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Your search for 'dc_creator:( Lewis, AND B. ) OR dc_contributor:( Lewis, AND B. )' returned 167 results. Modify search

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Ayyūb Ṣabrī Pas̲h̲a

(99 words)

Author(s): Lewis, B.
, officier de marine et écrivain ottoman. A sa sortie de l’école navale, il reçut diverses affectations et servit pendant un certain temps au Ḥid̲j̲āz et au Yémen. Il mourut à Istanbul en 1308/1890. Il est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrages historiques et descriptifs sur l’Arabie, notamment une description de la Mekke et Médine ( Mirʾāt at-Ḥaramayn, 3 vol., Istanbul 1301-6) et une histoire des Wahhābites ( Taʾrīk̲h̲-i Wahhābiyyān, Istanbul 1296). Il a écrit en outre une biographie du Prophète intitulée Maḥmūd al-Siyar (Edirne 1287). (B. Lewis) Bibliography Babinger, 372-3 Sid̲j̲…

ʿAskarī

(577 words)

Author(s): Lewis, B.
de ʿaskar «soldat», désignait, dans l’usage technique ottoman, un membre de la classe militaire dominante, qui se distinguait des reʿāyā — sujets paysans et habitants des villes ( reʿāyā désigne tantôt les sujets en général, t…

Bilād-i T̲h̲alāt̲h̲a

(148 words)

Author(s): Lewis, B.
, les trois villes, terme employé dans la pratique judiciaire et administrative ottomane pour désigner Eyyūb, Galata et Üsküdar, c’est-à-dire les trois zones urbaines rattachées à Istanbul. Chacune avait son propre ḳādī, indépendant du

Bāb-i Mas̲h̲īk̲h̲at

(433 words)

Author(s): Lewis, B.
, (aussi S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām Kapi̊si̊, Bāb-i Fetwā et Fetwāk̲h̲āne), nom qui fut donné communément dans l’Empire Ottoman, durant le XIXe siècle, à la charge ou au service du S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām [ q.v.], le grand muftī d’Istanbul. Jusqu’en 1241/1826, les grands muftīs avaient occupé leur fonction et rendu leurs ordonnances d…

Bard̲j̲awān

(964 words)

Author(s): Lewis, B.
, Abū l-Futūḥ, esclave qui fut quelque temps maître de l’Égypte sous le règne d’al-Ḥāḳim. Il avait été élevé à la cour d’al-ʿAzīz, où il parvint à occuper le poste d’intendant ( Ḵh̲iṭaṭ, II, 3; ¶ Ibn Tag̲h̲rībirdī, Caire IV, 48; Ibn Ḵh̲allikān, II, 201). Il était eunuque et était connu sous le titre d’ustād̲h̲ [ q.v.]. Son origine ethnique est incertaine — Ibn Ḵh̲allikān en fait un Noir, Ibn al-Ḳalānisī simplement un Blanc ( abyaḍ al-lawn), al-Maḳrīzī un Slave ou un Sicilien, les lectures Ṣaḳlabī et Ṣiḳillī apparaissant toutes deux dans les mss des Ḵh̲iṭaṭ (cf. S. de Sacy, Chrestomathie

Bahāʾī Meḥmed Efendi

(574 words)

Author(s): Lewis, B.
, juriste et théologien ottoman. Né à Istanbul en 1004/1595-6, il était le fils de ʿAbd al-ʿAzīz Efendi, ḳāḍī-ʿasker de Roumélie, et le petit-fils de l’historien Saʿd al-dīn. Il entra dans la carrière religieuse, devint mudarris et mulla et fut nommé ḳāḍī, d’abord à Salonique, puis, en 1043/1633-4, à Alep. Grand fumeur, il fut dénoncé par le beylerbey Aḥmad Pas̲h̲a, avec qui il était en mauvais termes, et, en 1044/1634-5, révoqué et exilé à Chypre pour le punir de ce que l’on considérait alors comme …

Babadag̲h̲i̊

(806 words)

Author(s): Lewis, B.

Ibn ʿAttās̲h̲

(517 words)

Author(s): Lewis, B.
, ʿAbd al-Malik, dāʿī ismāʿīlien qui, au milieu du Ve/XIe siècle, fut chargé de la da ʿwa au ʿIrāḳ et en Perse occidentale; d’après l’autobiographie de Ḥasan-i Ṣabbāḥ [ q.v.], il vint à Rayy en ramaḍan 464/mai-juin 1072 et enrôla Ḥasan dans la da ʿwa; on dit aussi qu’il gagna la bienveillance de Raʾīs Muẓaffar de Girdkūh, qui devint par la suite un des chefs les plus actifs des Nizāris. Ẓahīr al-dīn et Rāwandī font également allusion à ses relations avec Ḥasan-i Ṣabbāḥ; selon cette version, ʿAbd al-Malik, qui résidait à Iṣfahān, fut accus…

ʿAlī b. Muḥammad al-Zand̲j̲ī

(455 words)

Author(s): Lewis, B.
, connu sous le nom de Sāḥib al-Zand̲j̲, était le chef des Zand̲j̲ [ q.v.], esclaves noirs révoltés qui, durant quinze ans (255-270/868-83), terrorisèrent le Sud du ʿIrāḳ et les territoires avoisinants. Il était né à Warzanīn, village proche de Rayy, et aurait été, d’après quelques sources, d’origine arabe, descendant de ʿAbd al-Ḳays du côté paternel, d’Asad du côté maternel. Son nom est généralement donné sous la forme ʿAlī b. Muḥammad b. ʿAbd al-Raḥīm. D’après Ibn al-Ḏj̲awzī ( al-Muntaẓam, Ḥaydarābād 1357, V, 2, 69), son nom véritable était Bihbūd̲…

ʿAlides

(1,804 words)

Author(s): Lewis, B.
, descendants de ʿAlī b. Abī Ṭālib, qui avait dix-huit fils (selon la plupart des ouvrages sur la généalogie des ʿAlides, mais quatorze selon une autre version donnée par al-Ṭabarī et onze d’après al-Masʿūdī) et dix-sept filles. Voici la liste de ses fils: De Fāṭima: al-Ḥasan, al-Ḥusayn et al-Muḥsin (ou Muḥassin). Le troisième n’apparaît pas dans toutes les sources. De Ḵh̲awla: Muḥammad, connu sous le nom d’Ibn al-Ḥanafiyya. D’Umm al-Banīn: ʿAbbās l’aîné, ʿAbd Allāh, ʿUt̲h̲mān l’aîné, Ḏj̲aʿfar l’aîné. D’al-Ṣaḥbāʾ, appelée Umm Ḥabīb: ʿUmar. De Laylā bint Masʿūd: Abū…

Ibn al-Dawādārī

(408 words)

Author(s): Lewis, B.
, Abū Bakr ibn ʿAbd Allāh b. Aybak al-Dawādārī, historien égyptien. Son père, Ḏj̲amāl al-dīn ʿAbd Allāh, était au service de l’ amīr Sayf al-dīn Balabān al-Rūmī al-Ẓāhirī, dawādār de Baybars, d’où le surnom de Dawādāri. Ṣ. Munad̲j̲d̲j̲īd a essayé d’identifier son grand-père, qui était le seigneur de Sark̲h̲ad, à ʿIzz al-dīn Aybak al-Ustādār al-Muʿaẓẓamī (m. 645/1247-8), mécène du biographe Ibn Abī Uṣaybiʿa [ q.v.]. Sa famille est présentée avec peu de vraisemblance comme d’origine sald̲j̲ūḳide. Elle habitait au Caire dans la Ḥārat al-Bāṭiliyya. Le père de l’historien exerça pendant onze ans, jusqu’en 710/1310, les fonctions de mutawallī de la province de S̲h̲arḳiyya, la wilāyat al-ʿUrbān, et des régions voisines. Relevé de son poste sur sa demande, il se rendit à Damas où il fut nommé mihmāndār, puis mus̲h̲idd al-dawāwīn. Il perdit ce dernier poste à la suite d’un désaccord, mais conserva les fonctions de mil nāndār

ʿArūs Resmi

(413 words)

Author(s): Lewis, B.
, et aussi resm-i ʿarūs, resm-i ʿarūsāne, ʿādet-i ʿarūsī, etc., plus anciennement gerdek deg̲h̲eri et gerdek resmi, impôt ottoman perçu sur les nouvelles mariées. Le taux normal s’élevait à soixante aspres pour les jeunes filles et à quarante ou trente pour les veuves et les divorcées. Les taux étaient parfois moins élevés pour les personnes peu aisées ou pauvres. Dans certaines régions, l’impôt était perçu en nature. En général, les non-Musulmans étaient inscrits pour la moitié de la somme, mais parfois aussi pour le double. Sur les terres de tīmār, l’impôt était normalement payabl…

Ibn al-ʿAdīm

(655 words)

Author(s): Lewis, B.
, Kamāl al-dīn Abū l-Ḳāsim ʿUmar b. Aḥmad b. Hibat Allāh, historien d’Alep, né dans cette ville en 588/1192, mort au Caire en 660/1262. Les Banū l-ʿAdīm, famille riche et éminente d’origine arabe au ʿIrāḳ, acquirent des propriétés dans la ville et les environs d’Alep, et certains d’entre eux occupèrent une situation ou des fonctions importantes sous les dynasties qui se succédèrent dans le gouvernement de cette ville. Pendant cinq générations, ils occupèrent la fonction de ḳāḍī; le père de l’historien fut ḳāḍī principal sous les Zangides et les Ayyūbides. Lui-même, après des études à Alep, Damas, Jérusalem, Bag̲h̲dād et au Ḥid̲j̲āz, fut employ…

ʿĀs̲h̲iḳ

(289 words)

Author(s): Lewis, B.
, mot arabe signifiant amoureux, amant, fréquemment employé dans un sens mystique. Chez les Turcs d’Anatolie et d’Ād̲h̲arbayd̲j̲ān, depuis la fin du IXe/XVesiècle ou le début du Xe/XVIe, il est usité par une classe de poètes-musiciens errants qui chantaient et déclamaient à des réunions publiques. Leur répertoire comprenait des chants religieux et erotiques, des élégies et des récits héroïques. Au début, ils suivaient la prosodie syllabique des poètes populaires, mais ils furent soumis par la suite à l’influence per…

Abū l-K̲̲h̲aṭṭāb Muḥammad b. Abī Zaynab Miḳlaṣ al-Ad̲j̲daʿ al-Asadī

(482 words)

Author(s): Lewis, B.
, hérésiarque musulman. Selon Kas̲h̲s̲h̲ī, son père était Miḳlas b. Abī l-Ḵh̲attāb, et il s’appliquait à lui-même les kunyas d’Abū Ismāʿīl et d’Abū l-Ẓubyān, Il était originaire de Kūfa, et mawlā

Bazi̊rgan

(116 words)

Author(s): Lewis, B.

ʿAbbāsides

(8,542 words)

Author(s): Lewis, B.
(Banū l-ʿAbbās), dynastie califienne de 132/750 à 656/1258. La dynastie tire son nom de son ancêtre, l’oncle du Prophète, al-ʿAbbās b. ʿAbd al-Muṭṭalib b. Hās̲h̲im [ q.v.]. L’histoire des origines ainsi que la nature du mouvement qui renversa le califat umayyade et fonda la dynastie ʿabbāside demeurèrent longtemps connues par la version très retouchée qui fut publiée lorsque la dynastie eut pris le pouvoir et fut devenue un objet de respect. Une version plus critique a été proposée par G. van Vloten (…

Ḏj̲emʿiyyet-iʿilmiyye-iʿot̲h̲māniyye

(390 words)

Author(s): Lewis, B.
, la Société Scientifique ottomane, fondée à Istanbul en 1861 par Munīf Pas̲h̲a [ q.v.]. Conçue sur le modèle de la Royal Society d’Angleterre et peut-être inspirée par la réouverture de l’ Institut d’Égypte [ q.v.] à Alexandrie, en 1859, elle comprenait un groupe de fonctionnaires, dignitaires et savants turcs dont quelques-uns avaient été formés en Europe. C’était la troisième société savante de ce genre qui prenait naissance dans la Turquie du XIXe siècle, les deux autres étant l’ End̲j̲ümen-i Dānis̲h̲, fondé en 1881 [voir And̲j̲uman] et la «Société savante de Bes̲h̲iktas̲h̲»…

ʿAyn Ḏj̲ālūt

(977 words)

Author(s): Lewis, B.
«source de Goliath» est mentionné par les géographes du moyen âge comme étant un village situé entre Baysān et Nābulus, dans le Ḏj̲und de Filasṭīn. Il se trouvait à la source du wādī Ḏj̲ālūt, et il aurait dû son nom à une tradition d’après laquelle David avait tué Goliath près de là (cf. A. S. Marmadji,

Čes̲h̲mizāde

(200 words)

Author(s): Lewis, B.
, Muṣṭafā Ras̲h̲īd, historien et poète ottoman, membre d’une famille de ʿulamāʾ fondée …

Ḥas̲h̲īs̲h̲iyya

(1,067 words)

Author(s): Lewis, B.
, nom donné au moyen âge aux adeptes de la branche nizārite de la secte des Ismāʿīliens en Syrie. Ce nom fut apporté de Syrie en Europe par les Croisés, et on le trouve sous des formes variées dans la littérature occidentale des Croisades aussi bien que dans des textes grecs et hébreux. Sous la forme «Assassin», il a définitivement trouvé sa place en français et en anglais, avec des formes correspondantes en italien, espagnol et autres langues. A l’origine, le mot semble avoir été employé au sens de «dévot» ou «zélateur» correspondant à fidāʾī [ q.v.]. Dès le XIIe siècle, des poètes provençau…

Beratli̊

(314 words)

Author(s): Lewis, B
, c’est-à-dire titulaire d’un berāt, nom donné à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIX…

al-Ḥaramayn

(787 words)

Author(s): Lewis, B.
«les deux Lieux Saints»,expression désignant habituellement la Mekke et Médine, et parfois dans l’usage mamlūk et ottoman, Jérusalem et Hébron [voir al-Ḥaram al-S̲h̲arīf, al-K̲h̲alīl, al-Ḳuds, al-Madīna, Makka. Sur le titre «Serviteur (ou Protecteur) des deux lieux saints», voir K̲h̲ādīm al-Ḥaramay]. L’article suivant traite de l’administration des waḳfs ottomans au profit des Lieux Saints. Ces waḳfs furent constitués très tôt par les sultans ottomans et par des membres de leur maison et de leur cour et, dès le IX…

Duyūn-iʿ UmȖmiyye

(727 words)

Author(s): Lewis, B.
, la dette publique ottomane, plus particulièrement l’administration de la dette créée en 1881. Le gouvernement ottoman avait fait ses premières tentatives en vue de redresser la monnaie au moyen d’emprunts intérieurs à la fin du XVIIIe et au début du XIXe s. ¶ [voir Ashām et Ḳāʾime…

Daryā-begi

(243 words)

Author(s): Lewis, B.

Deved̲j̲i̇

(200 words)

Author(s): Lewis, B.
mot turc signifiant chamelier et appliqué à certains régiments du corps de janissaires [voir Yeni čeri] faisant partie de la d̲j̲emāʿat et chargés d’escorter les colonnes de ravitaillement. Ils étaient également désignés par le mot persan s̲h̲uturbān. A l’origine, les Deved̲j̲is formaient les cinq premiers ortas de la d̲j̲emāʿat (quatre d’après d’Ohsson), mais ils furent par la suite augmentés et en comprirent beaucoup d’autres. Ils portaient des plumes de héron sur leur cimier [voir Sorguč]; en service au dīwān, ils portaient du velours garni de fourrure de zibeline et d…

Ḏj̲umhūriyya

(1,632 words)

Author(s): Lewis, B.
(en turc d̲j̲ümhūriyyet, cümhuriyet

Dindān

(478 words)

Author(s): Lewis, B.
, laḳab d’Abū Ḏj̲aʿfar Aḥmad b. Ḥusayn, traditionniste s̲h̲īʿite du IIIe/IXe s. Son père, originaire de Kūfa, mais qui habita pendant un certain temps al-Ahwāz, où Dindān naquit, était une autorité digne de foi qui transmit des traditions de ʿAlī al-Riḍā, Muḥammad al-Ḏj̲awād et ʿAlī al-Hādī; Dindān transmit également des traditions sur l’autorité des maîtres de son père, mais il fut considéré comme un g̲h̲ālī, un extrémiste, et sa crédibilité en tant que transmetteur fut contestée. Il écrivit plusieurs ouvrages, notamment Kitāb al-Iḥtid̲j̲ād̲j̲, K. al-Anbiyāʾ, K. al-Mat̲h̲ālib et K…

Dīwān-ī Humāyūn

(2,243 words)

Author(s): Lewis, B.
, nom donné au conseil impérial ottoman qui fut, jusqu’au milieu du XIe/XVIIe s., l’organisme central du gouvernement de l’empire; on n’a guère de preuves de l’existence du dīwān sous les premiers sultans. D’après ʿĀs̲h̲i̊ḳpas̲h̲azāde (ch. xxxi, éd. N. Atsiz, Osmanli Tarihleri, Istanbul 1949, 118; trad. ail. R. Kreutel, Vom Hirtenzeit zur hohen Pforte, Gratz 1959, 66), l’usage de porter un turban roulé ( burma dülbend) pour ¶ assister au dīwān fut introduit sous le règne d’Ork̲h̲ān, mais il s’agit probablement d’une s…

Emīn

(603 words)

Author(s): Lewis, B.
, de l’arabe amīn [ q.v.], fidèle, digne de confiance, titre administratif ottoman qu’on traduit généralement par intendant ou commis. La fonction ou le poste portait le nom d’ emānet. Le sens primitif d’

Bād-i Hawā

(294 words)

Author(s): Lewis, B.

Başvekalet Arşivi

(1,705 words)

Author(s): Lewis, B.
, et aussi autrefois Bas̲h̲bakanlik Ars̲h̲ivi, les Archives du Premier ministre, nom que portent maintenant les archives d’État de la Turquie et de l’Empire ottoman. La constitution des archives ottomanes a commencé avec l’État ottoman, mais la collection actuelle, bien qu’on y trouve des documents et des registres plus anciens, ne remonte pas en général au delà de la conquête de Constantinople par les Ottomans en 1453. Les archives ne deviennent réellement complètes qu’à partir du milieu du XVIe siècle, et continuent de l’être jusqu’à la fin de l’Empire. L’organisation des archives ottomanes sous la forme d’une collection moderne date d’une initiative du grand-vizir réformateur Muṣṭafā Res̲h̲īd Pas̲h̲a, qui, en 1262/1846, fit construire un nouveau bâtiment pour les archives sur les terrains appartenant au grand-vizirat, et y fit transporter une grande quantité de collections de dossiers qui étaient jusqu’alors conservés en paquets ou en boîtes dans différents dépôts et services disséminés dans la ville. On assigna à cet édifice, qui avait été de…

Başvekil

(157 words)

Author(s): Lewis, B.
(Bas̲h̲wakīl), en turc, Premier ministre. Le terme fut introduit pour la première fois en 1254/1838, lorsque, compris dans l’adoption générale de la nomenclature européenne, ce titre fut porté par le premier ministre aux lieu et place de grand-vizir ou Ṣaḍr-i-aʿẓam [ q.v.]. Ce changement fut de courte durée …

Bas̲h̲s̲h̲ār al-S̲h̲aʿīrī

(309 words)

Author(s): Lewis, B.
, hérétique s̲h̲īʿite qui vivait au IIe/VIIIe siècle. Il habitait Kūfa et gagnait sa vie en vendant de l’orge ( s̲h̲aʿīr), d’où son nom. Selon le Minhād̲j̲ et le Muntahā, on l’appela parfois par erreur dans les textes al-As̲h̲ʿarī, au lieu d’al-S̲h̲aʿīrī. D’après des traditions rapportées par al-Kas̲h̲s̲h̲ī, il fut renvoyé et désavoué par l’Imām Ḏj̲aʿfar al-Ṣādiḳ ( Rid̲j̲āl, 252-4; cf. 197, où Abū Bas̲h̲s̲h̲ār al-As̲h̲ʿarī est dénoncé comme menteur, en même temps que des hérétiques notoires tels al-Mug̲h̲īra b. Saʿīd, Bazīg̲h̲, Abū l-Ḵh̲aṭṭāb, Muʿammar…

Čaki̊rd̲j̲i̊-bas̲h̲i̊

(123 words)

Author(s): Lewis, B.
maître fauconnier, haut fonctionnaire de la Cour ottomane. Dans le Ḳānūn-nāme de Meḥemmed II ( TOEM, suppl. 1330/1911,12), il est mentionné parmi les ag̲h̲as de l’étrier, immédiatement avant le čas̲h̲nagīr-bas̲h̲i̊ [ q.v.]. Au cours du XVIe siècle, le nombre et les subdivisions des ag̲h̲as de la chasse ( s̲h̲ikār ag̲h̲alari̊) s’accrut fortement, et le čaki̊rd̲j̲i̊-bas̲h̲i̊ est accompagné d’officiers chargés des faucons pèlerins, des laniers et des éperviers ( s̲h̲ahind̲j̲i-bas̲h̲i̊, dogand̲j̲i̊-bas̲h̲i̊ et atmad̲j̲ad̲j̲i̊…

Bāb

(437 words)

Author(s): Lewis, B.
, nom donné dans le S̲h̲īʿisme primitif au disciple de l’Imām de rang le plus élevé. La littérature hagiographique du S̲h̲īʿisme duodécimain donne en général les noms des bābs des Imāms. Chez les Ismāʿīliers [ q.v.], le bāb occupait un rang déterminé dans la hiérarchie. Ce nom était déjà en usage à l’époque pré-fāṭimide, sans qu’on sache exactement ce qu’il signifiait alors (cf. W. Ivanow, The alleged Founder of Ismailism, Bombay 1946, 125, n. 2, citant Kas̲h̲s̲h̲ī, Rid̲j̲āl, 322; le même, Notes sur l’Ummul-kitāb, dans RÉI, 1932, 455; le même, Studies in early Persian Ismailism 2, Bombay 1955, 19 sqq.). Sous les Fāṭimides d’Égypte, le bāb occupait le rang immédiatement inférieur à celui de l’Imām, dont il recevait directement l’enseignement. Il dirigeait à son tour les ḥud̲j̲d̲j̲as qui guidaient eux-mêmes la daʿwa. Le terme semble donc désigner le rang le plus élevé dans la hiérarchie de la daʿwa, et semble être, dans la terminologie ismāʿīlienne, l’équivalent de l’expression dāʿī l-duʿāt qui est employée dans les textes historiqu…

Čaki̊rd̲j̲i̊-Bas̲h̲i̊

(142 words)

Author(s): Lewis, B.
, chief falconer, a high official of the Ottoman court. In the Ḳānūnnāme of Meḥemmed II ( TOEM Supp. 1330 A.H., 12) he is mentioned among the ag̲h̲a s of the stirrup, immediately before the čas̲h̲nagīr-bas̲h̲i̊ [ q.v.]. During the 16th century the numbers and sub-divisions of the

Abu ’l-K̲h̲attāb Muḥammad b. Abī Zaynab Miḳlaṣ al-Ad̲j̲daʿ al-Asadī

(493 words)

Author(s): Lewis, B.
, Muslim heresiarch. According to al-Kas̲h̲s̲h̲ī, his father was Miḳlaṣ b. Abi ’l-Ḵh̲aṭṭāb, and he himself used the kunyas Abū Ismāʿīl and Abu ’l-Ẓubyān. He was a Kūfan and a mawlā of the tribe of Asad. In the Nuṣayrī writings he is also called al-Kāhilī. He was one of the chief dāʿīs of the Imām Ḏj̲aʿfar al-Ṣādik, but fell into error and taught false doctrines, as a result of which he was repudiated and d…

Ḥurriyya

(6,429 words)

Author(s): Rosenthal, F. | Lewis, B.
, “freedom,” an abstract formation derived from ḥurr “free” corresponding to Hebrew ḥōr , Aram.

Ẓulm

(2,783 words)

Author(s): Badry, Roswitha | Lewis, B.
(a., verbal noun of form I), basically meaning, according to the authoritative lexicologists, “putting a thing in a place not its own” (Lane, LA, TA), i.e. displacement. In the moral sphere, it denotes acting in such a way as to transgress the proper limit and encroach upon the right of some other person. In common usage, ẓulm has come to signify wrongdoing, evil, injustice, oppression and tyranny, particularly by persons who have power and authority. Frequently it is therefore used as the antonym to ʿadl [ q.v.], inṣāf [ q.v.] and ḳisṭ and (sometimes by expressing a slightly different shade of meaning) as a synonym to bag̲h̲y (encroachment, abuse), d̲j̲awr (oppression),

ʿĀsḳalān

(1,173 words)

Author(s): Hartmann, R. | Lewis, B.
, a town on the coast of southern Palestine, one (Hebrew: ʾAs̲h̲ḳelōn) of the five Philistine towns known to us from the Old Testament; in the Roman period, as oppidum Ascalo liberum , it was (according to Schrürer, Geschichte des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu 2, ii, 65-7) "a flourishing Hellenistic town famous for its cults and festal games" (Dercetis-Aphrodite-shrine); in the Christian period a bishop’s see (tomb of the tres fratres martyres Aegyptii ). ʿAsḳalān was one of the last towns of Palestine to fall into the hands of the Muslims. It was taken şulḥ an by Muʿāwiya shortly after the capture of Ḳayşariyya in 19/640, but may have been briefly occupied by ʿAmr b. al-ʿĀṣ before that. It was reoccupied for a short time by the Byzantines during the time of Ibn al-Zubayr and was subsequently restored …

Ḥurriyya

(6,671 words)

Author(s): Rosenthal, F. | Lewis, B.
(a.) «liberté», dérivé abstrait de ḥurr «libre» correspondant à l’hébreu ḥōr et à l’araméen ḥēr (herūṭā) et largement employé aussi dans des langues islamiques autres que l’arabe. Dès l’époque préislamique, ḥurr était connu non seulement comme terme juridique désignant le contraire de «non-libre, esclave» ( ʿabd [ q.v.]), mais aussi comme terme éthique s’appliquant à la noblesse de caractère ou de conduite. Le concept juridique de «liberté» a continu…

ʿAsḳalān

(1,174 words)

Author(s): Hartmann, R. | Lewis, B.
, ville du littoral méridional de Palestine, une des cinq villes philistines que mentionne l’Ancien Testament (en hébreu ʾ As̲h̲ḳ e lōn); à l’époque romaine, oppido Ascalo liberum, et d’après Schürer ( Gesch. des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu 2, II, 65-7): «ville prospère du monde hellénique, célèbre par ses cultes et par ses jeux» (sanctuaire de Derketo-Aphrodite); à l’époque chrétienne, siège épiscopal (tombe des très fratres martyres Acgyptii). ʿAsḳalān fut une des dernières villes de Palestine qui tombèrent aux mains des Musulmans; elle fut prise ṣulḥ an par Muʿāwiya peu après la conquête de Ḳayṣariyya en 19/640, mais il est possible qu’elle ait été auparavant occupée quelque temps par ʿAmr b. al-ʿĀṣ. Réoccupée momentanément par les Byzantins à l’époque d’Ibn al-Zubayr, elle fut par la suite restaurée et refortifiée par ʿAbd al-Malik b. Marwān (al-Balād̲h̲urī, Futūḥ, 142-4). D’après une inscription découverte par Clermont-Ganneau, le calife al-Mahdī y fit élever, en 155/772, une mosquée et un minaret (

Ẓulm

(2,993 words)

Author(s): Badry, Roswitha | Lewis, B.
, (a., nom verbal de 1ère forme), signifie principalement, après les lexicologues faisant autorité, «mettre une chose à un endroit qui n’est pas sa place» ¶ (Lane, LA, TA), c’est-à-dire déplacement. Dans le domaine de la morale, il désigne le fait d’agir en dépassant (en allant au-delà de) ses propres limites et en empiétant sur les droits d’une autre personne. Dans l’usage courant, ẓulm en est venu à désigner le fait de causer un tort, faire du/le mal, pratiquer l’injustice, l’oppression et la tyrannie, en particulier par des personnes détenant pouvoir et …

Junbish-i Sabz-i Īrān

(3,392 words)

Author(s): Tamadonfar, Mehran | Lewis, Roman B.
Junbish-i Sabz-i Īrān (The Green Movement of Iran) is the civil and political rights movement framed in democratic and Islamic principles, premises, and symbols that emerged in the context of Iran’s 2009 presidential elections. The tenth presidential election in Iran was held on Friday 12 June 2009. In this election, the incumbent conservative Mahmoud Ahmadinejad (Maḥmūd Aḥmadīnizhād) was challenged by three candidates, the most prominent being former prime minister Mir-Hossein Mousavi (Mīr Ḥusayn Mūsavī). Massive street demonst…
Date: 2021-07-19

al-Abnāʾ

(423 words)

Author(s): Zetterstéen, K.V. | Lewis, B.
, "the sons", a denomination applied to the following: (I) The descendants of Saʿd b. Zayd Manāt b. Tamīm, with the exception of his two sons Kaʿb and ʿAmr. This tribe inhabited the sandy desert of al-Dahnāʾ. (Cf. F. Wüstenfeld, Register zu den geneal. Tabellen der arab. Stämme ). (II) The descendants born in Yaman of the Persian immigrants. For the circumstances of the Persian intervention in Yaman under Ḵh̲usraw Anūs̲h̲irwān (531-79) and the reign of Sayf b. Ḏh̲ī Yazan, as told by the Arabic authors, cf. sayf b. d̲h̲ī yazan. After the withdr…

Derebey

(1,591 words)

Author(s): Mordtmann, J.H. | Lewis, B.
, ‘valley lord’, the Turkish name popularly given to certain rulers in Asia Minor who, from the early 12th/18th century, made themselves virtually independent of the Ottoman central government in Istanbul. The Ottoman historians usually call them mutag̲h̲allibe , usurpers, or, when a politer designation was needed, K̲h̲ānedān . great families. The derebeys became in effect vassal princes, ruling over autonomous and hereditary principalities. In time of war they served, with their own contingents, in the Ottoman armies, w…

Ifrand̲j̲

(2,995 words)

Author(s): Lewis, B. | Hopkins, J.F.P.
or Firand̲j̲ , the Arabic term for the Franks. This name, which probably reached the Muslims via the Byzantines, was originally used of the inhabitants of the empire of Charlemagne, and later extended to Europeans in general. In medieval times it was not normally applied to the Spanish Christians [see …

Had̲j̲d̲j̲

(8,288 words)

Author(s): Wensinck, A. J. | Jomier, J. | Lewis, B.
(A.), pèlerinage à la Mekke, ʿArafāt et Minā, la cinquième des cinq «colonnes» ( arhān) de l’Islam. On l’appelle également le grand pèlerinage par opposition à la ʿumra [ q.v.] ou petit pèlerinage. Cette observance annuelle a marqué et continue de marquer profondément le monde musulman. Ceux qui n’y participent pas suivent les pèlerins par la pensée; les prédicateurs et actuellement la presse, la radio et la télévision les y aident en fournissant doctrine et informations. Pour la communauté musulmane elle-même, cet événemen…

Ifrand̲j̲

(3,029 words)

Author(s): Lewis, B. | Hopkins, J.F.P.
ou Firand̲j̲, terme arabe désignant les Francs. Ce mot, transmis probablement aux Musulmans par les Byzantins, s’appliquait à l’origine aux habitants de l’empire de Charlemagne, avant de s’étendre aux Européens en général. Au moyen âge, il ne s’employait pas pour les Chrétiens d’Espagne [voir Andalus, Ḏj̲illīḳiyya], les Slaves [voir Ṣaḳāliba] ou les Vikings [voir Mad̲j̲ūs, II], mais par ailleurs s’appliquait de façon générale à l’Europe continentale et aux îles britanniques. Le territoire des Francs s’appelait Ifrand̲j̲a (en persan et en turc Firangistān). Les notions les plus anciennes que les Musulman…

al-Abnāʾ

(422 words)

Author(s): Zetterstéen, K.V. | Lewis, B.
, « les fils », dénomination appliquée aux groupes suivants: I. Descendants de Saʿd b. Zayd Manāt b. Tamīm, à l’exception de ses deux fils Kaʿb et ʿAmr. Cette tribu habitait le désert de sable d’al-Dahnāʾ (cf. F. Wüstenfeld, Register zu den geneal. Tabellen der arab. Stämme). ¶ 2. Descendants, nés au Yémen, des Persans établis dans ce pays. Pour les circonstances de l’intervention des Persans au Yémen sous Ḵh̲usraw Anūs̲h̲irwān (531-579 de J.-C.) et le règne de Sayf b. Ḏh̲ī Yazan, d’après les récits des auteurs arabes, voir Sayf b. Dhī Yazan. Après le retrait des troupes étrangères, Sa…

Derebey

(1,634 words)

Author(s): Mordtmann, J.H. | Lewis, B.
, «seigneur de vallée», nom populaire donné par les Turcs à certains chefs d’Asie Mineure qui, à partir du début du XIIe/XVIIIe siècle, s’étaient rendus virtuellement indépendants du gouvernement central ottoman d’Istanbul. Les historiens ottomans les désignaient généralement sous le nom de mutag̲h̲allibe, usurpateurs, ou, quand il fallait les nommer plus poliment, k̲hānedān, grandes familles. Les derebeys devinrent effectivement des princes vassaux qui gouvernaient des principautés autonomes et héréditaires. En temps de guerre, ils servaient, avec leurs propres contingents, dans les armées ottomanes, qui finirent par être formées en grande partie de ces troupes quasi féodales. Bien qu’on leur ait donné, pour la forme, des titres tels que muḥaṣṣil et mütesellim, pour en faire en apparence des représentants des gouverneurs en titre, ils étaient en réalité indépendants à l’intérieur de leurs propres te…

And̲j̲uman

(1,239 words)

Author(s): Massé, H. | B. Lewis | F. Rahman
, mot persan déjà fréquent dans le s̲h̲āh-nāma de Firdūsī (Ve/XIe siècle), au sens de «réunion, assemblée, armée». Aux temps modernes, ¶ il désigna surtout les associations religieuses ou confessionnelles; puis, au début du XIXe siècle, lors de l’établissement du régime parlementaire en Perse, les groupements politiques. Un des plus célèbres de ces groupements fut l’and̲j̲uman-i milli («Club national») de Tabrīz, fondé le Ier ramaḍān 13…

الحج

(6,638 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Jomier, J. | Lewis, B.
[English edition] (أ) الحجّ إلى مكّة، وعرفات ومنى، هو خامس أركان الإسلام الخمسة. ويسمّى أيضاً بالحج الأكبر على عكس العمرة [راجع هنا عمرة] التي تسمى بالحجّ الأصغر. كان لشعائره، التي تقام سنويّا في الماضي، كما في وقتنا الحاضر، تأثير عميق في العالم الإسلامي. فأولئك الذين لا يشاركون فيه يتبعون الحجّاج بتفكيرهم، يساعدهم على ذلك رجال الدّين والصحافة والراديو والتلفزيون في أيّامنا، عن طريق مدّهم بنشرات أخبار وتثقيفهم عقائديا. وهذا الحدث بالنسبة إلى الأمّة الإسلاميّة نفسها هو مناسبة لمراجعة امتدادها وعظمتها. وقد أضيف إلى رمزيته الدينيّة والاجتماعية السياسية التي ما زال هذا التجمّع يتمتّع بها إلى اليوم، مظهر اقتصادي حتى القرن الثامن عشر. فمكّة في هذه الفترة من السنة كانت تتحوّل إلى واحد من أهمّ المعارض التجارية في العالم، حيث كانت توجد فيه منتوجات أوروبية وعربية وهندية. وعلاوة على ذلك وفي ذلك الوقت، حين كان السفر لا يزال صعبا، ساعد الحجّ على تلاقي نخب العالم الإسلامي، فالعلماء كانوا يتوقّفون في طريقهم إلى مكّة في بعض الأماكن فيكوّنون صداقات مع نظرائهم أو يدرّسون في المساجد المحليّة.…

بيت المال

(6,746 words)

Author(s): Coulson, N.J. | Cahen, Cl. | Lewis, B. | LeTourneau, R.
[English edition] يمثل بيت المال في معناه الملموس «دار الخزينة»، ولكن بصفة خاصّة وبالمعنى المجرّد للعبارة، هو الماليّة أو خزينة الدولة الإسلاميّة.…

Ḥad̲j̲d̲j̲

(8,598 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Wensinck,A.J. | Jomier,J. | Lewis,B.
(a.), pilgrimage to Mecca, ʿArafāt and Minā, the fifth of the five “pillars” ( arkān ) of Islam. It is also called the Great Pilgrimage in contrast to the ʿumra [ q.v.] or Little Pilgrimage. Its annual observance has had, and continues to have, a profound influence on the Muslim world. Those not taking part follow the pilgrims in thought; the religious teachers, and nowadays the press, radio and television help them in this by providing doctrine and news bulletins. For the Muslim community itself this event is the occasion for a review of its extent and its strength. To the religious, social and even political significance which such a gathering has…

Bayt al-Māl

(8,636 words)

Author(s): Coulson, N.J. | Cahen, Cl. | Lewis, B. | R. le tourneau
, in its concrete meaning “the House of wealth”, but particularly, in an abstract sense, the “fiscus” or “treasury” of the Muslim State. I. The Legal Doctrine. ‘Bilāl and his companions asked ʿUmar b. al-Ḵh̲aṭṭāb to distribute the booty acquired in Iraq and Syria. “Divide the lands among those who conquered them”, they said, “just as the spoils of the army are divided”. But ʿUmar refused their req…

Bayt al-Māl

(7,944 words)

Author(s): Coulson, N.J. | Cahen, Cl. | Lewis, B. | [R. Le Tourneau]
, litt. «la Maison du Trésor», de là, le fisc de l’État musulman. I. — Aspect juridique…

Ḥukūma

(19,027 words)

Author(s): Lewis, B. | Ahmad, F. | Lambton, A. K. S. | Vatikiotis, P. J. | Tourneau, R. Le | Et al.
, en arabe moderne, «gouvernement». Comme beaucoup de néologismes politiques des langues islamiques, le mot semble avoir, dans son sens moderne, été d’abord employé dans la Turquie du XIXe siècle et avoir passé du turc en arabe et dans les autres langues.

Dustūr

(44,090 words)

Author(s): Réd. | Lewis, B. | Khadduri, M. | Lambton, A. K. S. | Caldwell, J. A. M. | Et al.
désigne, en arabe moderne, une Constitution. Ce terme d’origine persane semble avoir désigné à l’origine une personne exerçant une autorité, religieuse ou politique, avant d’être spécialement appliqué aux membres du clergé zoroastrien. Il apparaît dans Kalīla wa-Dimna avec le sens de «conseiller» et reparaît avec la même acception, à une date bien postérieure, dans l’expression Dustūr-i mükerrem, l’un des titres honorifiques du grand-vizir de l’empire ottoman. Plus …

Ḏj̲arīda

(16,453 words)

Author(s): Lewis, B. | Pellat, Ch. | Ed. | P. M. Holt | K. Hitti, Philip | Et al.
, literally “leaf”, which has become the usual term in modern Arabic for a newspaper, its adoption being attributed to Fāris al-S̲h̲idyāḳ [ q.v.]. Its synonym ṣaḥīfa is less used in the sing., but the plural ṣuḥuf is more common than d̲j̲arāʾid . Some interest in the European press was shown by the Ottomans as early as the 18th century and, it would seem, excerpts from European newspapers were translated for the information of the dīwān (Prussian despatch from Constantinople, of 1780, cited by J. W. Zinkeisen, Geschichte des osmanischen Reiches , vi, Gotha 1859, 290-1). This grew into a press bureau, which served the Ottoman government throughout the 19th century and after. The first, newspapers in the Middle East were in French, and were published under French official auspices. In the seventeen-nineties the French printing press in Constantinople (see …

Baladiyya

(9,924 words)

Author(s): Lewis, B. | Hill, R.L. | Samaran, Ch. | Adam, A. | Lambton, A.K.S. | Et al.
, municipality, the term used in Turkish ( belediye ), Arabic, and other Islamic languages, to denote modern municipal institutions of European type, as against earlier Islamic forms of urban organisation [see madīna ]. The term, like so many modern Islamic …

Dustūr

(44,385 words)

Author(s): Ed. | Lewis, B. | Khadduri, M. | Lambton, A.K.S. | Caldwell, J.A.M. | Et al.
, in modern Arabic constitution. A word of Persian origin, it seems originally to have meant a person exercising authority, whether religious or political, and was later specialized to designate members of the Zoroastrian priesthood. It occurs in Kalīla wa-Dimna in the sense of “counsellor”, and recurs with the same sense, at a much later date, in the phrase Dustūr-i mükerrem , one of the honorific titles of the Grand

Ḥukūma

(18,623 words)

Author(s): Lewis, B. | Ahmad, F. | Lambton, A.K.S. | Vatikiotis, P.J. | Tourneau, R. le | Et al.
, in modern Arabic “government”. Like many political neologisms in Islamic languages, the word seems to have been first used in its modern sense in 19th century Turkey, and to have passed from Turkish into Arabic and other languages. Ḥukūma comes from the Arabic root ḥ.k.m , with the meaning “to judge, adjudicate” (cf. the related meaning, dominant in Hebrew and other Semitic languages, of wisdom. See ḥikma ). In classical usage the verbal noun ḥukūma means the act or office of adjudication, of dispensing justice, whether by a sovereign, a judge, …

Baladiyya

(10,069 words)

Author(s): Lewis, B. | Hill, R. L. | Samaran, Ch. | Adam, A. | Lambton, A. K. S. | Et al.
, municipalité, terme utilisé en turc ( belediye), et d’autres langues islamiques, pour désigner les institutions municipales modernes de type européen, par opposition aux anciennes formes musulmanes d’organisation urbaine (voir …

Ḏj̲arīda

(16,265 words)

Author(s): B. Lewis et Ch. Pellat | Réd. | P. M. Holt | Réd | Ph. K. Hitti | Et al.
, littéralement «feuille», terme dont l’adoption est attribuée à Fāris al-S̲h̲idyāḳ [ q.v.], et qui est devenu usuel en arabe moderne pour désigner un journal. Son synonyme, ṣaḥīfa, est moins employé au sing., mais le pluriel
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