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Malḥama

(941 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.) désigne de nos jours une épopée [voir Ḥamāsa] et correspond ainsi à un usage déjà attesté dans l’Ancien Testament, où milḥamōt s’applique aux guerres de Yahvéh (I Sam., XVIII, 17, XXV, 28), mais au moyen âge ce terme concernait un écrit de caractère divinatoire, la Malḥamat Dāniyāl [cf. Dāniyāl], Il s’agit d’un recueil de signes météorologiques avec leurs significations divinatoires, tirés du jour de la semaine où tombe le premier janvier (du samedi au vendredi), des éclipses de la lune, selon le même ordre, des éclairs, du tonnerre, de l…

K̲h̲awāṣṣ al-Ḳurʾān

(498 words)

Author(s): Fahd, T.
, art de tirer des pronostics des versets ḳurʾāniques auxquels on attribue des vertus salutaires. L’utilisation du livre sacré est faite dans le même esprit que dans la ¶ rhapsodomancie ( ʿilm al-ḳurʿa) et l’onomatomancie [voir Ḏj̲afr et Ḥurūf]. Mais l’on vise plus particulièrement ici les «propriétés naturelles» (φυσικά) que peuvent avoir certaines recettes de caractère magique et superstitieux, basées sur des versets ḳurʾāniques appropriés, des lettres tirées de ces versets, des mots, des noms angéliques, prophétiques ou divins, d…

Tamīma

(763 words)

Author(s): Fahd, T.
, Tamāʾim (= ʿūd̲h̲at, taʿwīd̲h̲), amulette, talisman. Ce terme désigne, à l’origine, une pierre mouchetée de points blancs sur fond noir ou vice versa, enfilée sur une lanière, portée autour du cou, pour se prémunir de tout danger. Les Arabes munissaient leurs enfants de ces pierres, croyant, ainsi, les protéger contre le mauvais œil, le mauvais sort, la maladie, la mort, recourant par-là à un autre que Dieu, Lui seul capable d’empêcher le mal et de fixer le destin des créatures. L’Islam condamne cette croyance, dans…

al-Uḳayṣir

(1,012 words)

Author(s): Fahd, T.
, idole des tribus de Ḳuḍāʿa, Lak̲h̲m, Ḏj̲ud̲h̲ām, ʿĀmila et G̲h̲aṭafān. adorée au Nord de l’Arabie, aux abords du désert syrien, où évoluaient ces tribus (Ibn al-Kalbī, 24, 30). On se rendait auprès d’elle en pèlerinage et l’on se rasait la tête; avec toute mèche de cheveux, on lui offrait une poignée de farine. Le tout était jeté dans un large fossé ou un puits desséché ( ḥafr). Les Hawāzin, tribu voisine des Ḳuḍāʿa, venaient recueillir la farine, soit au moment de l’offrande, soit après qu’elle avait été mêlée aux cheveux. La divinité semble avoir été représentée par plusieurs béty…

Sud̲j̲d̲j̲a

(269 words)

Author(s): Fahd, T.
Dans une addition marginale au K. al-aṣnām d’Ibn al-Kalbī (éd. Klinke-Rosenberger, 2), on lit le ḥadīt̲h̲ suivant: «Acquittez-vous de vos aumônes légales; car Allāh vous a débarrassés d’al-Sud̲j̲d̲j̲a et d’al-Bad̲j̲d̲j̲a» (absent de la Concordance). Le commentateur dit qu’al-Sud̲j̲d̲j̲a était une idole; quant à al-Bad̲j̲d̲j̲a, c’est le sang tiré par incision ( faṣīd) de la veine du chameau; les Arabes s’en nourrissaient en temps de disette. Mais, selon TA, 11,6, Bad̲j̲d̲j̲a était aussi une idole. Dans ce cas, la seconde ¶ phrase du ḥadīt̲h̲ prendra la signification suivante: …

Zāʾird̲j̲a

(1,496 words)

Author(s): Fahd, T. | Regourd, Anne
(a.) ou Zāʾirad̲j̲a, Zāyird̲j̲a, technique divinatoire qui, à l’instar de la géomancie [voir Ḵh̲āṭṭ], du Ḏj̲afr [ q.v.] et d’influences étrangères hétéroclites a connu, au Moyen Âge, une large audience en terre d’Islam. C’est une machine à calculer les présages, fortement imprégnée de magie et d’astrologie, à grand renfort de sciences talismaniques fondées sur ʿilm al-k̲h̲awāṣṣ, «connaissance des propriétés secrètes», ʿilm al-awfāḳ, «connaissance des conjonctions», ʿilm al-ṭilasmāt, «connaissance des talismans», ʿilm al-ḥurūf «connaissance des lettres» [voir Ḥurūf]. Ḏj̲a…

al-Kaff

(1,071 words)

Author(s): Fahd, T.
(ʿilm), procédé de divination qui appartient à la physiognomonie [voir Firāsa] et désigne plus particulièrement la chirognomie ou l’art de connaître le caractère des personnes d’après la forme et l’aspect de leurs mains, alors que la chiromancie à proprement parler est désignée par ʿilm al-asārīr (lignes de la main) ou k̲h̲uṭūṭ al-yad. On parle aussi de naẓar fī l-yad, firāsat al-kaff, ʿalāmāt asārīr al-kaff (cf. T. Fahd, Divination arabe, 393 sqq.). Mais le nom de ʿilm al-kaff a prévalu dans l’usage et survécu aux autres dénominations. Il désigne à la fois la chirognom…

S̲h̲iʿār

(621 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.). La racine s̲h̲-ʿ-r est riche de significations; elle indique, entre autres : connaître quelque chose, s’apercevoir de quelque chose; être poète; être velu; avertir de quelque chose; marquer etc. S̲h̲ʿār relève de la dernière zone sémantique. Il désigne : — a) le signal de ralliement à la guerre comme au voyage, le cri de guerre, l’étendard, la marque indiquant le lieu de stationnement ( wuḳūf) des soldats à la guerre et des pèlerins au Pèlerinage (ʿArafa : «reconnaître» cette marque). Le cri de guerre des Compagnons du Prophète était: Amit amit! «O victorieux! Va de l’avant! Va …

Munad̲j̲d̲j̲im

(915 words)

Author(s): Fahd, T.
, (a.), participe actif de la IIe forme, nad̲j̲d̲j̲ama «observer les étoiles et en déduire l’état du monde». Le munad̲j̲d̲j̲im prétend connaître le sort des humains et leur destin à partir des positions des astres. C’est l’astrologue. Pendant longtemps, ce nom désigna à la fois l’astrologue et l’astronome, si proches étaient les fonctions de l’un et de l’autre. Souvent l’astrologue de la cour observait scientifiquement les étoiles et en interprétait les mouvements pour le compte de son maître. Cela tient au fait que, selon Ḏj̲ābir b. Ḥayyān, «l’astrologue doit être mathematicien ( riyā…

S̲h̲araf

(682 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.). La racine s̲h̲-r-f indique l’élévation, la noblesse, la prééminence au sens physique et moral. D’où le sharīf [ q.v.] est une personne qui se situe au-dessus des personnes de son entourage de par son origine noble illustre. En Arabie préislamique et dans l’Islam primitif, le s̲h̲araf et le mad̲j̲d désignent tous les deux l’«illustration de par la naissance», alors que ḥasab, «valeur individuelle, mérite» (opposé à nasab) et karam désignent l’«illustration acquise par soi-même» ( LA, s.vv.). Qui, parmi les Arabes, pouvait prétendre à cette gloire innée, à cette noble…

Istisḳāʾ

(1,790 words)

Author(s): Fahd, T. | P. N. Boratav
(A.), rite rogatoire, pratiqué encore de nos jours (notamment en Jordanie et au Maroc) et remontant à la plus haute antiquité arabe (ʿādite, d’après Ibn al-At̲h̲īr, I, 61, abrahamique, d’après Ibn Saʿd, I/1, 22), et destiné à implorer la pluie en temps de grande sécheresse. Il devait avoir à la fois un caractère astral et magique. L’Islam primitif, contraint de le conserver en raison de sa grande popularité, tenta de lui ôter ce caractère. Un rituel précis lui fut établi, ainsi qu’à l’ istik̲h̲āra [ q.v.], autre usage issu du culte paϊen, afin que les fidèles ne succombent pas à…

Naḳā

(182 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.), terme en rapport avec nuḳāwā, nom générique désignant des plantes alcalines utilisées pour le lavage du linge et le blanchissage des tissus. Ce sont des plantes qui poussent en tiges sans feuilles; dès qu’elles se dessèchent, elles blanchissent. Elles donnent au linge une blancheur éclatante ( LA, s.v.). Le terme désigne, par analogie, un «rite de réconciliation» qui était en usage au Ḥid̲j̲āz, et auquel on recourait pour réparer des injures. Cela se faisait de la manière suivante: l’offenseur s’arrêtait sur le seuil de l’offensé, tenant un couteau dans chaque main, et disait: «al-…

Sīmiyāʾ

(1,441 words)

Author(s): MacDonald, D. B. | Fahd, T.
, de même forme que kibriyāʾ, appartient à l’ancien arabe, avec sīmā, sīmāʾ (Ḳurʾān, XLVIII, 29 etc.; Bayḍāwī, éd. Fleischer, I, 326), dans le sens de «marque, signe, insigne» (Lane, 1476a; Ṣaḥāḥ, s.v., II, 200 de l’éd. de Būlāḳ 1282; Ḥamāsa, éd. Freytag, 696; Lisān, XV, 205). Mais le mot, comme tout mot désignant certains genres de magie, a eu une dérivation entièrement différente; dans ce sens, il dérive de amieia, à travers le mot syriaque , et signifie «signes, lettres de l’alphabet» (cf. Dozy, Suppl., I, 708b, et les références qui s’y trouvent; Payne Smith, Thesaurus Syriacus, II, col…

Nīrand̲j̲

(1,121 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.), du persan nayrang, nīrang, plur. nīrand̲j̲āt, nīrand̲j̲iyyāt (Ibn Sīnā, ms. Paris-GAL S I, 828), nārand̲j̲iyyāt (al-Ḏj̲ināʿī, ms. Strasbourg 4212, fol. 102b), désigne, dans les deux langues, les opérations de magie blanche, consistant en prestidigitations, trucages et contre-trucages, illusionisme et autres tours d’adresse ( ḥiyal). Un certain al-Ḥasan b. Muḥammad al-Iskandarī al-Kūs̲h̲ī al-ʿAbdarī décrit en quinze chapitres l’ensemble de ces opérations, dans un ouvrage intitulé Fī l-ḥiyal al-bābiliyya li-l-k̲h̲izāna al-kāmiliyya (ms. Bursa, Fonds Haççioǧlu…

Ibn S̲h̲āhīn al-Ẓāhirī

(369 words)

Author(s): Gaulmier, J. | Fahd, T.
, G̲h̲ars al-dīn Ḵh̲alīl, né au Caire (ou à Jérusalem) en 813/1410, fils d’un mamlūk du sultan burd̲j̲ite Sayf al-dīn Tatar, étudia au Caire et fit une carrière administrative brillante sous Barsbay et Čaḳmak (cf. al-Ziriklī, Aʿlām 2, III, 367). Vers 857/1453, il composa un grand ouvrage, Kas̲h̲f al-mamālik wa-bayān al-ṭuruḳ wa-l-masālik, dont seul l’abrégé, Zubdat kas̲h̲f al-mamālik , est parvenu jusqu’à nous. Ce tableau vivant et précis de l’Égypte sous les Mamlūks, dont Volney le premier a souligné l’intérêt dans l’appendice du Voyage en Égypte et en Syrie 3, éd. Dugour et Durand…

Ṭāg̲h̲ūt

(1,593 words)

Author(s): Fahd, T. | Stewart, F.H.
(a). I. Dans l’usage préislamique et au début de l’Islam. La racine ṭ-g̲h̲-w donne lieu à plusieurs formations signifiant: «dépasser toute mesure, être très haut, déborder, être tyran, rebelle, impie, oppresseur, injuste, orgueilleux. . .» Nous en retenons deux: ṭag̲h̲w, désignant une hauteur, le sommet d’une montagne, et ṭāg̲h̲ūt, ṭawāg̲h̲īt, désignant de grandes divinités arabes, telles al-Lāt à Ṭāʾif et al-ʿUzzā à la Mekke. Le terme s’applique par la suite à Satan, sorcier, rebelle et à un puissant opposé à l’Islam. Parmi les dérivés de cette racine, relevons ṭag̲h̲wa, signifian…

Ḳurʿa

(1,455 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.), désigne, au sens technique, la rhapsodomancie. C’est un procédé divinatoire islamique, analogue à la bibliomancie. Mais, dans l’usage courant, ce terme désigne le «tirage au sort», sous quelque forme qu’il soit, et cela depuis la condamnation par le Ḳurʾān de l’ istịksām [ q.v.] et du maysir [ q.v.], les deux principaux procédés cléromantiques de l’Arabie paīenne. I. Dans le sens usuel de «tirage au sort», le terme ḳurʿa qui désignait primitivement une «outre au fond large et au goulot étroit» ( TA, V, 453, 1. 23), laquelle devait probablement servir d’ustensile pour sec…

Riyāfa

(737 words)

Author(s): Fahd, T.
, de l’arabe rīf, «région cultivée et fertile», désignant généralement les terres bordant un fleuve ou la mer et les plaines fertiles faisant suite à un désert (plur. aryāf)[voir Rīf]. Le substantif riyāfa, de formation récente sur le modèle de ḳiyāfa (à noter qu’al-Ḏj̲āḥiẓ, K. al-Tarbīʿ wa-l-tadwīr, éd. Pellat, 91 sq., paragr. 176, donne à ḳiyāfa [ q.v.] le sens de détection de la paternité, de l’eau, des phénomènes atmosphériques et du sol), désigne l’art du sourcier qui apprécie la profondeur de l’eau sous terre, grâce à l’odeur du sol, à sa végéta…

Ḥurūf

(1,523 words)

Author(s): Fahd, T.
(ʿilm al-) «la science des lettres», est une branche du d̲j̲afr [ q.v.] qui concernait initialement l’onomatomancie proprement dite; mais, dans certaines sectes ésotériques, elle devint comme une pratique magique, à tel point qu’Ibn Ḵh̲aldūn ( Muḳaddima, III, 137-61; trad. fr., 188-200; trad. angl., 171-82) lui donna le nom de sīmiyāʾ (σημεῖα) réservé habituellement à la magie blanche. Elle se fonde sur les propriétés occultes des lettres de l’alphabet et des noms divins et angéliques qu’elles servent à former. Trois éléments fondamentaux entre…

Talbiya

(1,743 words)

Author(s): Fahd, T.
, désigne une invocation que le pèlerin récite à haute voix et à plusieurs reprises au moment où il entre dans l’état de sacralisation ( iḥrām) et au cours du rituel. Elle est nécessaire à l’accomplissement du pèlerinage à la Mekke (voir ḥad̲j̲d̲j̲). Ce moment commence à l’entrée du territoire sacré ( ḥaram), aux points de ralliement des pèlerins ( mawāḳīt), situés sur le grand circuit qui délimite ce territoire. La sacralisation est marquée par les temps sacrés (les 11e, 12e et 1er mois du comput lunaire), l’espace sacré (le ḥaram) et une conduite appropriée. Parmi les pratiques à a…

Istiḳsām

(1,155 words)

Author(s): Fahd, T.
(A.), Xe forme de la racine ḳ s m qui recouvre deux groupes de significations, dont l’un est de caractère magique et l’autre de caractère divinatoire. Le premier s’applique aux formules et procédés de conjuration des démons, d’adjuration et d’exorcisme, sens pris, particulièrement dans l’arabe chrétien, par les IIe et IVe formes ḳassama et aḳsama, vraisemblablement sous l’influence de l’hébreu ḳēsēm (p. ex. Deut. XXIII, 23), ayant cette même portée. Cet usage est tardif, populaire et plus fréquent dans l’arabe chrétien où sont également employés ḳisām «adjuration, formule d’exor…

S̲h̲iḳḳ

(321 words)

Author(s): Carra de Vaux, B. | Fahd, T.
1. S̲h̲iḳḳ est le nom de deux devins ayant vécu un peu avant les origines de l’Islām. D’après l’Abrégé des Merveilles S̲h̲iḳḳ l’ancien est le premier devin chez les Arabes ʿĀriba. C’est un personnage très fabuleux. Comme le Cyclope, il n’avait qu’un œil au milieu du front, ou un feu qui lui fendait le front en deux ( s̲h̲aḳḳa, fendre). Il est confondu aussi avec le Dad̲j̲d̲j̲āl, l’Antéchrist, ou tout au moins le Dad̲j̲d̲j̲āl est de sa famille. Il aurait vécu enchaîné sur un roc, dans une île où se produisaient des phénomènes volcaniques. — Le second S̲…

Ḳaws Ḳuzaḥ

(2,018 words)

Author(s): Fahd, T. | E. Wiedemann
, nom arabe de l’arc-en-ciel, formé sur Ḳaws ( Ḳws dans les inscriptions de Jordanie; Ḳaws̲h̲ dans les inscriptions de Tiglath-Pilesser, d’Esarhaddon et d’Assurpanipal; Ḳûsu, dans les inscriptions babyloniennes de l’époque de Darius et d’Artaxerxès Ier; Ḳûsu, Ḳûs̲h̲u, Ḳîs̲h̲i, Ḳūs̲h̲i, dans l’Ancien Testament; Kos/Kōs/ Kοξε, chez les Nabatéens; Ḳaws, Ḳays, en Arabie), divinité édomite largement connue au cours du Ier millénaire avant notre ère et vénérée ensuite par les Nabaṭéens (cf. Vriezen, The Edomitic deity Qaus, 330 sqq.). C’est un dieu de la guerre, symbolisé pa…

al-Maysir

(1,128 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.) nom dérivé de y s r «être facile, aisé», racine dont dérive, par antiphrase, un qualificatif de la main gauche, al-yusrā, avec laquelle le ḥurḍa (comp. l’héb. ḥ r ṣ et l’accadien ḫarāšu «décider, fixer, déterminer»), l’équivalent du sādin dans l’ istiḳsām [ q.v.], tirait les flèches une à une. D’où l’on pourrait rendre le terme maysir par «le jeu du gaucher», sans qu’il soit possible d’en expliquer le présent état morphologique. Le jeu consistait à partager une bête égorgée en dix parts sur lesquelles on jouait: ce sont les deux gigots, les deux cuisses, les deu…

Hubal

(569 words)

Author(s): Fahd, T.
, divinité arabe dont le culte fut développé à la Mekke par le Ḵh̲uzāʿite ʿAmr b. Luḥayy [ q.v.], dans la première moitié du IIIe siècle. Représentée d’abord par un béyle comme la plupart des autres divinités arabes, elle fut ensuite personnifiée, sous des traits humains, par une statue de cornaline, amputée du bras droit (comp. Juges III, 15, XX, 16) que les Ḳurays̲h̲ites auraient remplacé par un bras en or (al-Azraḳī, Ak̲h̲bār Mak̲ka, éd. Wüstenfeld, Leipzig 1858, 74). C’est d’une ville d’eaux thermales ( ḥamma) qu’elle aurait été apportée au Ḥid̲j̲āz. Guéri d’une maladie grav…

S̲h̲ams

(3,994 words)

Author(s): Fahd, T. | Dalen, B. van | Milstein, Rachel
, le soleil. 1. Chez les Arabes préislamiques. Divinité adorée dans le monde sémitique, particulièrement en Assyro-Babylonie (cf. ses attributs dans Knut Tallqvist, Akkadische Götterepitheta, Helsinki 1938, 453 sqq.) et en Arabie du Sud, où les pluriels syncopés s̲h̲ums (pour s̲h̲umūs, donné par Yāqūt éd. Dār Ṣādir, III, 362), ʾshms et le duel shmsy (G. Ryckmans, Les noms propres sud-sémitiques, I-III, Louvain 1934-5, ¶ I, 33; A. Jamme, Le panthéon sud-arabe préislamique d’après les sources épigraphiques, dans Le Muséon 60/1947, 101 sqq.) désignent les divinités titulaire…

Ṣābiʾa

(4,206 words)

Author(s): Fahd, T.
, nom de deux groupes assez mystérieux des premiers temps de l’Islam. I — Ṣābiʾat al-Baṭāʾiḥ. Prononciation dialectale mésopotamienne de ṣābiʿa, où le ʿayn se transforma en y ou ī, comme cela s’est produit en mandéen (cf. Lidzbarski, Ginzā; Nöldeke, Mandäische Grammatik; R. Macuch, Handbook, 94, 1.16: ṣabuia). Ce substantif, ainsi reçu à la Mekke à l’époque de la prédication ḳurʾānique, sans que l’on s’interroge sur son étymologie, dérive de la racine sémitique ṣ b ʿ (araméen, hébreu, syriaque, éthiopien ṣabk̲h̲a), correspondant à ṣ b g̲h̲ en arabe. Le verbe signifie, au premier…

Manāt

(913 words)

Author(s): Fahd, T.
, nom de l’une des plus anciennes divinités du panthéon sémitique, qui apparaît à l’époque présargonique sous la forme Menūtum et constitue l’un des noms d’Ishtar (J. Bottéro, Les divinités sémitiques anciennes en Mésopotamie, dans S. Moscati (éd.), Le antiche divinité semitiche, 30; Tallqvist, Götterepitheta, 373-4); la scriptio ḳurʾānique de son nom conserve le w primitif, lequel apparaît aussi dans le nabatéen mnwtw (Lidzbarski, Handbuch, 313; Wellhausen, Reste 2, 28). Le w se change en i dans la Bible ( Isaϊe, LXV, 11), comme dans le papyrus Sallier IV, verso I, 5-6 (dans J. B. …

Istinzāl

(387 words)

Author(s): Fahd, T.
(A.), terme désignant l’hydromancie, d’après Doutté, Magie et religion dans l’Afrique du Nord (Alger 1909), 389; mais chez Ibn Ḵh̲aldūn, Muḳaddima, III, 137 sqq., istinzāl rūḥāniyyāt al-aflāk est une technique appartenant à la sīmyā [ q.v.], magie naturelle ou phantasmagorique (cf. T. Fahd, Divination, 49, n. 1.). Le Ps.-Mad̲j̲rīṭī emploie plutôt istid̲j̲lāb (cf. Sources orientales, VII (1966), 170 sqq.). Ailleurs, chez al-Būnī et Ibn al-Muwaḳḳiʿ, istinzāl al-arwāḥ wa-stiḥdāruhā fī ḳawālib al-as̲h̲bāḥ indique les techniques du spiritisme, bien que ces dernières so…

Ik̲h̲tiyārāt

(505 words)

Author(s): Fahd, T.
ou hémérologies et m éno logies (gr. καταρχαí., lat. electiones) indique un procédé astrologique ayant pour but de déterminer le caractère faste ( saʿd) ou néfaste ( naḥs) du temps à venir. Il porte sur les années, les mois, les jours et les heures. Ce rôle, dévolu à l’astrologue officiel de la cour déjà à l’époque umayyade, prit une importance grandissante sous les ʿAbbāsides, par suite de l’adoption des mœurs iraniennes et des calendriers sāsānides où était établi avec précision l’emploi du temps du prince pour tous les jours de la semaine (cf., par ex., le Ps.-Ḏj̲āḥiẓ, Bāb al-ʿirāfa wa-l…

ʿIyāfa

(833 words)

Author(s): Fahd, T.
(A.), par opposition au faʾl [ q.v.] qui désigne les omens humains (clédonisme), s’applique, au sens large, aux omens animaux (zoomancie) et, au sens strict, à l’ornithomancie, c’est-à-dire l’art de tirer présage des noms des oiseaux, de leurs cris, de leur vol et de leur siège ( TA, VI, 207, l. 24 sqq.). A certains noms d’oiseaux est attaché un caractère funeste, sans que l’on sache toujours pourquoi; en général, le plumage et le pelage noirs et verdâtres en constituent la seule justification. C’est le cas du corbeau, du rollier, du geai et de tout animal de pelage ou de plumage sombre, ¶ mêlé …

Suwāʿ

(605 words)

Author(s): Fahd, T.
, C’est l’une des cinq divinités noachiques mentionnées dans le Ḳurʾān (LXXI, 23). Ce sont: Wadd, Suwāʿ, Yag̲h̲ūt̲h̲, Yaʿūḳ et Nasr [ q.vv.]. Suwāʿ était adorée par les Hud̲h̲aylites à Ruhāṭ, sur le territoire de Yanbuʿ (Ibn al-Kalbī, 6), dans l’une des vallées donnant accès de Médine à la mer (Yāḳūt, Muʿd̲j̲am, IV, 1038). Ils fréquentaient assidûment son sanctuaire, s’y rendaient en pèlerinage et lui offraient constamment des sacrifices des meilleurs de leur petit bétail (Ibn al-Kalbī, 6 et 35, citant deux vers attribués à un Yéménite, repris p…

Ruḳya

(928 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.), de la racine r ḳ w/y signifiant «monter», «escalader» (cf. Ḳur., XVII, 93; XXXVIII, 10); Ḳur., LXXV, 27 y ajoute la notion d’«enchanteur», «guérisseur», «magicien» ( rāḳin , terme fréquemment utilisé dans la Sīra, le Ḥadīth et la Sunna. L’enchantement se faisant généralement par une formule magique prononcée ou écrite sur une amulette en parchemin ou en cuir, rāḳin est à mettre en rapport avec ḳāriʾ et riḳḳ [ q.v.]. Le terme tarāḳī du verset précédent (v. 26), issu d’une racine r-ḳ-w/y, diversement compris par les commentateurs, signifie «clavicules» (cf. TʿA et Lane, Ar.-Engl. Lex.…

Nār

(3,238 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.), plur. nīrān, désigne le feu, alors que nūr, plur. anwār, désigne la lumière. En accadien, araméen, hébreu, syriaque, arabe, la racine n.w.r désigne simplement l’«éclat», l’«éblouissement», la «floraison», le «tatouage», bref tout ce qui luit et tout ce qui tranche. L’autre terme arabe qui désigne la lumière ḍawʾ, est à mettre en rapport avec le sanscrit dev/w qui se trouve dans Zeus, Dieu, dies, et qui rend l’idée de la personnification des phénomènes lumineux et calorifiques de la nature. Nār figure 129 fois dans le Ḳurʾān, dont 111 concernent le feu éternel de la géhenne;…

Istik̲h̲āra

(1,108 words)

Author(s): Fahd, T.
(A.), terme dérivé d’une racine k̲h̲ y r qui exprime l’idée d’option, de choix, et désignant le fait de confier à Dieu le choix entre deux ou plusieurs options possibles, soit par piété et soumission à Sa volonté, soit par incapacité de décider soi-même, par ignorance du parti le plus avantageux. Apartiennent à la première catégorie les ak̲h̲yār ou «élus», qui règlent leur vie sur le modèle inspiré par Dieu dans le Ḳurʾān et la Loi; appartiennent à la seconde les mustak̲h̲īrūn, ceux qui cherchent à sortir de l’indécision grâce à l’inspiration divine. La voix divine se fait e…

Nubuwwa

(4,393 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.) «prophétie», héb. ( nabūʾa), substantif dérivé de nabī, «prophète», héb. ( nabī[ʾ]), terme désignant au premier degré la préconnaissance ¶ que la divinité (Yahwé, le Baʿl, Allah) donne au prophète et la prédiction faite par celui-ci des futurs contingents. Au second degré, nubuwwa s’identifie à waḥy «révélation», qui comprend tout à la fois dogmes, prescriptions culturelles, enseignement moral, préceptes d’ordre social et politique. En effet, pour les premiers Musulmans, la prophétie se présentait comme étant la source de toute connais…

Sad̲j̲ʿ

(6,883 words)

Author(s): Fahd, T. | Heinrichs, W. P. | Ben Abdesselem, A.
, al-sad̲j̲ʿ- désigne l’expression formelle de l’oracle. 1. Formules magiques en Arabie préislamique. C’est le style rythmé pratiqué par les kāhins et les kāhinas [ q.v.] arabes, un style intermédiaire entre celui de l’oracle versifié des sibylles et des pythies et celui de l’oracle en prose d’Apollon (cf. P. Amandry, La mantique apollinienne à Delphes. Essai sur le fonctionnement de l’oracle, thèse Paris 1950, 15). Ces oracles sont «formulés en courtes phrases rimées, aux cadences rythmées et aux vocables recherchés, archaïsants, bizarres et cabalistiques» ( La divination arabe, …

Ṣadā

(464 words)

Author(s): Fahd, T.
Terme à multiples acceptions dont: soif, voix, écho, chouette au sens de hāma qui désigne un oiseau censé se former dans le cerveau d’un individu assassiné, etc. (voir les dictionnaires). C’est ce dernier sens qui nous intéresse ici. En effet, les Arabes préislamiques croyaient qu’après la mort, surtout une mort violente, du sang du cerveau ( hāma) et des parties du corps surgit un oiseau appelé hāma (ou hām, le hibou mâle: cf. Yākūt, Muʿd̲j̲am: III, 376), qui retourne sur la tombe jusqu’à ce que vengeance soit faite. L’idée n’était pas propre aux Arabes; en effet, selon F. Cumont ( Lux Perpet…

S̲h̲āʿir

(24,326 words)

Author(s): Fahd, T. | Moreh, S. | Ben Abdesselem, A. | Reynolds, D.F. | Bruijn, J.T.P. de | Et al.
(a.), le poète. 1) Dans le monde arabe. A. Epoques préislamique et umayyade. B. De l’époque ʿabbāside à la Nahḍa [voir au Suppl.] C. De 1850 à nos jours. D. En Espagne musulmane. E. Le poète folklorique en arabe. 2) En Perse. 3) En Turquie. 4) En Inde musulmane. 5) Au Soudan occidental et central. 6) En pays hausa. 7) En Malaisie et en Indonésie. 1. Dans le monde arabe. A — Epoques préislamique et umayyade. Parmi les détenteurs du savoir et du pouvoir dans l’Arabie ancienne figure le s̲h̲āʿir, dont le rôle se confond souvent avec celui de ʿarrāf (s̲h̲aʿara et ʿarafa ayant la même valeur sémantiq…

Rabb

(288 words)

Author(s): Wensinck, A. J. | Fahd, T.
(a.), seigneur, Dieu, maître d’un esclave. L’Arabie antéislamique désignait probablement par ce terme ses dieux ou quelques-uns d’entre eux. Le mot correspond, dans ce sens, à des termes comme Baʿal, Adon dans les langues sémitiques du Nord-ouest, où rabb signifie «beaucoup, grand» (voir A. Jeffrey, The foreign vocabulary of the Qurʾān, Baroda 1938, 136-7). Dans l’une des sourates les plus anciennes (CVI, 3), Allāh est appelé «le seigneur de ce temple». De même al-Lāt portait l’épithète d’al-Rabba, spécialement à Ṭāʾif où elle était vénérée sou…

Saʿd Wa-naḥs

(310 words)

Author(s): Fahd, T.
, «le faste et le néfaste». Ces notions se fondent sur l’influence qu’exercent les planètes et les signes du zodiaque sur les événements terrestres. Les astrologues ont qualifié les astres de saʿd ou de naḥs. C’est ainsi que Jupiter, Vénus et la Lune sont dits saʿd, Saturne est dit naḥs et le Soleil et Mercure sont dits tantôt saʿd tantôt naḥs. Mais cela peut varier en fonction de leurs positions dans l’écliptique et de leurs conjonctions (cf. Abū Maslama Muḥammad al-Mad̲j̲rīṭī, G̲h̲āyat al-ḥakīm, éd. H. Ritter, Leipzig 1933, 198 sqq. = M. Plessner, Picatrix, Londres 1962, 209 sqq.; L’Agricu…

Firāsa

(1,258 words)

Author(s): Fahd, T.
, technique de divination inductive qui, des signes extérieurs et des états physiques, permet de présager de l’état moral et du comportement psychologique: al-istidlāl bi-l-k̲h̲alḳ al-ẓāhir ʿalā l-k̲h̲ulḳ al-bâṭin (cf. al-Rāzī, Firāsa, éd. Mourad, 4; Ḥād̲j̲d̲j̲ī Ḵh̲alīfa, II, p. VIII, IV, 388 sq.; al-Ḳazwīnī, I, 318; comp. Ps.-Ḏj̲āḥiẓ, ʿIrāfa, éd. Inostrantsev, 17 sq.). Ces signes sont fournis par les couleurs, les formes et les membres; ils révèlent aux connaisseurs les secrets des tempéraments et des consciences. «Les particularités caracté…

Ḏh̲ū l-K̲h̲alaṣa

(453 words)

Author(s): Fahd, T.
(ou Ḵh̲ulaṣa), pierre sacrée (et lieu saint qui la renferme), qui était une idole des tribus de Daws, de Ḵh̲at̲h̲ʿam, de Bad̲j̲īla, des Azd des monts Sarāt et des Arabes de Tabāla. «C’était une roche quartzifère blanche; on y voyait sculpté quelque chose comme une couronne. Elle se trouvait dans Tabāla, à l’endroit nommé al-ʿAblāʾ [= Rocher blanc ( TA, VIII, 3)], entre la Mekke et le Yémen, à sept nuits de marche de la première (= 192 km. environ). Les gardiens du sanctuaire étaient les Banū Umāma des Bāhila b. Aʿṣur» (Ibn al-Kalbī, Aṣnām, 22 sq.). Comme centre de ralliement d’un grand n…

Sakīna

(1,599 words)

Author(s): Fahd, T.
, hébr. s̲h̲ek̲h̲īnā, aram. et syr. s̲h̲khīntā, de la racine s̲h̲/s k̲h̲/k n, signifiant au premier degré, «descendre, reposer, habiter», avec de multiples composés et dérivés, dont maskan, «tente, tabernacle», (voir l’hébr. ham-mis̲h̲kan, mis̲h̲kan Yahwé: Ges.-Buhl, s.vv., le syr. mas̲h̲kan zabnō = l’ar. qubbat al-zamān: Kardāḥī, Lubāb, Beyrouth 1887, II, 546-7), maskūn, «possédé par un esprit, le démon, Iblis» (cf. le syr. ¶ s̲h̲eknō, plur. s̲h̲eknē, «démon présent dans l’homme»), miskīn, «pauvre» (comp. l’ace, mes̲h̲kenū, désignant la classe pauvre, non-possédante,…

Ibn Sīrīn

(850 words)

Author(s): Fahd, T.
, Abū Bakr Muḥammad, ancêtre de l’onirocritique musulmane, fut aussi, selon Ibn Saʿd (VII/1, 140), un traditionniste «de bonne foi, inspirant confiance, grand et digne, versé en jurisprudence. C’était un imām d’une grande science et d’une grande piété». Né deux ans avant la fin du califat de ʿUt̲h̲mān, c’est-à-dire en 34/654, il fut le contemporain et l’ami d’al-Ḥasan al-Baṣrī [ q.v.], décédé la même année que lui, en 110/728. Son père, un chaudronnier de Ḏj̲ard̲j̲arāyā, avait été fait captif au ʿIrāḳ (à Maysān ou à ʿAyn al-Tamr) par Ḵh̲ālid b. al-Walīd;…

Kāhin

(2,099 words)

Author(s): Fahd, T.
, terme dont l’origine est controversée (cf. T. Fahd, Divination arabe, 91 sqq.), et qui appartient à la fois aux fonds canaanéen, araméen et arabe. Au plus ancien stade qui nous soit connu, il paraît avoir désigné, chez les «Sémites occidentaux», le détenteur d’une même fonction et de prérogatives identiques, à savoir l’offrande des sacrifices au nom d’une collectivité, la représentation de cette collectivité auprès de la divinité, l’interprétation des volontés de cette dernière, ainsi que la prévision e…

Ibn G̲h̲annām

(461 words)

Author(s): Fahd, T.
, Abū Ṭāhir Ibrāhīm b. Yaḥyā b. G̲h̲annām al-Ḥarrānī al-Numayrī al-Ḥanbalī al-Maḳdisī (m. 693/1294) est l’auteur d’un traité d’onirocritique largement répandu, en raison de son arrangement alphabétique qui en rend la consultation rapide et aisée. Il devint ainsi le promoteur d’un procédé qui connaîtra après lui une large diffusion. Son traité, intitulé al-Muʿallam ʿalā ḥurūf al-muʿd̲j̲am, tire l’onirocritique des voies traditionnelles, en renonçant au plan, inspiré par celui du Livre des Songes d’Artémidore d’Éphèse (éd. T. Fahd, Damas 1964) et consacré par Naṣr b.…

S̲h̲addād b. ʿĀd

(29 words)

Author(s): Fahd, T.
Son nom est associé à la ville légendaire d’Iram d̲h̲āt al-ʿImād, dont on lui attribue la fondation. Voir les art. ʿĀd et Iram. (T. Fahd)

Saḥbān Wāʾil

(220 words)

Author(s): Fahd, T.
Nom donné à un orateur et poète de la tribu de Wāʾil [ q.v.] «dont l’éloquence entraînante a passé en proverbe, et qui, dit-on, haranguant pendant une demi-journée une assemblée, ne s’est pas servi deux fois du même mot» (Kazimirski, I, 1057; voir L ʿA et d’autres dictionnaires). Parlant de la chance qu’ont certains d’être connus du commun des gens, alors que d’autres, aussi méritants, ne l’ont pas, al-Ḏj̲āḥiz ( Ḥayawān, II, 104) cite Saḥbān Wāʾil, éclipsé par son contemporain Ibn al-Ḳirriyya, assassiné par al-Ḥad̲j̲d̲j̲ād̲j̲ en 84/703 ( ibid., n. 5). Dans son éloge du livre ( al-kitāb), le…

Sādin

(325 words)

Author(s): Fahd, T.
(a.), dans la racine s d n, il y a le sens de «voile», «rideau»; ce qui met sādin au niveau de ḥād̲j̲ib, le premier désignant le gardien d’un sanctuaire, le second, le «portier» d’un palais, le «chambellan». Le ḥād̲j̲ib agit sous les ordres d’un autre, alors que le sādin agit sous ses propres ordres» ( LʿA, XVII, 69, citant Ibn Barri). Toutefois, on trouve ces deux termes juxtaposés, par exemple, chez Ibn His̲h̲ām qui dit: «Les Arabes avaient, outre la Kaʿba, des ṭawāg̲h̲īt qui étaient des sanctuaires ( buyūt: cf. La divination arabe, 132 sqq.) qu’ils vénéraient comme ils vénéraient la …
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