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Your search for 'dc_creator:( "Cour, A." ) OR dc_contributor:( "Cour, A." )' returned 7 results. Modify search

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K̲h̲ulṭ

(619 words)

Author(s): Cour, A.
, forme classique du nom d’une tribu du Nord-ouest du Maroc prononcé Ḵh̲loṭ (mais ethnique: Ḵh̲ulṭī). Venus dans l’Afrique du Nord avec l’invasion hilalienne au Ve/XIe siècle, les Ḵh̲loṭ faisaient partie des populations arabes «mélangées» connues sous le nom de Ḏj̲us̲h̲am; d’après Ibn Ḵh̲aldūn et d’autres historiens, ¶ les Ḵh̲loṭ seraient des Banū l-Muntafiḳ. Les Ḏj̲us̲h̲am se répandirent dans le Mag̲h̲rib central, s’y établirent et participèrent à toutes les luttes qui désolèrent la Berbérie; après la conquête almohade, ils essayèrent en va…

Gūm

(521 words)

Author(s): Cour, A.
( ḳawm; orth. franc, goum), forme et prononciation usuelles, dans les pays arabes de l’Afrique du Nord, du nom donné au groupe des cavaliers armés ou des combattants d’une tribu. Son dérivé gūma signifie « une levée de goums, de troupes, une équipée de pillards», une «sédition», une «révolte». Ce sont les Turcs qui, dans les anciennes régences d’Alger et de Tunis, ont donné aux goums une existence officielle, en les établissant comme base de leur système d’occupation du pays. Toutes les tribus avaient été divisées par eux en mak̲h̲zen ou auxiliaires, dispensés de la plupart des impôts, et en r…

Abū Zayyān

(308 words)

Author(s): Cour, A.
appellatif de trois souverains de la dynastie ʿabd-al-wādide de Tlemcen. I. Muḥammad b. Abī Saʿīd ʿUt̲h̲mān b. Yag̲h̲murāsan, troisième souverain de la dynastie. Proclamé à Tlemcen le 2 d̲h̲ū l-ḳaʿda 703/6 juin 1304, il obtint la levée du siège de la capitale par les troupes marīnides; puis il alla châtier les tribus de l’Est de son royaume qui avaient appuyé l’ennemi: les Berbères Tūd̲j̲īn furent contraints à la soumission et au paiement des impôts, les tribus arabes furent fort malmenées et refoulées dans le d…

Mawlāy Ismāʿīl

(1,717 words)

Author(s): Cour, A.
b. al-S̲h̲arīf, Abū l-Naṣr, deuxième souverain de la dynastie marocaine des ʿAlawides [voir ʿAlawis et Ḥasanī]. A la mort du sultan Mawlāy al-Ras̲h̲īd, l’empire du Maroc s’était divisé. Mawlāy Ismāʿīl, gouverneur de Meknès [voir Miknās] et frère du défunt, fut proclamé dans cette ville. Il marcha aussitôt sur la capitale, ¶ Fās, qui s’était déclarée contre lui et s’en empara; il y fut proclamé le 11 d̲h̲ū l-ḥid̲j̲d̲j̲a 1082/14 avril 1672. Il était alors âgé de 26 ans. Mais trois rivaux, son frère Mawlāy al-Ḥarrān dans le Tafilalt, son neveu Aḥmad b. Muḥriz proclamé à Marr…

Kuskusū

(981 words)

Author(s): Cour, A. | Pellat, Ch.
(a.), terme probablement d’origine berbère désignant le couscous, une préparation culinaire à la semoule qui est le plat national des populations d’Afrique du Nord. Il apparaît avec l’article et un nūn final dans une anecdote qui montre un Oriental recevant du Prophète, en rêve, le conseil de soigner avec al-kuskusūn un Mag̲h̲rébin malade; cette anecdote, rapportée par Dozy ( Suppl., s.v.), est très connue, et c’est probablement elle qui a poussé des lettrés marocains à adopter la forme prêtée au Prophète. L. Bauer ( Wörterbuch der ara- bischen Umgangsprache 2, Wiesbaden 1957, 402),…

Dawāʾir

(628 words)

Author(s): Cour, A. | Tourneau, R. le
, pluriel de dāʾira, réunion de familles attachées au service et à la personne d’un chef indigène en Algérie. Avant la conquête française, le nom de dawāʾir (prononciation locale: dwāyr) fut spécialement porté par quatre groupes tribaux campés au Sud-ouest d’Oran et attachés au service du bey de cette ville, encore qu’il y eût des dawāʾir ailleurs, par exemple dans le Titteri. Ils étaient organisés comme une milice, vivant de l’usufruit des terres mises à leur disposition par le gouvernement turc et des profits des expéditions organisées contre les …

Ḏj̲ays̲h̲

(12,125 words)

Author(s): Cahen, Cl. | Cour, A. | Kedourie, E.
, l’un des termes arabes usuels (avec d̲j̲und et ʿaskar) pour désigner l’armée. I. L’Arabie préislamique, tout en ayant vécu dans des conditions de petite guerre permanente, n’a connu d’armée spécifique qu’en cas d’occupation étrangère ou peut-être au Yémen. Les luttes entre tribus y mettaient en action virtuellement tous les hommes valides, mais sans organisation militaire, et les combats le plus souvent s’y résolvaient en exploits singuliers. Un embryon d’armée apparaît, si l’on veut, avec l’Islam, dans les expéditions conduites ou préparées par le Prophète, bien que le d̲j̲ihād