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Your search for 'dc_creator:( "Gardet, L." ) OR dc_contributor:( "Gardet, L." )' returned 53 results. Modify search

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Kawn Wa-fasād

(1,003 words)

Author(s): Gardet, L.
, «génération et corruption». — L’expression revient fréquemment dans le lexique de la falsafa, où elle traduit les deux mots grecs γένεσιΣ et φθορά, et c’est ainsi que fut rendu en arabe le De generatione et corruptions d’Aristote. En donner les références reviendrait à dépouiller la cosmologie, une partie de la psychologie et quelques développements métaphysiques des Falāsifa. Les notions en jeu reçoivent des nuances d’acceptions diverses, au gré du système et de la problématique de chaque faylasūf; mais toujours en référence au sens aristotélicien. Il est parlé très s…

ʿIlm al-Kalām

(9,698 words)

Author(s): Gardet, L.
, l’une des « sciences religieuses» de l’Islam. L’expression est rendue habituellement, selon une équivalence approximative, par «théologie». I. — Définition. Il est difficile de savoir avec précision à quelle date ʿilm al-kalām désigna une science (ou connaissance) religieuse autonome. En tout cas, si le terme fiḳh signifia à l’origine — dans l’école ḥanafite surtout (cf. le Fiḳh akbar) — la réflexion spéculative, et fut alors distingué du ʿilm entendu comme connaissance traditionnelle, le terme kalām, parole, prit très vite le sens de discours, discussions et controv…

Ḥaḳīḳa

(1,607 words)

Author(s): Gardet, L.
, on peut donner de ce mot, nous le verrons, diverses traductions approchées. Les sens dominants en sont «réalité» pris comme nœud intelligible de la chose existante, ou «nature» de la chose, ou «vérité transcendantale» de ce qui existe. Le terme n’est pas ḳurʾānique, au contraire de ḥaḳḳ (le «réel», le «vrai»), Nom divin, et dont il faudra le distinguer (ci-après). Ainsi que l’indique al-Ḏj̲urd̲j̲ānī ( Taʿrifāt, Leipzig 1845, 94), ḥaḳīḳa dérive de ( ḥaḳḳ) ḥaḳīḳ, dont le ō ajouté fait un substantif abstrait. — Pour préciser les nuances connotées, il convient d’interrog…

al-Ḏj̲ubbāʾi

(1,282 words)

Author(s): Gardet, L.
, Abū ʿAlī Muḥammad b. ʿAbd al-Wahhāb, l’un des Muʿtazilites [ q.v.] les plus célèbres. Né à Ḏj̲ubbā dans le Ḵh̲ūzistān, il suivit à Baṣra l’enseignement d’Abū Yaʿḳūb Yūsuf al-S̲h̲aḥḥām, qui tenait lui-même à cette époque la chaire d’Abū l-Hud̲h̲ayl al-ʿAllāf. Il succéda à al-S̲h̲aḥḥām, et l’on peut dire qu’il sut donner un ultime éclat à la tradition de ses maîtres, non sans la rénover, et annoncer parfois des solutions nouvelles. Il mourut en 303/ 915-6. Il se situe donc dans la ligne des Muʿtazilites de Baṣra, qui se distinguent, sur la question des actes humains en …

Fikr

(717 words)

Author(s): Gardet, L.
, pl. afkār, pensée, réflexion. Le texte ḳurʾānique fait usage des 2e et 5e formes de √fkr, pour inciter l’homme «à réfléchir». Dans le vocabulaire de la falsafa et du ʿilm al-kalām, le maṣdar, fikr, désigne la faculté intellectuelle en acte de penser, réfléchissant sur un objet d’intellection. Il se distingue d’ idrāk, faculté intellectuelle de saisie, de perception. Le résultat de l’opération du fikr s’exprimera par le nom d’unité, fikra. En taṣawwuf, le fikr est mis habituellement en regard du d̲h̲ikr [ q.v.], remémoration. On peut alors traduire fikr par réflexion ou méditation.…

Allāh

(12,382 words)

Author(s): Gardet, L.
, Dieu Un, Créateur et Maître du Jugement, polarise la pensée de l’Islam; il en est la raison d’être. Allāh était connu des Arabes d’avant l’Islam; c’était l’une des divinités mekkoises, peut-être la divinité suprême, en tout cas un Dieu créateur (cf. Ḳurʾān, XIII, 16; XXIX, 61, 63; XXXI, 25; XXXIX, 38; XLIII, 87). Il était déjà par antonomase le Dieu, al-Ilāh) (étymologie la plus probable; autre origine proposée: l’araméen Alāhā). — Pour Allāh avant l’Islam selon les sources archéologiques et selon le Ḳurʾān, voir l’art. Ilāh. Mais la vague notion de divinité suprême (non unique) qu’ Allāh…

al-Burhān

(993 words)

Author(s): Gardet, L.
, preuve décisive, démonstration évidente. — Le terme est ḳurʾānique. Il désigne une fulguration d’évidence, une «lumière éclatante» venue de Dieu (IV, 174), une preuve manifeste (XII, 24), qui peut prendre l’aspect de ce suprême argument d’autorité qu’est le miracle (XXVIII, 32). En corrélation, burhān est aussi la ¶ preuve décisive que les infidèles sont sommés — en vain — de fournir pour justifier leurs fausses croyances (II, 111; XXI, 24; XXIII, 117; XXVII, 64; XXVIII, 75). L’idée première connotée par burhān n’est pas le raisonnement discursif juste; c’est plutôt l’évid…

Istiṭāʿa

(1,262 words)

Author(s): Gardet, L.
, capacité, pouvoir d’agir, maṣdar de la Xe forme de ṭāʿ, obéir. Si le terme lui-même n’est pas ḳurʾānique, le verbe istaṭāʿ est fréquemment utilisé dans le texte. Il deviendra, ainsi que son maṣdar, un terme technique des uṣul al-dīn et du ʿilm al-kalām. La traduction par «capacité» est courante (par ex. Tritton, Muslim Theology, Londres 1947, 68 et n. 2). Wensinck préfère «faculté», d’autres, «pouvoir». En ce dernier sens, le ʿilm al-kalām identifie volontiers ḳudra et istiṭāʿa (voir les remarques de ʿAbd al-Ḏj̲abbār, S̲h̲arḥ al-uṣūl al-k̲h̲amsa, éd. ʿAbd al-Karīm ʿUt̲h̲mān, Ca…

Ḏj̲amāʿa

(2,863 words)

Author(s): Gardet, L. | J. Berque
, réunion, assemblée; dans la langue religieuse de l’Islam, s’entend comme «l’ensemble des croyants», d̲j̲amāʿat al-muʾminīn, d’où l’acception la plus fréquente de «communauté musulmane», d̲j̲amāʿa islāmiyya.—En ce sens, d̲j̲amāʿa est presque synonyme de umma [ q.v.]. Il convient cependant de l’en distinguer. ¶ Le terme umma est ḳurʾānique. Il signifie «peuple», «nation»; il est employé au pluriel ( umam). Il prend son sens religieux à la période médinoise surtout et devient, au singulier, «la nation du Prophète», la Communauté (par ex. Ḳurʾān, III, no, etc.). Nous trouv…

Ḥisāb

(1,542 words)

Author(s): Gardet, L.
, compte à rendre à Dieu. S’il arrive parfois au Ḳurʾān de prendre ḥisāb au sens de «comput» (X, 5 et XVII, 12), c’est très fréquemment qu’il l’emploie par antonomase comme la «Reddition des comptes» que Dieu exigera de l’homme au Jour du Jugement. L’expression yawm al-ḥisāb (XL, 27; XXXVIII, 16, 26, 53; cf. XIV, 41), «Jour de la Reddition de comptes», est synonyme de yawm al-dīn, ¶ «Jour du Jugement». A Dieu seul incombe le ḥisāb eschatologique (XIII, 40; XXVI, 113); Il l’exigera de tous les hommes, mais spécialement des impies (LXXXVIII, 26; XIII, 18 et 21; XXIII, 117…

Ik̲h̲tiyār

(1,464 words)

Author(s): Gardet, L.
, choix. Pour l’emploi de ce mot comme terme juridique, voir Ḵh̲iyār et Naṣṣ; en critique littéraire, voir Naḳd; dans le sens d’aîné, voir S̲h̲ayk̲h̲. L’article suivant traite des sens philosophique et théologique. En philosophie, ik̲h̲tiyār a le sens de libre choix préférentiel, option, d’où: faculté de choisir, libre arbitre. Le mot lui-même n’est pas ḳurʾānique, mais sera fréquent dans le lexique du ʿilm al-kalām et du fiḳh. La VIIIe forme verbale est d’ailleurs utilisée par le Ḳurʾān, et toujours pour désigner une action divine. « Je t’ai choisi ( ik̲h̲tartuka) », dit Dieu s’adre…

Basmala

(1,104 words)

Author(s): Carra de Vaux, B. | Gardet, L.
, c’est la formule bi-smi llāhi l-raḥmāni l-raḥīmi, encore appelée tasmiya (prononcer le Nom [divin]). Traduction fréquente: «Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux»; de R. Blachère: «Au nom de Dieu, le Bienfaiteur Miséricordieux», etc. La formule se trouve à deux reprises dans le texte même du Ḳurʾān: en sa teneur complète, dans la sourate XXVII, 30, où elle ouvre la lettre de Salomon à la reine de Sabaʾ: «Elle est de Salomon et dit: Au nom de Dieu, le Bienfaiteur Miséricordieux»; une deuxième foi…

ʿIlla

(5,751 words)

Author(s): Fleisch, H. | Gardet, L.
(pl. ʿilal) cause. I. — Grammaire. La notion est importante et apparaît dès les débuts de la grammaire. En effet Ibn Sallām al-Ḏj̲umaḥī qui voit en ʿAbd Allāh b. Abī Isḥāḳ (m. 117/735) l’initiateur du naḥw, dit de lui: «il étendit le ḳiyās et expliquâtes ʿilal» (al-Ḳifṭī, Inbāʾ, II, 105). Peu de grammairiens cependant ont exposé la question des ʿilal pour elle-même: al-Zad̲j̲d̲j̲ād̲j̲ī, au ch. 5 (64-6) du K. al-Īḍāḥ fī ʿilal al-naḥw (Caire 1378/1959); Ibn Ḏj̲innī, dans plusieurs chapitres des Ḵh̲aṣāʾiṣ. I (Caire 1371/1952), 48-95, 144-63, 173-4, 174-80, 183-4; al-Suyūṭī au ch. 4 al-ʿilla…

ʿAmal

(1,968 words)

Author(s): Boer, Tj. de | Gardet, L. | Berque, J. | Réd.
(a.). 1. ʿ Amal, exécution, action, est employé par les théologiens spéculatifs et les philosophes la plupart du temps en relation seulement avec la foi [v. ʿIlm, Imān] ou avec ʿ ilm et naẓar. On connaissait par la tradition hellénistique la définition de la philosophie d’après laquelle elle est la «science de l’existence des choses et l’accomplissement du bien» (cf. Mafātīḥ, éd. v. Vloten, 131 sqq.). Beaucoup de penseurs islamiques ont insisté sur ce qu’il y a de nécessaire, ou en tout cas de désirable dans cette combinaison (v. à ce sujet Goldziher, Kitāb Maʿānī al-nafs, 54*-60*). Mais …

al-Ḥallād̲j̲

(4,770 words)

Author(s): Massignon, L. | Gardet, L.
(«le cardeur»), Abū l-Mug̲h̲īthal-Ḥusayn b. Manṣūr b. Maḥammā al-Bayḍāwī, théologien mystique de langue arabe (244-309/ 858-922). Sa vie, sa prédication et sa mort éclairent un moment crucial de l’histoire culturelle musulmane, ¶ et l’expérience intérieure qu’il décrit sera comme un plan de clivage dans l’histoire du taṣawwuf 1 I. — Données biographiques. Origine. Al-Ḥallād̲j̲ naquit vers 244/858-9 à Ṭūr, au N.-E. d’al-Bayḍā, en Fars. Ṭūr parlait un dialecte iranien; al-Bayḍā était un centre arabisé où naquit Sībawayh. On a dit al-Ḥallād̲j̲ petit-…

Kas̲h̲f

(2,218 words)

Author(s): Gardet, L.
, acte de lever ou de détruire le voile (qui s’interpose entre l’homme et le monde d’au delà des apparences). Les Taʿrīfāt d’al-Ḏj̲urd̲j̲ānī (éd. Flügel, Leipzig 1845, 193) précisent que, selon le lexique arabe, kas̲h̲f c’est «ôter le voile», mais qu’en langage technique ( iṣṭilāḥ), c’est faire apparaître dans une totale présentialité les sens mystérieux et les réalités qui sont derrière le voile. Il est à noter (cf. ci-après) que cette définition recopie mot à mot un texte de l’Imāmite Ḥaydar Āmulī, de vingt ans environ l’aîné d’al-Ḏj̲urd̲j̲ānī. L’expérience du kas̲h̲f s’opère dans …

Ḏh̲arra

(375 words)

Author(s): Gardet, L.
, terme désignant, dans le Ḳurʾān ou les ḥadīt̲h̲s, la quantité appréciable la plus petite possible. Le Ḳurʾān l’emploie 5 fois, dans l’expression mit̲h̲ḳāl al-d̲h̲arra «le poids d’une d̲h̲arra» — pour exalter soit l’Omniscience de Dieu (X, 61; XXXIV, 3), soit Son absolue Toute-Puissance (XXXIV, 20), soit Sa suprême Justice dans la rétribution: IV, 40 et le célèbre texte XCIX, 7-8 «Qui aura fait le poids d’une d̲h̲arra de bien le verra; qui aura fait le poids d’une d̲h̲arra de mal le verra». Les commentateurs du Ḳurʾān et les transmetteurs de ḥadīt̲h̲s ont expliqué d̲h̲arra par deux imag…

al-Asmāʾal-Ḥusnā

(3,910 words)

Author(s): Gardet, L.
«les plus Beaux Noms», qui sont les Noms divins. «Dieu possède les plus Beaux Noms. Priez-le en usant (de ces Noms)», Ḳurʾān, VII, 180, Cf. XVII, 110; XX, 8; LIX, 24, etc. La piété musulmane, de tout temps, révéra le mystère du Nom, qui, tout à la fois, désigne et voile le Nommé (cf. ḥid̲j̲āb al-ism). Question théologique. Un chapitre de «théologie musulmane» ( ʿilm al-tawḥīd) est consacré aux Noms divins. Problème posé: peut-on nommer Dieu, et que signifient, par rapport à Dieu, les Noms qui lui sont attribués ? Préliminaires: qu’est-ce que le nom ( ism) ? est-il identique au nommé ( musammā), e…

Kalima

(1,117 words)

Author(s): MacDonald, D.B. | Gardet, L.
(A.) « parole », au sens de vocable, verbe proféré; peut s’élargir au sens de «discours», et vo- lontiers de «poème». Rappel des problèmes grammaticaux et logiques, auxquels s’en tiennent de préférence les falāsifa: ainsi, dans les préambules de la Nad̲j̲āt (Caire2 1357/1938, 11), Ibn Sīnā explique kalima comme «un mot ( lafẓa) simple, indiquant une idée et le temps où cette idée s’appliquait à un sujet quel- conque non déterminé; par exemple quand nous disons "il marcha". Cf. également Manṭiḳ al-mas̲h̲ri- ḳiyyīn, Caire 1328/1910, 57-8; et 66 où kalima est présentée comme synonyme «…

Iʿtiḳād

(609 words)

Author(s): Gardet, L.
, acte d’adhérer fermement à qc, d’où: acte de foi fermement établi. En son sens technique, le terme désigne la ferme adhésion à la Parole de Dieu. On peut, en langues européennes, le traduire par «croyance», «belief», «Glauben», à la condition de marquer que cette «croyance» n’est pas un simple «avis», ou une «pensée» ( thinking), mais résulte d’une conviction profonde. Comme l’indique la racine ʿ. ḳ.d., l’idée de «nœud», de lien établi par contrat, demeure. La VIIIe forme verbale y joint une progression dans la fermeté et la cohérence. Iʿtiḳād revient à maintes reprises dans les ch…
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