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Istilḥāḳ

(113 words)

Author(s): Réd.
(a.), nom verbal de Xe forme du verbe laḥiḳa, ‘atteindre’, ayant le sens de ‘tenter d’atteindre, attacher, adopter, s’afflilier à’ (voir WbKAS, lettre lām, 330). Dans l’histoire du début de l’Islam, le terme était utilisé en particulier pour désigner la tentative faite par le calife umayyade Muʿāwiya I [ q.v.] pour s’attacher l’officier très compétent Ziyād b. Abīhi [ q.v.], pour conduire le clan umayyade. Ziyād était d’ascendance douteuse, Sumayya sa mère semble avoir été une esclave. Muʿāwiya tenta de lier Ziyād à sa propre famille en en faisant un fils put…

Karūk̲h̲

(147 words)

Author(s): Réd.
, ville de la région de Bādg̲h̲īs [ q.v.], dans le Nord-ouest de l’Afg̲h̲ānistān actuel, qui était, au dire d’Ibn Ḥawḳal (IVe/Xe siècle), la plus grande après la capitale, Harāt. Elle possédait une grande-mosquée et était renommée pour ses fruits, abricots et raisins en particulier. A l’époque médiévale, elle était spécialement célèbre du fait qu’elle constituait un centre permanent des Ḵh̲awārid̲j̲ sur les confins orientaux de l’Iran. En 259/873, l’ amīr ṣaffāride Yaʿḳūb b. al-Layt̲h̲ dut faire face à une grave révolte des Ḵh̲awārid̲j̲ orientaux centrés à Karūk̲h…

Abū l-Ḥasan al-Anṣārī

(213 words)

Author(s): Réd.
, ʿAlī b. Mūsā b. ʿAlī b. Arfaʿ (Rāfiʿ) Rāsuh al-Andalusī al-Ḏj̲ayyānī (515-93/1121-97), prédicateur de Fās appartenant à une famille dont un membre (Ibn Arfaʿ Rāsuh) s’était signalé au Ve/XIe siècle à Tolède comme auteur de muwas̲h̲s̲h̲aḥāt (Ibn al-Ḵh̲aṭīb en a conservé dix spécimens dans son Ḏj̲ays̲h̲ al-taws̲h̲īḥ, nos 49-58; cf. S. M. Stern, Les chansons mozarabes, Palerme 1953, 43, 44; E. García Gómez, Métrica de la moaxaja y métrica espanola, dans al-And., XXXIX (1974), 25). La renommée de ʿAlī b. Mūsā repose sur un poème de 1414 vers (rime - ṭā, mètre ṭawīl) consacré à l’alchimie …

Navarra

(56 words)

Author(s): Réd.
(anglais et français: Navarre), province du Nord de l’Espagne, dont la capitale, Pampelune, abandonna, en 182/798, l’allégeance aux Musulmans et s’érigea en royaume semi-indépendant. Son histoire, au temps de la domination islamique, se confond donc avec celle de Pampelune [voir Banbalūna] et celle de la majorité de ses habitants, les Vascous [voir Bas̲h̲kunis̲h̲]. (Réd.)

al-Zabāniyya

(94 words)

Author(s): Réd,
(a.), mot qui se trouve dans Ḳurʾān, XCVI, 18; en général, pour les commentateurs, désigne les gardiens de l’Enfer ou d’autres anges qui convoient les âmes après la mort [voir Malāʾika. 1]. A. Jeffery, The foreign vocabulary of the Qurʾān, Baroda 1938, 148, pense le mot d’origine syriaque, zabūrā, les ductores, ceux qui, selon Ephraïm le Syrien, conduisent les âmes partant se faire juger; mais W. Eilers, Iranisches Lehngut im arabischen, dans Indo-Irania Jnal, V (1962), 220, penche pour une étymologie iranienne, du MP zen(dān)bān, «gardien, geôlier», NP zindānbān. (Réd.) Bibliography…

Fallūd̲j̲a

(110 words)

Author(s): Réd.
, nom de deux districts ( ṭassūd̲j̲) du ʿIrāḳ, le Haut et le Bas Fallūd̲j̲a, qui occupaient l’angle formé par les deux branches du bas-Euphrate se déversant finalement dans la Baṭīḥa [ q.v.], l’Euphrate proprement dit à l’Ouest (ce bras porte divers noms chez les géographes et s’appelle aujourd’hui S̲h̲aṭṭ al-Hindiyya) et le nahr Sūrā à l’Est (aujourd’hui S̲h̲aṭṭ al-Ḥilla). (Réd.) Bibliography Suhrāb, K. ʿAd̲j̲āʾib al-aḳālīm al-sabʿa, éd. H. von Mžik, Leipzig 1930, 124-5 Ṭabarī, index Balād̲h̲urī, Futūḥ, 245, 254, 265, 457 Bakrī, index Yāḳūt, s.v. Yaʿḳūbī-Wiet, 140 Masʿūdī, Murūd̲j̲…

Manōhar

(68 words)

Author(s): Réd.
, Manōhargárh, forteresse située sur un rocher élevé à 770 m de hauteur environ (16° N, 75° 1’ E) dans la chaîne des Ghâtes occidentales de l’Inde péninsulaire. Elle appartenait autrefois à la partie la plus méridionale de la province de l’Inde britannique de Bombay, et se trouve maintenant dans l’angle Sud-ouest de l’État de Maharashtra de l’Union indienne. (Réd.) Bibliography Imperial gazetteerof India 2, XVII, 200.

ʿAṭāʾ Bey

(133 words)

Author(s): Réd.
, Ṭāyyārzāde ʿAṭāʾ Allāh Aḥmad, connu sous le nom de ʿAṭāʾ bey, historien ottoman. Né à Istanbul en 1225/1810, il était le fils d’un fonctionnaire du palais. Il fut lui-même élevé au palais, et occupa divers postes officiels. En 1293/1876, il se rendit au Ḥid̲j̲āz où il avait été nommé administrateur du territoire sacré ( ḥarām) de la Mekke, et mourut à Médine en 1294/1877 ou 1297/1880. Les cinq volumes d’histoire connus sous le nom de Taʾrīkh-i ʿ Aṭāʾ (Istanbul 1291-3/1874-6) représentent son œuvre la plus importante. Son intérêt principal découle de sa connaissance appr…

K̲h̲ayāl

(103 words)

Author(s): Réd.
Mīr Muḥammad Ṭaḳī, d’Aḥmadābād dans le Gud̲j̲arāt, auteur d’un recueil de contes en prose persane intitulé Bustān-i Ḵh̲ayāl et composé, en 15 vol., de 1742 à 1756, à la demande de son souverain Nawwāb Ras̲h̲īd Ḵh̲ān ou, selon un ms., pour ce dernier et son frère Nawwāb Muḥammad Isḥāḳ Ḵh̲ān, fils de Ḏj̲aʿfar ʿAlī Ḵh̲ān, nawwāb du Bengale de 1757 à 1761 et de 1763 à 1765. Ḵh̲ayāl mourut en 1173/1759-60. Son recueil est composé de légendes historiques et de contes merveilleux. (Réd.) Bibliography Éthé, Catal, of Persian MSS. of the Bodleian Library, n° 480 le même, Gr. Ir. Ph., II, 342.

Wardar

(336 words)

Author(s): Réd,
, nom turc ottoman du Vardar, gr. Axios, fleuve du Sud des Balkans. Il prend sa source dans les montagnes du Šar près du lieu où se rencontrent la Macédoine, l’Albanie et la région du Kosovo, et coule vers le Nord-est, puis en direction du Sud-est et Sud Sud-est, vers l’actuelle République de Macédoine (slave) [voir Maḳadūnyā], au-delà de Skopje ou Üsküb [ q.v.] et à travers la Macédoine grecque vers le golfe de (Thess)Salonique, (dans la Mer Egée). Il est long de 420 km. La vallée inférieure du Vardar est probablement passée sous domination turque ottomane vers l’époque de la p…

Maʾāt̲h̲ir al-Umarāʾ

(232 words)

Author(s): Réd.
, nom d’un célébre recueil de biographies en persan des officiers supérieurs de l’Inde musulmane entre le régne de l’empereur mug̲h̲al Akbar (963-1014/1556-1605) et l’époque de l’auteur, Samṣām al-dawla Mīr ʿAbd al-Razzāḳ S̲h̲āh-Nawāz Ḵh̲n Awrangābādī (1111-71/1700-58). Né à Lahore, ce dernier se fixa au Deccan, où il entra au service du premier niẓām de Ḥaydarābād [ q.v.], Nizām al-mulk Āṣaf-Ḏj̲āh, et occupa des emplois au Berār [ q.v.], puis devint dīwān ou premier ministre du Deccan. Sa politique, dans ce dernier poste, visa à faire échec à l’influence croissan…

Ṣadr al-Dīn ʿAynī

(261 words)

Author(s): Réd.
, forme russe Sadriddin Ayni, l’une des grandes figures de la vie culturelle en Asie Cent raie et de la littérature tad̲j̲ike au XXe siècle (1878-1954). Il fut d’abord l’un des représentants du mouvement réformiste des Ḏj̲adīdīs [voir Ḏj̲adīd] parmi les Musulmans de la Russie impériale. Son éducation formaliste à la madrasa traditionnelle de Buk̲h̲ārā le laissa intellectuellement sur sa faim. Au début de sa carrière, il se distingua comme poète à la fois en tad̲j̲ik et en uzbek, mais après 1905 il s’impliqua de plus en plus dans les aspects soci…

Bālig̲h̲

(441 words)

Author(s): Réd.
(a.) majeur, adulte; bulūg̲h̲, puberté, majorité; ant. ṣag̲h̲īr, mineur, ṣabī, jeune garçon, ṣug̲h̲r, minorité. La majorité, selon le droit islamique est, généralement parlant, déterminée par la maturité physique chez l’un et l’autre sexes (les S̲h̲āfiʿites fixent explicitement la limite inférieure à neuf ans); dans le cas où la maturité physique ne se manifeste pas, la majorité est présumée à un certain âge: quinze ans d’après les Ḥanafites, les S̲h̲āfiʿites et les Ḥanbalites, dix-huit ans d’après les Māli…

ʿAṣr

(29 words)

Author(s): Réd.
(a.), temps, âge; particulièrement la première partie de l’après-midi, jusqu’à ce que le soleil devienne rouge; de là, ṣalāt al-ʿaṣr, prière rituelle de l’après-midi, cf. Ṣalāt. (Réd.)

Lālis̲h̲

(130 words)

Author(s): Réd.
, vallée située à une cinquantaine de km au Nord-Nord-est de Mossoul, dans le ḳadāʾ de S̲h̲ayk̲h̲ān et dans une zone montagneuse largement kurde, et célèbre comme centre principal de pèlerinage de la secte des Yazīdis [ q.v.]; ces derniers y tiennent chaque année, du 23 au 30 septembre (ancien style = 6-13 octobre, n.s.), leur d̲j̲amāʿiyya qui tourne autour du tombeau du fondateur, le s̲h̲ayk̲h̲ ʿAdī b. Musāfir [ q.v.] et des tombes d’autres anciens saints de la secte. Le premier Européen à avoir assisté à ce pèlerinage (en 1846 et 1849) et à l’avoir décrit paraît…

Ulug̲h̲ K̲h̲ān

(86 words)

Author(s): Réd.
(en turc, ‘Grand Khan’), titre porté, aux VIIe-VIIIe/XIIIe-XIVe siècles dans l’Inde musulmane, par divers sultans de Dihlī, ethniquement turcs; parmi eux, on trouve le roi-esclave G̲h̲iyāt̲h̲ al-dīn Balban (664-86/1266-87 [ q.v. dans Suppl.]), et par la suite, en tant que prince, par le Sultan Muhammad b. Tug̲h̲uḳ (724 ou 725-52/1324 ou 1325-51 [ q.v.]). Plus tard, ce titre fut porté par des non-Turcs incluant plusieurs Ḥabs̲h̲ī-s, quoique noirs d’origine servile estafricaine, surtout dans le sultanat de Gud̲j̲arāt [voir Ḥabs̲h̲ī, Vol. III, 16a et b]. (Réd.) ¶

Iskandar K̲h̲ān b. Ḏj̲ānī Beg

(137 words)

Author(s): Réd.
, souverain en Transoxiane, de sa capitale Buk̲h̲ārā, il exerça de 968/1561 à 991/1583 la souveraineté turco-mongole s̲h̲ībānide [ q.v.] ou de la dynastie Abū l-Ḵh̲ayride. Il fut un souverain faible et inefficace; la réalité du pouvoir était détenue par son fils ʿAbd Allāh b. Iskandar [ q.v.] qui, dès 958/1551, avait démontré ses capacités face aux familles rivales de Transoxiane. ʿAbd Allāh devait devenir le plus grand des S̲h̲ībānides: à la mort de son père, il régna sans compétiteur pendant seize ans de plus. Pour suivre le cours des événements durant ces décennies, voir S̲h̲ībānides e…

al-Marwazī

(236 words)

Author(s): Réd.
, Abū Bakr Aḥmad b. Muḥammad b. al-Ḥad̲j̲d̲j̲ād̲j̲ b. ʿAbd al-ʿAzīz, disciple préféré d’Aḥmad b. Ḥanbal [ q.v.] qui appréciait, dit-on, sa piété et ses vertus. Sa mère était originaire de Marw al-Rūd̲h̲ [ q.v.], d’où sa nisba, tandis que son père était k̲h̲wārazmien. Les événements de son existence ¶ ne sont guère connus, d’autant qu’il paraît avoir vécu dans l’ombre de son maître, bien qu’on le montre une fois partant en expédition au milieu d’une foule d’admirateurs. Les notices biographiques qui lui sont consacrées font état du rôle joué par Abū Bakr al-Marwazī dans la transmission des ḥa…

al-Kisrawī

(145 words)

Author(s): Réd.
, Abū l-Ḥasan ʿAlī b. Mahdī al-Iṣfahānī al-Ṭabarī, rāwī du IIIe/IXe siècle qui était également poète et homme de lettres. Il fut le précepteur de Hārūn, fils de ʿAlī b. Yaḥyā ¶ al-Munad̲j̲d̲j̲im, et transmit des traditions historiques et littéraires, en particulier sous l’autorité d’al-Ḏj̲āḥiẓ. Il fut en relations avec Badr al-Muʿtaḍidī [ q.v.] et échangea des vers avec Ibn al-Muʿtazz. Sa connaissance de l’ adab lui permit de composer plusieurs ouvrages parmi lesquels sont cités un Kitāb al-Ḵh̲isāl, recueil de traditions littéraires, de maximes, de proverbes et de vers, un K. al-Aʿyād…

al-Bad̲j̲alī

(146 words)

Author(s): Réd.
al-Ḥasan b. ʿAlī b. Warsand, chef de secte parmi les Berbères du Maroc, dont les partisans reçurent le nom de Bad̲j̲aliyya. Al-Bakrī rapporte qu’il entra en scène avant l’arrivée d’Abū ʿAbd Allāh al-S̲h̲īʿī [ q.v.] en Ifrīḳiya (avant 280/893). Al-Bad̲j̲alī, qui était originaire de Nafṭa (Nefta), recruta de nombreux adhérents parmi les Banū Lamās. Sa doctrine correspondait à celle des Rawāfiḍ, mais il prétendait que l’imāmat ne devait revenir qu’aux descendants d’al-Ḥasan. C’est du moins ce que rapportent al-Bakrī et Ibn Ḥazm, en…

Sindān

(97 words)

Author(s): Réd.
, Sandān, port sur la côte occidentale de l’Inde péninsulaire, mentionné par les anciens géographes musulmans (Ibn Ḵh̲urradād̲h̲bih, Ibn Ḥawḳal, Ḥudūd al-ʿālam) comme une ville commerçante florissante avec une population mélangée d’Hindous et de Musulmans. Il a été identifié à la Sanjam des cartes portugaises, la St. John des cartes anglaises, au Sud de Damān et au Nord de Thāna, c’est-à-dire dans l’Etat de Bombay, dans l’Union Indienne. (Réd.) Bibliography Ḥudūd al-ʿālam, trad. Minorsky, 57, comt. 244-5 S. Maqbul Ahmad, India and the neighbouring territories in the Kitāb Nuzhat …

Gülbāng

(166 words)

Author(s): Réd.
, mot persan signifiant «chant du rossignol» et, par extension, renommée, réputation et cris retentissants de différentes sortes. L’usage turc l’applique plus particulièrement à l’appel du muezzin [voir Ad̲h̲ān] et au cri de guerre musulman ( Allāhu Akbar et Allāh Allāh). Dans l’empire ottoman, il était employé pour certaines prières et acclamations officielles et publiques, plus spécialement celles du corps des Janissaires [voir Yeñi Čeri]. Ces prières étaient récitées aux parades à l’occasion du paiement de la solde et d’événements semblables, au début d’u…

Paṭrīk

(96 words)

Author(s): Réd.
, «patriarche», forme employée en turc ottoman (voir Redhouse, Turkis̲h̲ and English lexicon, s. v.) pour désigner les patriarches des Églises grecqueorthodoxe et chrétienne orientale dans l’empire; il y en avait sept au XIXe siècle. Le mot vient de la forme arabe biṭrīk/baṭrīḳ [ q. v. ] «patrice» confondu avec baṭriyark/baṭrak «patriarche», qui se rencontre assez fréquemment en arabe, dans l’usage médiéval, sous la forme fatrak. (Réd.) Bibliography G. Graf, Verzeichnis arabischer kirchlicher Termint 2, Louvain 1954, 84 C. E. Bosworth, Christian and̲ Jewis̲h̲ religions digni…

Ibn ʿAmr al-Ribāṭī

(199 words)

Author(s): Réd.
, Abū ʿAbd Allāh Muḥammad b. Muḥammad b. ʿAmr al-Anṣārī, faḳīh et poète marocain d’origine andalouse qui naquit à Rabat, exerça quelque temps les fonctions de ḳāḍī et enseigna à Marrakech à partir de 1224/1809. Sur la route du pèlerinage, il s’arrêta à Tunis, ¶ où il reçut des id̲j̲āzas; il mourut au Ḥid̲j̲az le 10 rabīʿ I 1243/1er octobre 1827. Ibn ʿAmr n’est ni un grand faḳīh ni un grand poète; ses œuvres, qui comprenaient notamment un dīwān, une fahrasa et une riḥla, n’ont pas été intégralement conservées, et sa renommée repose essentiellement sur une imitation de la S̲h̲amaḳmaḳiyya d’Ibn …

Āk̲h̲ūnd

(75 words)

Author(s): Réd.
(Āk̲h̲ūn, Āk̲h̲wānd), titre donné à des savants. Au Turkistān Oriental, on l’emploie après le nom dans le sens de «Monsieur»; dans le Turkistān Occidental, on l’applique aux ʿ ulamāʾ de haut rang; dans le district de Ḳāzān, à l’ imām en chef d’une localité. En persan, ce titre est courant depuis l’époque tīmūride dans le sens de «maître d’école, précepteur». Le mot vient probablement du persan k̲h̲wānd (k̲h̲wand, k̲h̲und), lui-même dérivé de k̲h̲udāwand [ q.v.]. (Réd.)

Ibn Muḥriz

(237 words)

Author(s): Réd.
, Abū l-Ḵh̲aṭṭāb Muslim (ou Salm, ou ʿAbd Allāh) b. Muḥriz, célèbre musicien et chanteur de La Mekke qui vivait au Ier-IIe/VIIe-VIIIe siècle. Mawlā d’origine persane des ʿAbd al-Dār b. Ḳuṣayy et fils d’un sādin de la Kaʿba, il fut d’abord l’élève d’Ibn Misd̲j̲aḥ [ q.v.], puis de ʿAzzat al-Maylāʾ [ q.v.] dont il allait recevoir les leçons à Médine; il compléta ensuite sa formation musicale en Perse et en Syrie où il étudia la musique grecque; il aurait ensuite choisi dans ces différentes traditions musicales ce qui lui paraissait le meilleur, et …

Wālī

(177 words)

Author(s): Réd,
(a., pl. wulāt), de la racine w-l-y, «être près de quelqu’un», d’où «avoir la charge de», en vint à signifier «personne exerçant une autorité, gouverneur, préfet, administrateur», avec wilāya comme maṣdar pour désigner sa charge ou son domaine technique ou géographique de compétence. On trouve une occurrence de ce terme, signifiant «patron, protecteur», dans Ḳurʾān, XIII, 12/11, s’appliquant à Allāh «nul n’est responsable d’eux (les hommes) sinon Lui». À propos des divers aspects de la fonction de gouverneur dans l’Islam médiéval, voir Amīr. Un sens proche est celui d’ al-ḥākim, «ce…

Tawrīḳ

(79 words)

Author(s): Réd.
(a.), nom verbal de la 2e forme du verbe warraḳa, littéralement: «action de déployer des feuilles, des branches», utilisé en art et en architecture avec le sens d’arabesque, motif d’ornement et de décoration végétal. Al-tawrīḳ passa dans la langue espagnole médiévale sous la forme ataurique, d’où la définition de Pedro de Alcaca pintura de lazos morisca, tavrîq (Dozy et Engelmann, Glossaire des mots espagnols et portugais dérivés de l’Arabe 2, Leyde 1869, 214). Voir aussi Arabesque. (Réd.)

Mud̲j̲tat̲h̲t̲h̲

(161 words)

Author(s): Réd.
(a.), nom du quatorzième mètre de la métrique arabe. Il se compose théoriquement de trois pieds: mustafʿilun/fāʿilātun/fāʿilātun () par hémistiche, mais, dans l’usage, il n’y a qu’un seul fāʿilātun. Mustafʿilun peut devenir mutafʿilun () ou même mutafʿilu (), tandis que fāʿilātun peut être remplacé, dans le ʿarūḍ (premier hémistiche), par faʿilātun () ou même fāʿilun () et, dans le ḍarb (deuxième hémistiche), par l’un des deux pieds précédents, ainsi que par mustafʿil (). Ce mètre n’est pas employé par les poètes archaïques, et il n’est pas impossible qu’il ait été i…

Ibn al-Sikkīt

(582 words)

Author(s): Réd.
, Abū Yūsuf Yaʿḳūb b. Isḥāḳ, célèbre philologue et lexicographe arabe, appartenait à une famille originaire de Dawraḳ, au Ḵh̲ūzistān. mais il paraît avoir vu le jour à Bag̲h̲dād vers 186/802. Son père, surnommé al-Sikkīt (le Taciturne), passe pour avoir été expert en poésie et lexicographie; c’est lui qui commença l’instruction de son fils, poursuivie sous la direction d’Abū ʿAmr al-S̲h̲aybānī. al-Farrāʾ, Ibn al-Aʿrābī et d’autres maîtres renommés; comme nombre de ses contemporains, il alla passer qu…

Ḏj̲ayb-i Humāyūn

(135 words)

Author(s): Réd.
, trésor privé des sultans ottomans. Sous le contrôle du secrétaire privé ( sirr kātibi), il servait aux besoins immédiats et aux dépenses du souverain. Ses revenus réguliers comprenaient le tribut de l’Égypte [voir Irsāliyye], le rapport des domaines impériaux [voir Ḵh̲āṣṣ] et les produits des jardins, vergers, forêts, etc., appartenant ou attenant aux palais impériaux. Les revenus irréguliers comprenaient les droits payés par les gouverneurs, nouvellement nommés, de Moldavie, de Valachie, de Transylvanie et, pendant un certain temps,…

al-Muddat̲h̲t̲h̲ir et al-Muzzammil

(194 words)

Author(s): Réd.
, titres, respectivement, de la LXXIVe et de la LXXIIIe sourates du Ḳurʾān, tirés du permier verset de chacune d’elles que l’on peut traduire: «Ô toi qui es couvert d’un manteau!». Le premier terme est le participe actif d’une V forme, tadat̲h̲t̲h̲ara, dénominatif de dit̲h̲ār «vêtement de dessus», le second, également participe actif d’une V forme, tazammala, qui signifie «s’envelopper [dans ses vêtements]»; dans muddat̲h̲t̲h̲ir et muzzammil, le préfixe t de mutadat̲h̲t̲h̲ir et mutazammil a été simplement assimilé par la première radicale. Les deux sourates sont mekk…

al-Ak̲h̲ḍar

(32 words)

Author(s): RÉd.
, litt. le «vert», forme vulgarisante employée en Afrique du Nord pour al-Ḵh̲iḍr [ q.v.], comme prénom d’usage courant. Certains santons, en particulier à Constantine, sont connus sous ce nom. (RÉd.)

al-Zafra

(72 words)

Author(s): Réd,
, couramment Dhafarah, région intérieure de l’émirat d’Abū Ẓaby [ q.v.], à présent un des membres de l’Union des Émirats Unis [voir al-Imārāt al-ʿArabiyya al-Muttaḥida, dans Suppl.], dont la frontière méridionale mal déterminée se développe vers l’extrémité orientale de l’Arabie Saʿudite. Al-Zafra constitue traditionnellement le territoire des Banū Yās et des Banū l-Manāṣīr [ q.vv.]. (Réd.) Bibliography J. G. Lorimer, Gazeteer of the Persian Gulf, ʿOman and Central Asia, Calcutta 1908-15, II.A, 412-26.

Tārūdānt

(295 words)

Author(s): Réd,
, conventionnellement Taroudant, ville dans la région de Sūs, au Maroc du Sud, située à 30° 31′ de latitude Nord, 8° 55′ de longitude O., à une altitude de 250 m. Elle se trouve à quatre kms de la rive droite du Wādī Sus et à environ 83 kms d’Āgādīr [ q.v.] et de la côte Atlantique. La ville ancienne est entourée d’un long et haut mur crénelé avec cinq portes, datant du début du XVIIIe siècle. Dans la période islamique médiévale, Tārūdānt était une ville importante, faisant partie de l’empire almoravide à partir de 421/1030. Un siècle plus tard, elle fut conquise par les…

Ala Dag̲h̲

(98 words)

Author(s): Rèd.
(T.), «montagne multicolore», nom de diverses montagnes. 1. En Anatolie du N.-O., près de Bolu. 2. Dans la chaîne du Taurus. 3. En Anatolie Orientale, près des sources du Murād Ṣu, au N.-E. du lac de Wān; elle servait de quartiergénéral d’été aux Ilk̲h̲ānides. 4. En Perse du N.-E., au Sud de l’Atrek. 5. En Asie Centrale, entre la Dzoungarie et le bassin du Lac Balkas̲h̲. 6. Entre l’Issik Köl et l’Alma Ata. 7. En Sibérie (en russe, Monts Kouznets), au N. des Monts Altaï. La prononciation locale des trois dernières est Ala Taw. (Rèd.)

Ibn ʿUt̲h̲mān al-Miknāsī

(977 words)

Author(s): Réd.
, Abū ʿAbd Allāh Muḥammad b. ʿAbd al-Wahhāb b. ʿUt̲h̲mān, diplomate et vizir marocain du XIIe/XVIIIe siècle, qui joua un rôle de premier plan dans les relations nouées par son pays avec l’Espagne. D’abord prédicateur, après son père, dans une mosquée de Meknès, il fut remarqué par le sultan Sīdī Muḥammad b. ʿAbd Allāh (1171-1204/1757-89) qui, à une date difficile à préciser, le prit à son service en qualité de secrétaire; en 1193/1779, il l’envoya auprès du roi Charles III d’Espagne afin de racheter des captif…

Rāʾiḳa

(69 words)

Author(s): Réd.
, esclave chanteuse ( ḳayna [ q.v.]) des premiers temps de l’Islam. Il est question d’elle dans ies cercles poétiques et musicaux de Médine sous le califat de ʿUt̲h̲mān, c.-à-d. au milieu du VIIe siècle deJ.-C; elle aurait enseigné son art ( ustād̲h̲a) à la célèbre chanteuse ʿAzza al-Maylāʾ [ q.v.]. (Réd.) Bibliography Ag̲h̲ānī 1, XVI, 13= 3XVI, 162 H. G. Farmer, A history of Arabian music, Londres 1929 46, 54, 147.

Ṭorg̲h̲ud Eli

(101 words)

Author(s): Réd,
, nom de trois districts d’Anatolie, du début de l’époque ottomane. 1. En 699/1299-1300, ʿOt̲h̲mān Ier b. Ertog̲h̲rul donna à son officier Ṭorg̲h̲ud Alp [ q.v.] le district d’Inegöl, juste à l’Est de Brousse. Le nom de Ṭorg̲h̲ud-eli ¶ apparaît chez les historiens anciens ʿĀs̲h̲i̊k-pas̲h̲a-zāde et Nes̲h̲rī, mais disparaît avant le Xe/XVIe siècle. 2. Une localité dans la région du Tas̲h̲li̊ḳ Silifke sur la côte méridionale de l’Anatolie à l’époque des Ḳaramānides. 3. Un endroit situé dans les steppes d’Aḳs̲h̲ehir et d’Aḳsaray aux mains de la famille de Ṭorg̲h̲ud Bey pendant les IXe-Xe/XV…

Rōhtās

(72 words)

Author(s): Réd.
, forteresse dans le District de Jhelum de la province du Pand̲j̲āb au Pākistān (lat. 32° 55’ N., long. 73° 48’ E.), à 16 km au Nord-est de la ville de Jhelum. Elle fut construite par S̲h̲īr S̲h̲āh Sūr [ q.v.] en 949/1542 après sa victoire sur le Mug̲h̲al Humāyūn [ q.v.] et dénommée d’après l’autre forteresse de S̲h̲īr S̲h̲āh au Bihār, Rōhtāsgaŕh [ q.v.]. (Réd.) Bibliography Impérial gazetteer of India 2, XXI, 322.

Zaynab bt. ʿAbd Allāh al-Maḥd

(98 words)

Author(s): Réd.
b. al-Ḥasan al-Muthannā, Umm al-Ḥusayn, mère du martyr Ḥasanide, al-Ḥusayn b. ʿAlī, Ṣāḥib Fak̲h̲k̲h̲ [ q.v.], qui conduisit la révolte de 169/786 à Médine durant le califat de Mūsā al-Hādī. D’après Abū l-Farad̲j̲ al-Iṣfahānī, Maḳātil al-Ṭālibiyyin, Nad̲j̲af 1385/1965, 285-6, elle, ainsi que son mari, étaient si fameux pour leur dévotion religieuse qu’ils étaient connus comme le «couple pieux», al-zawd̲j̲ al-ṣāliḥ. (Réd.) Bibliography Voir également Muḥsin al-Amīn al-ʿĀmilī, Aʿyān al-S̲h̲īʿa, Damas-Beyrouth 1356-74/1938-55, XXIII, 169 n° 6825 et pour ses ancêtres patern…

Fāris

(931 words)

Author(s): Réd.
(A., pl. fursān et aussi fawāris, probablement par souci d’expressivité), désigne le cavalier et ne peut s’appliquer en principe à un homme monté sur un âne ou un mulet. Le cheval a été étudié à l’article Faras, l’équitation le sera sous Furūsiyya, et l’on ne s’appesantira pas ici sur ce qui a trait au cheval, pour s’en tenir au cavalier. On remarquera dès l’abord qu’en arabe, «monter à cheval» se dit rakiba, de sorte que le participe actif rākib a le sens général de «cavalier», alors que fāris ¶ paraît être le participe actif de farusa «être expert en chevaux», et il y a, avec le radical f.r.s. impl…

Ḏj̲isr

(98 words)

Author(s): Rèd.
, pl. d̲j̲usūr (A., cf. Fränkel, Aram. Fremd-wörter im Arabischen, 285), «pont», et plus particulièrement, bien que non exclusivement, pont de bateaux par opposition à ḳanṭara [ q.v.], pont de pierres. Un événement dans l’histoire de la conquête de la Babylonie est célébré chez les historiens arabes sous le nom de yawm al-d̲j̲isr «le jour du combat au pont»: en 13/634, Abū ʿUbayd al-T̲h̲aḳafī fut battu et tué dans une bataille contre les Persans près d’un pont qui enjambait l’Euphrate, à proximité d’al-Ḥira; cf. Wellhausen, Skizzen und Vorarbeiten, VI, 68 sqq., 73; Caetani, III, 145 sqq. (…

Sindābūr

(90 words)

Author(s): Réd.
, Sandābūr, port sur la côte occidentale de l’Inde péninsulaire. Al-Idrīsī le décrit comme une ville commerçante sur un large estuaire, avec un mouillage. On a tenté de l’identifier soit avec Siddhāpūr/S̲h̲iddāpūr, soit avec la moderne S̲h̲ādas̲h̲ivagad, à environ 80 km au Sud de Goa, et à partir de là avec ce qui est maintenant le territoire conjoint de Goa, Daman et Diu, dans l’Union Indienne. (Réd.) Bibliography S. Maqbul Ahmad, India and the neighbouring territories in the Kitāb Nuzhat al-Mus̲h̲tāq... of al-S̲h̲arīf al-Idrīsī, Leyde 1960, 58, 62, 102, 159.

Meḥmed Pas̲h̲a, Yegen

(38 words)

Author(s): Réd.
, Ḥād̲j̲d̲j̲ī Seyyid ¶ (1138-1201/1726-87), grand-vizir ottoman, du 16 ramaḍān 1196 au 25 muḥarram 1197/25 août-31 décembre 1782. Janissaire de naissance, il mourut comme ser-ʿasker à Köstend̲j̲e [ q.v.] le 25 muḥarram 1202/6 décembre 1787. (Réd.)

Ḥas̲h̲wiyya

(260 words)

Author(s): Réd.
(Ḥas̲h̲awiyya, Ḥus̲h̲wiyya ou Ahl al-Ḥas̲h̲w), terme injurieux tiré de ḥas̲h̲w («farce» et, de là, «discours prolixe et inutile») et désignant d’une façon générale des «savants» de bas étage, tout particulièrement des traditionnistes; ce terme est parfois associé à g̲h̲ut̲h̲āʾ et g̲h̲ut̲h̲ar, voire à raʿāʿ «lie du peuple« (Ibn Ḳutayba, Muk̲h̲talif, 96; trad. Lecomte, 90), et employé par des Sunnites pour désigner des traditionnistes extrémistes ou dont les recherches ne présentent guère d’utilité. Assez voisin de Nābita [ q.v.] et de Mud̲j̲bira [ q.v.], il s’applique, dans un…

Ala S̲h̲ehr

(505 words)

Author(s): Réd.
(orthographe turque moderne: Alaşehir) «la ville bigarrée», ville au pied du Boz Dag̲h̲ (ancien Tmolus), près de Kuzu Čay. Dans l’Antiquité et à l’époque byzantine, sous le nom de Philadelphie, d’après son fondateur Attalus II Philadelphus, elle joua un rôle important (voir Pauly-Wissowa, s.v.). Elle fut prise, avec les autres villes de Phrygie, par Sulaymān b. Kutlumus̲h̲ en 1075 ou 1076, mais elle fut reprise en 1098 par les Byzantins à qui elle servit d’importante base d’opérations contre les…

Ramy al-Ḏj̲imār

(103 words)

Author(s): Réd.
(a.), littéralement ‘le jet de cailloux’, pratique qui remonte probablement à l’Arabie ancienne et dont la survie la plus célèbre est le jet de pierres dans la vallée de Minā par les pèlerins revenant de ʿArafāt au cours du pèlerinage à la Mecque [voir al-Ḏj̲amra; Ḥad̲j̲d̲j̲. iii, c], D’après T. Fahd, ce rite n’aurait pas revêtu une signification divinatoire, mais parmi les hypothèses sur ses origines, il aurait pu s’agir d’un geste de solidarité envers un défunt sur la tombe duquel des pierres sont déposées. Voir la discussion dans T. Fahd, La divination arabe, Leyde 1966, 188 et suiv. (Réd.…

al-Rabāḥī

(90 words)

Author(s): Réd.
, Yūsuf b. Sulaymān b. Marwān al-Anṣārī, Abū ʿUmar, né en 367/978, mort à Murcie en 448/1092. Connu surtout comme grammairien, il est également crédité de compétences en fiḳh, en poésie, en métrique et en généalogies. Il aurait joué un rôle non négligeable dans la conciliation des diverses écoles grammaticales d’al-Andalus. On lui attribue un Radd ʿalā l-Ḳabrī et un Radd ʿalā Abī Muḥammad al-Aṣīlī, qui ne semblent pas nous être parvenus. (Réd.) Bibliography Ibn Bas̲h̲kuwāl, Ṣila, Caire 1374/1955, II, 640, n° 1499 Kaḥḥāla, Muʿd̲j̲am, Damas 1376-80/1957-61, XIII, 303.

Ḏj̲awānrūd

(220 words)

Author(s): Réd.
(Kurde local d̲j̲wānrō), district du Kurdistān persan à l’Ouest du mont S̲h̲āho, entre Avroman (Hawrāmān [ q.v.]) au Nord, S̲h̲ahrazūr à l’Ouest, Zuhāb et Rawānsar au Sud et à l’Est. Le pays est généralement montagneux et assez boisé. Les vallées, bien arrosées et très fertiles, sont en fait le grenier de la région d’Avroman. Il n’existe pas, actuellement, de rivière du nom de Ḏj̲awānrūd, mais Minorsky fait venir ce toponyme de * Ḏj̲āwān-rūd, influencé par le persan d̲j̲awān «jeune». Une tribu kurde citée par al-Masʿūdī ( Murūd̲j̲, III, 253; Tanbīh, 88), les Ḏj̲awānī, paraît n’être …

Pūst-nes̲h̲īn

(49 words)

Author(s): Réd.
(p.), litt. «qui s’assied sur une peau [de mouton]», titre donné au baba ou chefd’une tekke de derviches dans la pratique ṣūfie persane et ottomane, p. ex. chez les Bektās̲h̲is [voir Bektās̲h̲iyya]. (Réd.) Bibliography J. K. Birge, The Bektas̲h̲i order of dervis̲h̲es, Londres 1937, 57, n. 2, 269.

Sumatra

(168 words)

Author(s): Réd.
, après Bornéo [ q.v.], la plus grande et la plus occidentale des îles de l’Archipel Malais (473 000 km2). Avant l’Islam, les royaumes de Sumatra étaient de ¶ culture et de religion fortement hidouisées (Bouddhisme et Brahmaniste Sivaīste). L’Islam apparut à Sumatra vers la fin du XIVe siècle. En 1292, Marco Polo mentionne les ports de Perlak (sous la forme Ferlée), Samudra (dont dérive probablement le nom de Sumatra; Marco Polo appelle l’île «la petite Java»), et Lambri, signalant que des marchands musulmans ont implanté leur religion à Perlak (Yule-Cordier, The book of Ser Marco Polo, Lo…

Yazīd b. Zurayʿ

(94 words)

Author(s): Réd,
, Abū Muʿāwiya al-Baṣrī, traditionniste de Baṣra, né en 101-720, mort à Baṣra, en s̲h̲awwāl 182/nov. déc. 798, Son père avait été gouverneur d’al-Ubulla [ q.v.], sans doute sous les derniers umayyades. Il est décrit comme le plus reconnu des muḥaddit̲h̲s de Baṣra, à son époque, t̲h̲iḳa et ḥud̲j̲d̲j̲a, et fut le maître de l’historien et biographe, Ḵh̲alīfa b. Ḵh̲ayyāṭ [voir Ibn Ḵh̲ayyāṭ]. Ibn Saʿd dit que Yazīd fut un des partisans de la ʿUt̲h̲maniyya [ q.v]. (Réd.) Bibliography Ibn Saʿd, VII/2, 44 Ibn Ḥadjar, Tahd̲h̲īb, XI, 325-8 Ziriklī, Aʿlām 2, IX, 235.

al-K̲h̲ayzurān

(833 words)

Author(s): Réd.
Bint ʿAṭā ʾ al-Ḏj̲uras̲h̲iyya, ancienne esclave d’origine yéménite (sur les Ḏj̲uras̲h̲. voir Ibn al-Kalbī-Caskel, Tab. 278) affranchie, puis épousée par al-Mahdī à qui elle donna trois enfants: Mūsā (al-Hādī), Hārūn (al-Ras̲h̲id) et une fille nommée al-Bānūḳa (Ibn Ḳutayba, Maʾārif, 380). D’après une tradition que rapporte notamment al-Ḏj̲ahs̲h̲iyārī ( Wuzarāʾ, 136), elle aurait donné le sein à al-Faḍl b. Yaḥyā b. Ḵh̲ālid al-Barmaki, tandis que le mère d’al-Faḍl aurait allaité Hārūn; cette forme d’alliance par colactation expliquerait le dévou…

ʿAynal-Warda

(62 words)

Author(s): Réd.
, localité identique, selon Yāḳūt, à Raʾs ʿAyn [ q.v.], célèbre par la grande bataille du 24 d̲j̲umādā I 65/6 janv. 685, dans laquelle les S̲h̲īʿites de Kūfa furent massacrés par les Syriens. Voir Weil, Gesch. d. Chalifen, I, 360 sqq.; A. Muller, Der Islam im Morgenund Abendland, I, 374; Ṭabarī, index et spécialement I, 257 et II, 554 sq. (Réd.)

ʿIlm

(1,168 words)

Author(s): Réd.
(a.) « connaissance », contraire de d̲j̲ahl « ignorance », est mis en corrélation, d’une part, avec ḥilm [ q.v.], d’autre part avec un certain nombre de termes dont on trouvera une définition plus précise aux articles correspondants: maʿrifa, fiḳh, ḥikma, s̲h̲uʿūr; le corrélatif le plus fréquent de ʿilm est cependant maʿrifa. Le verbe ʿalima est employé dans le Ḳurʾān tant à l’inaccompli qu’à l’accompli et à l’impératif, avec le sens de « connaître », « savoir », mais à l’impératif ou à l’accompli, il semble souvent signifier fondamentalement « apprendre » (sans effort, la Ve forme taʿallam…

Lalitpūr

(223 words)

Author(s): Réd.
, nom d’une ville de la région du Bundelkhand, dans l’Inde Centrale, qui appartient administrativement au saillant vers le Sud des anciennes Provinces Unies, l’Uttar Pradesh (24° 42’ N., 78° 28’ E.) sur la grande ligne de chemin de fer de la péninsule indienne et sur la route Kānpūr (Cawnpore)-Saugor. La tradition en attribue la fondation à Lalitā, épouse d’un rād̲j̲ā du Deccan. Jusqu’au début du XVIe siècle, elle était aux mains des Gonds; au siècle suivant, elle fit partie de l’État bundelā de Čandērī et, dans la première moitié du XIXe, elle passa de la domination des Marāthā à cel…

Farw

(952 words)

Author(s): Réd.
(a.) ou farwa (pl. firāʾ) «fourrure, pelisse». Bien que farwa désigne aussi un manteau en poil de chameau, il est possible que les attestations que nous avons de ce terme dans la poésie ancienne s’appliquent à des peaux de mouton pourvues de leur laine (ce qui s’appelle au Maroc haydūra) et servant soit de tapis, soit de couverture de sièges, soit de protection contre le froid; la farwa dont s’était muni Abū Bakr et qu’il étendit sur le sol pour permettre au Prophète de se reposer dans la caverne (al-Buk̲h̲ārī, V, 82) était sans doute une peau de mouton. Le por…

Ḥarra

(282 words)

Author(s): Réd.
, désert de basalte, «terre couverte de pierres noires en fragments, qui est brûlée comme par du feu». Ces ḥarras, qui doivent leur origine à des volcans souterrains, lesquels ont recouvert à plusieurs reprises ces déserts onduleux d’un revêtement de lave, se rencontrent surtout à l’Est du Ḥawrān et s’étendent de là jusque vers Médine; al-Samhūdī ( Ḵh̲ulāṣat al-wafāʾ bi-ak̲h̲bār dār al-Muṣṭafā,¶ éd. Mekke 1316, 38) donne une description détaillée d’un violent tremblement de terre, à Médine, qui commença le Ier d̲j̲umādā II 654/26 juin 1256 et dura plusieurs jours (voir auss…

Ḳuṭb al-Dīn al-Iznīḳī

(81 words)

Author(s): Réd.
, Muḥammad al-Rūmī, savant hanafite du début des Ottomans qui fut le père de Ḳuṭb al-dīn-zāde Muḥammad [ q.v.]- Il naquit à Iznīḳ [ q.v.] et y mourut le 8 d̲h̲ū l-ḳa ʿda 821/7 décembre 1418. D’après la tradition populaire, il fut en contact avec Tīmūr lorsque ce dernier occupa l’Anatolie. Il est l’auteur de commentaires sur l’œuvre du grand mystique andalou Ibn al-ʿArabī [ q.v.]. (Réd.) Bibliography Ṭās̲h̲köprüzāde, al-S̲h̲aḳāʾiḳ al-nuʿmāniyya, Beyrouth 1395/1975, 24 (trad. all. O. Rescher, Constantinople-Galata 1927, 18-9).

[al-]sahla

(75 words)

Author(s): Réd.
, littéralement «planitude, plaine égale, facilité». Il a dû y avoir plusieurs endroits¶ dans les pays arabes nommés d’après ce caractéristique topographique évident. Yāḳūt, Buldān, éd. Beyrouth III, 290-1 mentionne un village au Baḥrayn et un masd̲j̲id de ce nom à Kūfa (peut-être la mosquée connue aussi comme la mosquée de Ẓāfir, ou bien celle de ʿAbd al-Ḳays, voir Hichem Djaït, Al-Kūfa, naissance de la ville islamique, Paris 1986, 298). (Réd.) Bibliography Dans l’article.

Ibrāhīm b. ʿAlī al-Aḥdab

(314 words)

Author(s): Réd.
, s̲h̲ayk̲h̲ ḥanafite libanais (né à Tripoli en 1243/1827, mort à Beyrouth le 22 rad̲j̲ab 1308/3 mars 1891) qui est un estimable représentant de la culture arabe au XIXe siècle. Après des études traditionnelles, il se dirigea vers l’enseignement (1264-8/1848-52), puis se rendit à Constantinople où il adressa un long panégyrique à ʿAbd al-Mad̲j̲īd, fut pendant quelques années le conseiller de Saʿīd Ḏj̲unbulāṭ et le précepteur de ses enfants et entra finalement dans la magistrature à Beyrouth en 1276/1859. Collaborateur de la revue T̲h̲amarāt al-funūn et figure importante d’une s…

Nafza

(355 words)

Author(s): Réd.
(Nefza), nom d’une tribu berbère (ethnique: Nafzī) appartenant au groupe que les généalogistes et les historiens du Moyen Âge mentionnaient sous le nom de Butr [ q.v.]. Elle avait essaimé dans une grande partie de la Berbérie, entre l’Ifrīḳiya [ q.v.] et Fās, en passant par le Constantinois, Oran, Tlemcen et le Rif. Dans la Tunisie d’aujourd’hui, à l’Est du massif de Kroumirie [voir Ḵh̲umayr], s’étend le pays des Nafzas, région fertile bordée de forêts giboyeuses. À proximité du Ḏj̲abal al-Abyaḍ, à 150 km environ à l’Ouest de Tunis par la route et à 140 par …

Raḳḳāṣ

(293 words)

Author(s): Réd.
(a.), en français, rekkas, terme qui possède plusieurs acceptions, mais ne mérite une notice dans l’ EI que parce qu’entre autres sens techniques, il désignait spécialement, dans l’Occident musulman, un messager qui parcourait à pied de longues distances pour porter du courrier officiel ou privé. Ce nom est dérivé du substantif raḳaṣ qui signifie «trot» (du cheval ou du chameau; voir LA, s.v.), mais s’applique aussi à l’homme qui «trotte», ce qui est le cas du raḳḳāṣ. Le développement des moyens de communication de toute sorte a mis fin à cette profession, désormais inutile, et le mot raḳḳā…

Nāwūsiyya

(143 words)

Author(s): Réd.
/Nawūsiyya, nom d’une secte s̲h̲īʿite extrémiste ( rawāfiḍ) rattachée à un nommé Ibn Nāwūs/Nawūs (parfois altéré en Ibn Mānūs) dont le nom personnel varie selon les sources (ʿAd̲j̲lān, ʿAbd Allāh, Ḥamlān, etc.) ou à une localité de la région de Hit nommée Nawūsa (voir Ibn Ḵh̲urradād̲h̲bih, 78, 217; al-Balād̲h̲urī, Futūḥ, 179; Yāḳūt, s.v.; al-Idrīsī, index; Le Strange, Lands, 64-5). Les Nāwūsiyya se caractérisaient par l’idée (attribuée parfois à Abū Ḏj̲aʿfar al-Manṣūr, 136-58/754-75 [ q.v.]) que d̲j̲aʿfar al-Ṣādiḳ (m. 148/765 [ q.v.]) n’était pas mort et qu’il reparaîtrait …

Ibn Mīt̲h̲am

(426 words)

Author(s): Réd.
, Abū l-Ḥasan ʿAlī b. Ismāʿīl b. S̲h̲uʿayb b. Mīt̲h̲am (souvent lu: al-Hayt̲h̲am) b. Yaḥyā al-Tammār (d’où son appellatif moins courant d’Ibn al-Tammār), al-Asadī (al-Ṣābūnī, d’après Ibn Ḥazm, Fiṣal, IV, 181), théologien imāmite du IIe/VIIIe siècle. Mīt̲h̲am était un Compagnon du Prophète (Ibn Ḥad̲j̲ar, Iṣāba, n° 8472) qui avait pris parti pour ʿAlī b. Abī Ṭālib et s’était établi à Kūfa, où naquit son arrière-petit-fils, à une date qui n’est pas précisée; celle de sa mort n’est pas non plus connue. Ayant quitté sa ville natale pour Baṣra,…

Nubāta b. ʿAbd Allāh

(87 words)

Author(s): Réd.
al-Ḥimmānī al-Tamīmī, Abū l-Asad, poète mineur d’époque ʿabbāside primitive dont les vers ne sont connus que par des citations dans d’autres ouvrages, et dont les dates de naissance et de mort sont inconnues. Natif de Dīnawar, en Perse occidentale, il vivait dans le cercle d’al-Fayḍ b. Abī Ṣāliḥ S̲h̲īrawayh, vizir du calife al-Mahdī, et était un compagnon du célèbres chanteur ʿAllawayh [ q.v. dans Suppl.]. (Réd.) Bibliography Ḏj̲ahs̲h̲iyārī, Wuzarāʾ, éd. al-Saḳḳāʾ et al., Caire 1401/1980, 154 Ag̲h̲ānī 1, XVI, 62 Ziriklī, Aʿlām, VIII, 320.

Raml

(50 words)

Author(s): Réd.
(a.), pl. rimāl, armul, sable, associé à ramla, pl. rimāl pour «région de sables, dunes de sable». Pour les sables de la péninsule arabique, voir al-ʿArab, Ḏj̲azīrat al-II; Dahnāʾ; Nafūd; al-Rubʿ al-K̲h̲ālī. Sur la géomancie, divination au moyen de dessins sur le sable, al-k̲h̲aṭṭ bi-l-raml, voir al-Ḵh̲aṭṭ. (Réd.)

Wisām

(270 words)

Author(s): Réd,
(A., pl. awsima) dans son usage en arabe moderne, signifie décoration, ordre, médaille ou écusson honorifique. Les racines w-s-m et w-s̲h̲-m signifient originellement «étiqueter, marquer au fer rouge [un animal]» caractéristique importante de la vie nomade quand la propriété de bêtes comme les chevaux et les chameaux devait être déterminante. Pour cette idée de marquer au fer, imprimer une marque, dans la vie du désert d’Arabie, voir Wasm. Dans l’ancienne société nomade turque, tamg̲h̲a avait un sens similaire de «marque tribale ou emblème», avec la prononciation moderne de damga, …

Bahrām S̲h̲āh b. Ṭug̲h̲ril S̲h̲āh

(95 words)

Author(s): Réd.
, le Sald̲j̲ūḳide, fut, à la mort de son père en 565/1170, élevé comme son successeur au trône de Kirmān par l’atabeg Muʾayyad al-dīn Rayḥān, mais dut bientôt céder la place à son frère aîné Arslan S̲h̲āh [ q.v.]. Les deux frères luttèrent alors l’un contre l’autre avec une fortune diverse jusqu’à la mort de Bahrām S̲h̲āh en 570/1174-75. (Réd.) Bibliography Afḍal al-dīn Kirmānī, Badāʾiʿ al-azmān fī waḳāʾiʿ Kirmān, éd. Muḥ. Mahdī Balzānī, Téhéran 1947, 50 sq. Recueil de textes relatifs à l’hist. des Seldj., I, 35sqq. ZDMG, XXXIX, 378 sqq.

Musāfir

(54 words)

Author(s): Réd.
(a.), ‘voyageur’. Pour la littérature du voyage, voir Riḥla. Pour les auberges et les caravansérails mis à la disposition des voyageurs, voir Ḵh̲ān, Manzil et Mihmān, dans Suppl. Pour les caravanes commerciales dont les voyageurs constituaient un élément, voir Kārwān. Pour les caravanes de pèlerinage, voir Ḥad̲j̲d̲j̲. III et Amīr al-Ḥad̲j̲d̲j̲. (Réd.)

Mīr Muḥammad Maʿṣūm

(146 words)

Author(s): RÉd.
, connu sous le nom de Nāmī, historien du Sind à l’époque des Mug̲h̲als. Fils d’un s̲h̲ak̲h̲ al-Islām de l’île de l’Indus nommée Bhakkar [voir Bakkar], il naquit vers le milieu du Xe/XVIe siècle. Après un séjour au Gud̲j̲arāt, il entra au service de l’empereur mug̲h̲al Akbar [ q.v.] en 1003-4/1595-6 et reçut un manṣab [ q.v.], ou dotation en terres, de 250, alors qu’il effectuait une mission diplomatique à la cour du Ṣafawide S̲h̲ah ʿAbbās Ier de Perse. Il retourna à Bhakkar en 1015/1606-7 et y mourut peu après. Son Taʾrīk̲h̲-i Sind en persan, souvent appelé Taʾrīk̲h̲-i Ma ʿṣūmī, traite de l’…

al-Kaff

(80 words)

Author(s): Réd.
(a.), nom verbal du verbe kaffa dans le sens de ‘s’abstenir, se désister [de quelque chose]’ et de ‘repousser [qqn. de qqch.]’ (voir WbKAS, I, lettre Kāf 236-9); dans un contexte politico-religieux, se réfère à l’attitude quiétiste de certains groupes k̲h̲ārid̲j̲ites [ q.v.] au début de l’Islam, appelés ḳaʿada, ‘ceux qui demeurent assis’, c’est-à-dire qui restent à la maison en s’abstenant d’entrer en rébellion ouverte et d’engager le combat contre les gouvernants. Pour plus de détails, voir Ḳuʿūd. (Réd.)

Ḍirār b. al-K̲h̲aṭṭāb

(121 words)

Author(s): Réd.
b. Mirdās al-Fihrī, poète de la Mekke. Chef du clan de Muḥārib b. Fihr au Fid̲j̲ār [ q.v.], il combattit les Musulmans à Uḥud et à la bataille du Fossé, et composa des invectives contre le Prophète. Il se convertit cependant après la prise de la Mekke, mais l’on ne sait s’il tomba à la bataille de la Yamāma (12/633) ou s’il survécut et alla s’établir en Syrie. (Réd.) Bibliography Sīra, éd. Saḳḳā, etc., Caire 1375/1955, I, 414-5, 450, II, 145-6, 254-5 Ṭabarī, index Muḥ. b. Ḥabīb, Muḥabbar, 170, 176, 434 Buḥturī, Ḥamāsa, index Ibn Sallām, Ṭabaḳāt, éd. S̲h̲ākir, 209-12 Ag̲h̲ānī, IV, 5 = éd. Beyro…

Saʿīr

(87 words)

Author(s): Réd.
(a.), l’un des nombreux mots figurant dans le Ḳurʾān pour désigner le feu de l’enfer. Il semble être une formation originale de l’arabe (contrairement à d̲j̲ahannam et peut-être à saḳar [ q.vv.]) signifiant «[endroit où règne] un violent brasier). Il existe 16 fois dans le Ḳurʾān (IV, 11/10, 58-55; XXII, 4, etc.), le plus souvent dans les sūras de la troisième période mekkoise et d’époque médinoise. (Réd.) Bibliography Nöldeke-Schwally, GdQ, I, 89 T. O’Shaughnessy, The seven names for Hell in the Qurān, dans BSOAS, XXIV (1961), 455-7.

K̲h̲umayn

(90 words)

Author(s): Réd.
, petite ville (33° 38’ N, 50° 03’ E.) qui se trouve à environ 70 kms au Sud-sud-est d’Arāk/Sulṭānābād [ q.v.], administrativement dans le s̲h̲āhrastān de Maḥallāt de la province de Ḳum, dans l’Iran actuel. Non mentionnée par les géographes musulmans médiévaux, elle est récemment devenue célèbre pour avoir été le lieu de naissance de l’Āyatullāh Rūḥ Allāh Ḵh̲umaynī (1902-89) [ q.v. dans Suppl.]. Vers 1950, sa population comptait 7038 habitants et en 2003, elle a atteint le chiffre de 59 300. (Réd.) Bibliography Razmārā (éd.), Farhang-i d̲j̲ug̲h̲rāfiyāyi Irānzamīn, I, 81-2.

Ibrāhīm b. Sayāba

(223 words)

Author(s): Réd.
, poète mineur de la seconde moitié du IIe/VIIIe siècle, qui serait mort vers 193/809. D’origine obscure et mawlā des ʿAbbāsides, il aurait, selon Ibn al-Muʿtazz, exercé les fonctions de secrétaire d’al-Mahdī mais, après avoir été lavé une première fois du soupçon de zandaḳa, il aurait été finalement écarté et obligé de mendier pour subsister. Comme tant de ses contemporains, il mena une vie déréglée, dissolue même; mais il ne manquait pas d’esprit, ainsi qu’il ressort des anecdotes dont il est le héros. Ibn al-Muʿtazz le qualifie de poète né ( maṭbūʿ), tandis que l’auteur de l’ Ag̲h̲ānī es…

Tekālīf

(125 words)

Author(s): Réd
(t.), forme turque ottomane du pi. du nom verbal arabe taklīf « acte d’imposer quelque chose [à quelqu’un], à savoir dans ce cas, l’impôt. En turc ottoman, tekālīf était utilisé avec le sens général de taxes, et était plus ou moins synonyme d’autres termes comme resm [ q.v.]. Les écrits traitant de fiscalité distinguent les tekālīf-i s̲h̲erʿiy̲y̲e̲, taxes canoniques se rapportant à la s̲h̲arīʿa (par exemple la zakāt, le ʿus̲h̲r, le k̲h̲arād̲j̲ et la d̲j̲izya) des tekātīfi fewḳalʿāde «taxes extraordinaires» qui pouvaient comprendre des taxes ʿörfī, à savoir celles imposées par le…

al-Kūhin

(311 words)

Author(s): Réd.
, appellatif d’un certain nombre de familles d’origine juive, mais converties à l’Islam. Une des plus connues est celle à laquelle appartient Abū Muḥammad ʿAbd al-Ḳādir b. Aḥmad qui, né à Fās vers la fin du XIIe/XVIIIe siècle, fit des études religieuses poussées sous la direction de savants renommés tels qu’Ibn al-Ḥād̲j̲d̲j̲ [ q.v.] Ḥamdūn, Ibn Sūda [ q.v.] Aḥmad et Ibn Kīrān [ q.v., au Suppl.]. Disciple direct de Mawlāy al-ʿArbī al-Darḳāwī [voir Darḳāwa], il s’affilia à la confrérie que ce dernier venait de fonder. Il accomplit un premier pèlerinage qu’il raconta dans une Riḥla apparemme…

Emānet-i Muḳaddese

(188 words)

Author(s): Réd.
, expression arabe turquisée signifiant garde ou dépôt sacré, est le nom donné à une collection de reliques conservées dans le trésor du Palais Topkapi à Istanbul. Les plus importantes consistent en un groupe d’objets qui auraient appartenu au Prophète; ils comprennent son manteau ( k̲h̲irḳa-i s̲h̲erīf [ q.v.]), un tapis de ¶ prière, un drapeau, un arc, un bâton, une paire de fers à cheval, ainsi qu’une dent, une touffe de poils [voir Liḥya] et une pierre portant l’empreinte du pied du Prophète. On y trouve aussi des armes, des ustensiles et des vêtements qui auraient…

Mudawwara

(209 words)

Author(s): Réd.
(a.), litt. «quelque chose de circulaire», terme usité à la fin du Moyen Âge, dans les régions centrale et occidentale du monde arabe, pour désigner une grande tente de souverains et de dignitaires spécialement utilisée lorsque l’armée était en marche. Ḵh̲alīl al-Ẓāhiri ( Zubdat kas̲h̲f al-mamālik, éd. P. Ravaisse, Paris 1894, 136-7, trad. Venture de Paradis, Beyrouth 1950, 228) dit que lorsque le sultan mamlūk fait partir une puissante expédition militaire, les tentes des chefs au campement sont disposées de telle manière que celle ( waṭāḳ) de l’officier du plus haut rang est d…

Rangoun

(236 words)

Author(s): Réd.
, ville birmane et capitale de la Birmanie située dans le district de Pegu, sur le Rangoun (Hlaing) à une lat. N. de 16°47´ et une long. Est de 96° 10´. Au milieu du XVIIIe siècle, le fondateur de la dernière dynastie de rois birmans en a fait un port, où un comptoir britannique fut bientôt créé et où s’établirent des groupes florissants de commerçants parsis, arméniens et musulmans. En 1852, au cours de la deuxième guerre anglo-birmane, Rangoun passa définitivement sous l’obédience britannique et devint une cité plus moderne la…

K̲h̲wād̲j̲a

(201 words)

Author(s): Réd.
, titre d’origine persane employé dans les pays musulmans avec plusieurs sens différents. Dans des temps plus anciens, il s’appliquait aux savants, aux professeurs, aux commerçants, aux ministres et aux eunuques. D’après al-Ḳal-ḳas̲h̲andī ( Ṣubḥ, VI, 13), c’était, dans l’Égypte médiévale, le titre donné à de gros négociants étrangers, persans ou autres (cf. CIA, Égypte, I, n° 24). Le terme k̲h̲wād̲j̲a, également employé usuellement pour les eunuques, est également ambigu. Sous les Sāmānides, il s’appliquait, avec l’épithète de buzurg «grand», au chef de la bureaucratie; p…

Çakmak

(363 words)

Author(s): Réd.
, Mustafa Fevzi, alias Kavakli̊, maréchal de l’armée turque. Né à Istanbul en 1876, il était le fils d’un colonel d’artillerie. Entré à l’Académie militaire (Harbiye [ q.v.]) en 1895, il fut nommé capitaine d’État-major en 1898. Après avoir passé quelque temps à l’État-major général, il fut affecté en Roumélie où il devint successivement colonel, commandant de division et chef d’État-major de Corps d’Armée. Il servit à l’État-major de l’armée du Vardar pendant la guerre des Balkans et, durant la guerre mondiale, fut en se…

Abū Zayd

(111 words)

Author(s): Réd.
, héros légendaire des Banū Hilāl. Dans le cycle de romans relatifs aux Banū Hilāl, il est représenté comme le fils de Rizḳ, maître du Bilād al-Sarw, et de Ḵh̲aḍrāʾ, fille du s̲h̲arīf de la Mekke. Il avait la peau noire et son nom d’origine était Barakāt. Après diverses aventures en Arabie, Abū Zayd alla au Mag̲h̲rib avec sa tribu; là, il fut traîtreusement assassiné par l’autre personnage principal des romans, Diyāb (ou Ḏh̲iʾāb), mais il fut vengé à son tour par le meurtre de Diyāb. Aucun docum…

Mawlāy

(159 words)

Author(s): Réd.
«Monseigneur», titre honorifique porté par les sultans marocains appartenant aux dynasties s̲h̲arīfiennes (Saʿdides et ʿAlawides) qui descendent d’al-Ḥasan b. ʿAlī [voir Ḥasanī], à l’exception de ceux qui s’appellent Muḥammad et dont le titre est alors Sayyidī/Sīdī (mais la forme Maḥammad, volontairement altérée, n’exclut pas l’usage de Mawlāy devant le nom du monarque(. Les articles consacrés aux deux dynasties considérées [voir ʿAlawis et Saʿdides] contiennent ou contiendront en général des renseignements suffisants sur les sultans qui en font partie, ma…

Būrī-bars

(83 words)

Author(s): Réd.
b. Alp Arslan, le Sald̲j̲ūḳide envoyé par Barkyārūḳ contre un autre fils d’Alp Arslan, Arslan Arg̲h̲ūn, qui avait le dessein de se constituer un royaume indépendant dans le Ḵh̲urāsān. Dans la guerre que se firent les deux frères, ce fut Būrī-Bars qui l’emporta d’abord. Mais dans une seconde rencontre, en 488/1095, ses troupes furent dispersées, et lui-même fait prisonnier et égorgé sur l’ordre de son frère. (Réd.) Bibliography Ibn al-At̲h̲īr, X, 179 Recueil de textes relatifs à l’histoire des Seld̲j̲., II, 257.

Ḥuḳūḳ

(165 words)

Author(s): Réd.
, pluriel de Ḥaḳḳ [ q.v.], droits ou revendications légales et obligations correspondantes, dans le droit religieux musulman. On distingue les ḥuḳūḳ Allāh, les droits ou exigences d’Allāh, par ex. les peines ḥadd [ q.v.], et les ḥuḳūḳ al-ādamiyyīn, droits et revendications des particuliers, essentiellement civils. Employé pour les choses, ḥukūḳ désigne les accessoires qui leur sont nécessairement rattachés, comme, par exemple, les lieux d’aisance et la cuisine d’une maison, et les servitudes en général; ce terme se retrouve couramment dans les formulaires juridiques ( s̲h̲urūṭ [ q…

Niẓam al-Mulk

(145 words)

Author(s): Réd.
Čīn Ḳilič Ḵh̲ān, Ḳamar al-dīn, fondateur de l’État indo-islamique de Ḥaydarābād au début du XIIe/XVIIIe siècle et acteur de premier plan dans les affaires militaires de l’empire mug̲h̲al déclinant, entre le moment où il fut nommé gouverneur du Deccan par l’empereur Farruk̲h̲-siyar [ q.v.] et sa mort en 1161/1748. Dans les premières années de son gouvernorat, il fut l’ennemi mortel des Sayyids Bārha [ q.v. au Suppl.], qui cherchaient eux aussi à acquérir de l’influence dans l’empire et, après avoir remporté sur eux la victoire de S̲h̲akarkeldā en 1137/1724, i…

Aḥmad b. Muḥammad

(160 words)

Author(s): Réd.
(ou Maḥmūd), alias Muʿīn al-Fuḳarāʾ, auteur transoxianais d’un important ouvrage sur les chefs religieux et les saints de Buk̲h̲ārā. le Kitāb-i Mullāzāda ou Kitāb-i Mazārāt-i Buk̲h̲ārā, dans lequel sont décrits les cimetières de la ville et leurs occupants. Comme la dernière date citée est 814/1411-2, l’auteur doit avoir vécu sous le règne de Tīmūr et de S̲h̲āh Ruk̲h̲ [voir Tīmūrides]. A en juger par le nombre des mss qui en subsistent, cet ouvrage était visiblement populaire en Asie Centrale. Des extraits en ont d’abord été donnés par Barthold, Turkestan v epok̲h̲u Mongols-kago na…

ʿAnāḳ

(108 words)

Author(s): Réd.
, nom donné par les Arabes à la fille d’Adam, sœur jumelle de Seth, épouse de Caïn et mère de ʿŪd̲j̲ [ q.v.]; voir Ḏj̲āḥiẓ, Tarbīʿ, éd. Pellat, index. — En zoologie, ʿ anāḳ désigne une espèce de lynx, le caracal (du turc ḳara ḳulaḳ «oreille noire», persan siyāh gūs̲h̲) répandu sur une grande partie de l’Asie et de l’Afrique, et qui passait pour précéder le lion et annoncer, par son cri, l’approche de celui-ci. — En astronomie, ʿ Anāḳ al-Banāt désigne l’étoile ζ de la Grande Ourse, et ʿ Anāḳ al-arḍ, γ d’Andromède; voir A. Benhamouda, Les Noms arabes des étoiles, dans AIEO Alger, IX, 1951, 84, 97. (Réd.)…

Su

(117 words)

Author(s): Réd.
(t.), le terme turc courant pour «l’eau», à l’origine suv (ce qui explique la forme suy- avant les suffixes possessifs commençant par une voyelle, ainsi suyn, “son eau”), forme existant encore en turkmène du Sud-ouest; orthographe ottomane ṣū. Le mot se trouve fréquemment dans les inscriptions de l’Orkhon, souvent dans l’expression yer suv «territoire», à savoir une zone renfermant à la fois des terres et de l’eau sous forme de rivières, lacs, etc. (voir Sir G. Clauson, An etymological dictionary of pre-thirteenth century Turkish, Oxford 1972, 783-4). En Asie Centrale et dans …

Körfüz

(304 words)

Author(s): Réd.
, Körfüs (la première forme se trouve par ex. chez Pīrī Reʾīs et Rās̲h̲id, la seconde chez Pečewī), nom turc de l’île de Corfou au large de l’Épire. Pīrī Reʾīs fournit une description complète de l’île, avec une carte, dans sa Baḥriyye (éd. Kahle, Berlin-Leipzig 1926-7, I, 113-6. n° 54). Les Ottomans ne réussirent jamais à en déloger les Vénitiens qui dominèrent Corfou du début du XVe siècle à 1797, mais, à deux reprises, ils tentèrent de l’occuper. La première tentative eut lieu en rabīʿ I 944/août 1537, sous le règne de Süleymān le Magnifique. La flotte fut rassemblée a…

Čobān-og̲h̲ullari̊

(151 words)

Author(s): Réd.
, famille de derebeys [ q.v.] d’Anatolie au temps des Ottomans, dont l’autorité s’étendait sur les districts ( nāḥiyes) de Tiyek, Ekbez et Hacilar, dans la parue orientale de l’Amanus ou Gâvur Daği (arrière-pays d’Iskenderun [voir Iskandarūn]). Elle prétendait détenir un pouvoir héréditaire sur la région depuis l’époque du sultan Murād IV (1032-49/1623-40) qui, au cours de sa campagne contre les Persans à Bag̲h̲dād, avait attribué ces districts à un berger ( čobān) du pays. Au XIXe siècle, la famille était divisée en deux branches, dont l’une avait autorité sur Tiyek et ¶ Ekbez, et l’a…

Umm al-Samīm

(112 words)

Author(s): Réd,
, un territoire étendu et déprimé comportant des sables mouvants et des surfaces salines ( sabk̲h̲a [ q.v.]), à l’intérieur du ʿUmān et sur les franges du «Quart Vide» (voir al-Rubʿ al-Ḵh̲ālī). centré autour de 21° 50’ N. et 56° E. Il couvre la région aux frontières mal définies entre le Sultanat de ʿUmān et l’extrémité Est de l’Arabie Saʿūdite. Au Nord et à l’Est de l’Umm al-Samīm, s’étend le territoire de la tribu d’al-Durūʿ ou d’al-Dirʿī, principalement ibāḍite g̲h̲āfirīte, et de la tribu sunnite de ʿIfār [ q.vv.]. (Réd.) Bibliography Voir celles d’al-Durūʿ, al-ʿīfār, et al-Rūbʿ al-Ḵh̲ā…

Mās̲h̲āʾallāh

(403 words)

Author(s): Réd.
«ce que Dieu veut», expression ḳurʾānique (VI, 128, VII, 188, X, 50, XVIII, 37, LXXXVII, 7; cf. XI, 109, 110, LXXXII, 8) largement employée dans les pays musulmans du Proche-Orient avec le sens général de «ce que Dieu veut [est bien fait]». La formule implique l’idée que les choses se produisent selon la volonté de Dieu et doivent par conséquent être acceptées avec humilité et résignation. Avec une signification voisine, cette même expression est souvent employée pour indiquer un nombre ou un laps de temps vague, généralement grand ou considérable, mais parfois petit (Lane, Lexicon, s.v.…

Mawlawī

(65 words)

Author(s): Réd.
, Mullā ʿAbd al-Raḥīm Tayd̲j̲awzī, poète kurde auteur d’un ʿAḳīda-nāma et d’un célèbre dīwān dans le dialecte hawrāmī du gūrānī. Né vers 1222/1807 à Tāwagōz (Ḏj̲awānrūd), il mourut à Sars̲h̲āta, sur le Sīrwān, près de Ḥalabd̲j̲a, vers 1300/1883. (Réd.) Bibliography V. Minorsky, The Gūrān, dans BSOAS, XI (1943-5), 94 PIramērd, Dīwān-i Mawlawī, 2 vol., Sulaymāniyya 1938-40 ʿAlāʾ al-dīn Sad̲j̲d̲j̲ādī, Mēz̲h̲ū-yi adab-i kurdī, Bagdad 1952.

T̲h̲abīr

(153 words)

Author(s): Réd.
, montagne proche de La Mecque, du côté nord de la vallée de Minā [ q.v.]. Yāḳūt, Muʿd̲j̲am al-buldān, éd. Beyrouth, II, 72-4, énumère plusieurs montagnes de ce nom, et donne aussi une tradition selon laquelle T̲h̲abīr était, avec Ḥirāʾ [ q.v.] et T̲h̲awr, une des montagnes les plus importantes des environs de La Mecque. Elle semble avoir joué un rôle dans les cérémonies du ḥād̲j̲d̲j̲ ou pèlerinage pré-islamique près de La Mecque. A l’époque des Umayyades, au début du VIIIe siècle ap. J.C., le gouverneur de La Mecque, Ḵh̲ālid b. ʿAbd Allāh al-Ḳasrī [ q.v.], sur l’ordre de Sulaymān b. ʿAbd…

Bad̲j̲imzā

(60 words)

Author(s): Réd.
, ou Bagimzā, était, au temps des califes ʿabbāsides, un village au Nord-est de Bag̲h̲dād, à quelque 13 km. de Baʿḳūbā, où le calife al-Muḳtafī bi-Amr Allāh mit en fuite les troupes du sultan sald̲j̲ūḳide Muḥammad II, commandées par Alp Ḳus̲h̲ Kūn-i Ḵh̲ar, en 549/1154. (Réd.) Bibliography Yāḳūt, I, 497, 706 Ibn al-At̲h̲īr, XI Houtsma, Recueil, II, 237 sqq.

al-Ḏj̲assāsa

(118 words)

Author(s): Réd.
, «l’informatrice», «l’espionne», nom qui paraît avoir été donné par Tamīm al-Dārī [ q.v.] à l’animal fabuleux qu’il prétendait avoir rencontré, dans une île où la tempête l’avait jeté, en même temps que le Dad̲j̲d̲j̲āl [ q.v.] qui s’y trouvait enchaîné; celui-ci ne pouvant se déplacer, la Ḏj̲assāsa, qui est un monstre à la taille gigantesque, vient lui apporter les nouvelles qu’elle a recueillies. Assimilée par l’exégèse tardive à la Bête ( dābba [ q.v.]) don’t parle le Ḳurʾān (XXVII, 84/82), elle ajoute surtout au merveilleux des récits des voyageurs et des géograph…
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