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al-Nasāʾī

(347 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
, Abū ʿAbd al-Raḥmān Aḥmad b. ʿAlī b. S̲h̲uʿayb b. Baḥr b. Sinān, auteur de l’un des six recueils canoniques de traditions [voir Ḥadīt̲h̲] (215-303/830-915). Les données biographiques le concernant sont très rares. Il fit, dit-on, de grands voyages pour recueillir des traditions, résida en Égypte, puis à Damas, et mourut des mauvais traitements dont il aurait été la victime à Damas — d’après une autre tradition à Ramla — à cause de ses sentiments favorables à ʿAlī et hostiles aux Umayyades. On a fait de lui un martyr par suite de sa mort violente. Sa tombe est à La Mekke. Le recueil de traditio…

Sad̲j̲d̲j̲āda

(5,566 words)

Author(s): Wensinck, A. J. | Hall, Margaret | Knysh, A.
(a., pl. sad̲j̲ād̲j̲id, sad̲j̲ād̲j̲id, sawāajid), tapis sur lequel on accomplit la ṣalāt [ q. v.]. Le mot ne se trouve ni dans le Ḳurʾān ni dans le Ḥadīt̲h̲ canonique; l’usage d’une couverture du sol de quelque manière était cependant connu à une période assez primitive. 1. La tradition primitive. Dans le Ḥadīt̲h̲ [ q.v.] il est souvent raconté comment Muḥammad et ses adeptes accomplissaient la ṣalāt sur le sol de la mosquée à Médine après une sévère averse de pluie, si bien que leurs nez et leurs têtes entraient en contact avec la boue (p. ex. al-Buk̲h̲ārī, Ad̲h̲ān, bābs 135, 151; Muslim, Ṣiyām…

Ḳawm

(463 words)

Author(s): Wensinck, A. J.
(a.), pluriel aḳwām, aḳāwim, aḳāyīm, peuple, gens. Ce mot se rencontre déjà dans des inscriptions nabatéennes, palmyréennes et ṣafaitiques, dans le nom de la divinité S̲h̲ayʿ al-Ḳawm «soutien du peuple» (voir Lidzbarski, Ephemeris für semitische Epigraphik, I, index, s.v.). D’après quelques lexicographes, il s’appliquait tout d’abord aux hommes. Cette opinion est corroborée par l’emploi, dans certains passages littéraires, du mot ḳawm en opposition avec nisāʾ (femmes). Ce terme n’a pas avant tout le sens de nation: le ḳawm d’un homme est sa s̲h̲īʿa et sa ʿas̲h̲īra (LA). Avec ce s…

al-Masīḥ

(588 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Bosworth, C.E.
, le Messie. Ce mot est en arabe (où la racine m-s-ḥ a les significations de «mesurer» et de «frotter») un emprunt à l’araméen où mes̲h̲īḥā était employé comme titre du Sauveur. Horovitz ( Koranische Untersuchungen, 129) considère comme possible un emprunt à l’éthiopien ( masīḥ). Muḥammad a naturellement pris ce mot aux Chrétiens arabes chez qui le nom de ʿAbd al-Masīḥ était connu à l’époque préislamique, mais il est douteux qu’il ait connu le vrai sens du terme (voir K. Ahrens, Christliches im Qpran, eine Nachlese, dans ZDMG, LXXXIV (1930), 24-5; A. Jeffery, The foreign vocabulary of th…

K̲h̲uṭba

(2,032 words)

Author(s): Wensinck, A. J.
(a.), sermon, harangue du k̲h̲aṭīb [ q.v.]. La k̲h̲uṭba tient une place fixe dans le rituel islamique, à savoir au service religieux du vendredi, à la célébration des deux fêtes, aux services ayant lieu à des occasions particulières, par exemple une éclipse ou une sécheresse excessive. Le vendredi, la k̲h̲uṭba précède la ṣalāt qui, dans tous les autres services, est célébrée la première. On peut donner une rapide description des règles qui la concernent, d’après al-S̲h̲īrāzī ( Tanbīh, éd. Juynboll, 40), un des anciens docteurs s̲h̲āfiʿites [ q.v.]. Une des conditions de validité d…

Āṣāf b. Barak̲h̲yā

(150 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(hébreu: Āsāf b. Bērek̲h̲yā), nom du prétendu wazīr du roi Salomon. Selon la légende, il était le confident de Salomon auprès de qui il avait toujours accès. Quand l’épouse royale Ḏj̲arāda s’adonna à l’idolâtrie, Āṣāf tint en public un discours dans lequel il louait les apôtres de Dieu, et parmi eux Salomon, mais seulement pour les excellentes qualités qu’il avait manifestées dans sa jeunesse. Salomon le réprimanda, mais Āṣāf lui reprocha d’avoir introduit à la cour le culte des idoles. Ce culte fut alors aboli, l’épouse châtiée, et le roi se repentit. (A.J. Wensinck) Bibliography Ṭabarī,…

ʿIzrāʾīl

(1,088 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(dans la littérature européenne, on trouve aussi ʿAzrāʾīl), nom de l’ange de la mort, un des quatre archanges (avec Ḏj̲ibrīl, Mīk̲h̲āʾīl, Isrāfīl). Ainsi qu’Isrāfīl, dont la fonction de joueur de trompette au Jugement Dernier lui est parfois attribuée, il est d’une grandeur cosmique; si l’eau de toutes les mers et de toutes les rivières lui était versée sur la tête, il n’en tomberait pas une goutte sur la terre. Au quatrième ou au septième ciel, il a un siège ( sarīr) de lumière, sur lequel repose un de ses pieds, tandis que l’autre est placé sur le pont entre le Paradis et…

Iblīs

(1,743 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Gardet, L.
, nom propre du diable, contraction probable de διάβολοΣ. Une étymologie différente a été proposée par D. Künstlinger, dans Rocznik Orjentalistyczny, VI, 76 sqq.; les philologues arabes font dériver Iblīs de la racine bis, «parce qu’Iblīs n’a rien à attendre ( ublisa) de la miséricorde de Dieu ». Il est nommé aussi ʿAdū Allāh (l’ennemi de Dieu) et al-ʿAdū (l’Ennemi). Il est désigné enfin par le nom commun d’ al-s̲h̲ayṭān [ q.v.]. Le Ḳurʾān le fait surtout apparaître à deux moments de l’histoire du commencement du monde. —1. Lorsque Dieu eut formé Adam [ q.v.] avec de l’argile et lui eut …

K̲h̲itān

(3,189 words)

Author(s): Wensinck, A. J.
(a.), circoncision. Ce terme s’emploie indifféremment pour les garçons et les filles, mais l’excision est plus spécialement appelée k̲h̲afḍ ou k̲h̲ifāḍ [ q.v.]. Au duel, al-k̲h̲itānāni sont (des deux parties circoncises», c’est-à-dire de l’homme et de la femme, qui, si elles ont été en contact, entraînent l’obligation du g̲h̲usl (al-Buk̲h̲ārī. G̲h̲usl, bāb 28; Muslim, Ḥayḍ, trad. 88; Abū Dāwūd, Ṭahāra, bābs 81, 83). Certains mots apparentés à la racine k̲h̲-t-n désignent le beau-père, le beau-fils, la belle-fille ( k̲h̲atan, k̲h̲atana), ou le fait de se marier ( k̲h̲utūna). Certai…

S̲h̲awwāl

(289 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
, nom du dixième mois de l’année lunaire islamique. Dans le Ḳurʾān il est fait mention des quatre mois pendant lesquels les Arabes, en l’an 9/630-1, pouvaient parcourir leurs territoires sans s’exposer à des attaques (IX, 2; cf. verset 5 : «les mois sacrés»). Ces quatre mois étaient, selon les commentateurs, s̲h̲awwāl, d̲h̲ū l-Ḳaʿda, d̲h̲ū l-ḥid̲j̲d̲j̲ā, et muḥarram, c.-à-d. les mois entourant le pèlerinage de la Mekke. Aussi dans le ḥadīt̲h̲ (Buk̲h̲ārī, Ḥad̲j̲d̲j̲, b. 33, 37) s̲h̲awwāl est parmi «les mois de pèlerinage mentionnés dans le livre d’Allāh». Aux temps préislamiques les…

K̲h̲aṭīʾa

(3,275 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Gardet, L.
(plur. k̲h̲atāyā et k̲h̲aṭīʾāt), faute morale, péché, synonyme de d̲h̲anb (plur. d̲h̲unūb). La racine k̲h̲ṭʾ signifie «faillir, buter» (en hébreu: Proverbes, XIX, 2), «commettre une erreur» (on dit par exemple ak̲h̲ṭaʾa de l’archer dont la flèche manque le but) [voir Ḵh̲aṭaʾ]. La forme k̲h̲aṭīʾa apparaît cinq fois dans le Ḳurʾān, et la racine k̲h̲ṭʾy est d’usage fréquent. Elle groupe les trois sens d’«erreur» ( k̲h̲aṭaʾ, p. ex. XVII, 33), de «faute coupable» ( k̲h̲iṭʾ, p. ex. XVII, 31; cf. k̲h̲āṭiʿa, XCVI, 16), de «péché» ( k̲h̲aṭīʾa, II, 81, IV, 112, VII, 161, XXVI, 82, LXXI, 2…

Ḥawārī

(442 words)

Author(s): Wensinck, A. J.
, apôtre. Le mot est emprunté à l’éthiopien, langue dans laquelle ḥawāryā a le même sens (voir Nöldeke, Beiträge z. sem. Sprachwissenschaft, 48). Les dérivations de l’arabe qui ont été proposées en lui attribuant le sens de «celui qui porte des vêtements blancs», etc., sont inexactes. La tradition aime à donner aux plus anciens pionniers de l’Islam des surnoms étrangers qui étaient familiers aux «gens du Livre». Abū Bakr est nommé al-Ṣiddīḳ, ʿUmar al-Fārūḳ, al-Zubayr b. al-ʿAwwām al-Ḥawārī. En outre, le terme collectif d’ al-Ḥawāriyyūn désigne douze personnes qui, lors de la «d…

Niyya

(827 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.), intention. L’accomplissement des actes prévus par le rituel de la loi religieuse exige de la part de l’accomplissant l’énoncé préalable qu’il a l’intention d’accomplir l’un de ces actes. Cet énoncé, prononcé audiblement ou mentalement, s’appelle niyya. Sans lui, l’acte serait nul, bāṭil. La niyya est exigée avant l’accomplissement des ʿibādāt, telles que l’ablution, la prière, l’aumône, le ¶ jeûne, la retraite, le pèlerinage, le sacrifice. «Les actes cérémoniels sans niyya ne sont pas valides», dit al-G̲h̲azālī ( Iḥyāʾ Caire 1282, IV, 316). Cependant un examen des o…

Tahad̲j̲d̲j̲ud

(771 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.), infinitif de la Ve forme de la racine h-d̲j̲-d, qui fait partie des racines à significations opposées ( aḍdād), puisqu’elle contient l’idée de «dormir» et, d’autre part, celle de «veiller, faire des veilles, accomplir la ṣalāt de la nuit ou la récitation nocturne du Ḳurʾān». Ces deux dernières significations sont ensuite devenues courantes dans l’Islam. Le mot ne se rencontre qu’une fois dans le Ḳurʾān, sūra XVII, 81: «Et durant une partie de la nuit, accomplis la ṣalāt comme œuvre volontaire» etc. Mais la chose elle-même est souvent mentionnée. Il est dit des fidèl…

Tasnīm

(316 words)

Author(s): Wensinck, A. J.
(a.). 1-Nom d’une fontaine du Paradis; mentionnée par le Ḳur’ān, LXXXIII, 27, dans lequel il est dit que son eau abreuvera les muḳarrabūn, «ceux qui sont admis dans la présence divine» et que cette eau sera mélangée à celle qui abreuvera la masse des habitants du Paradis. Les commentaires sont incertains, tasnīm étant considéré comme un nom ¶ propre, ce qui d’après le Lisān al-ʿArab serait incompatible avec sa qualité de diptote, ou comme un dérivé de la racine s-n-m signifiant être élevé (voir sanām, bosse du dromadaire). Dans ce cas, le verset signifierait: «et elle, (la bois…

ʿAd̲h̲āb al-Ḳabr

(1,341 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Tritton, A.S.
, le châtiment dans la tombe ou «châtiment dans le barzak̲h̲» [ q.v.]). L’idée est basée sur le conception que le mort a une sorte d’existence suivie et consciente dans sa tombe. Ainsi naquit la doctrine de deux jugements, l’un impliquant châtiment ou félicité dans la tombe, l’autre intervenant plus tard, le Jour de la Résurrection (voir al-Ḳiyāma), Sur ce qui se produit entre la mort et la résurrection, diverses opinions existent. 1. Le tombeau est un jardin du paradis ou une caverne de l’enfer; les anges de miséricorde viennent chercher les âmes des croyants, et l…

Rātib

(122 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a., plur. rawātib), terme signifiant ce qui est fixe et, de là, employé pour désigner certaines ṣalāts non-obligatoires, ou certaines litanies. Le terme ne se trouve pas dans le ḳurʾān, ni, comme terme technique, dans le ḥadīt̲h̲. Pour la première acception, voir Nāfila. Quant à la seconde, elle s’applique tant aux d̲h̲ikr [ q.v.] qu’on récite seul, qu’à ceux qui sont pratiqués en groupe. Nous devons à Snouck Hurgronje une description détaillée des rawātib pratiquées en Atjeh [ q.v.]. (A.J. Wensinck) Bibliography C. Snouck Hurgronje, De Atjèhers, Batavia-Leyde 1893-4, II, 220 sqq. tra…

Nāfila

(785 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.), plur. nawāfil, part. act. fém. de n.f.l «donner quelque chose gratuitement», terme de droit et de théologie signifiant œuvre surérogatoire. — 1. Ce mot figure deux fois dans le Ḳurʾān. En XXI, 72, il est dit: «Nous lui [c’est-à-dire à Abraham] donnāmes Isaac et Jacob comme une faveur surérogatoire» ( nāfilatan ). En XVII, 81, il est employé à propos des veilles de la façon suivante: «Et occupe tes veilles, pendant une partie de la nuit, à réciter le Ḳurʾān, ce sera pour toi une nāfila». Dans le ḥadīt̲h̲, il est fréquemment employé dans ce sens. «Le pardon de ses péchés passés et à venir lui [à ¶…

Rasūl

(730 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a., plur. rusul), envoyé, apôtre. — 1. Sens religieux. D’après le ḳurʾān, il existe un rapport étroit entre l’apôtre et son peuple ( umma, [ q.v.]); à chaque umma, Dieu n’envoie qu’un seule apôtre (X, 48; XVI, 38; cf. XXIII, 46; XL, 5). Ces énoncés sont parallèles à ceux qui font mention du témoin que Dieu prendra dans chaque umma au Jugement Dernier (IV, 45; XXVIII, 75 et cf. les descriptions du rasūl qui passera le pont vers l’Au-delà à la tête de son umma: al-Buk̲h̲ārī, Ad̲h̲ān, bāb 129; Riḳāk, bāb 52). Muḥammad est envoyé vers un peuple auquel Allāh n’avait encore délégué aucun ap…

Muṣallā

(1,918 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Hillenbrand, R.
(a.), nom de lieu formé sur le verbe ṣallā «prier, accomplir la ṣalāt [ q.v.]», d’où le sens de lieu où la ṣalāt est accomplie en certaines circonstances. — 1. Aspects historique et juridique. Quand Muḥammad eut fixé sa résidence à Médine, il accomplit les ṣalāts ordinaires dans son dār qui était aussi son masd̲j̲id (non dans le sens de temple). Les ṣalāts extraordinaires s’accomplissaient cependant en un endroit situé au Sud-ouest de la ville, sur le territoire des Banū Salima, à l’extérieur du rempart, au Nord-est du pont sur le wādī, là où aujourd’hui la rue qui vient du faubourg a…

ʿUt̲h̲mān b. Maẓʿūn

(384 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
b. Ḥabīb Abū l-Sāʾib, du clan ḳurays̲h̲ite de Ḏj̲umaḥ, un des premiers compagnons de Muḥammad, treizième homme à embrasser l’Islam et beau-frère du second calife ʿUmar b. al-Ḵh̲aṭtāb. Il participa à la hid̲j̲ra vers l’Abyssinie et revint sur la fausse nouvelle d’une réconciliation entre Muḥammad et ses ennemis païens; il devint pendant quelques temps client d’al-Walīd b. al-Mug̲h̲īra. Bientôt, il renonça à ce privilège, préférant recevoir sa part des insultes adressées à ses co-religionnaires à La Mecque. Voir Ibn His̲h̲ām, 31…

Baḳīʿ al-G̲h̲arḳad

(689 words)

Author(s): Wensinck, A. J. | Bazmee Ansari, A. S.
(aussi appelé Ḏj̲annat aI-Baḳīʿ ou simplement al-Baḳīʿ), le plus ancien et le premier cimetière islamique de Médine. Le nom désigne un champ qui était à l’origine couvert d’une sorte de roncier, nommé al-g̲h̲arḳad; il y avait plusieurs baḳīʿs de cette sorte à Médine. Il est situé à l’extrémité Sud-est de la ville, à peu de distance de la tombe du Prophète, à l’extérieur des murs de la ville, actuellement démolis; une des portes de la ville, le Bāb al-baḳīʿ, donnait accès au cimetière (voir le plan de Médine dans Caetani, Annali, II, 173). Le premier des muhād̲j̲irūn qui y fut enterré, fut …

al-ʿAs̲h̲ara al-Mubas̲h̲s̲h̲ara

(176 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
, les dix à qui le Paradis fut promis. L’expression ne se trouve pas dans les ḥadīt̲h̲s canoniques auxquels remonte cependant a conception des ʿas̲h̲ara. Les ¶ traditions en question ont habituellement la forme: «Dix seront au Paradis», après quoi les noms sont énumérés. Il y a des différences dans les listes de noms; ceux qui apparaissent dans les diverses énumérations sont: Abū Bakr, ʿUmar, ʿUt̲h̲mān, ʿAlī, Ṭalḥa, al-Zubayr, ʿAbd al-Raḥmān b. ʿAwf, Saʿd b. Abī Waḳḳāṣ, Saʿid b. Zayd. Dans quelques traditions, Muḥammad lui-même est placé avant ces neuf (Abū Dāwūd, Sunan, bāb 8; Aḥmad b…

Mawlā

(10,840 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Crone, P.
(a.), pl. mawālī, terme de la langue théologique, historique et juridique qui possède différentes significations selon l’époque et le contexte social. Du point de vue linguistique, c’est le participe passif du verbe waliya, dont le sens fondamental est «être près de, en relation avec quelqu’un ou quelque chose» (voir LA, TA, s.v.), d’où celui d’«être proche du pouvoir, de l’autorité» > «détenir le pouvoir, gouverner, occuper une fonction» (voir Lane, s.v.), d’où aussi la formation de termes administratifs tels que wālī«gouverneur» et wilāya [ q.v.] fonction de gouverneur» ou da…

Ḳunūt

(1,065 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Pellat, Ch.
(a.), terme religieux employé en différents sens; les lexicographes ne sont pas d’accord sur sa signification fondamentale: «fait de s’abstenir de parler», «invocation pendant la ṣalāt», «humilité et reconnaissance du fait qu’on est la créature d’Allah», «fait de se tenir debout» — ce sont là les définitions ordinaires des lexiques, qu’on trouve aussi dans les commentaires des différents versets du Ḳurʾān où se trouvent le mot ḳunūt ou des dérivés de la racine ḳ-n-t. De tous ces passages, il n’en est presque pas un qui permette d’arriver, grâce au contexte, à une déf…

Rāhib

(247 words)

Author(s): Wensinck, A. J.
(a., plur. ruhbān, rahābin, rahābina), moine. La figure du moine est connue de la poésie anté-islamique aussi bien que du Kurʾān et de la Tradition. Les poètes anté-islamiques font mention du moine dans la cellule, dont le voyageur nocturne aperçoit de loin la lampe allumée et qui lui représente l’idée de l’auberge. Dans le Ḳurʾān, le moine et le ḳissīs, quelquefois aussi les aḥbār, sont les chefs religieux des Chrétiens. D’une part, il est dit que les rabbins et les moines vivent aux dépens des autres hommes (IX, 34) et que les Chrétiens ont pris pour maîtres, en dehors de Dieu, leurs aḥbār et …

Takbīr

(420 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.), nom d’action de la IIe forme de la racine k-b-r, au sens dénominatif: prononcer la formule Allāh akbar. On le trouve déjà avec ce sens dans le Ḳurʾān (par ex. sūra LXXIV, 3; XVII, III avec Allāh comme objet). Sur les différentes explications de l’élatif akbar dans cette formule, voir LA, s.v., ainsi que les élatifs ḳurʾāniques appliqués également à Allāh: akram (sūra XCVI, 3) et aʿlā (sūra XCII, 20; LXXXVII, I). Dans la vie musulmane cette formule est employée en diverses circonstances dans lesquelles l’idée de Dieu, de sa grandeur et de ses œuvres s’impose à l…

Muʿd̲j̲iza

(563 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.), participe actif de la IVe forme de la racine ʿd̲j̲ z, litt. «ce par quoi [le Prophète] rend impuissants, confond, ses adversaires», est devenu le terme technique pour «miracle». Il ne figure pas dans le Ḳurʾān, qui n’accorde pas de miracles à Muḥammad, alors qu’il insiste sur ses «signes», āyāt, terme pris par la suite dans le sens de versets du Livre Saint, [cf. Ḳurʾān]. Même dans la littérature tardive, le principal miracle de Muḥammad est le Ḳurʾān (cf. Abū Nuʿaym, Dalāʾil al-nubuwwa, 74). Muʿd̲j̲iza et aya sont devenus synonymes; ils s’appliquent aux miracles accomplis p…

K̲h̲abar

(250 words)

Author(s): Wensinck, A.J
(a.), pluriel Ak̲h̲bār, Ak̲h̲ābīr «nouvelle, information». Dans le Ḳurʾān, ce mot n’est pas employé dans des tournures particulières; dans le ḥadīt̲h̲, on le trouve notamment dans la tradition qui décrit la façon dont les d̲j̲inns s’emparent en épiant des connaissances et nouvelles célestes ( k̲h̲abar min al-samāʾ), et comment, pour les en empêcher, ils sont bombardés de météores enflammés (al-Buk̲h̲ārī. Ad̲h̲ān, bāb 105; Muslim, Ṣalāt, trad. 149; al-Tirmid̲h̲ī. Tafsīr, sourate LXXII, trad. I). Al-Buk̲h̲ārī a incorporé à sa collection un chapitre Ak̲h̲bār al-āḥād qui traite d…

ʿUtba b. Rabīʿa

(304 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
b. ʿAbd S̲h̲ams b. ʿAbd Manāf, Abū l-Walīd, un des chefs de la tribu mecquoise Ḳurays̲h̲, qui refusa de suivre Muḥammad. Il mourut à la bataille de Badr. Sa fille Ḥind [ q.v.], épouse d’Abū Sufyān [ q.v.], tira vengeance à Uhud du meurtrier de son père, Ḥamza b. ʿAbd al-Muṭṭalib. Choqué par le grand nombre d’adhérents à la prédication de Muḥammad, ʿUtba après avoir consulté les autres chefs de Ḳurays̲h̲, alla voir le Prophète pour lui offrir n’importe quelle chose qu’il réclamerait, en contrepartie d’un engagement à abandonner sa propagande. Sel…

Nāfiʿ b. al-Azraḳ

(504 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
al-Ḥanafī al-Ḥanẓalī, Abū Rās̲h̲id (fils, dit-on, d’un affranchi d’origine grecque qui était forgeron; al-Balād̲h̲urī, Futūḥ, 56) a joué un rôle assez considérable dans l’histoire de l’Islam par l’action menée à la tête d’une fraction extrémiste ¶ des Ḵh̲ārid̲j̲ites [ q.v.] qui lui doit son nom d’Azāriḳa [ q.v.] ou Azraḳites et lui a largement survécu; il passe d’ailleurs pour en avoir esquissé la doctrine. La séquence des événements dans lesquels il est impliqué est difficile à établir, car une certaine confusion règne dans les récits qui le concernent. On …

Samūm

(584 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.; français «simoun»), vent chaud du désert accompagné de tourbillons de sable, provoqué par des dépressions mobiles se formant au sein de l’alizé ou des zones calmes des hautes dépressions subtropicales. Il règne au Sahara, en Egypte, en Arabie et en Mésopotamie. Ce mot se trouve trois fois dans le Ḳurʾān, mais les trois passages n’impliquent pas qu’il s’agisse spécialement du vent. Dans la surate XV, 27 on trouve que les d̲j̲ānns sont créés du feu du samūm. Dans la surate LII, 27 il est dit: «...et protège-nous du châtiment du samūm». Et d’après la sūrate LVI, 41 les «compagnons d…

Maryam

(3,790 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Johnstone, P.
, Marie, la mère de Jésus. La forme arabe de son nom est identique à et μαριάμ de la Bible en syriaque et en grec, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament; dans l’Ancien, cette forme correspond à l’hébreu Al-Bayḍāwī considère ce nom comme hébreu, mais sa vocalisation indiquerait plutôt une source chrétienne, d’après A. Jeffery ( Foreign vocabulary of the Qur’ān, Baroda 1938, s.v.). Comme d’autres noms pourvus du même suffixe (ʿAmram, Bilʿam, etc.), Maryam doit provenir de la région située entre la Palestine et le Nord-ouest de l’Arabic. D’après l’…

Munkar wa-Nakīr

(913 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(on trouve également les formes avec l’article), noms de deux anges qui examinent et punissent éventuellement les morts dans leurs tombes. Les infidèles et les croyants — les justes aussi bien que les pécheurs — sont soumis à cet examen. Ils sont redressés dans leurs tombes et doivent exprimer leur opinion au sujet de Muḥammad. Les bons croyants répondent d’ordinaire qu’il est l’Apôtre d’Allah; alors on les laisse tranquilles jusqu’au Jour de la Résurrection. Les pécheurs et les infidèles, en re…

Ḥūr

(1,320 words)

Author(s): Wensinck, A. J. | Pellat, Ch.
(a.), pi. de ḥawrāʾ et de son masc aḥwar, adjectif formé sur le radical ḥ.w.r. qui implique une idée de blancheur (la racine ḥ.y.r. connotant la perplexité ou l’étonnement, parfois proposée, doit être rejetée); ḥawrāʾ s’applique plus particulièrement à l’œil, très grand, de la gazelle ou de l’oryx où la nette blancheur de la cornée fait ressortir le noir de la pupille et de l’iris; par extension, ḥawrāʾ désigne une femme dont les grands yeux noirs forment un contraste avec le blanc qui les entoure ainsi qu’avec la blancheur de la peau. Le pl. ḥūr est, dans le Ḳurʾān, un adjectif substant…

Miṣr

(43,144 words)

Author(s): Bosworth, C. E. | Wensinck, A. J. | Becker*, C. H. | Cristides, V. | Kennedy, H. | Et al.
, Égypte. A. — Éponyme de l’Égypte. B. — Premiers établissements islamiques. C. — Miṣr, l’Égypte et sa capitale. 1. — Miṣr, capitale de l’Égypte. 2. — Développement historique de la capitale de l’Égypte. a. — Les trois premiers siècles [voir al-Fusṭāṭ] . b. — Les rives du Nil, l’île de Rawda et l’agglomération voisine de Ḏj̲īza. c. La ville fāṭimide, Miṣr al-Ḳāhira. d. — La citadelle et Le Caire après les Fāṭimides. e. — Monuments [voir al-Ḳāhira]. f. — La ville de 1798 à nos jours, [voir Supplément]. D. — Histoire de la province à l’époque islamique et de l’État égyptien moderne. 1. — L’arrière-…

Miswāk

(717 words)

Author(s): Wensinck, A. J.
(a.), terme désignant à la fois une brosse à dents et un cure-dents. Un vocable plus courant est siwāk (pluriel suwuk) qui s’applique également à l’action de se nettoyer les dents. Aucun des deux termes ne figure dans le Ḳurʾān. Dans le ḥadīt̲h̲, alors que miswāk n’est pas employé, siwāk l’est fréquemment. Afin d’en comprendre l’emploi, il est nécessaire de savoir que cet instrument se compose d’un morceau de bois lisse, dont on taille l’extrémité afin de lui donner, jusqu’à un certain point, l’apparence d’une brosse. Le morceau de bois employ…

Mīlād

(62 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.). D’après certains lexicographes, ce terme désigne l’époque de la naissance par opposition à mawlid, qui peut désigner aussi le lieu de naissance. Ce dernier terme s’emploie couramment pour désigner la naissance du Prophète Muḥammad et des saints musulmans [voir Mawlid]; mīlād désigne aussi Noël. Pour les autres sens spéciaux, cf. Dozy, Supplément, s.v. (A.J. Wensinck) Bibliography Voir les dictionnaires arabes.

Ḳibla

(5,713 words)

Author(s): Wensinck, A. J. | D. A. King
, direction de La Mekke (ou de la Kaʿba, ou du point situé entre le mīzāb et l’angle Ouest) dans laquelle il faut se placer pendaiit la prière. I. De toute antiquité, parmi les peuples sémitiques, l’orientation des fidèles pendant la prière et le service divin n’était pas arbitraire. Déjà dans Rois, VIII, 44, il y est fait une allusion, et de Daniel on rapporte (Dan., VI, 11) qu’il faisait trois fois par jour la prière dans la direction de Jérusalem (ce qui est resté jusqu’à aujourd’hui la kibla juive). Comme il ressort des noms des points cardinaux, toute la vie des peuples sémiti…

al-Nasafī

(1,098 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Heffening, W.
, nisba de plusieurs éminents personnages et savants religieux de Nasaf ou Nak̲h̲s̲h̲ab [ q.v.], dans les environs de Buk̲h̲ārā (voir al-Samʿānī, Ansāb, éd Ḥaydarābād, XIII, 92-4). — I. Abū l-Ḥasan Muḥammad b. Aḥmad al-Bazdawī [voir Suppl., s.v. al-Bazdawī]. — II. Abū l-Muʿīn Maymūn b. Muḥammad b. Muḥammad... b. Makḥūl... al-Ḥanafī al-Makḥūlī (m. 508/1114), l’un des mutakallimūn [voir Kalām] dont la position scolastique se place entre celle de la première période représentée par ʿAbd al-Ḳāhir al-Bag̲h̲dādī [ q. v. ], laquelle est encore une tentative pour trouver un arran…

Kunya

(1,086 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.), pl. kun an, élément onomastique composé d’Abū «père» pour les hommes ou Umm «mère» pour les femmes, et d’un nom propre. Il s’agit à l’origine d’une désignation métonymique correspondant à la tendance générale, chez les peuples primitifs, à considérer le nom d’un individu comme ¶ tabou et à ne le laisser prononcer qu’exceptionnellement (voir J. G. Frazer, The golden Bough, chap. XXII); la kunya était donc l’appellatif prononçable, mais, à l’époque historique, le but réel en était oublié, et al-Ḏj̲āḥiẓ (voir JA, 1967, 70, 82), loin d’y voir un trait de magie sympathique, …

Baḥīra

(329 words)

Author(s): Wensinck, A. J.
, charnelle ou brebis avec des oreilles fendues. Le Ḳurʾān et la vieille poésie (voir Ibn His̲h̲ām, 58) nous apprennent que les anciens Arabes pratiquaient en certains cas, relativement à leur bétail, des coutumes religieuses qui consistaient tout d’abord à laisser l’animal s’ébattre en liberté sans en tirer aucun profit, et, en second lieu, à restreindre la faculté pour les hommes de manger sa chair (lorsqu’il était mort). En ces différentes circonstances, les animaux portaient des noms particuliers ( baḥīra, sāʾiba, waṣīla, ḥāmī; voir sur ces noms Wellhausen, au passage men…

Mawḳif

(216 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.), nom de lieu de w.ḳ.f. «s’arrêter, se tenir», d’où «lieu où l’on s’arrête, où l’on se tient». Parmi les sens techniques du terme, on peut en citer trois: 1. — Endroit où a lieu le wuḳūf [ q.v.] pendant le pèlerinage, c’est-à-dire ʿArafat et Muzdalifa [ q.vv.] ou Ḏj̲amʿ. Dans des traditions bien connues, Muḥammad déclare que tout ʿArafāt et tout Muzdalifa sont mawḳif (Muslim, Ḥad̲j̲d̲j̲. trad. 149; Abū Dāwūd, Manāsik, bāb 56 b, 64, etc.; cf. Wensinck, Handbook of early Muhammadan tradition, s.v. ʿArafa). Snouck Hurgronje ( Het mekkaansche feest, 150 = Verspreide Geschriften, I, 99) su…

Isrāfīl

(355 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
, nom d’un archange qui remonte sans ¶ doute au Serāfīm hébreu, comme on le voit aussi par les variantes Sarāfil et Sarāfīn ( TA, VII, 375). Le changement des liquides dans des terminaisons semblables n’est pas rare. Il est d’une staturt énorme; tandis que ses pieds sont sous la septième terre, sa tête atteint les colonnes du trône divin. Il a quatre ailes, une à l’Ouest, une à l’Est, une dont il se couvre le corps, une pour se protéger de la majesté divine. Il est recouvert de poils, de bouches et de langues. Il passe…

Ṣafar

(191 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
, nom du deuxième mois de l’année islamique, appelé aussi ṣafar al-k̲h̲ayr ou ṣafar al-muẓaffar, en raison de sa réputation maléfique (C. Snouck Hurgronje, The Atchehnese, I, 206; le même, Mekka, II, 56). Les tribus tigré musulmanes prononcent s̲h̲afar et les Atchinois t̲h̲apa. Selon Wellhausen, dans l’ancien calendrier arabe, safar englobait une période de deux mois incluant muharram (dont le nom, à en croire le même auteur, est une innovation islamique). De fait, la tradition rapporte que les anciens Arabes appelaient muḥarram safar, et considéraient la ʿumra accomplie pendant …

S̲h̲afāʿa

(2,543 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | Gimaret, D. | Schimmel, Annemarie
(a.), intercession; celui qui intercède s’appelle s̲h̲āfiʿ et s̲h̲afīʿ. Le mot s̲h̲afāʿa se rencontre aussi en dehors de l’emploi théologique, par exemple pour la présentation d’une requête à un roi ( Lisān, s.v.), pour l’intervention en faveur d’un débiteur (Buk̲h̲ārī, Istiḳrād, 18). Sur l’intercession dans une action judiciaire, nous ne savons que peu de chose. Dans le ḥadīt̲h̲ on trouve : «Celui qui, par son intercession, met obstacle à l’action d’un des ḥudūd Allāh s’oppose à Allāh» (Ibn Ḥanbal, Musnad, II, 70, 82; cf. Buk̲h̲ārī, Anbiyāʾ, 54/11, Ḥudūd, 12). 1. Dans l’Islam offic…

Tarāwīḥ

(420 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
(a.), (pluriel, singulier théorique tarwīḥa) est le nom qu’on donne à la ṣalāt faite durant les nuits de Ramaḍān. d’après la tradition, Muḥammad durant sa vie aurait apprécié ces prières, en veillant toutefois à ce que leur exécution ne devînt pas obligatoire (Buk̲h̲ārī, Tarāwīḥ, tr. 3). ʿUmar fut, dit-on, le premier qui à la mosquée de Médine, réunit ceux qui exécutaient leur prière soit isolément soit en groupe ( op. cit., tr. 2); il préférait pour ces exercices la première partie de la nuit. La loi recommande de faire les tarāwīḥ peu de temps après la ṣalāt al-ʿis̲h̲āʾ, c’est-à-dire le s…

Mīḳāt

(5,819 words)

Author(s): Wensinck, A.J. | King, D.A.
(a. forme mifʿāl, de w-ḳ-t, plur. mawāḳīt), moment fixé ou exact. Ce terme se rencontre plusieurs fois dans le Ḳurʾān avec cette signification (II, 185, VII, 138, 139, 154, XXVI, 37, XLIV, 40, LVI, 50, LXXVIII, 17). 1. — Aspects juridiques. Dans le ḥadīt̲h̲ et le fiḳh, il s’applique au moment des prières et aux endroits où les pèlerins qui entrent dans le ḥaram sont obligés de revêtir l’ iḥrām [ q.v.]. Bien qu’on rencontre dans le Ḳurʾān des indications générales sur les moments auxquels certaines ṣalāts doivent être accomplies (voir II, 239, XI, 116, XVII, 80, XXIV, 29), on peut…

K̲h̲ādim

(854 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
, de l’arabe k̲h̲adama «servir (un maître)», désigne à proprement parler un serviteur, un domestique, mais il a acquis par euphémisme, d’abord en arabe, puis dans les autres langues islamiques, le sens d’eunuque, de sorte qu’il demeure souvent ambigu. On ne traitera ici que des domestiques de condition libre et l’on groupera sous Ḵh̲aṣī tout ce qui concerne les eunuques. A côté des esclaves [voir ʿAbd], il y a toujours eu dans l’Islam des serviteurs libres (coll. k̲h̲adam, pl. k̲h̲udaām). Anas b. Mālik [ q.v.] entra dans sa jeunesse au service de Muḥammad (al-Buk̲h̲arī. Ḏj̲ihād. bāb 74, e…

al-Masd̲j̲id al-Ḥarām

(1,203 words)

Author(s): Wensinck, A.J.
, nom qui désigne la mosquée de La Mekke. L’expression se rencontre déjà à l’époque préislamique (Horovitz, Koranische Studien, 140-1) chez Ḳays b. al-Ḵh̲aṭīm, éd. Kowalski, 14: «Par Allāh, le Seigneur du Masd̲j̲id sacré, et par ce qui est couvert d’étoffes du Yémen brodées de fils de chanvre (?)». Ces deux allusions de la part d’un poète de Médine ne peuvent guère désigner autre chose que le sanctuaire de La Mekke. Ensuite, l’expression se trouve assez souvent dans le Ḳurʾān, après la seconde période mekkoise (Horovitz, ibid.), rattachée à différentes idées: c’est un grand péché…
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