compris le Pand̲j̲āb, mais aussi le Deccan, pour désigner des derviches errants du type kalandarī, bī-s̲h̲arʿ ou antinomien [voir Ḳalandar, Ḳalandariyya]. Ḏj̲aʿfar S̲h̲arīf [ q.v.], dans un passage de son Ḳānūn-i Islam, appelle d’une façon embarrassante leur fondateur Ḏj̲alāl al-dīn Buk̲h̲āri. Mak̲h̲dūm-i Ḏj̲ahāniyān-i Ḏj̲ahangas̲h̲t [ q.v.] et, dans un autre, Ḏj̲amand̲j̲atī, disciple…

ʿUṭārid

(97 words)

Author(s): Réd,
b. Muḥammad al-Ḥāsib (l’arithméticien) al-Munad̲j̲d̲j̲im (l’astrologue), mathématicien, astrologue et astronome qui vécut sans doute au IIIe/IXe siècle. Il fut l’auteur d’ouvrages variés dans ses divers champs de savoir, dont un sur l’usage de l’astrolabe, ainsi qu’al- Zīd̲j̲ al-kāfī, ouvrages aujourd’hui perdus; des savants comme al-Bīrūnī et ʿAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī en avaient cependant eu connaissance. Un ouvrage sur les miroirs incendiaires et un autre sur la minérologie ont survécu. (Réd.) Bibliography Ibn al-Nadīm, Fihrist, édit. Tad̲j̲addud, 336 Ibn al-Ḳifṭī, Ḥukamā,…

Ḏj̲azīra

(136 words)

Author(s): Réd.
(a.), pl. d̲j̲azāʾir, terme désignant fondamentalement une île et secondairement une presqu’île ou une péninsule (par exemple Ḏj̲azīrat al-Andalus, l’Espagne, Ḏj̲azīrat al-ʿArab [voir al-ʿArab, d̲j̲azīrat —]. Par extension, ce même mot s’applique également à des territoires situés entre de grands fleuves (voir art. suivant) ou séparés du reste du continent par une étendue désertique; il désigne encore une contrée maritime (voir Asin Palacios, Abenházam de Cordoba, Madrid 1927-32, I, 291, n. 347) et, suivi ou non d’ al-nak̲h̲l, une oasis (voir Dozy, Suppl., s.v.). Enfin, chez …

K̲h̲iḍāb

(73 words)

Author(s): Réd.
(a.) terme qui désignait la teinture de certaines parties du corps (tout particulièrement, pour les hommes, de la barbe et des cheveux) au moyen de henné [voir Ḥinnā] ou d’un autre produit. Il est encore employé dans ce sens aujourd’hui, mais s’applique en outre aux fards et aux onguents utilisés par les femmes modernes; le lecteur trouvera sous Marʾa quelques indications sur ceux qu’employaient les femmes attachées à la tradition. (Réd.)

Taṣnīf

(106 words)

Author(s): Réd.
(a.), litt. «trier, distinguer, classer quelque chose», d’où «mettre en ordre, composer un livre, etc.», et nom commun «compilation». Voir Ins̲h̲ā’; Kitāb, et la Bibl. de ce dernier art. à laquelle il faut ajouter G. Bosch, J. Carswell et G. Petherbridge, Islamic bindings and bookmaking. Catalogue of an exhibition, The Orientai Institute, Chicago 1981; J. Pedersen, The Arabic book, trad. ang. G. French, Princeton 1984. La forme du nom associée muṣannaf a un usage technique dans la littérature religieuse musulmane pour organisation d’articles de savoir religieux, comme les ḥadīt̲h̲s…

al-K̲h̲uzāma

(81 words)

Author(s): Réd.
(a.) « lavande » a longtemps été considéré comme étant à l’origine du nom d’Alhucemas, sur la côte rifaine du Maroc, et cette étymologie figure encore dans l’EI 1 (s.v. Alhucemas). Etant donné que le problème posé par ce toponyme n’a pas été résolu d’une façon satisfaisante et que, d’autre part, Alhucemas a été « arabisé », depuis l’indépendance du Maroc, en al-Ḥusayma, c’est sous cette dernière rubrique que le lecteur trouvera, dans le Supplément, la notice correspondante. (Réd.)

Ič-og̲h̲lani̊

(76 words)

Author(s): Réd.
(T.), littéralement «garçon d’intérieur», c’est-à-dire «page du service intérieur ( Enderūn [ q.v.])», terme ottoman pour désigner des garçons et jeunes gens qui étaient d’abord des esclaves recrutés dans le devs̲h̲irme [ q.v.], et parfois otages; puis (à partir du XIe/XVIIe siècle), également des Musulmans de naissance libre, choisis pour être formés aux palais d’Edirne et d’Istanbul en vue d’occuper les plus hauts postes administratifs de l’État. Pour les détails, voir G̲h̲ulām, IV; Ḳapiḳulu; Sarāy-i Hümāyūn. (Réd.)

G̲h̲ās̲h̲iya

(106 words)

Author(s): Réd
(a.), «ce qui recouvre», spécialement «garniture d’une selle, housse». Sous les Sald̲j̲ūḳides, Mamlūks, etc., la g̲h̲ās̲h̲iya était un des insignes de la dignité royale et, dans les cortèges officiels, elle était portée devant le prince (voir C. H. Becker, La Ghâshiya comme emblème de la royauté, dans Centenario de M. Amari, II, 148 sqq.). — Métaphoriquement, g̲h̲ās̲h̲iya s’emploie aussi en parlant d’un grand malheur qui tombe sur quelqu’un; c’est dans ce sens que le mot se trouve dans Ḳurʾān, LXXXVIII, 1, pour désigner le jour du jugement dernier ou…

Minangkabau

(263 words)

Author(s): Réd.
, ou Menangkabau, le plus nombreux des peuples de l’île de Sumatra [ q.v.], dans la République Indonésienne (population estimée à 6 millions en 1980). Il habite les hauteurs de Padang, dans le centre-ouest de Sumatra, mais il existe aussi un nombre appréciable d’émigrés issus de ce peuple, notamment au Negri Sembilan dans la péninsule Malaise [ q.v.]. Placé à l’origine sous l’influence culturelle et religieuse indonésienne, comme centre de l’empire hindou-malais de Malayu, au début du XVIIe siècle, leur territoire était devenu en grande partie musulman sous l’influence d…

Yazi̊d̲j̲i̊

(129 words)

Author(s): Réd.
(t.), litt, «écrivain, secrétaire» < en turc, yaz- «écrire», d’où mot équivalent en turc aux termes arabes, kātib, dabīr et muns̲h̲ī. Le terme était utilisé à l’époque ottomane pour désigner les rédacteurs dans les divers départements de l’administration, comme le Trésor, avec un bas̲h̲yazi̊d̲j̲i̊ à leur tête. Cela pouvait également être utilisé pour désigner des hauts fonctionnaires de la Cour et de l’armée, par exemple le Ḳi̊zlar Ag̲h̲asi̊, «Eunuque en Chef des femmes», qui, au Xe/XVIe s., avait également la charge des ewḳaf pour les Ḥaramayn, La Mecque et Médine, et pour l…

Ibn al-Rabīb

(160 words)

Author(s): Réd.
, Abū ʿAlī al-Ḥasan b. Muḥammad b. Aḥmad al-Tamīmī, connu également sous le nom d’al-Ḳāḍī al-Tāhartī (parce qu’il fut pendant quelque temps ḳāḍī de Tāhart), philologue, poète et homme de lettres kairouanais, mort à Kairouan en 430/1038-9. Il doit de n’être pas tombé dans un oubli total à une risāla adressée à Abū l-Mug̲h̲īra Ibn Ḥazm [voir Ibn Ḥazm] et dans ¶ laquelle il critique les Andalous (texte chez Ibn Bassām, Ḏh̲ak̲h̲īra, I, 111-3; al-Maḳḳarī, Analectes, II, 108-9; Ḥ. Ḥ. ʿAbd al-Wahhāb, al-Muntak̲h̲ab al-madrasī, Caire 1944, 64-6; trad. angl. P. de Gayangos, The history of the M…

Abū Māḍī

(1,057 words)

Author(s): Réd.
, Īliyyā (1889-1957), poète et journaliste d’origine libanaise, qui passa son enfance dans le village d’al-Muḥaydit̲h̲a, proche de Bikfayā, où il avait vu le jour, mais quitta son pays natal dès l’âge de 11 ans pour aller aider son oncle maternel qui tenait un commerce à Alexandrie. Pendant son séjour d’une dizaine d’années en Égypte, il sut prendre le temps d’acquérir une culture littéraire assez poussée, d’apprendre beaucoup de poésie classique et moderne et de fréquenter les cercles d’intellec…

MeḥmedʿAṭāʾ Bey

(121 words)

Author(s): Réd.
(1856-1919), savant, journaliste et fonctionnaire public ottoman. Après la révolution de 1908, il devint membre du Comité de la réforme financière et fut pendant une semaine ministre des finances. Il publia un grand nombre d’articles dans des revues et des périodiques, sous les noms de Mefk̲h̲ari et ʿAṭāʾ, et édita une anthologie littéraire intitulée Iḳtiṭāf, qui fut très employée comme manuel scolaire. Son entreprise la plus importante fut la traduction en turc de l’Histoire de l’Empire ottoman de Hammer. Sa version, basée sur la traduction frança…

ʿIzzet Hōlō

(304 words)

Author(s): Réd.
(al-)ʿĀbid, Aḥmad b. Muḥyī l-dīn Abū l-Hawl b. ʿUmar b. ʿAbd al-Ḳādir; appellation populaire: ʿARAB ʿIZZET Pas̲h̲a (1272-1343/1855-1924), dernier homme d’État de l’époque ottomane et proche conseiller du Sultan ʿAbd al-Ḥamīd II. Né à Damas (d’où son surnom «ʿArab»), fils d’un riche notable local, Hōlō Pas̲h̲ā fut éduqué dans sa ville natale et à Beyrouth, et parlait couramment le turc et le français. Compté parmi les ‘réformateurs’, il faisait paraître Dimas̲h̲ḳ, un hebdomadaire, en arabe et en turc. Il partit pour Istanbul où il finit par rejoindre les rangs des chambellans ( ḳurenā) …

Yougoslavie

(284 words)

Author(s): Réd,
, le pays des «Slaves du Sud», État balkanique créé lors des traités mettant fin en 1919-20 à la première guerre mondiale (Saint Germain, Neuilly, Trianon), Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, sous la souveraineté de la maison royale des Serbes, composante majoritaire. Selon la constitution qui prit effet au 1er janvier 1921, l’État se proclamait unitaire, mais cela ne fut jamais totalement réalisé et des arrangements en août 1939 envisageaient une structure fédérale. L’invasion allemande d’avril 1941 coupa court à ces projets, le te…

Istins̲h̲āḳ

(46 words)

Author(s): Réd.
, aspiration de l’eau par les narines à l’occasion du wuḍūʾ et du g̲h̲usl. C’est une pratique recommandée dans les divers rites (obligatoires selon Ibn Ḥanbal). Dans la pratique, ceci importe peu, car le fidèle l’observe toujours lors de ses ablutions. (Réd.) Bibliography Voir Istind̲j̲āʾ.

Ṭabaristān

(136 words)

Author(s): Réd,
, nom des rivages Sud de la mer Caspienne, en Perse septentrionale; il désigne à la fois la zone de l’étroite plaine côtière et les versants abrupts de la chaîne de l’Elburz. A l’époque islamique médiévale, elle était bordée par le Gīlān et le Daylam à l’Ouest, et par le Gurgān à l’Est. Le nom de Ṭabarīstān consacre le souvenir de l’antique peuple des Ταπυροι, mais a hérité d’une étymologie populaire, celle du «pays de la hache ( tabar)» pour l’intense activité de bûcheronnage qui animait cette région très forestière. Ṭabarīstān (avec la nisba de Ṭabarī) a été l’appellation de la région…

al-Malik al-Ṣāliḥ Ismāʿīl

(152 words)

Author(s): Réd.
b. Badr al-dīn Luʾuʾa Rukn al-dīn souverain éphémère de Mawṣil [ q.v.] après son père. Luʾuʾa [ q.v.] s’était soumis aux Mongols, et Ismāʿīl, son fils aîné, s’était rendu à l’ordo du Grand Ḵh̲ān à Ḳaraḳorum pour y porter l’hommage de son père. Lorsque Luʾuʾamourut en 657/1258, Ismāʿīl lui succéda, mais en profita pour changer de camp et s’opposer aux Mongols. Il rejoignit les forces du Mamlūk Baybars [ q.v.], mais fut tué en même temps que son jeune fils lorsque les Mongols prirent et pillèrent Mawṣil. La brève lignée des Atabegs Luʾuʾades fut ainsi interrompue. (Réd.) Bibliography M. Van Be…

Muḥammad b. ʿAlī b. ʿUmar

(181 words)

Author(s): Réd.
, Abū l-Ḥasan, poète, homme de lettres et faḳīh s̲h̲āfiʿite du Ve/XIe siècle, connu sous le nom d’Ibn Abī l-Ṣaḳr al-Wāsiṭī; né en d̲h̲ū l-ḳaʿda 409/mars-avril 1019, il mourut le 14 d̲j̲umādā I 498/1er février 1105. Disciple, à la Niẓāmiyya [ q.v.] de Bag̲h̲dād. d’al-S̲h̲īrāzī (393-476/1003-83 [ q.v.]) dont il fit l’éloge funèbre, il ¶ se signala par son ardent attachement à la doctrine s̲h̲āfiʿite et composa à ce propos des poèmes dits s̲h̲āfiʿiyya. Il rassembla lui-même ses vers dans un Dīwān en un volume qui lui permit sans doute d’exercer ses dons de calligraphe; une part…

al- Ẓāhira

(113 words)

Author(s): Réd,
, “la région reculée”, plus couramment Dhahirah, nom donné aux territoires intérieurs du ʿUmān, au delà de la chaîne du Ḏj̲abal Ak̲h̲ḍar, s’étendant jusqu’aux marges désertiques du “Quartier Vide” [voir al-Rubʿ al-Ḵh̲ālī] . Le terme al-Ẓāhira s’oppose à al-Bāṭina désignant les régions littorales de ʿUmān. L’histoire religieuse et politique du ʿUmān intérieur, où les éléments indigènes ibāḍites se mêlent, ainsi que son développement social et culturel, se sont fréquemment différenciés de ceux du sultanat de ʿUmān et de Mascate…

Ibn al-Ṣayrafī

(205 words)

Author(s): Réd.
, Abū Bakr Yaḥyā b. Muḥammad b. Yūsuf al-Anṣārī, poète, historien et traditionniste andalou, né à Grenade en 467/ 1074. Bon connaisseur de la langue et de la littérature arabes, il composa une œuvre poétique abondante, notamment des muwas̲h̲s̲h̲aḥāt, et fut, à Grenade, kātib de l’ amīr Abū Muḥammad Tās̲h̲fīn, mais sa renommée repose sur une histoire de la dynastie almoravide intitulée Taʾrīk̲h̲ al-dawla al-lamtūniyya ou al-Anwār al-d̲j̲aliyya fī ak̲h̲bār al-dawla al-murābiṭiyya; d’abord arrêtée à l’année 530/1135-6, puis poursuivie par son auteur jusqu’aux approche…

ʿAbd al-Salām b. Muḥammad

(248 words)

Author(s): Réd.
b. Aḥmad al-Ḥasanī al-ʿAlamī al-Fāsī, astronome et médecin marocain du XIXe siècle qui vécut à Fās, où il mourut en 1313/1895. Comme un certain nombre de ses compatriotes, il essaya d’améliorer les instruments utilisés pour le calcul des heures des prières ( tawḳīt [ q.v.]) il décrit un de ses inventions dans Irs̲h̲ād al-k̲h̲ill li-taḥḳīḳ al-sāʿa bi-rubʿ al-s̲h̲uʿāʿ wa-l-ẓill. A côté de commentaires (notamment d’al-Wazzānī, sous le titre Abdaʿ al-yawāḳīt ʿalā taḥrīr al-mawāḳīt, Fās 1326/1908), il a composé un Dustūr abdaʿ al-yawāḳīt ʿalā taḥrīr al-mawāḳīt (ms. Rabat K 980) qui …

al-T̲h̲aʿālibī

(158 words)

Author(s): Réd.
, ʿAbd al-Raḥmān b. Muḥammad b. Mak̲h̲lūf al-Ḏj̲azāʿirī, Abū Zayd, théologien mālikite et érudit sur le Ḳurʾān, d’Afrique du Nord (786-873/1384-1468). Né à Alger, il étudia dans l’Est du Mag̲h̲rib et au Caire, et il fit le pèlerinage avant de revenir pour enseigner à Tunis où il mourut. Son principal ouvrage est un commentaire du Ḳurʾān, al-Ḏj̲awāhir al-ḥisān fī tafsīr al-Ḳurʾān (imprimé à Alger 1323-8/1905-10), mais il en écrivit plusieurs autres sur divers aspects du Ḳurʾān, sur les rêves du Prophète, sur l’eschatologie, etc. dont la plupart sont encore sous forme de manuscrit. (Réd.)…

al-Nāṣiriyya

(164 words)

Author(s): Réd.
, ville du Sud de l’Irak et cheflieu du gouvernorat de Ḏh̲ū Ḳār. Elle est située sur la rive gauche de l’Euphrate, en amont de Hawr al-Ḥammār et des marécages [voir al-Baṭīḥa], à 177 km au Nord-ouest de Baṣra (31° 04ʹ N., 46° 17ʹ E.). La ville a été fondée vers 1870 par le chef suprême de la confédération des Muntafiḳ [ q.v.], Nāṣir Saʿdān Pas̲h̲a, qui aidait l’administration de Midḥat Pas̲h̲a [ q.v.] à étendre l’influence ottomane sur cette région largement s̲h̲īʿite, contre les intérêts locaux des tribus. En juillet 1915, elle fut prise par les troupes britanniques…

Zimām

(315 words)

Author(s): Réd.
(a., pl. azimma), lit. «rêne», «licou», renvoie à un département de l’administration centrale du califat ‘abbāside et, plus tard, désigna chez les Fāṭimides une personne chargée d’un contrôle militaire ou financier, et qui donc tenait les rênes. Le dīwān al-azimma, institution de contrôle et de vérification comptable, passe traditionnellement pour une fondation du calife ‘abbāside al-Mahdī en 162/778-9 (al-Ṭabarī, III, 522), lorsqu’il apparut que la tâche de superviser et de contrôler tous les dīwāns ¶ (départements) de l’administration était trop importante pour être …

Demokrat Parti̊

(287 words)

Author(s): Réd.
, parti politique turc, enregistré le 7 janvier 1946. Aux élections générales qui eurent lieu en juillet de la même année, le parti présenta 273 candidats pour 465 sièges; 61 d’entre eux furent élus, formant le principal groupe d’opposition. Le premier congrès du parti, tenu le 7 janvier 1947, en adopta officiellement le programme et la charte. A la suite de divers désaccords internes, notamment la sécession d’un groupe de députés qui formèrent le Parti de la Nation ( Millet Partisi) en juillet 1948, la représentation du Parti Démocrate à l’Assemblée tomba en 1950 à 31 dépu…

al-Ḳaʿḳāʿ

(439 words)

Author(s): Réd.
, terme arabe qui désigne un homme dont on entend craquer les jointures des pieds lorsqu’il marche, mais que l’on rencontre surtout comme ¶ nom propre au début de l’Islam et particulièrement chez les Tamīmites; le dernier à le porter paraît être al-Ḳaʿḳāʿ b. Ḍirār al-Tamīmī qui fut le chef de la police de ʿĪsā b. Mūsā [ q.v.], gouverneur de Kūfa de 132 à 147/750-64 (Ibn al-Kalbī-Caskel, II, 465; al-Ṭabarī, III, 131, 347). Parmi les personnages ainsi nommés figurent notamment, outre al-Ḳaʿḳāʿ b. ʿAmr [voir art. suivant] et les poètes cités par al-Marzubānī ( Muʿd̲j̲am, 329-30), le Compagno…

Göksun

(82 words)

Author(s): RÉD.
, et aussi Göksün, petite ville dans le Sud-ouest de la Turquie; c’est l’ancienne Kokussos, la Gogtson de l’Arménie occidentale, qui est aujourd’hui le chef-lieu d’un ilče du vilâyet de Maraç. Population en 1960: 3 697 habitants. C’est aussi le «Cocson», «Coxon», où l’armée de la Première Croisade se reposa pendant trois jours en automne 1097 (voir A history of the Crusades, éd. K. M. Setton, I, Philadelphie 1955, 297-8). (RÉD.) Bibliography İA, s.v. Göksun (par B. Darkot) avec bibliographie complète.

K̲h̲osrew Pas̲h̲a

(1,270 words)

Author(s): Réd.
, Meḥmed (m. 1271/1855), grand-vizir ottoman. Élevé au Palais, il accéda au poste de čuk̲h̲adār en chef à l’avènement de Selim III [ q.v.], en 1203/1789, et entra bientôt au service de Küčük Ḥüseyn Pas̲h̲a, un promoteur de la réforme de l’armée et de la marine qui fut nommé amiral de la flotte ( ḳapudan-i deryā) en 1206/1792. En 1215/1801, Ḵh̲osrew accompagna la flotte en Égypte où il commanda un contingent de 6 000 hommes et coopéra avec les Britanniques à la reprise de Rosette et à la défaite des troupes françaises. En reconnaissance de ses services, il ne tarda pas à être nommé wālī d’Égypte. Il …

Ḏj̲arīma

(64 words)

Author(s): Réd.
(A.) et aussi d̲j̲urm, «péché, faute, délit». Dans l’usage ottoman, ce mot, sous les formes d̲j̲erīme et d̲j̲erīme, s’appliquait aux amendes et pénalités [voir Ḏj̲urm]. Dans les codes modernes promulgués dans les pays musulmans, d̲j̲arīma est devenu un terme technique désignant un crime ( d̲j̲urm au Pakistan). Sur les concepts islamiques correspondants, voir Ḥadd et, sur le droit pénal en général, ʿUḳūba (Réd.) ¶

Murs̲h̲id

(256 words)

Author(s): Réd.
(a.), litt. «celui qui guide dans la bonne direction» ( rus̲h̲d, irs̲h̲ād), désigne dans le langage des Ṣūfis le directeur spirituel et l’initiateur à la confrérie mystique ( ṭarīḳa) du novice ou murīd [ q.v.] qui suit la voie ṣūfie; ce terme a pour synonymes baba, pīr, et s̲h̲ayk̲h̲ [ q.v.]. Une partie de la direction spirituelle du postulant consiste, pour le murs̲h̲id, à lui donner divers témoignages de grâce spirituelle et de succès [voir Murīd]. Un emploi spécial du terme dans le monde persan, sous la forme composée murs̲h̲id i-kāmil «parfait directeur spirituel», s’est produit …

Abū l-ʿAmaythal

(352 words)

Author(s): Réd.
, ʿAbd Allāh b. Ḵh̲ulayd b. Saʿd (m. 240/854), poète mineur qui se prétendait mawlā des Banū Hās̲h̲im et serait originaire de Rayy. Il fut, au Ḵh̲urāsān, au service de Ṭāhir b. al-Ḥusayn [ q.v.] en qualité de secrétaire et de précepteur de son fils ʿAbd Allāh, dont il éduqua par la suite les enfants et fut également le secrétaire en même temps que le bibliothécaire; il était en particulier chargé de juger de la valeur des poèmes adressés à son maître, et c’est à ce titre qu’il ¶ lui arriva de refuser une pièce d’Abū Tammām, qui protesta énergiquement. Il était en effet très attaché…

Āl

(123 words)

Author(s): Réd.
le clan, groupe généalogique entre la famille ( ahl, ʿ āʾila, [ q.v.]) et la tribu ( ḥayy, ḳabīla [ q.v.]) synonyme de ʿ as̲h̲īra [ q.v.]. En ce sens, le mot apparaît dans le titre de la sourate III, sūrat āl ʿ Imrān. Le «āl» du Prophète est constitué par les descendants de Hās̲h̲im et al-Muṭṭalib; lorsque la S̲h̲īʿa restreignit ce concept aux proches parents et descendants du Prophète (voir Ahl al-Bayt), les Sunnites l’élargirent jusqu’à comprendre tous ses sectateurs (cf. Lane, Lexicon s.v.). Par la suite, le terme en arriva à désigner la dynastie d’un souverain, par ex. āl ʿ Ut̲h̲mān (la dyna…

Yūsuf b. Abī l-Sād̲j̲ Dīwdād

(108 words)

Author(s): Réd,
, Abū l-Ḳāsim, général originaire de la Transoxiane iranienne qui exerça le gouvernorat de l’Ād̲h̲arbāyd̲j̲ān, du Ārrān et de l’Arménie, pour les califes ʿabbāsides de 288/901 à 315/928. C’était un membre de la courte série des gouverneurs sād̲j̲ites, installée là par son frère Muḥammad en 276/889-90. Il fut tué dans une bataille à proximité de Kūfa par les Carmates [voir Ḳarmaṭī] en d̲h̲ū l-ḥid̲j̲d̲j̲a 315/février 928. Il avait été le dernier gouverneur de cette lignée à avoir exercé en Perse du Nord-ouest. (Réd.) Bibliography Outre Sād̲j̲ides (détails de sa carrière), voir C. …

Muʿāhid

(61 words)

Author(s): Réd.
(a.), littéralement "une personne s’engageant par un pacte ( ʿahd) envers une autre", désignait au Moyen Âge musulman ceux qui, parmi les "Gens du Livre", se soumirent aux conquérants arabes du Moyen Orient contre la promesse de recevoir un ‘ahd ou la d̲h̲imma [ q.v.], la "protection". Pour ces muʿāhidūn, voir Ahl al-Kitāb, Amān et, dans le contexte d’al-Andalus, Mozarabes. (Réd.)

Yusūf K̲h̲ān Riḍwī

(135 words)

Author(s): Réd,
, Mīrzā, général et gouverneur mogol, mort en 1010/1602-3. Fils de Mīrzā Aḥmad Riḍwī, en 995/1586-7 il fut nommé par l’empereur Akbar ṣūbadār ou gouverneur du Kas̲h̲mīr. Il imposa l’autorité mogole à la vallée du Kas̲h̲mīr et obtint la soumission des chefs des Čak [ q.v. dans Suppl.]. Yūsuf Ḵh̲ān se rebella, lui-même, contre les Mogols en 1001/1592-3, puis recouvrit leur faveur et en 1003/1594-5 il était dārūg̲h̲a ou administrateur en chef du Ṭopk̲h̲āna. l’arsenal. Biblographie: Mohibbul Hasan, Kashmir under the sultans, Calcutta 1959, index; A. R. Khan, Chieftains of the Mughal em…

ʿĀriyya

(246 words)

Author(s): Réd.
(a.), ou ʿāriya, et aussi iʿāra, prêt d’objets non fongibles (prêt à usage, commodatum). C’est une sorte de contrat tout à fait distinct de celui du ḳarḍ, ou prêt d’argent ou d’autres objets fongibles (prêt de consommation, mutuum). On le définit comme un acte qui met quelqu’un temporairement et gratuitement en possession de l’usage d’une chose, dont la substance n’est pas consommée par son emploi. Mais cet emploi doit être conforme au droit. C’est un contrat charitable et par conséquent «recommandé» ( mandūb), et le bénéficiaire ou emprunteur jouit de la position privilégiée…

Koyl

(325 words)

Author(s): Rèd
, Koil, ville du Nord de l’Inde à 120 km. au Sud-est de Dihlī, qui dépendait des Provinces Unies de l’Inde britannique et appartient aujourd’hui à l’Uttar Pradesh. La ville plus moderne de ʿAlīgaŕh [ q.v.] est une extension d’un faubourg de Koyl. En 590/1194, le général des G̲h̲ūrides, Ḳuṭb al-dīn Aybak [ q.v.], s’empara de Koyl lors d’une expédition partie de Dihlī et, à partir de ce moment, il y eut généralement, au-dessus des Rād̲j̲puts locaux, des gouverneurs musulmans comme, sous Bābur (932/1526), Kučuk ʿAlī ( Bābur-nāma, trad. Beveridge, 176). Ibn Baṭṭūṭa y passa en allant d…
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