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Your search for 'dc_creator:( Lewis, AND B. ) OR dc_contributor:( Lewis, AND B. )' returned 172 results. Modify search

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Baraḳ Baba

(464 words)

Author(s): Lewis, B.
, derviche turc qui acquit quelque célébrité à l’époque des Il-Ḵh̲āns. Il aurait été un disciple du célèbre Sari̊ Saltuk [ q.v.], et il est cité à propos des mouvements bābāʾī, bektās̲h̲ī et mewlewī. Ses partisans étaient appelés Baraḳīs; son k̲h̲alīfa était Ḥayrān Emird̲j̲i. Une histoire conservée par Yazi̊d̲j̲i̊og̲h̲lu ʿAlī en fait un prince sald̲j̲ūḳide converti au Christianisme par le patriarche grec, puis ramené à l’Islam par Sari̊ Saltuk, qui lui transmit son pouvoir surnaturel et lui donna le nom de Baraḳ. Les sources arabes le décrivent comme originaire de Tokat ( Būḳāt du text…

Hās̲h̲imiyya

(814 words)

Author(s): Lewis, B.
, terme employé couramment aux IIe-IIIe/VIIIe-IXe siècles pour désigner les membres de la famille des ʿAbbāsides et parfois leurs partisans et défenseurs. Dès les débuts de l’époque ʿabbāside, il aurait désigné les descendants de Hās̲h̲im b. ʿAbd Manāf [ q.v.], l’ancêtre commun du Prophète, de ʿAlī et d’al-ʿAbbās; l’usage qu’en faisaient ainsi les ʿAbbāsides était interprété comme exprimant une prétention au califat fondée sur la parenté par les mâles avec le Prophète. Van Vloten, suivi par d’autres savants, prouva que le nom avait, …

Ḥasan Fehmī

(193 words)

Author(s): Lewis, B.
, journaliste turc qui acquit une célébrité éphémère, en 1909, comme rédacteur en chef du journal Serbestī dans lequel il se livra à de violentes attaques contre le Comité Union et Progrès [voir Ittiḥād we-Teraḳḳī], La responsabilité de son assassinat par un inconnu, sur le pont de Galata, dans la nuit du 6 au 7 avril 1909 (n.s.), fut rejetée sur le Comité à la fois par les libéraux et par l’Union Mahométane [voir Ittiḥād-i Muḥammedī], et ses funérailles provoquèrent des manifestations et des discours hostiles. Une période de tension croissante suivit, pour aboutir à l…

Biñbas̲h̲i̊

(306 words)

Author(s): Lewis, B.
«chef de mille», grade militaire turc. Le terme apparaît très tôt chez les Turcs occidentaux, et est déjà utilisé à propos de la réorganisation militaire qu’aurait opérée Ork̲h̲ān en 729/1328-9 (par ex. Saʿd al-dīn, Tād̲j̲ al-tawārīk̲h̲, I, 40: « onbas̲h̲i̊s, yüzbas̲h̲i̊s et biñbas̲h̲is y furent nommés ...»). Sous la forme miñbas̲h̲i̊, le terme se rencontre aussi chez les Turcs orientaux, et est utilisé, par exemple, pour désigner un grade dans les armées ṣafawides en Perse (v. Minorsky, Tad̲h̲kirat al-mulūk, Londres 1943, 36, 74, 155). Le titre miñbegi, avec un sens similaire, a…

Bīrūn

(105 words)

Author(s): Lewis, B.
, en persan «extérieur», nom donné aux départements et services extérieurs de la Maison impériale ottomane, par opposition avec les départe-ments intérieurs, connus sous le nom d’ Enderūn [ q.v.]. Le bīrūn était donc le point de rencontre de la cour et de l’État, et, outre les fonctionnaires du palais, il comprenait un certain nombre de hauts fonctionnaires et de dignitaires, chargés des affaires administratives, militaires et religieuses de l’empire. (B. Lewis) Bibliography D’Ohsson, Tableau général de lEmpire ottoman, VII, Paris 1824, 1-33 Ismail Hakki Uzunçarşilι, Osmanlι dev…

Elči

(668 words)

Author(s): Lewis, B.
, mot turc signifiant envoyé, de el ou il, pays, peuple ou État, auquel est ajouté le suffixe či (= d̲j̲i) marquant la profession. Dans certains textes turcs orientaux, le mot apparaît pour désigner le maître d’une terre ou d’un peuple; mais sa signification normale a été très tôt celle d’envoyé ou messager, généralement au sens diplomatique, mais quelquefois, dans la littérature mystique, avec un sens religieux figuré. En turc ottoman, il devint le terme courant pour désigner un ambassadeur, en même temps que le terme arabe plus officiel de sefīr. Les sultans ottomans commencèrent d…

Derebey

(1,634 words)

Author(s): Mordtmann, J.H. | Lewis, B.
, «seigneur de vallée», nom populaire donné par les Turcs à certains chefs d’Asie Mineure qui, à partir du début du XIIe/XVIIIe siècle, s’étaient rendus virtuellement indépendants du gouvernement central ottoman d’Istanbul. Les historiens ottomans les désignaient généralement sous le nom de mutag̲h̲allibe, usurpateurs, ou, quand il fallait les nommer plus poliment, k̲hānedān, grandes familles. Les derebeys devinrent effectivement des princes vassaux qui gouvernaient des principautés autonomes et héréditaires. En temps de guerre, ils servaient, av…

Aḥmed Ḥilmī

(376 words)

Author(s): Lewis, B.
Efendi, traducteur turc du XIXe siècle. Né à Üsküdar, il fut formé à la «chambre» des langues [voir Terd̲j̲üme Odasi̊] du ministère des Affaires Étrangères, et occupa par la suite un certain nombre de postes officiels. Il est mentionné comme ayant été consul de Turquie à Tabrīz, puis membre de l’ambassade à Téhéran; en 1876, il fut élu député au premier parlement turc. Il mourut en 1878 du typhus qu’il avait contracté alors qu’il s’occupait de réfugiés de la guerre russo-turque et fut enterré à Üskudar, au cimetière Karacaahmet. Aḥmed Ḥilmi joua un rôle de pionnier comme traducteur …

Ayyūb Ṣabrī Pas̲h̲a

(99 words)

Author(s): Lewis, B.
, officier de marine et écrivain ottoman. A sa sortie de l’école navale, il reçut diverses affectations et servit pendant un certain temps au Ḥid̲j̲āz et au Yémen. Il mourut à Istanbul en 1308/1890. Il est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrages historiques et descriptifs sur l’Arabie, notamment une description de la Mekke et Médine ( Mirʾāt at-Ḥaramayn, 3 vol., Istanbul 1301-6) et une histoire des Wahhābites ( Taʾrīk̲h̲-i Wahhābiyyān, Istanbul 1296). Il a écrit en outre une biographie du Prophète intitulée Maḥmūd al-Siyar (Edirne 1287). (B. Lewis) Bibliography Babinger, 372-3 Sid̲j̲…

ʿAskarī

(577 words)

Author(s): Lewis, B.
de ʿaskar «soldat», désignait, dans l’usage technique ottoman, un membre de la classe militaire dominante, qui se distinguait des reʿāyā — sujets paysans et habitants des villes ( reʿāyā désigne tantôt les sujets en général, tantôt les paysans seulement) —. Le terme ʿaskarī désigne plutôt une classe qu’une fonction; il s’appliquait à des ʿaskarīs retraités ou disponibles, aux épouses et aux enfants des ʿaskarīs, à des esclaves affranchis du sultan ou des ʿaskarīs et aussi aux familles des titulaires de charges religieuses publiques en service ( mulāzemet) auprès du sultan. La classe …

Bilād-i T̲h̲alāt̲h̲a

(148 words)

Author(s): Lewis, B.
, les trois villes, terme employé dans la pratique judiciaire et administrative ottomane pour désigner Eyyūb, Galata et Üsküdar, c’est-à-dire les trois zones urbaines rattachées à Istanbul. Chacune avait son propre ḳādī, indépendant du ḳādī d’Istanbul, bien que de rang moins élevé. Chaque mercredi, les ḳāḍīs des «trois villes» se joignaient au ḳāḍī d’Istanbul pour se rendre auprès du grand-vizir. Cette autonomie judiciaire des trois villes remontait aux débuts de l’époque ottomane, probablement même à la conquête. Les trois villes jouissaient éga…

Bāb-i Mas̲h̲īk̲h̲at

(433 words)

Author(s): Lewis, B.
, (aussi S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām Kapi̊si̊, Bāb-i Fetwā et Fetwāk̲h̲āne), nom qui fut donné communément dans l’Empire Ottoman, durant le XIXe siècle, à la charge ou au service du S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām [ q.v.], le grand muftī d’Istanbul. Jusqu’en 1241/1826, les grands muftīs avaient occupé leur fonction et rendu leurs ordonnances de leurs propres résidences, ou, si celles-ci étaient trop éloignées, de locaux loués en ville. Cette année-là, après la destruction des Janissaires, le sultan Maḥmūd II donna l’ancienne résidence de l’Ag̲h̲a des jan…

Bard̲j̲awān

(964 words)

Author(s): Lewis, B.
, Abū l-Futūḥ, esclave qui fut quelque temps maître de l’Égypte sous le règne d’al-Ḥāḳim. Il avait été élevé à la cour d’al-ʿAzīz, où il parvint à occuper le poste d’intendant ( Ḵh̲iṭaṭ, II, 3; ¶ Ibn Tag̲h̲rībirdī, Caire IV, 48; Ibn Ḵh̲allikān, II, 201). Il était eunuque et était connu sous le titre d’ustād̲h̲ [ q.v.]. Son origine ethnique est incertaine — Ibn Ḵh̲allikān en fait un Noir, Ibn al-Ḳalānisī simplement un Blanc ( abyaḍ al-lawn), al-Maḳrīzī un Slave ou un Sicilien, les lectures Ṣaḳlabī et Ṣiḳillī apparaissant toutes deux dans les mss des Ḵh̲iṭaṭ (cf. S. de Sacy, Chrestomathie, I, 13…

Baladiyya

(10,069 words)

Author(s): Lewis, B. | Hill, R. L. | Samaran, Ch. | Adam, A. | Lambton, A. K. S. | Et al.
, municipalité, terme utilisé en turc ( belediye), et d’autres langues islamiques, pour désigner les institutions municipales modernes de type européen, par opposition aux anciennes formes musulmanes d’organisation urbaine (voir Madīna). Le terme, comme beaucoup de néologismes de l’Islam moderne et comme les innovations qu’ils expriment, apparut d’abord en Turquie; les institutions et les services de type occidental furent introduits dans ce pays dans le cadre du programme général de réforme des Tanẓīmāt [ q.v.]. I. — Turquie. Les premiers pas vers une administration muni…

Bahāʾī Meḥmed Efendi

(574 words)

Author(s): Lewis, B.
, juriste et théologien ottoman. Né à Istanbul en 1004/1595-6, il était le fils de ʿAbd al-ʿAzīz Efendi, ḳāḍī-ʿasker de Roumélie, et le petit-fils de l’historien Saʿd al-dīn. Il entra dans la carrière religieuse, devint mudarris et mulla et fut nommé ḳāḍī, d’abord à Salonique, puis, en 1043/1633-4, à Alep. Grand fumeur, il fut dénoncé par le beylerbey Aḥmad Pas̲h̲a, avec qui il était en mauvais termes, et, en 1044/1634-5, révoqué et exilé à Chypre pour le punir de ce que l’on considérait alors comme une grave faute. Vers la fin de 1045/début 1636, il …

Babadag̲h̲i̊

(806 words)

Author(s): Lewis, B.
, ville de la Dobroudja, faisant maintenant partie de la Roumanie. Son nom turc rappelle le derviche semi-légendaire (Baba) Sari̊ Salti̊ḳ, qui aurait conduit un certain nombre de Turcomans anatoliens en Dobroudja au milieu du ¶ VIIe/XIIIe siècle et se serait établi avec eux dans le voisinage de Babadag̲h̲i̊. (Sur cette installation, voir Paul Wittek, Yazijioghlu ʿAlī on the Christian Turks of the Dobruja, dans BSOAS, 1952, XIV, 639 sqq.). Il existe plusieurs tombeaux de Sari̊ Salti̊ḳ dans diverses villes, mais le plus communément admis comme authentique est c…

Ḏj̲arīda

(16,265 words)

Author(s): B. Lewis et Ch. Pellat | Réd. | P. M. Holt | Réd | Ph. K. Hitti | Et al.
, littéralement «feuille», terme dont l’adoption est attribuée à Fāris al-S̲h̲idyāḳ [ q.v.], et qui est devenu usuel en arabe moderne pour désigner un journal. Son synonyme, ṣaḥīfa, est moins employé au sing., mais le pluriel ṣuḥuf est plus fréquent que d̲j̲arāʾid. Dès le XVIIIe s., les Ottomans manifestèrent quelque intérêt pour la presse européenne, et il semble bien que des extraits de journaux d’Europe aient été traduits pour l’information du dīwān (dépêche prussienne de Constantinople (1780), citée par J. W. Zinkeisen, Gesch. des osm. Reiches, VI, Gotha 1859, 290-1); cet em…

ʿAsḳalān

(1,174 words)

Author(s): Hartmann, R. | Lewis, B.
, ville du littoral méridional de Palestine, une des cinq villes philistines que mentionne l’Ancien Testament (en hébreu ʾ As̲h̲ḳ e lōn); à l’époque romaine, oppido Ascalo liberum, et d’après Schürer ( Gesch. des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu 2, II, 65-7): «ville prospère du monde hellénique, célèbre par ses cultes et par ses jeux» (sanctuaire de Derketo-Aphrodite); à l’époque chrétienne, siège épiscopal (tombe des très fratres martyres Acgyptii). ʿAsḳalān fut une des dernières villes de Palestine qui tombèrent aux mains des Musulmans; elle fut prise ṣulḥ an par Muʿāwiya peu …

Ibn ʿAttās̲h̲

(517 words)

Author(s): Lewis, B.
, ʿAbd al-Malik, dāʿī ismāʿīlien qui, au milieu du Ve/XIe siècle, fut chargé de la da ʿwa au ʿIrāḳ et en Perse occidentale; d’après l’autobiographie de Ḥasan-i Ṣabbāḥ [ q.v.], il vint à Rayy en ramaḍan 464/mai-juin 1072 et enrôla Ḥasan dans la da ʿwa; on dit aussi qu’il gagna la bienveillance de Raʾīs Muẓaffar de Girdkūh, qui devint par la suite un des chefs les plus actifs des Nizāris. Ẓahīr al-dīn et Rāwandī font également allusion à ses relations avec Ḥasan-i Ṣabbāḥ; selon cette version, ʿAbd al-Malik, qui résidait à Iṣfahān, fut accus…

ʿAlī b. Muḥammad al-Zand̲j̲ī

(455 words)

Author(s): Lewis, B.
, connu sous le nom de Sāḥib al-Zand̲j̲, était le chef des Zand̲j̲ [ q.v.], esclaves noirs révoltés qui, durant quinze ans (255-270/868-83), terrorisèrent le Sud du ʿIrāḳ et les territoires avoisinants. Il était né à Warzanīn, village proche de Rayy, et aurait été, d’après quelques sources, d’origine arabe, descendant de ʿAbd al-Ḳays du côté paternel, d’Asad du côté maternel. Son nom est généralement donné sous la forme ʿAlī b. Muḥammad b. ʿAbd al-Raḥīm. D’après Ibn al-Ḏj̲awzī ( al-Muntaẓam, Ḥaydarābād 1357, V, 2, 69), son nom véritable était Bihbūd̲h̲. Al-Bīrūnī ( Chronologie, 332; t…
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