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Your search for 'dc_creator:( Lewis, AND B. ) OR dc_contributor:( Lewis, AND B. )' returned 167 results. Modify search

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Ayyūb Ṣabrī Pas̲h̲a

(99 words)

Author(s): Lewis, B.
, officier de marine et écrivain ottoman. A sa sortie de l’école navale, il reçut diverses affectations et servit pendant un certain temps au Ḥid̲j̲āz et au Yémen. Il mourut à Istanbul en 1308/1890. Il est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrages historiques et descriptifs sur l’Arabie, notamment une description de la Mekke et Médine ( Mirʾāt at-Ḥaramayn, 3 vol., Istanbul 1301-6) et une histoire des Wahhābites ( Taʾrīk̲h̲-i Wahhābiyyān, Istanbul 1296). Il a écrit en outre une biographie du Prophète intitulée Maḥmūd al-Siyar (Edirne 1287). (B. Lewis) Bibliography Babinger, 372-3 Sid̲j̲…

ʿAskarī

(577 words)

Author(s): Lewis, B.
de ʿaskar «soldat», désignait, dans l’usage technique ottoman, un membre de la classe militaire dominante, qui se distinguait des reʿāyā — sujets paysans et habitants des villes ( reʿāyā désigne tantôt les sujets en général, tantôt les paysans seulement) —. Le terme ʿaskarī désigne plutôt une classe qu’une fonction; il s’appliquait à des ʿaskarīs retraités ou disponibles, aux épouses et aux enfants des ʿaskarīs, à des esclaves affranchis du sultan ou des ʿaskarīs et aussi aux familles des titulaires de charges religieuses publiques en service ( mulāzemet) auprès du sultan. La classe …

Bilād-i T̲h̲alāt̲h̲a

(148 words)

Author(s): Lewis, B.
, les trois villes, terme employé dans la pratique judiciaire et administrative ottomane pour désigner Eyyūb, Galata et Üsküdar, c’est-à-dire les trois zones urbaines rattachées à Istanbul. Chacune avait son propre ḳādī, indépendant du ḳādī d’Istanbul, bien que de rang moins élevé. Chaque mercredi, les ḳāḍīs des «trois villes» se joignaient au ḳāḍī d’Istanbul pour se rendre auprès du grand-vizir. Cette autonomie judiciaire des trois villes remontait aux débuts de l’époque ottomane, probablement même à la conquête. Les trois villes jouissaient éga…

Bāb-i Mas̲h̲īk̲h̲at

(433 words)

Author(s): Lewis, B.
, (aussi S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām Kapi̊si̊, Bāb-i Fetwā et Fetwāk̲h̲āne), nom qui fut donné communément dans l’Empire Ottoman, durant le XIXe siècle, à la charge ou au service du S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām [ q.v.], le grand muftī d’Istanbul. Jusqu’en 1241/1826, les grands muftīs avaient occupé leur fonction et rendu leurs ordonnances de leurs propres résidences, ou, si celles-ci étaient trop éloignées, de locaux loués en ville. Cette année-là, après la destruction des Janissaires, le sultan Maḥmūd II donna l’ancienne résidence de l’Ag̲h̲a des jan…

Bard̲j̲awān

(964 words)

Author(s): Lewis, B.
, Abū l-Futūḥ, esclave qui fut quelque temps maître de l’Égypte sous le règne d’al-Ḥāḳim. Il avait été élevé à la cour d’al-ʿAzīz, où il parvint à occuper le poste d’intendant ( Ḵh̲iṭaṭ, II, 3; ¶ Ibn Tag̲h̲rībirdī, Caire IV, 48; Ibn Ḵh̲allikān, II, 201). Il était eunuque et était connu sous le titre d’ustād̲h̲ [ q.v.]. Son origine ethnique est incertaine — Ibn Ḵh̲allikān en fait un Noir, Ibn al-Ḳalānisī simplement un Blanc ( abyaḍ al-lawn), al-Maḳrīzī un Slave ou un Sicilien, les lectures Ṣaḳlabī et Ṣiḳillī apparaissant toutes deux dans les mss des Ḵh̲iṭaṭ (cf. S. de Sacy, Chrestomathie, I, 13…

Bahāʾī Meḥmed Efendi

(574 words)

Author(s): Lewis, B.
, juriste et théologien ottoman. Né à Istanbul en 1004/1595-6, il était le fils de ʿAbd al-ʿAzīz Efendi, ḳāḍī-ʿasker de Roumélie, et le petit-fils de l’historien Saʿd al-dīn. Il entra dans la carrière religieuse, devint mudarris et mulla et fut nommé ḳāḍī, d’abord à Salonique, puis, en 1043/1633-4, à Alep. Grand fumeur, il fut dénoncé par le beylerbey Aḥmad Pas̲h̲a, avec qui il était en mauvais termes, et, en 1044/1634-5, révoqué et exilé à Chypre pour le punir de ce que l’on considérait alors comme une grave faute. Vers la fin de 1045/début 1636, il …

Babadag̲h̲i̊

(806 words)

Author(s): Lewis, B.
, ville de la Dobroudja, faisant maintenant partie de la Roumanie. Son nom turc rappelle le derviche semi-légendaire (Baba) Sari̊ Salti̊ḳ, qui aurait conduit un certain nombre de Turcomans anatoliens en Dobroudja au milieu du ¶ VIIe/XIIIe siècle et se serait établi avec eux dans le voisinage de Babadag̲h̲i̊. (Sur cette installation, voir Paul Wittek, Yazijioghlu ʿAlī on the Christian Turks of the Dobruja, dans BSOAS, 1952, XIV, 639 sqq.). Il existe plusieurs tombeaux de Sari̊ Salti̊ḳ dans diverses villes, mais le plus communément admis comme authentique est c…

Ibn ʿAttās̲h̲

(517 words)

Author(s): Lewis, B.
, ʿAbd al-Malik, dāʿī ismāʿīlien qui, au milieu du Ve/XIe siècle, fut chargé de la da ʿwa au ʿIrāḳ et en Perse occidentale; d’après l’autobiographie de Ḥasan-i Ṣabbāḥ [ q.v.], il vint à Rayy en ramaḍan 464/mai-juin 1072 et enrôla Ḥasan dans la da ʿwa; on dit aussi qu’il gagna la bienveillance de Raʾīs Muẓaffar de Girdkūh, qui devint par la suite un des chefs les plus actifs des Nizāris. Ẓahīr al-dīn et Rāwandī font également allusion à ses relations avec Ḥasan-i Ṣabbāḥ; selon cette version, ʿAbd al-Malik, qui résidait à Iṣfahān, fut accus…

ʿAlī b. Muḥammad al-Zand̲j̲ī

(455 words)

Author(s): Lewis, B.
, connu sous le nom de Sāḥib al-Zand̲j̲, était le chef des Zand̲j̲ [ q.v.], esclaves noirs révoltés qui, durant quinze ans (255-270/868-83), terrorisèrent le Sud du ʿIrāḳ et les territoires avoisinants. Il était né à Warzanīn, village proche de Rayy, et aurait été, d’après quelques sources, d’origine arabe, descendant de ʿAbd al-Ḳays du côté paternel, d’Asad du côté maternel. Son nom est généralement donné sous la forme ʿAlī b. Muḥammad b. ʿAbd al-Raḥīm. D’après Ibn al-Ḏj̲awzī ( al-Muntaẓam, Ḥaydarābād 1357, V, 2, 69), son nom véritable était Bihbūd̲h̲. Al-Bīrūnī ( Chronologie, 332; t…

ʿAlides

(1,804 words)

Author(s): Lewis, B.
, descendants de ʿAlī b. Abī Ṭālib, qui avait dix-huit fils (selon la plupart des ouvrages sur la généalogie des ʿAlides, mais quatorze selon une autre version donnée par al-Ṭabarī et onze d’après al-Masʿūdī) et dix-sept filles. Voici la liste de ses fils: De Fāṭima: al-Ḥasan, al-Ḥusayn et al-Muḥsin (ou Muḥassin). Le troisième n’apparaît pas dans toutes les sources. De Ḵh̲awla: Muḥammad, connu sous le nom d’Ibn al-Ḥanafiyya. D’Umm al-Banīn: ʿAbbās l’aîné, ʿAbd Allāh, ʿUt̲h̲mān l’aîné, Ḏj̲aʿfar l’aîné. D’al-Ṣaḥbāʾ, appelée Umm Ḥabīb: ʿUmar. De Laylā bint Masʿūd: Abū Bakr, ʿAbd …

Ibn al-Dawādārī

(408 words)

Author(s): Lewis, B.
, Abū Bakr ibn ʿAbd Allāh b. Aybak al-Dawādārī, historien égyptien. Son père, Ḏj̲amāl al-dīn ʿAbd Allāh, était au service de l’ amīr Sayf al-dīn Balabān al-Rūmī al-Ẓāhirī, dawādār de Baybars, d’où le surnom de Dawādāri. Ṣ. Munad̲j̲d̲j̲īd a essayé d’identifier son grand-père, qui était le seigneur de Sark̲h̲ad, à ʿIzz al-dīn Aybak al-Ustādār al-Muʿaẓẓamī (m. 645/1247-8), mécène du biographe Ibn Abī Uṣaybiʿa [ q.v.]. Sa famille est présentée avec peu de vraisemblance comme d’origine sald̲j̲ūḳide. Elle habitait au Caire dans la Ḥārat al-Bāṭiliyya. Le père de l’…

ʿArūs Resmi

(413 words)

Author(s): Lewis, B.
, et aussi resm-i ʿarūs, resm-i ʿarūsāne, ʿādet-i ʿarūsī, etc., plus anciennement gerdek deg̲h̲eri et gerdek resmi, impôt ottoman perçu sur les nouvelles mariées. Le taux normal s’élevait à soixante aspres pour les jeunes filles et à quarante ou trente pour les veuves et les divorcées. Les taux étaient parfois moins élevés pour les personnes peu aisées ou pauvres. Dans certaines régions, l’impôt était perçu en nature. En général, les non-Musulmans étaient inscrits pour la moitié de la somme, mais parfois aussi pour le double. Sur les terres de tīmār, l’impôt était normalement payabl…

Ibn al-ʿAdīm

(655 words)

Author(s): Lewis, B.
, Kamāl al-dīn Abū l-Ḳāsim ʿUmar b. Aḥmad b. Hibat Allāh, historien d’Alep, né dans cette ville en 588/1192, mort au Caire en 660/1262. Les Banū l-ʿAdīm, famille riche et éminente d’origine arabe au ʿIrāḳ, acquirent des propriétés dans la ville et les environs d’Alep, et certains d’entre eux occupèrent une situation ou des fonctions importantes sous les dynasties qui se succédèrent dans le gouvernement de cette ville. Pendant cinq générations, ils occupèrent la fonction de ḳāḍī; le père de l’historien fut ḳāḍī principal sous les Zangides et les Ayyūbides. Lui-même, après des …

ʿĀs̲h̲iḳ

(289 words)

Author(s): Lewis, B.
, mot arabe signifiant amoureux, amant, fréquemment employé dans un sens mystique. Chez les Turcs d’Anatolie et d’Ād̲h̲arbayd̲j̲ān, depuis la fin du IXe/XVesiècle ou le début du Xe/XVIe, il est usité par une classe de poètes-musiciens errants qui chantaient et déclamaient à des réunions publiques. Leur répertoire comprenait des chants religieux et erotiques, des élégies et des récits héroïques. Au début, ils suivaient la prosodie syllabique des poètes populaires, mais ils furent soumis par la suite à l’influence persane, …

Abū l-K̲̲h̲aṭṭāb Muḥammad b. Abī Zaynab Miḳlaṣ al-Ad̲j̲daʿ al-Asadī

(482 words)

Author(s): Lewis, B.
, hérésiarque musulman. Selon Kas̲h̲s̲h̲ī, son père était Miḳlas b. Abī l-Ḵh̲attāb, et il s’appliquait à lui-même les kunyas d’Abū Ismāʿīl et d’Abū l-Ẓubyān, Il était originaire de Kūfa, et mawlā de la tribu des Asad. Dans les écrits nuṣayrīs, il est encore appelé al-Kāhilī. Il était l’un des principaux dāʿīs de l’imām Ḏj̲aʿfar al-Sādik, mais il sombra dans l’erreur et enseigna des doctrines pernicieuses, si bien qu’il fut renié par l’imām. Soixante-dix de ses partisans, rassemblés dans la mosquée de Kūfa, furent attaqués par ordre du gouverneu…

Bazi̊rgan

(116 words)

Author(s): Lewis, B.
, Bezirgan, formes turques du mot persan bāzargān, marchand. Dans l’usage turc ottoman, le terme bazi̊rgan était appliqué aux marchands chrétiens et, plus spécialement, aux marchands juifs. Certains d’entre eux détenaient des charges officielles au palais ou dans les forces armées des Ottomans; tels étaient le bazi̊rgan bas̲h̲i̊, principal fournisseur de textiles de la Maison Impériale (d’Ohsson, Tableau général, VII, Paris 1824, 22; Gibb-Bowen, I/1, 359), et les od̲j̲aḳ bazi̊rgani̊, les intendants, généralement grecs ou juifs, qui étaient chargés de la paie et d…

ʿAbbāsides

(8,542 words)

Author(s): Lewis, B.
(Banū l-ʿAbbās), dynastie califienne de 132/750 à 656/1258. La dynastie tire son nom de son ancêtre, l’oncle du Prophète, al-ʿAbbās b. ʿAbd al-Muṭṭalib b. Hās̲h̲im [ q.v.]. L’histoire des origines ainsi que la nature du mouvement qui renversa le califat umayyade et fonda la dynastie ʿabbāside demeurèrent longtemps connues par la version très retouchée qui fut publiée lorsque la dynastie eut pris le pouvoir et fut devenue un objet de respect. Une version plus critique a été proposée par G. van Vloten ( De opkomst der Abbasiden in Chorasan, Leide 1890, et Recherches sur la domination ara…

Ḏj̲emʿiyyet-iʿilmiyye-iʿot̲h̲māniyye

(390 words)

Author(s): Lewis, B.
, la Société Scientifique ottomane, fondée à Istanbul en 1861 par Munīf Pas̲h̲a [ q.v.]. Conçue sur le modèle de la Royal Society d’Angleterre et peut-être inspirée par la réouverture de l’ Institut d’Égypte [ q.v.] à Alexandrie, en 1859, elle comprenait un groupe de fonctionnaires, dignitaires et savants turcs dont quelques-uns avaient été formés en Europe. C’était la troisième société savante de ce genre qui prenait naissance dans la Turquie du XIXe siècle, les deux autres étant l’ End̲j̲ümen-i Dānis̲h̲, fondé en 1881 [voir And̲j̲uman] et la «Société savante de Bes̲h̲iktas̲h̲»…

ʿAyn Ḏj̲ālūt

(977 words)

Author(s): Lewis, B.
«source de Goliath» est mentionné par les géographes du moyen âge comme étant un village situé entre Baysān et Nābulus, dans le Ḏj̲und de Filasṭīn. Il se trouvait à la source du wādī Ḏj̲ālūt, et il aurait dû son nom à une tradition d’après laquelle David avait tué Goliath près de là (cf. A. S. Marmadji, Textes géographiques arabes sur la Palestine, Paris 1951, 152; G. Le Strange, Palestine, 384, 461). Dans les chroniques des Croisés, cette région est appelée Tubania ou Tubanie. On cite pour la première fois le village en d̲j̲um. II 579/sept. 1183, quand les armé…

Čas̲h̲nagīr-bas̲h̲i̊

(234 words)

Author(s): Lewis, B.
, chef dé gustateur, haut fonctionnaire de la Cour ottomane. Déjà sous les Sald̲j̲ūḳides et d’autres dynasties anatoliennes, le ¶ čas̲h̲nagīr, amīr čas̲h̲nagīr ou amīr-i d̲h̲awwāḳ apparaît parmi les officiers du sultan les plus importants. Ibn Bībī ( al-Awāmir al-ʿalāʾiyya, éd. Necati Lugal et Adnan Sadik Erzi, Ankara 1957, 164) mentionne le čas̲h̲nagīr avec le mīr āk̲h̲ūr et l’ amīr mad̲j̲lis. Dans le Ḳānūnnāme de Meḥemmed II ( TOEM, suppl. 1330/1911, 11-12), le čas̲h̲nagīr-bas̲h̲i̊ apparaît comme l’un des ag̲h̲as de l’étrier, dans le groupe commandé par l’ ag̲h̲a des Janissaires…

Čes̲h̲mizāde

(200 words)

Author(s): Lewis, B.
, Muṣṭafā Ras̲h̲īd, historien et poète ottoman, membre d’une famille de ʿulamāʾ fondée par le ḳāḍī ʿasker de Roumélie Čes̲h̲mī Meḥmed efendi. Petit-fils du s̲h̲ayk̲h̲ al-Islām Meḥmed Ṣāliḥ efendi, fils d’un ḳāḍī du Ḥid̲j̲āz, il embrassa la carrière de la ʿilmiyye et occupa divers ¶ postes dans la magistrature et l’enseignement. Après la démission de l’historiographe impérial Meḥmeḍ Ḥākim efendi [ q.v.], il fut nommé à cet emploi qu’il occupa pendant un an et demi. Il retourna ensuite à sa carrière d’enseignement qui le conduisit aux hautes fonctions de müderris à la Dār al-ḥadīt̲h̲ …

Ḥas̲h̲īs̲h̲iyya

(1,067 words)

Author(s): Lewis, B.
, nom donné au moyen âge aux adeptes de la branche nizārite de la secte des Ismāʿīliens en Syrie. Ce nom fut apporté de Syrie en Europe par les Croisés, et on le trouve sous des formes variées dans la littérature occidentale des Croisades aussi bien que dans des textes grecs et hébreux. Sous la forme «Assassin», il a définitivement trouvé sa place en français et en anglais, avec des formes correspondantes en italien, espagnol et autres langues. A l’origine, le mot semble avoir été employé au sens de «dévot» ou «zélateur» correspondant à fidāʾī [ q.v.]. Dès le XIIe siècle, des poètes provençau…

Beratli̊

(314 words)

Author(s): Lewis, B
, c’est-à-dire titulaire d’un berāt, nom donné à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe à certains sujets non-musulmans de l’empire ottoman qui détenaient des berāts leur accordant d’importants privilèges commerciaux et fiscaux. Ces berāts étaient distribués par les missions diplomatiques européennes par suite d’une extension abusive de leurs droits sous les Capitulations. Destinés à l’origine à des fonctionnaires et agents consulaires recrutés sur place, ils furent vendus ou octroyés à un nombre croissant de marchands locaux,…

al-Ḥaramayn

(787 words)

Author(s): Lewis, B.
«les deux Lieux Saints»,expression désignant habituellement la Mekke et Médine, et parfois dans l’usage mamlūk et ottoman, Jérusalem et Hébron [voir al-Ḥaram al-S̲h̲arīf, al-K̲h̲alīl, al-Ḳuds, al-Madīna, Makka. Sur le titre «Serviteur (ou Protecteur) des deux lieux saints», voir K̲h̲ādīm al-Ḥaramay]. L’article suivant traite de l’administration des waḳfs ottomans au profit des Lieux Saints. Ces waḳfs furent constitués très tôt par les sultans ottomans et par des membres de leur maison et de leur cour et, dès le IXe/XVe siècle, ils furent administrés par des services spéc…

Duyūn-iʿ UmȖmiyye

(727 words)

Author(s): Lewis, B.
, la dette publique ottomane, plus particulièrement l’administration de la dette créée en 1881. Le gouvernement ottoman avait fait ses premières tentatives en vue de redresser la monnaie au moyen d’emprunts intérieurs à la fin du XVIIIe et au début du XIXe s. ¶ [voir Ashām et Ḳāʾime], mais les besoins et les occasions de la guerre de Crimée amenèrent un nouveau type d’emprunt lancé sur les marchés monétaires d’Europe. Le premier emprunt de ce genre fut émis à Londres en 1854, le second l’année suivante; ils se montaient respectivement à troi…

Daryā-begi

(243 words)

Author(s): Lewis, B.
, Derya-Beyi, seigneur de la mer, titre donné dans l’empire ottoman à quelques officiers de la flotte. Au IXe/XVe siècle, le nom de deryā-beyi ou deñiz-beyi est parfois employé pour désigner le commandant de Gallipoli [voir Gelibolu], qui avait le rang de sand̲j̲aḳ-beyi, et qui fut le commandant en chef de la flotte jusqu’à l’apparition du Kapudan Pas̲h̲a [ q.v.]. Au Xe/XVIe siècle, le Kapudan Pas̲h̲a devint, en même temps qu’amiral, gouverneur d’un eyālet, formé de la réunion de plusieurs ports et îles [voir Ḏj̲azāʾir-i Baḥr-i Safīd]. Cette province, comme les autres, était divisée en sa…

Deved̲j̲i̇

(200 words)

Author(s): Lewis, B.
mot turc signifiant chamelier et appliqué à certains régiments du corps de janissaires [voir Yeni čeri] faisant partie de la d̲j̲emāʿat et chargés d’escorter les colonnes de ravitaillement. Ils étaient également désignés par le mot persan s̲h̲uturbān. A l’origine, les Deved̲j̲is formaient les cinq premiers ortas de la d̲j̲emāʿat (quatre d’après d’Ohsson), mais ils furent par la suite augmentés et en comprirent beaucoup d’autres. Ils portaient des plumes de héron sur leur cimier [voir Sorguč]; en service au dīwān, ils portaient du velours garni de fourrure de zibeline et d…

Ḏj̲umhūriyya

(1,632 words)

Author(s): Lewis, B.
(en turc d̲j̲ümhūriyyet, cümhuriyet), république et aussi républicanisme, terme forgé en Turquie à la fin du XVIIIe s., sur l’arabe d̲j̲umhūr «foule, masse ou généralité du peuple», et employé d’abord en relation avec la première République Française. En arabe classique, comme par exemple dans les traductions et les discussions d’écrits politiques grecs, l’équivalent usuel du grec πολιτεια ou du latin res publica, c’est-à-dire constitution politique ou chose publique, était madīna; ainsi, la «politique démocratique» de la classification de Platon est appelée, par…

Dindān

(478 words)

Author(s): Lewis, B.
, laḳab d’Abū Ḏj̲aʿfar Aḥmad b. Ḥusayn, traditionniste s̲h̲īʿite du IIIe/IXe s. Son père, originaire de Kūfa, mais qui habita pendant un certain temps al-Ahwāz, où Dindān naquit, était une autorité digne de foi qui transmit des traditions de ʿAlī al-Riḍā, Muḥammad al-Ḏj̲awād et ʿAlī al-Hādī; Dindān transmit également des traditions sur l’autorité des maîtres de son père, mais il fut considéré comme un g̲h̲ālī, un extrémiste, et sa crédibilité en tant que transmetteur fut contestée. Il écrivit plusieurs ouvrages, notamment Kitāb al-Iḥtid̲j̲ād̲j̲, K. al-Anbiyāʾ, K. al-Mat̲h̲ālib et K…

Dīwān-ī Humāyūn

(2,243 words)

Author(s): Lewis, B.
, nom donné au conseil impérial ottoman qui fut, jusqu’au milieu du XIe/XVIIe s., l’organisme central du gouvernement de l’empire; on n’a guère de preuves de l’existence du dīwān sous les premiers sultans. D’après ʿĀs̲h̲i̊ḳpas̲h̲azāde (ch. xxxi, éd. N. Atsiz, Osmanli Tarihleri, Istanbul 1949, 118; trad. ail. R. Kreutel, Vom Hirtenzeit zur hohen Pforte, Gratz 1959, 66), l’usage de porter un turban roulé ( burma dülbend) pour ¶ assister au dīwān fut introduit sous le règne d’Ork̲h̲ān, mais il s’agit probablement d’une sorte d’audience publique. Le médecin égyptien S…

Emīn

(603 words)

Author(s): Lewis, B.
, de l’arabe amīn [ q.v.], fidèle, digne de confiance, titre administratif ottoman qu’on traduit généralement par intendant ou commis. La fonction ou le poste portait le nom d’ emānet. Le sens primitif d’ emīn, dans l’usage officiel ottoman, s’appliquait à un fonctionnaire salarié nommé par le sultan ou en son nom, en général par berāt, pour administrer, surveiller ou diriger un service, une charge ou une source de revenus. Il y eut ainsi des emīns chargés de toutes sortes de magasins et d’approvisionnements, de frappes de monnaie, mines, bureaux de douanes et autres s…

Bād-i Hawā

(294 words)

Author(s): Lewis, B.
, littéralement «vent de l’air», dans la pratique fiscale ottomane, terme général pour indiquer des revenus irréguliers et occa- sionnels provenant d’amendes, de taxes, de droits d’enregistrement, et autres sources accidentelles. Le terme n’apparaît pas dans les ḳānūns du IXe/XVe siècle, mais on le trouve dans un ḳānūn-nāme de Gelibolu de 925/1519, où mention est faite de pénalités et d’amendes, de taxe de mariage, de taxes pour la reprise d’esclaves en fuite, «et autres bād-i hawā » (Barkan, 236). On le trouve également, dans des expressions similaires, dans les ḳānūn-nāmes d’Ankar…

Başvekalet Arşivi

(1,705 words)

Author(s): Lewis, B.
, et aussi autrefois Bas̲h̲bakanlik Ars̲h̲ivi, les Archives du Premier ministre, nom que portent maintenant les archives d’État de la Turquie et de l’Empire ottoman. La constitution des archives ottomanes a commencé avec l’État ottoman, mais la collection actuelle, bien qu’on y trouve des documents et des registres plus anciens, ne remonte pas en général au delà de la conquête de Constantinople par les Ottomans en 1453. Les archives ne deviennent réellement complètes qu’à partir du milieu du XVIe siècle, et continuent de l’être jusqu’à la fin de l’Empire. L’organisation des archives…

Başvekil

(157 words)

Author(s): Lewis, B.
(Bas̲h̲wakīl), en turc, Premier ministre. Le terme fut introduit pour la première fois en 1254/1838, lorsque, compris dans l’adoption générale de la nomenclature européenne, ce titre fut porté par le premier ministre aux lieu et place de grand-vizir ou Ṣaḍr-i-aʿẓam [ q.v.]. Ce changement fut de courte durée et ne se maintint que 14 mois et demi, après quoi l’ancien titre fut rétabli. Une seconde tentative en vue d’introduire le titre européen fut faite au cours de la première période constitutionnelle. Introduit en ṣafar 1295/fév. 1878…

Bas̲h̲s̲h̲ār al-S̲h̲aʿīrī

(309 words)

Author(s): Lewis, B.
, hérétique s̲h̲īʿite qui vivait au IIe/VIIIe siècle. Il habitait Kūfa et gagnait sa vie en vendant de l’orge ( s̲h̲aʿīr), d’où son nom. Selon le Minhād̲j̲ et le Muntahā, on l’appela parfois par erreur dans les textes al-As̲h̲ʿarī, au lieu d’al-S̲h̲aʿīrī. D’après des traditions rapportées par al-Kas̲h̲s̲h̲ī, il fut renvoyé et désavoué par l’Imām Ḏj̲aʿfar al-Ṣādiḳ ( Rid̲j̲āl, 252-4; cf. 197, où Abū Bas̲h̲s̲h̲ār al-As̲h̲ʿarī est dénoncé comme menteur, en même temps que des hérétiques notoires tels al-Mug̲h̲īra b. Saʿīd, Bazīg̲h̲, Abū l-Ḵh̲aṭṭāb, Muʿammar…

Čaki̊rd̲j̲i̊-bas̲h̲i̊

(123 words)

Author(s): Lewis, B.
maître fauconnier, haut fonctionnaire de la Cour ottomane. Dans le Ḳānūn-nāme de Meḥemmed II ( TOEM, suppl. 1330/1911,12), il est mentionné parmi les ag̲h̲as de l’étrier, immédiatement avant le čas̲h̲nagīr-bas̲h̲i̊ [ q.v.]. Au cours du XVIe siècle, le nombre et les subdivisions des ag̲h̲as de la chasse ( s̲h̲ikār ag̲h̲alari̊) s’accrut fortement, et le čaki̊rd̲j̲i̊-bas̲h̲i̊ est accompagné d’officiers chargés des faucons pèlerins, des laniers et des éperviers ( s̲h̲ahind̲j̲i-bas̲h̲i̊, dogand̲j̲i̊-bas̲h̲i̊ et atmad̲j̲ad̲j̲i̊-bas̲h̲i̊). Jusqu’à l’époque de Meḥemmed IV …

Bāb

(437 words)

Author(s): Lewis, B.
, nom donné dans le S̲h̲īʿisme primitif au disciple de l’Imām de rang le plus élevé. La littérature hagiographique du S̲h̲īʿisme duodécimain donne en général les noms des bābs des Imāms. Chez les Ismāʿīliers [ q.v.], le bāb occupait un rang déterminé dans la hiérarchie. Ce nom était déjà en usage à l’époque pré-fāṭimide, sans qu’on sache exactement ce qu’il signifiait alors (cf. W. Ivanow, The alleged Founder of Ismailism, Bombay 1946, 125, n. 2, citant Kas̲h̲s̲h̲ī, Rid̲j̲āl, 322; le même, Notes sur l’Ummul-kitāb, dans RÉI, 1932, 455; le même, Studies in early Persian Ismailism 2, Bombay…

Čaki̊rd̲j̲i̊-Bas̲h̲i̊

(142 words)

Author(s): Lewis, B.
, chief falconer, a high official of the Ottoman court. In the Ḳānūnnāme of Meḥemmed II ( TOEM Supp. 1330 A.H., 12) he is mentioned among the ag̲h̲a s of the stirrup, immediately before the čas̲h̲nagīr-bas̲h̲i̊ [ q.v.]. During the 16th century the numbers and sub-divisions of the ag̲h̲as of the hunt ( s̲h̲ikār ag̲h̲alari̊ ) increased greatly, and the Čaki̊rd̲j̲i̊-bas̲h̲i̊ is joined by separate officers in charge of the peregrines, lanners, and sparrow-hawks ( S̲h̲ahind̲j̲i-bas̲h̲i̊ , Dog̲h̲and̲j̲i̊-bas̲h̲i̊ , and Atmad̲j̲ad̲j̲i̊-bas̲h̲i̊ ). Until the ti…

Abu ’l-K̲h̲attāb Muḥammad b. Abī Zaynab Miḳlaṣ al-Ad̲j̲daʿ al-Asadī

(493 words)

Author(s): Lewis, B.
, Muslim heresiarch. According to al-Kas̲h̲s̲h̲ī, his father was Miḳlaṣ b. Abi ’l-Ḵh̲aṭṭāb, and he himself used the kunyas Abū Ismāʿīl and Abu ’l-Ẓubyān. He was a Kūfan and a mawlā of the tribe of Asad. In the Nuṣayrī writings he is also called al-Kāhilī. He was one of the chief dāʿīs of the Imām Ḏj̲aʿfar al-Ṣādik, but fell into error and taught false doctrines, as a result of which he was repudiated and denounced by the Imām. Seventy of his followers, assembled in the mosque of Kūfa, were attacked by order of the governor …

Ḥurriyya

(6,429 words)

Author(s): Rosenthal, F. | Lewis, B.
, “freedom,” an abstract formation derived from ḥurr “free” corresponding to Hebrew ḥōr , Aram. ḥēr ( ḥerūt̲ā ), widely used also in Muslim languages other than Arabic. Already in pre-Islamic times, “free” was known not only as a legal term denoting the opposite of “unfree, slave” ( ʿabd [ q.v.]) but also as an Ethical term denoting those “noble” of character and behavior. The legal concept of “freedom” continued to be used as a matter of course by Muslim jurists, who were inclined to give preference to the presumption of a free status for individuals in doubtful cases [see ʿabd …

Ẓulm

(2,783 words)

Author(s): Badry, Roswitha | Lewis, B.
(a., verbal noun of form I), basically meaning, according to the authoritative lexicologists, “putting a thing in a place not its own” (Lane, LA, TA), i.e. displacement. In the moral sphere, it denotes acting in such a way as to transgress the proper limit and encroach upon the right of some other person. In common usage, ẓulm has come to signify wrongdoing, evil, injustice, oppression and tyranny, particularly by persons who have power and authority. Frequently it is therefore used as the antonym to ʿadl [ q.v.], inṣāf [ q.v.] and ḳisṭ and (sometimes by expressi…

ʿĀsḳalān

(1,173 words)

Author(s): Hartmann, R. | Lewis, B.
, a town on the coast of southern Palestine, one (Hebrew: ʾAs̲h̲ḳelōn) of the five Philistine towns known to us from the Old Testament; in the Roman period, as oppidum Ascalo liberum , it was (according to Schrürer, Geschichte des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu 2, ii, 65-7) "a flourishing Hellenistic town famous for its cults and festal games" (Dercetis-Aphrodite-shrine); in the Christian period a bishop’s see (tomb of the tres fratres martyres Aegyptii ). ʿAsḳalān was one of the last towns of Palestine to fall into the hands of the Muslims. It was taken şulḥ an by Muʿāwiya shortly aft…

Ḥurriyya

(6,671 words)

Author(s): Rosenthal, F. | Lewis, B.
(a.) «liberté», dérivé abstrait de ḥurr «libre» correspondant à l’hébreu ḥōr et à l’araméen ḥēr (herūṭā) et largement employé aussi dans des langues islamiques autres que l’arabe. Dès l’époque préislamique, ḥurr était connu non seulement comme terme juridique désignant le contraire de «non-libre, esclave» ( ʿabd [ q.v.]), mais aussi comme terme éthique s’appliquant à la noblesse de caractère ou de conduite. Le concept juridique de «liberté» a continué d’être employé naturellement par les juristes musulmans qui, dans les cas douteux, étaient …

ʿAsḳalān

(1,174 words)

Author(s): Hartmann, R. | Lewis, B.
, ville du littoral méridional de Palestine, une des cinq villes philistines que mentionne l’Ancien Testament (en hébreu ʾ As̲h̲ḳ e lōn); à l’époque romaine, oppido Ascalo liberum, et d’après Schürer ( Gesch. des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu 2, II, 65-7): «ville prospère du monde hellénique, célèbre par ses cultes et par ses jeux» (sanctuaire de Derketo-Aphrodite); à l’époque chrétienne, siège épiscopal (tombe des très fratres martyres Acgyptii). ʿAsḳalān fut une des dernières villes de Palestine qui tombèrent aux mains des Musulmans; elle fut prise ṣulḥ an par Muʿāwiya peu …

Ẓulm

(2,993 words)

Author(s): Badry, Roswitha | Lewis, B.
, (a., nom verbal de 1ère forme), signifie principalement, après les lexicologues faisant autorité, «mettre une chose à un endroit qui n’est pas sa place» ¶ (Lane, LA, TA), c’est-à-dire déplacement. Dans le domaine de la morale, il désigne le fait d’agir en dépassant (en allant au-delà de) ses propres limites et en empiétant sur les droits d’une autre personne. Dans l’usage courant, ẓulm en est venu à désigner le fait de causer un tort, faire du/le mal, pratiquer l’injustice, l’oppression et la tyrannie, en particulier par des personnes détenant pouvoir et …

Junbish-i Sabz-i Īrān

(3,392 words)

Author(s): Tamadonfar, Mehran | Lewis, Roman B.
Junbish-i Sabz-i Īrān (The Green Movement of Iran) is the civil and political rights movement framed in democratic and Islamic principles, premises, and symbols that emerged in the context of Iran’s 2009 presidential elections. The tenth presidential election in Iran was held on Friday 12 June 2009. In this election, the incumbent conservative Mahmoud Ahmadinejad (Maḥmūd Aḥmadīnizhād) was challenged by three candidates, the most prominent being former prime minister Mir-Hossein Mousavi (Mīr Ḥusayn Mūsavī). Massive street demonst…
Date: 2021-07-19

al-Abnāʾ

(423 words)

Author(s): Zetterstéen, K.V. | Lewis, B.
, "the sons", a denomination applied to the following: (I) The descendants of Saʿd b. Zayd Manāt b. Tamīm, with the exception of his two sons Kaʿb and ʿAmr. This tribe inhabited the sandy desert of al-Dahnāʾ. (Cf. F. Wüstenfeld, Register zu den geneal. Tabellen der arab. Stämme ). (II) The descendants born in Yaman of the Persian immigrants. For the circumstances of the Persian intervention in Yaman under Ḵh̲usraw Anūs̲h̲irwān (531-79) and the reign of Sayf b. Ḏh̲ī Yazan, as told by the Arabic authors, cf. sayf b. d̲h̲ī yazan. After the withdr…

Derebey

(1,591 words)

Author(s): Mordtmann, J.H. | Lewis, B.
, ‘valley lord’, the Turkish name popularly given to certain rulers in Asia Minor who, from the early 12th/18th century, made themselves virtually independent of the Ottoman central government in Istanbul. The Ottoman historians usually call them mutag̲h̲allibe , usurpers, or, when a politer designation was needed, K̲h̲ānedān . great families. The derebeys became in effect vassal princes, ruling over autonomous and hereditary principalities. In time of war they served, with their own contingents, in the Ottoman armies, w…

Ifrand̲j̲

(2,995 words)

Author(s): Lewis, B. | Hopkins, J.F.P.
or Firand̲j̲ , the Arabic term for the Franks. This name, which probably reached the Muslims via the Byzantines, was originally used of the inhabitants of the empire of Charlemagne, and later extended to Europeans in general. In medieval times it was not normally applied to the Spanish Christians [see andalus , d̲j̲illīḳiyya and below], the Slavs [see ṣaḳāliba ] or the Vikings [see mad̲j̲ūs ii], but otherwise was used fairly broadly of continental Europe and the British Isles. The land of the Franks was called ifrand̲j̲a (Persian and Turkish Firangistān ). The earliest Muslim notions o…

Had̲j̲d̲j̲

(8,288 words)

Author(s): Wensinck, A. J. | Jomier, J. | Lewis, B.
(A.), pèlerinage à la Mekke, ʿArafāt et Minā, la cinquième des cinq «colonnes» ( arhān) de l’Islam. On l’appelle également le grand pèlerinage par opposition à la ʿumra [ q.v.] ou petit pèlerinage. Cette observance annuelle a marqué et continue de marquer profondément le monde musulman. Ceux qui n’y participent pas suivent les pèlerins par la pensée; les prédicateurs et actuellement la presse, la radio et la télévision les y aident en fournissant doctrine et informations. Pour la communauté musulmane elle-même, cet événemen…
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